📘 Commentaire biblique de l’abbé Léon Hamain


Première lecture : Isaïe 54, 1-10

DU LIVRE D’ISAÏE

Texte

1 Réjouis-toi, stérile, toi qui n’enfantes plus! Fais éclater ton allégresse et ta joie, toi qui n’as plus de douleurs! Car les fils de la délaissée seront plus nombreux Que les fils de celle qui est mariée, dit l’Éternel.
2 Élargis l’espace de ta tente; Qu’on déploie les couvertures de ta demeure: Ne retiens pas! Allonge tes cordages, Et affermis tes pieux!
3 Car tu te répandras à droite et à gauche; Ta postérité envahira des nations, Et peuplera des villes désertes.
4 Ne crains pas, car tu ne seras point confondue; Ne rougis pas, car tu ne seras pas déshonorée; Mais tu oublieras la honte de ta jeunesse, Et tu ne te souviendras plus de l’opprobre de ton veuvage.
5 Car ton créateur est ton époux: L’Éternel des armées est son nom; Et ton rédempteur est le Saint d’Israël: Il se nomme Dieu de toute la terre;
6 Car l’Éternel te rappelle comme une femme délaissée et au coeur attristé, Comme une épouse de la jeunesse qui a été répudiée, dit ton Dieu.
7 Quelques instants je t’avais abandonnée, Mais avec une grande affection je t’accueillerai;
8 Dans un instant de colère, je t’avais un moment dérobé ma face, Mais avec un amour éternel j’aurai compassion de toi, Dit ton rédempteur, l’Éternel.
9 Il en sera pour moi comme des eaux de Noé: J’avais juré que les eaux de Noé ne se répandraient plus sur la terre; Je jure de même de ne plus m’irriter contre toi Et de ne plus te menacer.
10 Quand les montagnes s’éloigneraient, Quand les collines chancelleraient, Mon amour ne s’éloignera point de toi, Et mon alliance de paix ne chancellera point, Dit l’Éternel, qui a compassion de toi.

Commentaire

1. Situation

Selon une hypothèse généralement admise depuis quelques décennies, mais qui se trouve désormais assez fortement contestée, les chapitres 40 - 55 du Livre d’Isaïe nous retraceraient la prédication, vers la fin de l’exil Babylonien, d’un prophète anonyme, connu sous le nom du “2ème Prophète Isaïe”, du fait qu’il semble appartenir à une école de pensée qui relit, médite et adpate à des temps nouveaux l’oeuvre du grand Prophète Isaïe, qui, lui, avait vécu au 8ème siècle.

Avec quelques chapitres attribués - toujours selon la même hypothèse - à celui qu’on appelle le “3ème Prophète Isaïe” (Isaîe, 56 - 66), qui aurait vécu sa mission quelques décennies plus tard, juste après le retour d’exil, en Palestine, l’oeuvre du “2ème Isaïe” aurait été, par la suite, jointe à celle du “1er Isaïe” (Isaïe, 1 - 39) pour constituer notre Livre Biblique d’Isaïe (Isaïe, 1 - 66).

Ce Livre , qu’on attribue ainsi au “2ème Prophète Isaïe” est aussi connu sous le nom de “Livre de la consolation d’ Israël”. Il s’ouvre par l’appel du prophète et son dialogue avec Israël (40, 1 - 31), puis nous propose une série de chapitres annonçant l’accomplissemnt des prophéties concernant un nouvel Exode (41, 1 - 48, 22). Une 3ème partie a pour objet de consoler Sion-Jérusalem (49, 1 - 54, 17), et le livre se termine par une conclusion.

Les plus grosses objections à cette théorie séduisante de trois prophètes dont les oeuvres formeraient notre Livre d’Isaïe, tiennent, d’abord, à ce que le Livre de notre Bible, en son entier, est attesté comme tel dès au moins 2 siècles avant notre ère chrétienne, et a toujours été considéré comme oeuvre unique jusque pratiquement le début du 20ème siècle, et, ensuite, à ce qu’un certain nombre de passages des 39 premiers chapitres, attribués, selon l’hypothèse, au 1er Isaïe, paraissent être également d’une époque bien postérieure au 8ème siècle, où il a vécu.

2. Message

Le Seigneur invite Jérusalem à la joie d’ujne fécondité remarquable. Elle, qui était considérée comme stérile, va donner le jour à une descendance incalculable, au delà de tout attente.

Tel sera le fruit de la réconciliation effectuée par Dieu, qui se compare à un époux qui, après avor abandonné et rejeté son épouse, la rappelle, la reprend, la sauve et lui promet la conclusion avec elle d’une alliance de paix que rien, désormais, ne pourra plus faire chanceler. .

3. Decouvertes

Le poème se déroule ici en trois parties :

D’abord, de même que la grande souffrance du “Serviteur”, décrite juste auparavant (Isaïe, 52, 13 - 53, 12) s’était achevée en sa libération, l’espérance est ici offerte et rendue à la femme stérile, honteuse de son état (54, 1 - 3).

Ensuite, en 54, 4 - 8, de nosvelles appràches de l’identité de Dieu nous sont proposées : il est le fondateur et le rédempteur du peuple d’Israël, et se présente comme l’époux de ce peuple,qu’il compare à une femme stérile qui ve mettre au monde des enfants après avoir été reprise par on époux après son abandon par lui.

Finalement, en 54, 9 - 10, à partir d’une comparaison avec le récit du Déluge au Livre de la Genèse, à la fin duquel Dieu s’était engagé à ne plus jamais châtier ainsi l’humanité pécheresse, nous le découvrons ici adopter une semblable atititude de non éxécution de jugement dans la promesse qu’il fait d’une alliance de paix, absolument inébranlable, qu’il va conclure dans l’amour avec son peuple.

4. Prolongement

Paul a repris l’image de l’époux qu’est Dieu, en l’attirbuant au Christ Jésus dans sa relation avec son peuple devenu notre Eglise en chacune de ses communautés en communion les unes avec les autres :

Ephésiens

5.23… le mari est le chef de la femme, comme Christ est le chef de l’Église, qui est son corps, et dont il est le Sauveur.

5.24 Or, de même que l’Église est soumise à Christ, les femmes aussi doivent l’être à leurs maris en toutes choses.

5.25 Maris, aimez vos femmes, comme Christ a aimé l’Église, et s’est livré lui-même pour elle,

5.26 afin de la sanctifier par la parole, après l’avoir purifiée par le baptême d’eau,

5.27 afin de faire paraître devant lui cette Église glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irrépréhensible.

5.28 C’est ainsi que les maris doivent aimer leurs femmes comme leurs propres corps. Celui qui aime sa femme s’aime lui-même.

5.29 Car jamais personne n’a haï sa propre chair; mais il la nourrit et en prend soin, comme Christ le fait pour l’Église,

5.30 parce que nous sommes membres de son corps.

5.31 C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair.

5.32 Ce mystère est grand; je dis cela par rapport à Christ et à l’Église.

2 Corinthiens

11.1 Oh! si vous pouviez supporter de ma part un peu de folie! Mais vous, me supportez!

11.2 Car je suis jaloux de vous d’une jalousie de Dieu, parce que je vous ai fiancés à un seul époux, pour vous présenter à Christ comme une vierge pure.

Prière

*Seigneur Jésus Ouvre-moi davantage à cette proximité réelle de ta présence et de ton intimité, de façon à ce que je ne doute jamais le moins du monde qu’ainsi, par toi, dans l’Esprit Saint, Dieu ton Père me soutient et m’aide sur ton chemin de gloire. AMEN.

16.12.2004.*

Évangile : Luc 7, 18-30

DE L’EVANGILE DE LUC

Texte

18 Jean fut informé de toutes ces choses par ses disciples.
19 Il en appela deux, et les envoya vers Jésus, pour lui dire: Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre?
20 Arrivés auprès de Jésus, ils dirent: Jean Baptiste nous a envoyés vers toi, pour dire: Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre?
21 A l’heure même, Jésus guérit plusieurs personnes de maladies, d’infirmités, et d’esprits malins, et il rendit la vue à plusieurs aveugles.
22 Et il leur répondit: Allez rapporter à Jean ce que vous avez vu et entendu: les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent, la bonne nouvelle est annoncée aux pauvres.
23 Heureux celui pour qui je ne serai pas une occasion de chute!
24 Lorsque les envoyés de Jean furent partis, Jésus se mit à dire à la foule, au sujet de Jean: Qu’êtes-vous allés voir au désert? un roseau agité par le vent?
25 Mais, qu’êtes-vous allés voir? un homme vêtu d’habits précieux? Voici, ceux qui portent des habits magnifiques, et qui vivent dans les délices, sont dans les maisons des rois.
26 Qu’êtes-vous donc allés voir? un prophète? Oui, vous dis-je, et plus qu’un prophète.
27 C’est celui dont il est écrit: Voici, j’envoie mon messager devant ta face, Pour préparer ton chemin devant toi.
28 Je vous le dis, parmi ceux qui sont nés de femmes, il n’y en a point de plus grand que Jean. Cependant, le plus petit dans le royaume de Dieu est plus grand que lui.
29 Et tout le peuple qui l’a entendu et même les publicains ont justifié Dieu, en se faisant baptiser du baptême de Jean;
30 mais les pharisiens et les docteurs de la loi, en ne se faisant pas baptiser par lui, ont rendu nul à leur égard le dessein de Dieu

Commentaire

1. Situation

Luc est l’auteur d’une oeuvre en deux volumes qui se suivent, et sont écrits pour être lus en suivant : l’Evangile, et les Actes des Apôtres. Luc nous est régulièrement présenté comme disciple et accompagnateur de Paul, bien que nous ne trouvions rien dans son oeuvre des grands thèmes théologiques développés dans les Epîtres de Paul.

Luc a écrit ses 2 Livres entre les années 80 et 90 de notre ère, soit plus de 50 ans après la mort de Jésus, 30 ans après les lettres authentiques de Paul, et quelque 20 ans après l’Evangile de Marc. Ce qui ne veut pas dire que les traditions qu’il reprend ne sont pas aussi anciennes que celles de ceux qui ont écrit avant lui. Cela indique toutefois qu’il s’adresse à des communautés chrétiennes déjà différentes, pour leur annoncer la Bonne Nouvelle de Jésus.

Son Evangile se déroule en huit étapes :

  • un Prologue (Luc, 1, 1 - 4) au destinataire de cet Evangile, un certain Théophile, dont nous ne savons rien par ailleurs, Prologue auquel fait écho le Prologue des Actes des Apôtres (Actes, 1, 1 - 5).
  • un résumé de toute la Bonne Nouvelle de Jésus, en qui toutes les promesses de Dieu sont accomplies, autour du thème de son Enfance (Luc, 1, 5 - 2, 52).
  • la préparation de son ministère public (Luc, 3, 1 - 4, 13).
  • le ministère de Jésus en Galilée (Luc, 4, 14 - 9, 50).
  • le voyage de Jésus vers Jérusalem (Luc, 9, 51 - 19, 27).
  • le rejet de Jésus par Jérusalem (Luc, 19, 28 - 21, 38).
  • le dernier repas de Jésus et sa mise au rang des pécheurs dans sa condamnation et son éxécution (Luc, 22, 1 - 23, 56a).
  • la victoire décisive de Jésus, sa promesse de l’Esprit et son ascension (Luc, 23, 56b - 24, 53).

Cette scène est tirée de la période du ministère de Jésus en Galilée, première grande partie de sa mission.

2. Message

Le “doute” de Jean-Baptiste sur la mission de Jésus est exprimé dans cette question qu’il fait parvenir à Jésus par deux de ses disciples.

Avec Jésus, la gratuité du salut de Dieu, tout de miséricorde et de pardon, est signifiée par tous les miracles ou “signes de la foi” qu’il accomplit pour ouvrir le règne de Dieu à tous ceux qui se montrent prêts à l’accueillir avec un coeur de pauvre.

Dans et par le ministère de Jésus (parole et signes), un “passage” très important et définitif se réalise entre une conception du salut de Dieu lié à l’obéissance de la Loi de l’Ancien Testament (résumée dans les 10 Paroles dites par Dieu à Moïse au Sinaï au cours de l’Exode, et toutjours en vigueur dans le Nouveau Testamant, mais comme traduction d’une réalité profonde d’amour mise en nos coeurs par l’Esprit Saint et accueillie dans la foi),, et cette conception prêchée et actualisée par Jésus d’une mioséricorde surabondante, et absolument gratuite, de Dieu que Jésus proclame et déjà répand par son ministère.

Ce “passage” que souligne bien notre page, explique que Jésus célèbre l’authentique grandeur unique de Jean le Baptiste dans le cadre de sa mission reçue, au terme de l’Ancien Testament, auquel il apparrtient encore, et qu’il exécute avec une très grande obéissance à Dieu.

Il n’en reste pas moins qu’un “seuil” est franchi, de grandeur toute autre, pour quiconque accueille la nouveauté radicale du don de Dieu annoncé et transmis par Jésus le Christ.

“Seuil” que les Pharisiens et les scribes d’Israël n’ont su franchir, car ils n’ont pas voulu recevoir le message etble baptême de Jean-Baptiste, et reconnaître en la mission de ce grand prophète la dernière étape de la préparation à l’envoi du messie que devait être Jésus, bien que ce fût de façon toute autre et inattendue de tous, y compris de Jean-Baptiste et des disciples de Jésus avant sa mort-résurrection et l’envoi subséquent du don de l’Esprit Saint.

3. Decouvertes

Ce passage; bien que présenté sur deux jours dans la liturgie catholique rormaine du temps de l’Avent, est à lire dans l’unité de son ensemble en Luc, 7, 18 - 35.

Déjà, dans son récit de relecture poétique et théologique de l’Enfance du Christ, Luc aveit présenté Jésus et Jean-Baptiste comme très proches et même parents, tout en les situant de façon différente face au salut que Dieu propose, Jean n’étant que le précurseur qui ouvre le chemin de celui qui est appelé ‘“l’Astre d’en Haut”, dans le cantique de Zachaire, le Père de Jean.

Bien que baptisé par Jean, et semblant se situer ainsi en continuité avec lui, Jésus agit d’une façon que Jean n’avait guère prévue ni annoncée : il ne manie pas la “pelle à vanner” de la justice qui exerce le juigement et sépare les hommes bons des hommes pécheurs (Luc, 3, 17).

Jean fait donc demander à Jésus s’il accomplit bien les promesses de l’Ancien Testament, et achève bien le projet de Dieu.

Ce qui donne à Jésus l’occasion de présenter une liste de miracles qu’il accomplit, liste qui rappelle Isaïe, 35, 5 - 6 et 61, 1. Il appartient donc à chacun de découvrir et de mesurer la portée de ses oeuvres.

Le défi ou la critique que Jésus semble adresser à Jean-Baptiste au verset 23 ne l’empêche pas pour autant de se lancer immédiatement dans un vibrant éloge de Jean, qu’il définit comme bien plus qu’un prophète, et le plus grand dans le plan de Dieu, en lui appliquant une citation faite d’un mélange d’Exode, 23, 20 et de Malachie, 3, 1.

Jésus n’en précise pas moins ensuite que Jean ne fait pas partie du Royaume de Dieu que lui-même, Jésus, annonce et inaugure. Jean n’a pas encore,en effet, été mis en mesure d’accueillir l’ouverture nouvelle de grâce et de miséricorde gratuite accordée dans le Royaume.

Reste que la mission de Jean conserve toute sa place et sa très grande importance dans le projet de Dieu. Son baptême avait pour but de préparer intérieurement les Juifs à la venue de Jésus, venue qu’ils devaient ensuite accepter. De fait, les responsables et les hommes marquants d’Israël, se montreront incapables de conversion, en rejetant aussi bien Jean que Jésus.

4. Prolongement

L’affirmation de la radicale nouveauté et unicité de Jésus Christ face à tous ceux qui l’ont précédé en Israël, donr il accomplit l’histoire et la mission tout en la dépassant infiniment, ne doit pas pour autant nous faire abandonner toute cette histoire d’Israël, qui a conduit ce peuple jusqu’à Jésus, même si ce dernier n’a pas été reconnu et reçu par les siens.

Paul nous invite à nous situer en vérité devant la mission d’Israël qu’il n’estime pas terminée, et les 3 chapitres qu’il écrit à ce sujet à la fin de la partie dite “doctrinale” de sa Lettre aux Romains nous montre quelle dimension de souffrance du coeur cette séparation présente entre Israël et les disciples de Jésus lui a fait subir : Romains

9.1 Je dis la vérité en Christ, je ne mens point, ma conscience m’en rend témoignage par le Saint Esprit:

9.2 J’éprouve une grande tristesse, et j’ai dans le coeur un chagrin continuel.

9.3 Car je voudrais moi-même être anathème et séparé de Christ pour mes frères, mes parents selon la chair,

9.4 qui sont Israélites, à qui appartiennent l’adoption, et la gloire, et les alliances, et la loi, et le culte,

9.5 et les promesses, et les patriarches, et de qui est issu, selon la chair, le Christ, qui est au-dessus de toutes choses, Dieu béni éternellement. Amen!

10.1 Frères, le voeu de mon coeur et ma prière à Dieu pour eux, c’est qu’ils soient sauvés.

10.2 Je leur rends le témoignage qu’ils ont du zèle pour Dieu, mais sans intelligence:

10.3 ne connaissant pas la justice de Dieu, et cherchant à établir leur propre justice, ils ne se sont pas soumis à la justice de Dieu;

10.4 car Christ est la fin de la loi, pour la justification de tous ceux qui croient.

11.25 Car je ne veux pas, frères, que vous ignoriez ce mystère, afin que vous ne vous regardiez point comme sages, c’est qu’une partie d’Israël est tombée dans l’endurcissement, jusqu’à ce que la totalité des païens soit entrée.

11.26 Et ainsi tout Israël sera sauvé, selon qu’il est écrit: Le libérateur viendra de Sion, Et il détournera de Jacob les impiétés;

11.27 Et ce sera mon alliance avec eux, Lorsque j’ôterai leurs péchés.

11.28 En ce qui concerne l’Évangile, ils sont ennemis à cause de vous; mais en ce qui concerne l’élection, ils sont aimés à cause de leurs pères.

11.29 Car Dieu ne se repent pas de ses dons et de son appel.

11.30 De même que vous avez autrefois désobéi à Dieu et que par leur désobéissance vous avez maintenant obtenu miséricorde,

11.31 de même ils ont maintenant désobéi, afin que, par la miséricorde qui vous a été faite, ils obtiennent aussi miséricorde.

11.32 Car Dieu a renfermé tous les hommes dans la désobéissance, pour faire miséricorde à tous.

11.33 O profondeur de la richesse, de la sagesse et de la science de Dieu! Que ses jugements sont insondables, et ses voies incompréhensibles! Car

11.34 Qui a connu la pensée du Seigneur, Ou qui a été son conseiller?

11.35 Qui lui a donné le premier, pour qu’il ait à recevoir en retour?

11.36 C’est de lui, par lui, et pour lui que sont toutes choses. A lui la gloire dans tous les siècles! Amen!

Prière

*Seigneur Jésus, tu nous appelles à devenir pauvres de nous-mêmes et riches de toi, qui t’es fait pauvre “pour nous enrichir de ton mystère de pauvreté”, et c’est ainsi que tu nous donnes d’avoir déjà part à ta résurrection et à ta présence “tout en tous” : donne-moi de t’accueillir dans une vérité toujours plus grande et plus ouverte, de façon à pouvoir rayonner ton visage et révéler ton image à travers mes paroles et mes engagements d’homme croyant qui essaye d’agir par la charité. AMEN.

10.12.2004.*


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