📘 Commentaire biblique de l’abbé Léon Hamain
Première lecture : Isaïe 7, 10-16
DU LIVRE D’ISAÏE
Texte
10 Yahvé parla encore à Achaz en disant :
11 Demande un signe à Yahvé ton Dieu, au fond, dans le shéol, ou vers les hauteurs, au-dessus.
12 Et Achaz dit : Je ne demanderai rien, je ne tenterai pas Yahvé.
13 Il dit alors : Écoutez donc, maison de David! est-ce trop peu pour vous de lasser les hommes, que vous lassiez aussi mon Dieu ?
14 C’est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe : Voici, la jeune femme est enceinte, elle va enfanter un fils et elle lui donnera le nom d’Emmanuel.
15 Il mangera du lait caillé et du miel jusqu’à ce qu’il sache rejeter le mal et choisir le bien.
16 Car avant que l’enfant sache rejeter le mal et choisir le bien, elle sera abandonnée, la terre dont les deux rois te jettent dans l’épouvante.
Commentaire
1. Situation
Le 1er Prophète Isaïe, grand prophète du 8ème siècle, a exercé son ministère autour de Jérusalem, à l’époque de la très grande expansion de l’empire Assyrien, qui a entraîné la chute du Royaume de Nord et imposé une situation de vassal du Roi d’Assyrie aux Rois de Juda.
Son Livre, qui, selon une hypothèse admise par tous depuis quelques décennies mais qui se trouve désormais assez fortement contestée, se limite aux 39 premiers chapitres du Livre d’Isaïe de nos Bibles, dans lequel lui sont joints des recueils du 2ème Prophète Isaïe, du 6ème siècle (Isaïe, 40 - 55), et du 3ème Prophète Isaïe, de la première moitié du 5ème siècle (Isaïe, 56 - 66), nous propose toute une suite d’oracles. Après une collection d’oracles divers qu servent d’introduction (1, 1 - 31), nous pouvons lire une première série d’oracles sur Juda et Israël (2, 1 - 5, 30), puis toute une section concacrée aux “mémoires ” du Prophète (6, 1 - 9, 6). Une deuxième série d’oracles sur Juda et Israël (9, 7 - 12, 6) précède ensuite un ensemble d’oracles contre les nations (13, 10 - 23, 18), suivis d’une Apocaypse (24, 1 - 27, 13), d’une réinterprétation d’oracles prononcés au temps du roi Ezéchias (28, 1 - 33, 24), avant que nous parvenions à la fin du recueil avec un Jugement sur Edom et quelques récits divers (34, 1 - 39, 8).
Cette répartition du Livre d’Isaïe, attribuant les 39 premiers chapitres au grand prophète du 8ème siècle, dont on estime que le génie et le rayonnement furent tels que des prophètes plus tardifs se soient inscrits dans sa succession et son école, n’empêche pas pour autant que des passages, plus ou moins importants, de ces 39 premiers chapitres soient eux-mêmes d’origine beaucoup plus tardive, et considérés ainsi par la plupart des commentateurs et exégètes.
Cette page se trouve dans la section consacrée aux “mémoires” du Prophète, soit la 3ème partie du Livre, tel que détaillé ci-dessus.
2. Message
Le roi Achaz, menacé par ses voisins, les rois d’Aram et d’Israël, qui veulent le détrôner et le remplacer par un inconnu, manifeste une grande crainte face à une éventuelle invasion de Jérusalem.
Isaïe est donc allé le trouver de la part du Seigneur pour lui annoncer que cela n’arrivera pas, et lui demander de croire à son message (7, 1 - 9).
Notre texte de ce jour nous rapporte une nouvelle parole de Dieu adressée à Achaz sur le même sujet, semble-t-il, et l’invitant à demander un signe au Seigneur. Ce qu’Achaz refuse, et qui énerve le Seigneur, qui conteste le faux prétexte religieux “de ne pas tenter Yahvé” qu’invoque Achaz, et qui n’est pas sincère, dans la mesure où il a fait appel aux troupes Assyriennes, selon le 2ème Livre des Rois (2 Rois, 16, 7 ss.), dont il préfère l’appui à la protection de Yahvé.
C’est pourquoi Isaïe, au nom du Seigneur, annonce à Achaz que sa jeune épouse est enceinte, et va lui enfanter un fils qui signifiera, par le nom d’Emmanuel que lui donnera sa mère, que Dieu va protéger le roi et la maison de David, à laquelle la prophétie de Nathan à David en 2 Samuel, 7, 13 - 16, avait donné l’assurance d’une durée sans fin.
Protection qui se manifestera rapidement par la déportation en Assyrie des gens de la Galilée et du reste de l’Israël du Nord dès 734 (2 Rois, 15, 29 et 17, 5), et en 732 pour les gens de Damas et de la Syrie (2 Rois, 16, 9).
3. Decouvertes
Notons qu’Isaïe, que l’on suppose présent et communiquant l’oracle du Seigneur, n’est pas du tout mentionné nominalement dans ce passage.
Ce qui surprend, si on lit notre passge dans la continuité de ce qui le précède immédiatement (Isaïe, 7, 1 - 9), comme nous l’avons fait, c’est que le signe annoncé devrait normalement décrire, en l’anticipant, la “déconfiture” des deux rois qui veulent assaillir Jérusalem.
De même , si ce passage est lu, comme nous l’avons également fait, comme nous relatant une intervention d’Isaïe à son époque, la jeune femme mentionnée dans l’oracle est l’épouse du roi et le fils annoncé serait probablement le futur roi Ezéchias, qui fut l’un des deux rois très croyants auxquels le Livre des Rois ne fait aucun reproche dans leur relation avec Dieu.
En revanche, si, comme l’estiment à peu près la moitié des éxégètes de notre époque, ce passage date d’une période beaucoup plus tardive, mieux vaudrait traduire non pas “la jeune femme”, mais “une jeune femme”, qui, en ce cas demeurerait non identifiable et pourrait signifier “toute jeune femme”, le nom “Emmanuel” pouvant alors être rendu comme une prière de délivrance : “que Dieu soit avec nous”.
C’est la traduction grecque du mot hébreu ” ‘almâ” (jeune femme) par le mot grec “parthénos” (vierge), qui explique la reprise que fait de cet oracle l’Evangéliste Matthieu en 1, 23, reprise qui a alimenté la tradition et la célébration du mystère de la conception et de la naissance virginales du Christ Jésus.
4. Prolongement
Ce passage, est dans la liturgie catholique de ce jour, mis en parallèle avec le récit de l’annonciation à Marie de Luc, 1, 26 - 38, alors qu’il est repris, en fait, dans l’Evangile de l’Enfance du Christ selon Matthieu, en 1, 23, dans son récit de l’annonciation à Joseph. A noter toutefois que les deux Evangiles de l’Enfance selon Matthieu et Luc, qui connaissent beaucoup de différences, s’accordent sur un certain nombre de points fondamentaux, dont la conception virginale de Jésus.
Dans le récit de l’annonciation à Marie en Luc, 1, 26 - 38, Luc nous montre avec insistance que Marie est réellement vierge. Néanmoins, dans le message sur Jésus que nous présente ce texte, la fifliation divine de Jésus dépend surtout de l’Esprit qu’il possède en plénitude, et qui l’unit totalement à Dieu, et c’est de cela que la conception virginale est le témoin, et exprime au niveau de l’expérience de Marie.
Expliquer l’hésitation de Marie, à propos de l’obstacle de sa virginité, devant le message de l’Ange, comme signifiant qu’elle a compris la conception qu’on lui annonce comme une action immédiate, alors qu’elle ne cohabite pas encore avec Joseph qu’elle vient d’épouser, ou comme indiquant qu’elle a fait un voeu de virginité perpétuelle, c’est imposer au texte des considérations extérieures au message biblique.
Il semble plutôt qu’il faille interpréter la question de Marie, sur la possibilité de la réalisation de ce que l’Ange lui annonce, comme portant sur la possiblité qu’elle soit mère “d’un tel enfant”, qui vient de lui être présenté en tant que “Fils du Très Haut, qui règnera à jamais sur le trône de David, son père”, tant il apparaît que le Message de l’Ange est entièrement centré sur Jésus.
Prière
*Seigneur Jésus, a la différence de ceux qui ont été appelés, avant toi, à accepter, dans la force de l’Esprit Saint, une mission confiée par Dieu, ton être tout entier nous est présenté comme étant l’œuvre de l’Esprit de Dieu, auquel tu es totalement lié, et par lequel tu accomplis tout le projet de Dieu, a travers tes paroles et tes gestes d’homme, qui sont porteurs de la puissance du très haut : donne-moi de toujours mesurer pleinement le caractere unique de ta réalité humaine et de ta mission, qui sont au delà de tout ce qui fut avant toi et de tout ce qui sera après toi, aide-moi à ne jamais te “banaliser” en te reduisant au rang d’un envoyé de Dieu parmi tous les autres, mais à discerner la dimension transcendante du Dieu vivant, qui agit tellement à travers ton humanité que tu peux vraiment être nomme “Dieu avec nous”, chargé de nous faire participer à la “nature divine”. AMEN.
20.12.2002.*
Évangile : Luc 1, 26-38
DE L’EVANGILE DE LUC
Texte
26 Au sixième mois, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth,
27 auprès d’une vierge fiancée à un homme de la maison de David, nommé Joseph. Le nom de la vierge était Marie.
28 L’ange entra chez elle, et dit: Je te salue, toi à qui une grâce a été faite; le Seigneur est avec toi.
29 Troublée par cette parole, Marie se demandait ce que pouvait signifier une telle salutation.
30 L’ange lui dit: Ne crains point, Marie; car tu as trouvé grâce devant Dieu.
31 Et voici, tu deviendras enceinte, et tu enfanteras un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus.
32 Il sera grand et sera appelé Fils du Très Haut, et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père.
33 Il règnera sur la maison de Jacob éternellement, et son règne n’aura point de fin.
34 Marie dit à l’ange: Comment cela se fera-t-il, puisque je ne connais point d’homme?
35 L’ange lui répondit: Le Saint Esprit viendra sur toi, et la puissance du Très Haut te couvrira de son ombre. C’est pourquoi le saint enfant qui naîtra de toi sera appelé Fils de Dieu.
36 Voici, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils en sa vieillesse, et celle qui était appelée stérile est dans son sixième mois.
37 Car rien n’est impossible à Dieu.
38 Marie dit: Je suis la servante du Seigneur; qu’il me soit fait selon ta parole! Et l’ange la quitta.
Commentaire
1. Situation
Luc est l’auteur d’une oeuvre en deux volumes qui se suivent, et sont écrits pour être lus en suivant : l’Evangile, et les Actes des Apôtres. Luc nous est régulièrement présenté comme disciple et accompagnateur de Paul, bien que nous ne trouvions rien dans son oeuvre des grands thèmes théologiques développés dans les Epîtres de Paul.
Luc a écrit ses 2 Livres entre les années 80 et 90 de notre ère, soit plus de 50 ans après la mort de Jésus, 30 ans après les lettres authentiques de Paul, et quelque 20 ans après l’Evangile de Marc. Ce qui ne veut pas dire que les traditions qu’il reprend ne sont pas aussi anciennes que celles de ceux qui ont écrit avant lui. Cela indique toutefois qu’il s’adresse à des communautés chrétiennes déjà différentes, pour leur annoncer la Bonne Nouvelle de Jésus.
Son Evangile se déroule en huit étapes :
- un Prologue (Luc, 1, 1 - 4) au destinataire de cet Evangile, un certain Théophile, dont nous ne savons rien par ailleurs, Prologue auquel fait écho le Prologue des Actes des Apôtres (Actes, 1, 1 - 5).
- un résumé de toute la Bonne Nouvelle de Jésus, en qui toutes les promesses de Dieu sont accomplies, autour du thème de son Enfance (Luc, 1, 5 - 2, 52).
- la préparation de son ministère public (Luc, 3, 1 - 4, 13).
- le ministère de Jésus en Galilée (Luc, 4, 14 - 9, 50).
- le voyage de Jésus vers Jérusalem (Luc, 9, 51 - 19, 27).
- le rejet de Jésus par Jérusalem (Luc, 19, 28 - 21, 38).
- le dernier repas de Jésus et sa mise au rang des pécheurs dans sa condamnation et son éxécution (Luc, 22, 1 - 23, 56a).
- la victoire décisive de Jésus, sa promesse de l’Esprit et son ascension (Luc, 23, 56b - 24, 53).
Après une courte préface de 4 versets (1, 1 - 4), Luc consacre les 2 premiers chapitres de son Evangile à ce qu’on appelle “l’Evangile de l’Enfance” du Christ, belle occasion pour lui d’évoquer, dans un genre à la fois prophétique et poétique, toutes les dimensions de Jésus en tout son parcours terrestre, à partir de thèmes de son enfance.
On a remarqué, en effet, que la plupart des grands accents théologiques de Luc se retrouvent dans ces 2 chapitres. Nous sommes donc conviés, dès le début de cet Evangile de Luc, à confesser fortement notre foi en notre Dieu, fidèle à ses promesses qu’il accomplit, et en Jésus, en tant qu’il est déclaré Christ, Sauveur et Fils de Dieu.
A vrai dire, l’accent de ces 2 chapitres réside moins dans des faits que nous découvririons de l’enfance de Jésus que dans des déclarations importantes, le concernant directement ou indirectement, qui sont faites successivement par l’ Ange Gabriel, Marie, Zacharie, l’ Ange de la Nuit de Noël s’adressant aux bergers, le vieillard Syméon au Temple de Jérusalem, et, finalement, Jésus lui-même.
Notre page nous rapporte la 2ème apparition et déclaration de l’ Ange Gabriel, qui vient annoncer à Marie sa mission de Mère du Messie, et obtenir d’elle une réponse toute de foi confiante en Dieu qui l’appelle.
2. Message
Beaucoup d’éléments importants du message de cet Evangile de l’Enfance selon Luc, comme de celui de Matthieu, se retrouvent dans cette page de l’ Annonciation de la naissance de Jésus, dans laquelle un remarquable portrait de Jésus nous est déjà présenté :
-
Marie, future mère de .Jésus, est une vierge fiancée à Joseph, mais qui ne partage pas encore la vie commune avec lui (1, 27),
-
Joseph est de la maison de David (1, 27),
-
Un ange du ciel annonce la naissance prochaine de Jésus (1, 28 - 30),
-
Jésus est déclaré être lui-même fils de David (1, 32),
-
La conception de Jésus se fera par l’action de l’Esprit Saint (1, 35),
-
Joseph ne joue aucun rôle dans cette conception de Jésus (1, 34),
-
Le nom de “Jésus” est donné à l’enfant qui va naître par l’envoyé du ciel, dès avant sa naissance (1, 31).
Derrière tous ces éléments se trouve une “base” historique, une “tradition” nous informant que Marie se trouva enceinte avant d’avoir “connu” des relations sexuelles avec Joseph. C’est cette “tradition” historique transmise que les textes du Nouveau Testament, dans leur diversité, ont méditée et expliquée de façon différente :
- Ce que nous découvrons de la foi de l’Eglise autour des années 50, et qu’on trouve dans la Lettre de Paul aux Romains, 1, 3 - 4, nous précise que Jésus descend de David et qu’il a été proclamé Fils de Dieu, dans l’Esprit Saint, lors de sa résurrection des morts.
- Ce que développe notre page de cet Evangile de Luc annonce que Jésus, fils de David, se trouve être Fils de Dieu, dans l’Esprit Saint, dès sa conception. En conséquence, la conception de Jésus par Marie est virginale, et se réalise dans la puissance de l’Esprit Saint.
3. Decouvertes
Il vaut la peine de comparer les 2 annonces de l’Ange Gabriel concernant Jean Baptiste et Jésus :
- si Jean est déclaré grand devant le Seigneur (1, 15), Jésus est proclamé Fils du Très Haut, occupant le trône de David pour un règne qui n’aura pas de fin,
- si la naissance de Jean Baptiste est déjà considére comme extraordinaire, vu l’âge avancé de ses parents, celle de Jésus l’est bien davantage parce qu’il naît d’une vierge.
La figure de Gabriel relie ces 2 récits d’annonciation (1, 5 - 25 et 1, 26 - 38), et nous pousse à réfléchir sur la signification de la naissance de Jésus dans la perspective d’un accomplissement des paroles du Livre de Daniel, 9, 24 - 27.
En effet, les 70 semaines (d’années), mentionnées prophétiquement par Daniel, soit 490 jours (d’années), sont réalisées dans la trame de ce récit de Luc : après 180 jours (6 mois) de conception par Elizabeth, commencent les 270 jours (9 mois) de conception par Marie, qui seront suivis de 40 jours avant la présentation de Jésus au Temple.
Nous avons ainsi un total de 490 jours, équivalant à 70 semaines, date à partir de laquelle Dieu (par Jésus présenté) revient dans son Temple pour faire régner la justice.
La foi de Marie est ici fortement soulignée dans sa réponse finale aux paroles de l’Ange, foi à laquelle Luc fera écho plus loin dans son Evangile, en 11, 28 (“Heureux plutôt ceux qui écoutent la Parole de Dieu et qui l’observent”).
Marie est pour nous le modèle des croyants. Notons également l’importance du thème de la “grâce” de Dieu, qui traverse toute cette page, associée à la présence de l’Esprit Saint : Marie a la faveur de Dieu (1, 28), elle a trouvé grâce auprès de Dieu (1, 30), l’Esprit Saint viendra sur elle et elle sera couverte par l’ombre de la puissance du Très Haut (1, 35), rien n’est impossible à Dieu (1, 37).
4. Prolongement
Comme Marie a été appelée par grâce, nous somme sauvés par la même grâce de Dieu, manifestée dans la mission et l’engagement de Jésus le Christ :
14 En effet, tous ceux qu’anime l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu.
15 Aussi bien n’avez-vous pas reçu un esprit d’esclaves pour retomber dans la crainte; vous avez reçu un esprit de fils adoptifs qui nous fait nous écrier: Abba ! Père !
16 L’Esprit en personne se joint à notre esprit pour attester que nous sommes enfants de Dieu.
17 Enfants, et donc héritiers; héritiers de Dieu, et cohéritiers du Christ, puisque nous souffrons avec lui pour être aussi glorifiés avec lui.
5 alors que nous étions morts par suite de nos fautes, Dieu nous a fait revivre avec le Christ -c’est par grâce que vous êtes sauvés! -
6 avec lui Il nous a ressuscités et fait asseoir aux cieux, dans le Christ Jésus.
7 Il a voulu par là démontrer dans les siècles à venir l’extraordinaire richesse de sa grâce, par sa bonté pour nous dans le Christ Jésus.
8 Car c’est bien par la grâce que vous êtes sauvés, moyennant la foi. Ce salut ne vient pas de vous, il est un don de Dieu ;
9 il ne vient pas des oeuvres, car nul ne doit pouvoir se glorifier.
10 Nous sommes en effet son ouvrage, créés dans le Christ Jésus en vue des bonnes reuvres que Dieu a préparées d’avance pour que nous les pratiquions.
Prière
*Seigneur Jésus, c’est dans la puissance de l’Esprit Saint du Dieu Vivant que tu es venu parmi nous accomplir le plan de salut de Dieu et nous ouvrir défintivement le Royaume des cieux, en ta mission, ta Parole, ton engagement jusqu’en ta mort et ta résurrection, et c’est Marie, ta Mère, qui, dans le mystère de ta conception reçue de ce même Esprit Saint, t’a fait naître en notre humanité, qui est désormais, par toi et en toi, indissolublemnt assosciée à ta dignité de Fils Unique du Père des Lumières en ta divinité : puisque nous sommes divinisés à notre tour, lorsque tu nous communiques ta propre expérience de “Fils” et de relation au Père, donne-moi de vivre chaque jour à plein cette création nouvelle qui a transformé et continue de transformer mon existence, et de la manifester en rayonnant, dans le monde de ce temps, ta présence qui demeure en moi. AMEN.
20.12.2003.*