📘 Commentaire biblique de l’abbé Léon Hamain


Première lecture : Jérémie 23, 5-8

DU LIVRE DE JEREMIE

Texte

5 Voici venir des jours oracle de Yahvé où je susciterai à David un germe juste; un roi régnera et sera intelligent, exerçant dans le pays droit et justice.
6 En ses jours, Juda sera sauvé et Israël habitera en sécurité. Voici le nom dont on l’appellera “Yahvé-notre-Justice.”
7 Aussi voici venir des jours oracle de Yahvé où l’on ne dira plus : “Yahvé est vivant, qui a fait monter les Israélites du pays d’Egypte”,
8 mais : “Yahvé est vivant, qui a fait monter et rentrer la race de la maison d’Israël du pays du Nord et de tous les pays où il les avait dispersés, pour qu’ils demeurent sur leur propre sol.”

Commentaire

1. Situation

Jérémie a vécu à l’une des périodes les plus troublées du Proche Orient. Il fut témoin de la chute d’un grand empire et de l’apparition d’un autre. Au milieu de cette tourmente, le royaume de Juda, aux mains de rois incapables, court à sa ruine pour n’avoir pas tenu compte de ces forces extérieures insurmontables de l’histoire, et y avoir résisté.

Le ministère de Jérémie a duré 40 ans environ, de 627 à 587, et s’adressait à Juda, ainsi qu’aux nations environnantes, pendant cette époque de convulsions politiques. Jérémie est intervenu très souvent. Il fallait, en effet, discerner la volonté de Dieu et chercher sa lumière dans des situations dramatiques.

Parmi tous les prophètes de son temps (Sophonie, Habakkuk, Nahum et Ezéchiel), il fut le seul à percevoir à quel point Dieu aimait son peuple, ainsi que les devoirs du peuple vis-à-vis de Dieu, dans le respect des termes de l’Alliance. Il eut un sens très aigu des différentes déviations qui existaient alors dans la manière du peuple de vivre sa foi en Yahvé.

Son message développait 2 aspects fondamentaux : quelle est la véritable manière de vivre selon Yahvé-Dieu ? Les aberrations des dirigeants de Juda ne pouvaient, selon lui, que le conduire à la catastrophe, pour n’avoir pas suivi le Seigneur dans un discernement des appels des signes des temps.

Son Livre commence par des oracles contre Juda et Jérusalem (1, 4 - 25, 13), et c’est dans cette première partie que nous trouvons le récit de la vocation du prophète, ainsi que ses doutes et états d’âme concernant sa mission, car ces oracles couvrent toute la période de l’histoire dont il fut le contemporain. Une 2ème partie de son Livre traite de la restauration d’Israêl (26,1 - 35, 19). Une 3ème partie nous raconte les persécutions prolongées qu’a subies le prophète vers la fin de sa mission et de sa vie, ainsi que son martyre (36, 1 - 45, 5). Son Livre se termine par une série d’oracles contre les nations (46,1 - 51, 64).


Notre passage se situe vers la fin de la 1ère partie du Livre de Jérémie.

2. Message

Jérémie, à une époque terrible de malheurs et de catastrophes, et face à des rois incapables, qui, par leurs pratiques politiques, sont responsables de l’exil du peuple à Babylone, dont le prophète est contemporain vers la fin de son ministère, reçoit une parole de Dieu lui annonçant l’arrivée future d’un descendant de David qui rétablira le droit et la justice dans toute la terre d’Israël, aussi bien, semble-t-il, au Nord qu’au Sud.

Ce roi, qui sera “signe” de la Justice de Yahvé-Dieu, sera également le témoin d’un renouveau radical, que constituera le retour de l’exil pour le peuple déporté, retour qui sera considéré comme ayant autant d’importance, pour la vie et l’avenir du peuple, que l’Exode des fils d’Israël du pays d’Egypte au temps de Moïse, événement qui avait été au moins “refondateur” du peuple de Dieu.

3. Decouvertes

Le Seigneur annonce ainsi par son prophète la reconstitution future de la monarchie, qui a pratiquement disparu à son époque depuis le départ pour l’exil du roi Joïakin, que remplace son oncle Sédécias, qui, par sa rebellion contre le roi de Babylone, va bientôt entraîner la destruction de Jérusalem et du Temple, et un second départ en exil.

Comme la monarchie, dans son ensemble, a représenté une période d’échec pour la mission religieuse du peuple d’Israël, et qu’elle est maintenant ruinée, Dieu seul peut lui assurer un rétablissement en intervenant. Juste avant que commence cet oracle, au chapitre 23, les versets qui le précèdent parlent du jugement de Dieu contre les mauvais pasteurs d’Israël, qui ont dispersé son peuple, et annoncent qu’il va rassembler les dispersés, en leur suscitant de nouveaux pasteurs de qualité (23, 1 - 4).

La qualification de “germe juste”, donnée par le Seigneur à ce roi du rétablissement à venir, reprend l’idée d’un redémarrage à partir quasiment de “rien”, thème qu’avait déjà développé Isaïe en 11, 1, dans un passage qui, lui aussi, comme notre texte, a été interprété comme désignant le Messie. Nous ne sommes pas loin de l’idée de “création nouvelle”.

4. Prolongement

Jésus s’est très nettement présenté comme un “roi” d’un tout nouveau genre, à l’opposé du Messie triomphant et chef politique que beaucoup attendaient, mais le portrait que ses propres propos nous dessinent de lui dans le Nouveau Testament nous paraît bien correspondre à un accomplissement de notre texte de Jérémie, que l’Eglise a choisi de nous faire lire dans sa liturgie des derniers jours avant Noël, pour nous aider à découvrir justement cet achèvement, en Jésus, de toutes les grandes prophéties de l’Ancien Testament :

11 Je suis le bon pasteur ; le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis.

12 Le mercenaire, qui n’est pas le pasteur et à qui n’appartiennent pas les brebis, voit-il venir le loup, il laisse les brebis et s’enfuit, et le loup s’en empare et les disperse.

13 C’est qu’il est mercenaire et ne se soucie pas des brebis.

14 Je suis le bon pasteur ; je connais mes brebis et mes brebis me connaissent,

15 comme le Père me connaît et que je connais le Père, et je donne ma vie pour mes brebis.

36 Jésus répondit : ” Mon royaume n’est pas de ce monde. Si mon royaume était de ce monde, mes gens auraient combattu pour que je ne sois pas livré aux Juifs. Mais mon royaume n’est pas d’ici. ”

37 Pilate lui dit : ” Donc tu es roi ? ” Jésus répondit : ” Tu le dis : je suis roi. Je ne suis né, et je ne suis venu dans le monde, que pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité écoute ma voix. ”

28 ” Venez à moi, vous tous qui peinez et ployez sous le fardeau, et moi je vous soulagerai.

29 Chargez-vous de mon joug et mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez soulagement pour vos âmes.

30 Oui, mon joug est aisé et mon fardeau léger.

24 Il s’éleva aussi entre eux une contestation : lequel d’entre eux pouvait être tenu pour le plus grand ?

25 Il leur dit : ” Les rois des nations dominent sur elles, et ceux qui exercent le pouvoir sur elles se font appeler Bienfaiteurs.

26 Mais pour vous, il n’en va pas ainsi. Au contraire, que le plus grand parmi vous se comporte comme le plus jeune, et celui qui gouverne comme celui qui sert.

27 Quel est en effet le plus grand, celui qui est à table ou celui qui sert ? N’est-ce pas celui qui est à table ? Et moi, je suis au milieu de vous comme celui qui sert !

Prière

*Seigneur Jésus, tu nous as révélé le véritable sens de ta royauté, qui a été service vécu jusqu’à l’extrême, comme un témoignage de vérité, et une attitude d’amour qui a entraîne le don de ta propre vie pour ceux que tu aimes, c’est-à-dire tous les membres de notre humanité, et tu t’es défini explicitement comme le bon pasteur qui marche avec son troupeau, en prenant lui-même tous les risques pour sauver ceux qui lui sont confies : apprends-moi à devenir un authentique serviteur, aide-moi à tout mettre en œuvre gratuitement, pour que les femmes et les hommes, que tu as mis sur mon chemin, soient des personnes debout et responsables, donne-moi de les valoriser par des comportements qui soient signes de ta présence, et qui rayonnent ta vérité, et ta miséricorde. AMEN.

18.12.2002.*

Évangile : Matthieu 1, 18-25

DE L’EVANGILE DE MATTHIEU

Texte

18 Voici de quelle manière arriva la naissance de Jésus Christ. Marie, sa mère, ayant été fiancée à Joseph, se trouva enceinte, par la vertu du Saint Esprit, avant qu’ils eussent habité ensemble.
19 Joseph, son époux, qui était un homme de bien et qui ne voulait pas la diffamer, se proposa de rompre secrètement avec elle.
20 Comme il y pensait, voici, un ange du Seigneur lui apparut en songe, et dit: Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre avec toi Marie, ta femme, car l’enfant qu’elle a conçu vient du Saint Esprit;
21 elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus; c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés.
22 Tout cela arriva afin que s’accomplît ce que le Seigneur avait annoncé par le prophète:
23 Voici, la vierge sera enceinte, elle enfantera un fils, et on lui donnera le nom d’Emmanuel, ce qui signifie Dieu avec nous.
24 Joseph s’étant réveillé fit ce que l’ange du Seigneur lui avait ordonné, et il prit sa femme avec lui.
25 Mais il ne la connut point jusqu’à ce qu’elle eût enfanté un fils, auquel il donna le nom de Jésus.

Commentaire

1. Situation

Cet Evangile, qui reprend beaucoup de passages de l’Evangile de Marc (qui avait été écrit vers 65), mais en y ajoutant des éléments qu’il partage en grande partie avec Luc, a été très probablement rédigé entre les années 85 et 90.

A parcourir tout ce Livre, on peut se demander s’il a été composé pour des chrétiens d’origine Juive (Judéochrétiens), ou pour des chrétiens d’origine païenne, ou encore pour les deux. Néanmoins, même s’il a été d’abord écrit pour confirmer une communauté Judéochrétienne dans sa découverte de la Bonne Nouvelle de Jésus, cet Evangile est ouvert également à la mission universelle auprès des païens, et il se termine par un envoi en mission par le Christ ressuscité, avec ces paroles : “allez, de toutes les nations, faites des disciples” (28, 18).

On peut diviser cet Evangile en 11 parties, qui se répondent en sens inverse (la 1ère correspondant à la dernière, la 2ème, à l’avant-dernière, etc…), concentrées autour de la 6ème partie, le “Discours en paraboles”, qui sert en quelque sorte de “pivot”. Nous obtenons ainsi le découpage suivant :

  • Naissance de Jésus et commencement de sa mission (1 - 4)
  • Bénédictions et Discours sur la montagne (5 - 7)
  • Manifestations de l’autorité de Jésus et de ses appels (8 - 9)
  • Discours sur la mission (10)
  • Jésus rejeté par “cette génération” (11 - 12 )
  • Discours en paraboles (13)
  • Jésus reconnu par ses disciples (14 - 17)
  • Discours sur la manière de vivre en communauté de croyants (18)
  • De nouveau, Jésus manifeste son autorité et ses appels (19 - 22)
  • Proclamation de situations malheureuses et Discours sur la venue définitive du Royaume (23 - 24)
  • Passion, mort et résurrection (26 - 28)

Cette présentation fait ressortir que cet Evangile est bien rythmé par 5 grands discours de Jésus, dans lesquels l’auteur a concentré la majeure partie de son enseignement. Les 5 discours ont souvent fait penser aux 5 livres de Moïse de l’Ancien Testament. On dit volontiers que, pour Matthieu, Jésus est le “Nouveau Moïse”.


Avec ce texte, nous nous trouvons dans la toute première partie de l’Evangile de Matthieu : Enfance de Jésus et commencement de son ministère (1, 1 - 4, 22), et, plus particulièrement, dans son Evangile de l’Enfance (1, 1 - 2, 23), que nous allons lire, avec celui de Luc, dans les jours qui précèdent et suivent la fête de Noël.

Il y a beaucoup de points communs entre les Evangiles de l’Enfance de Matthieu et de Luc : époque de la naissance de Jésus, lieu de cette naissance (Bethléem), Jésus, conçu de l’Esprit Saint, né de la vierge Marie, fiancée à Joseph sans vie commune, annonce de cette naissance et du nom de l’enfant par un ange du ciel, le nom donné à l’enfant et sa signification de “sauveur”, Nazareth, en tant que lieu où Jésus va vivre son enfance et sa jeunesse.

Mais cela constaté, il existe de grandes différences entre Luc et Matthieu. Selon Matthieu, Joseph et Marie semblent être de Bethléem, habitant une maison où les Mages vont venir visiter l’enfant, et ils ne s’installeront à Nazareth qu’après le retour de la fuite en Egypte.

De plus, alors que dans l’Evangile de Luc, tout nous est présenté à partir de Marie, dont Joseph est l’accompagnateur muet, selon Matthieu, Marie ne dit jamais un mot, et tout se passe du côté de Joseph, qui, sans parler davantage, est invité sans cesse à agir : c’est lui qui reçoit l’annonciation de la naissance de l’enfant, ainsi que les ordres de Dieu de s’enfuir en Egypte et d’en revenir, et qui prend la décision d’aller vivre à Nazareth, avec sa famille.

2. Message

Il n’y a pas de récit de l’événement proprement dit de la naissance de Jésus, hormis ce texte, qui nous en découvre les enjeux, et, en ses versets 24 et 25, le présente comme réalisé.

Cette page est liée à la généalogie qui la précède, et qui s’était terminée par un hiatus : “Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie”, puis Marie engendra Jésus (“Marie, de laquelle est né Jésus”). Hiatus que notre passage a pour but d’expliquer en situant le rôle de Joseph.

En effet, Joseph reçoit, par révélation d’un ange de Dieu, la mission de protéger la conception virginale de l’enfant, qui est engendré de l’Esprit Saint, tout en adoptant cet enfant comme tel, l’introduisant, de ce fait, dans sa propre généalogie, et donc dans la descendance de David. D’où l’importance que Joseph soit spécifiquement chargé de nommer cet enfant.

D’autre part, la citation d’interprétation de cette naissance de Jésus comme accomplissement de l’Ecriture, à partir d’un texte d’Isaïe, 7,14, nous montre qu’au delà de Jésus “sauveur”, par et, en lui, “Dieu est avec nous”, ce qui apporte à l’événement une “autre” et nouvelle dimension de transcendance.

3. Decouvertes

Les fiançailles en Judée pouvaient se traduire par une cohabitation. Dès l’âge de 12 ans et demi, une jeune fille pouvait se fiancer.

Jésus est né d’une vierge, qui se trouve enceinte par le fait de l’Esprit Sainr. Ce texte ne parle pas d’une virginité perpétuelle de Marie, mais il ne l’exclut pas non plus.

L’intervention de l’Esprit de Dieu dans la naissance d’hommes qu’il appelle était une tradition de la foi d’Israël : c’est le cas d’Isaac (Genèse, 18, 11 - 14), de Jacob (Genèse, 27, 3). L’Esprit est aussi actif dans la création du monde (Genèse, 1, 2), et dans l’animation des peuples (Isaïe, 42, 5).

Cependant, dans Matthieu, le rôle de l’Esprit Saint va beaucoup plus loin, car il crée la vie. La conception virginale peut être considérée comme un signe physique extérieur d’une réalité invisible, la naissance du Fils de Dieu.

Joseph est dit être un “homme juste” parce qu’il est soucieux, à la fois, d’obéir à la Loi, et de chercher à l’appliquer avec compassion et miséricorde. L’ange vient, en songe, lui apprendre que Marie n’est pas adultère. Pour des questions et des développements sur la “justice” de Joseph, voir également TOB, Matthieu, 1, 19, notes “g” et “h”.

Jésus “sauveur” vient délivrer le peuple de ses péchés : il accomplira cela par sa proclamation du Royaume de Dieu (4, 17), et par sa mort sur la croix (26, 28).

A 10 reprises, tout au long de son Evangile, Matthieu tient à préciser comment Jésus, en telle ou telle parole ou occasion, accomplit les Ecritures de l’Ancien Testament. N’oublions pas que Matthieu écrit son Evangile pour une communauté Judéo chrétienne, qui regrette de ne plus pouvoir fréquenter la synagogue, et à laquelle Matthieu veut montrer qu’en Jésus la tradition d’Israël trouve tout son achèvement.

Jésus, “Emmanuel”, “Dieu avec nous” : tel est le nom plénier et transcendant de Jésus, nom qui suggère une reprise de l’Alliance (“Je serai votre Dieu, et vous serez mon peuple”), et qui rappelle le thème de la présence de Dieu à travers sa gloire.

Cette “gloire” de Dieu, Matthieu l’identifie ici quasiment comme une “personne”, en reprenant, et dépassant, Isaïe, 8, 8 - 10. Matthieu cite ici Isaïe, 7, 14, en en reprenant la version grecque, qui traduit par “vierge” la “jeune femme” du texte hébreu d’Isaïe. Il remplace également “tu donneras le nom de” par “on lui donnera le nom de”.

A 2 reprises, dans Matthieu, il est question de “Dieu avec nous” : ici, au verset 1, 23 et en 28, 20, au dernier verset de l’Evangile, qui forme, avec notre passage, une grande parenthèse, ou inclusion théologique, englobant tout l’Evangile.

4. Prolongement

Notre page est le texte accompagnateur du texte de Jérémie, 23, 5 - 8, dans la liturgie de ce jour. Jésus est bien le “Germe” juste donné par Dieu à David.

Paul, qui ne nous dit rien des circonstances de la naissance de Jésus, nous en montre cependant tous les enjeux, dans un passage d’une grande richesse, de la Lettre aux Galates, 4, 4 -7 :

4 Mais quand vint la plénitude du temps, Dieu envoya son Fils, né d’une femme, né sujet de la Loi,

5 afin de racheter les sujets de la Loi, afin de nous conférer l’adoption filiale.

6 Et la preuve que vous êtes des fils, c’est que Dieu a envoyé dans nos creurs l’Esprit de son Fils qui crie : Abba, Père !

7 Aussi n’es-tu plus esclave mais fils; fils, et donc héritier de par Dieu.

Tel est bien le message, pour nous, sur Jésus, “Sauveur”, “Emmanuel”.

Prière

*Seigneur Jésus, selon les textes fondateurs de notre attitude de foi, tu as “été conçu de l’Esprit Saint et tu es né de la vierge Marie”, paroles, faits, et situations, qui n’ont d’autre but que de souligner à quel point, en ta venue parmi nous, tu es, et demeures “autre”, à un tel degré que nous n’avons plus qu’à y découvrir le caratère unique de ta mission, ainsi que la révélation que tu es vraiment, partout et toujours, “Dieu-avec-nous” : donne-moi de ne chercher que toi, et de ne rien faire, en gestes et paroles, hors de ma conscience et ma conviction que tu es là, présent à moi, au coeur de la situation que je traverse, et qui devient, de ce fait, un lieu de ta redécouverte et de la proclamation de ton salut. AMEN.

18.12.2003*


La Bible commentée · Liturgie du jour