📘 Commentaire biblique de l’abbé Léon Hamain


Première lecture : Cantique des Cantiques 2, 8-14

DU CANTIQUE DES CANTIQUES

Texte

8 C’est la voix de mon bien-aimé! Le voici, il vient, Sautant sur les montagnes, Bondissant sur les collines.
9 Mon bien-aimé est semblable à la gazelle Ou au faon des biches. Le voici, il est derrière notre mur, Il regarde par la fenêtre, Il regarde par le treillis.
10 Mon bien-aimé parle et me dit: Lève-toi, mon amie, ma belle, et viens!
11 Car voici, l’hiver est passé; La pluie a cessé, elle s’en est allée.
12 Les fleurs paraissent sur la terre, Le temps de chanter est arrivé, Et la voix de la tourterelle se fait entendre dans nos campagnes.
13 Le figuier embaume ses fruits, Et les vignes en fleur exhalent leur parfum. Lève-toi, mon amie, ma belle, et viens!
14 Ma colombe, qui te tiens dans les fentes du rocher, Qui te caches dans les parois escarpées, Fais-moi voir ta figure, Fais-moi entendre ta voix; Car ta voix est douce, et ta figure est agréable.

Commentaire

1. Situation

Le Cantique des Cantiques, présenté comme ayant Salomon pour auteur, est une collection de chants ou de poèmes, dont certains pourraient être très anciens. On estime cependant que le recueil actuel a été composé après le retour de l’exil de Babyulone.

Ce Livre nous présente un dialogue dramatique entre un homme, une femme et les filles de Jérusalem. C’est néanmoins la femme qui s’exprime le plus. Quant à l’homme il semble être à la fois berger (1, 7) et roi (1, 4 et 12).

Le Cantique des Cantiques rassemble une collection de poèmes d’amour qui ont entre eux une certaine unité, assurée par la répétition de plusieurs refrains (2, 7; 3, 5; 8, 4; 2, 6; 8, 5).

D’autre part, beaucoup de mots et d’expressions reviennent souvent et les mêmes thèmes réapparaissent constamment. Il n’en reste pas moins que des changements et mouvements soudains se manifestent dans ce dialogue (2, 13 - 15; 3, 5 - 6), comme dans le scénario (5, 1 - 2), et qu’il est difficile de les expliquer.

Les poèmes sont également différents dans la mesure où certains expriment le désir, d’autrres la passion, d’autres l’admiration, d’autres le souvenir.

Autant les auteurs Juifs que les auteurs chrétiens s’accordent à donner à ces poèmes une interprétation religieuse. Dans cette approche, ils traitent de l’amour de Dieu pour son peuple, ou de l’amour du Christ pour l’Eglise ou pour chaque croyant. Une telle interprétation se situe dans la ligne des grands prophètes (Osée, 1 - 3; Isaïe, 62, 5, entre autres).

L’amour humain n’est pas à considérer séparément de l’amour divin, comme l’indique bien le symbole biblique du mariage. Cependant, il ne faut pas lire ces poèmes en attribuant à chaque détail un sens symbolique religieux.

Pris à la lettre, à un premier niveau de lecture, le langage du Cantique est celui de l’expression de l’amour humain, y compris dans sa dimension sexuelle, mais cette première lecture ne saurait épuiser le sens de ces poèmes et empêcher leur interprétation religieuse, qui est d’autant plus facile à effectuer que la qualité littéraire de ces poèmes et de leurs images est de tout premier ordre. et se prête à une évocation religieuse.

De ce point de vue, l’on constate d’ailleurs que le Cantique exprime toutes les grandes valeurs de l’amour humain : réciprocité, fidélité, dimension globale de la relation, dévouement mutuel. Nous trouvons ici un “modèle” biblique de l’intimité” humaine.

Ce livre n’a guère de plan et se lit en suivant, du début jusqu’à la fin. Notre page se trouve ainsi à la suite d’un dialogue entre les amoureux (1, 7 - 2, 7) et se situe dans le genre de la “réminiscence” ou du “souvenir”.

2. Message

La femme, ou l’amante, du poème se remémore une visite de son amant, visite qui a eu lieu par un beau jour de printemps.

L’amante se souvient que son amant n’est pas arrivé à la joindre, car elle était cachée dans les rochers et les t’alaises. alors qu’il voulait la voir et l’entendre. L’amante se rappelle ainsi les paroles de celui qui la cherchait, et elle nous les restitue.

3. Decouvertes

Au verset 8, la comparaison, qui est reprise au verset 17, en inclusion, de l’amant avec la gazelle ou la biche qui bondit dans la montagne, suggère la vitesse de sa démarche et de ses mouvements.

Aux versets 12 et 13, nous est fournie une magnifique description du printemps avec les fleurs, les chants d’oiseaux, le commencement des fruits, les odeurs.

4. Prolongement

Associé au récit de la visitation dans l’Evangile de l’Enfance du Christ selon Luc, 1, 39 - 45, ce passage du Cantique suggère la marche de Marie, portant Jésus en son sein, à travers la montagne de Judée, pour s’en aller rejoindre Elizabeth sa cousine, elle-même enceinte de Jean Baptiste, qui tressaillera dans le sein de sa mère lorsque Marie saluera Elizabeth. Scène très évocatrice : Dieu annonce et révèle la Nouvelle Alliance à venir avec Jésus, qui rencontre l’Israël de l’ Ancienne Alliance, représenté par Jean Baptiste, qui est le dernier prophète de l’Ancien Testament.

Outre cette relation “poétique”, et non exégétique, entre nos deux lectures de ce jour, cette page du Cantique nous renvoie à la venue de Dieu dans notre vie, de Dieu qui nous aime, et qui nous rencontre dans l’environnement de son amour qu’il nous partage, et de sa grâce qu’il nous offre.

Le texte du Cantique illustre bien le dynamisme et la vitalité de cette rencontre de Dieu avec chacune et chacun d’entre nous. Deux textes de l’oeuvre de Paul peuvent nous aider à approfondir ce mystère :

8 Bien plus, désormais je considère tout comme désavantageux à cause de la supériorité de la connaissance du Christ Jésus mon Seigneur. A cause de lui j’ai accepté de tout perdre, je considère tout comme déchets, afin de gagner le Christ,

9 et d’être trouvé en lui, n’ayant plus ma justice à moi, celle qui vient de la Loi, mais la justice par la foi au Christ, celle qui vient de Dieu et s’appuie sur la foi ;

10 le connaître, lui, avec la puissance de sa résurrection et la communion à ses souffrances, lui devenir conforme dans sa mort,

11 afin de parvenir si possible à ressusciter d’entre les morts.

12 Non que je sois déjà au but, ni déjà devenu parfait; mais je poursuis ma course pour tâcher de saisir, ayant été saisi moi-même par le Christ Jésus.

13 Non, frères, je ne me flatte point d’avoir déjà saisi; je dis seulement ceci: oubliant le chemin parcouru, je vais droit de l’avant, tendu de tout mon être,

17 que le Christ habite en vos coeurs par la foi, et que vous soyez enracinés, fondés dans l’amour.

18 Ainsi vous recevrez la force de comprendre, avec tous les saints, ce qu’est la Largeur, la Longueur, la Hauteur et la Profondeur,

19 vous connaîtrez l’amour du Christ qui surpasse toute connaissance, et vous entrerez par votre plénitude dans toute la Plénitude de Dieu.

20 A Celui dont la puissance agissant en nous est capable de faire bien au-delà, infiniment au-delà de tout ce que nous pouvons demander ou concevoir,

21 A lui la gloire pour les siècles des siècles. Amen.

Prière

*Seigneur Jésus, tel le berger qui laisse l’ensemble de son troupeau pour s’en aller en quête de la berbis perdue que je suis, tu nous traduis l’attitude de Dieu qui nous a aimés le premier et mis à part, de toute éternité, pour que nous soyons ses fils bien-aimés, nous rappelant par là que, d’un bout à l’autre de l’histoire du salut des hommes, ce n’est pas nous qui cherchons Dieu mais le vrai Dieu qui se lance à notre recherche, selon la pure gratuité de son amour infini : aide-moi à me laisser trouver par cet amour qui me saisit, afin que je le saisisse sans cesse davantage et que, conduit par lui, je sois transfiguré en homme dont toute l’existence devient accueil, don et pardon, qui se montre plein de miséricorde à l’égard de tous et de toutes, ainsi que bâtisseur avec eux d’une nouvelle et profonde fraternité, fondée sur toi dans ton Esprit Saint. AMEN.

21.12.2003.*

Évangile : Luc 1, 39-45

DE L’EVANGILE DE LUC

Texte

39 En ces jours-là, Marie partit et se rendit en hâte vers la région montagneuse, dans une ville de Juda.
40 Elle entra chez Zacharie et salua Élisabeth.
41 Et il advint, dès qu’Élisabeth eut entendu la salutation de Marie, que l’enfant tressaillit dans son sein et Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint.
42 Alors elle poussa un grand cri et dit : ” Bénie es-tu entre les femmes, et béni le fruit de ton sein !
43 Et comment m’est-il donné que vienne à moi la mère de mon Seigneur ?
44 Car, vois-tu, dès l’instant où ta salutation a frappé mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse en mon sein.
45 Oui, bienheureuse celle qui a cru en l’accomplissement de qui lui a été dit de la part du Seigneur ! “

Commentaire

1. Situation

Luc est l’auteur d’une oeuvre en deux volumes qui se suivent, et sont écrits pour être lus en suivant : l’Evangile, et les Actes des Apôtres. Luc nous est régulièrement présenté comme disciple et accompagnateur de Paul, bien que nous ne trouvions rien dans son oeuvre des grands thèmes théologiques développés dans les Epîtres de Paul.

Luc a écrit ses 2 Livres entre les années 80 et 90 de notre ère, soit plus de 50 ans après la mort de Jésus, 30 ans après les lettres authentiques de Paul, et quelque 20 ans après l’Evangile de Marc. Ce qui ne veut pas dire que les traditions qu’il reprend ne sont pas aussi anciennes que celles de ceux qui ont écrit avant lui. Cela indique toutefois qu’il s’adresse à des communautés chrétiennes déjà différentes, pour leur annoncer la Bonne Nouvelle de Jésus.

Son Evangile se déroule en huit étapes :

  • un Prologue (Luc, 1, 1 - 4) au destinataire de cet Evangile, un certain Théophile, dont nous ne savons rien par ailleurs, Prologue auquel fait écho le Prologue des Actes des Apôtres (Actes, 1, 1 - 5).
  • un résumé de toute la Bonne Nouvelle de Jésus, en qui toutes les promesses de Dieu sont accomplies, autour du thème de son Enfance (Luc, 1, 5 - 2, 52).
  • la préparation de son ministère public (Luc, 3, 1 - 4, 13).
  • le ministère de Jésus en Galilée (Luc, 4, 14 - 9, 50).
  • le voyage de Jésus vers Jérusalem (Luc, 9, 51 - 19, 27).
  • le rejet de Jésus par Jérusalem (Luc, 19, 28 - 21, 38).
  • le dernier repas de Jésus et sa mise au rang des pécheurs dans sa condamnation et son éxécution (Luc, 22, 1 - 23, 56a).
  • la victoire décisive de Jésus, sa promesse de l’Esprit et son ascension (Luc, 23, 56b - 24, 53).

L’Evangile de l’Enfance de Jésus selon Luc, se déroule, sur 2 chapitres, dans la succession d’un certain nombre d’épisodes : annonciation à Zacharie (notre page de ce jour), annonce à Marie, visitation de Marie à Elizabeth, naissance et circoncision de Jean Baptiste, naissance de Jésus, présentation de Jésus au Temple, Jésus perdu et retrouvé dans le Temple à l’âge de 12 ans.

Lu selon la savante “mathématique” de Luc, qui s’inspire du livre de Daniel et de sa prophétie de 70 semaines d’années (Daniel, 9, 21 - 27), dans laquelle intervient “Gabriel” que nous retrouvons dans les 2 annonciations, à Zacharie et à Marie, cet Evangile de l’Enfance nous offre un cheminement qui va durer 490 jours, soit 70 semaines, depuis la scène initale de l’apparition de Gabriel à Zacharie au Temple, jusqu’à la présentation de l’enfant Jésus dans le même Temple (40 jours après sa naissance, qui, elle, a lieu 9 mois après sa conception, laquelle a eu lieu 6 mois après l’annonciation à Zacharie, comme le précise Luc, soit un total de 15 mois de 30 jours + 40 jours), qui représente le sommet de tout cet Evangile de l’Enfance, dans la mesure où Jésus y est proclamé, par le vieillard Syméon, comme l’achèvement de toute l’histoire d’Israël et la Lumière qui éclaire toutes les nations. Scène de la présentation au Temple qui rebondira dans la scène finale, dans laquelle Jésus, après avoir été perdu 3 jours (anticipation de son séjour dans la mort) sera retrouvé, toujours dans le Temple, pour l’entendre proclamer qu’il y est “chez son Père” (anticipation de sa résurrection et de son retour à Dieu).

A noter également que, tout au long de cet Evangile de l’Enfance, les paroles, discours et cantiques tiennent une place prépondérante, car ils nous révèlent, à leur façon, tout le mystère de Jésus Christ.

2. Message

Suite à la remarque qu’elle a entendue de l’Ange Gabriel, lors de l’annonciation qui lui a été faite de la conception et de la naissance de Jésus, concernant la maternité d’Elizabeth, Marie se rend chez sa cousine, apparemment pour vérifier le signe qui lui a été donné.

Par un autre et nouveau signe, celui de son enfant qu’elle porte depuis plus de 6 mois, et qui tressaille en elle, Elizabeth découvre que Marie est la mère de celui qu’elle nomme son Seigneur, se réjouit de sa venue chez elle. et proclame devant Marie son expérience et l’interprétation qu’elle en donne.

Puis Elizabeth lance son message, dans lequel elle déclare la foi de Marie, sous la forme d’une béatitude, qui, de fait, est la béatitude fondamentale, en laquelle peuvent se résumer toutes les autres : “Heureuse, toi qui as cru aux paroles qui te furent dites de la part du Seigneur”. Béatitude qui rejoint celle que Jésus ressuscité nous a laissée comme sa dernière parole, le soir de son apparition dans l’Evangile de Jean (Jean, 20, 29 ) : “Heureux ceux qui ont cru sans avoir vu !” Suite à quoi Marie va prononcer son Cantique d’action de grâces, le “Magnificat” (Luc, 1, 46 - 55).

3. Decouvertes

Luc rapproche l’existence de Jean Baptiste de celle de Jésus dans cet épisode, qui permet à l’enfant qui se trouve dans le sein d’Elizabeth de reconnaître le statut de celui qui vient de se former dans le sein de Marie, à Elizabeth de saluer Marie en reconnaissant la mission qui lui a été confiée par Dieu. Ainsi est également mis en place le contexte du Cantique de Marie.

Dans cet Evangile de l’Enfance du Christ selon Luc, les deux lignes de cheminement, celle de Jean Baptiste, de 1, 5 à 1,80, et celle de Jésus, de 1, 26 à 2, 52, se croisent dans notre passage de la Visitation de Marie à Elizabeth. A noter que celui de l’Enfance de Jean Baptiste s’arrête dès l’achèvement de la célébration de sa circoncision, tandis que celui de l’Enfance de Jésus le conduit jusqu’à sa reconnaissance comme “Lumière des nations” lors de sa présentation au Temple, et jusqu’au témoignage que Jésus, à l’âge de 12 ans, qui est celui du croyant “adulte”, donne de sa relation spécifique à Dieu qu’il nomme son Père.

Certains ont comparé le déplacement de Marie dans la montagne de Judée, lorsqu’elle se rendait chez Elizabeth, au voyage de l’Arche d’Alliance revenant à Jérusalem au temps de David. D’autres interprétations, d’ordre plutôt mystique, en ont été également proposées, à partir, par exemple, du rapprochement de notre page d’avec certains versets du Cantique des Cantiques, comme ceux de la 1ère lecture de la liturgie catholique de ce 21 Décembre (Cantique, 2, 8 - 14), sur le Bien-Aimé qui vient rejoindre sa Bien-Aimée en franchissant les collines et en escaladant les montagnes.

4. Prolongement

Comme pour Marie, la mère de Jésus, le point de départ et le sommet de notre rencontre de Dieu, par le Christ, dans l’Esprit, est notre foi, qui nous permet, avec un coeur de pauvres, d’accueillir l’action puissante du Seigneur dans notre existence, ainsi que l’indiquent quelques passages très forts de Paul :

8 Que dit-elle donc ? La parole est tout près de toi, sur tes lèvres et dans ton cœur, entends : la parole de la foi que nous prêchons.

9 En effet, si tes lèvres confessent que Jésus est Seigneur et si ton cœur croit que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé.

10 Car la foi du cœur obtient la justice, et la confession des lèvres, le salut.

21 Mais maintenant, sans la Loi, la justice de Dieu s’est manifestée, attestée par la Loi et les Prophètes,

22 justice de Dieu par la foi en Jésus Christ, à l’adresse de tous ceux qui croient - car il n’y a pas de différence :

23 tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu -

24 et ils sont justifiés par la faveur de sa grâce en vertu de la rédemption accomplie dans le Christ Jésus :

25 Dieu l’a exposé, instrument de propitiation par son propre sang moyennant la foi ; il voulait montrer sa justice, du fait qu’il avait passé condamnation sur les péchés commis jadis

26 au temps de la patience de Dieu ; il voulait montrer sa justice au temps présent, afin d’être juste et de justifier celui qui se réclame de la foi en Jésus.

27 Où donc est le droit de se glorifier ? Il est exclu. Par quel genre de loi ? Celle des œuvres ? Non, par une loi de foi.

17 que le Christ habite en vos cœurs par la foi, et que vous soyez enracinés, fondés dans l’amour.

18 Ainsi vous recevrez la force de comprendre, avec tous les saints, ce qu’est la Largeur, la Longueur, la Hauteur et la Profondeur,

19 vous connaîtrez l’amour du Christ qui surpasse toute connaissance, et vous entrerez par votre plénitude dans toute la Plénitude de Dieu.

Prière

*SEIGNEUR JESUS, TU N’AS PU VENIR ET ÊTRE REçU DANS NOTRE MONDE QUE PAR L’OUVERTURE ET L’ACCUEIL DES GRANDS CROYANTS QUI SONT A L’ORIGINE DE NOTRE FOI, TELS QUE MARIE, TA MERE, TELS QUE TES APÔTRES ET TES PREMIERS DISCIPLES, QUI, DES TA RESURRECTION, ONT FONDE NOS COMMUNAUTES DE CROYANTS QUI, ENSEMBLE, CONTITUENT TON EGLISE, COMME LIEU DE TA PRESENCE ET DE TON ACTION INVISIBLES, DANS L’ESPRIT SAINT DU DIEU VIVANT, ET C’EST TOUJOURS PAR LA FOI QUE TU HABITES NOS COEURS, ET QUE TU NOUS ENRACINES DANS TON ATTITUDE DE MISERICORDE ET D’AMOUR : VIENS AUGMENTER MA FOI EN LA PUISSANCE DE TON SALUT, CREUSE DAVANTAGE EN MOI UN COEUR DE PAUVRE CAPABLE DE T’ACCORDER LA CONFIANCE QUE TU ATTENDS DE NOUS, AJUSTE MON REGARD AUX BESOINS DE TOUS CES HOMMES ET FEMMES QUI M’ENTOURENT, ET DONT TU ME DIS QUE JE DOIS LES AIMER COMME AUTANT D’AUTHENTIQUES FRERES ET SOEURS EN TOI. AMEN.

21.12.2002.*


La Bible commentée · Liturgie du jour