📘 Commentaire biblique de l’abbé Léon Hamain
Première lecture : Nombres 24, 1-17
DU LIVRE DES NOMBRES
Texte
1 Balaam vit que l’Éternel trouvait bon de bénir Israël, et il n’alla point comme les autres fois, à la rencontre des enchantements; mais il tourna son visage du côté du désert.
2 Balaam leva les yeux, et vit Israël campé selon ses tribus. Alors l’esprit de Dieu fut sur lui.
3 Balaam prononça son oracle, et dit: Parole de Balaam, fils de Beor, Parole de l’homme qui a l’oeil ouvert,
4 Parole de celui qui entend les paroles de Dieu, De celui qui voit la vision du Tout Puissant, De celui qui se prosterne et dont les yeux s’ouvrent.
5 Qu’elles sont belles, tes tentes, ô Jacob! Tes demeures, ô Israël!
6 Elles s’étendent comme des vallées, Comme des jardins près d’un fleuve, Comme des aloès que l’Éternel a plantés, Comme des cèdres le long des eaux.
7 L’eau coule de ses seaux, Et sa semence est fécondée par d’abondantes eaux. Son roi s’élève au-dessus d’Agag, Et son royaume devient puissant.
8 Dieu l’a fait sortir d’Égypte, Il est pour lui comme la vigueur du buffle. Il dévore les nations qui s’élèvent contre lui, Il brise leurs os, et les abat de ses flèches.
9 Il ploie les genoux, il se couche comme un lion, comme une lionne: Qui le fera lever? Béni soit quiconque te bénira, Et maudit soit quiconque te maudira!
10 La colère de Balak s’enflamma contre Balaam; il frappa des mains, et dit à Balaam: C’est pour maudire mes ennemis que je t’ai appelé, et voici, tu les as bénis déjà trois fois.
11 Fuis maintenant, va-t’en chez toi! J’avais dit que je te rendrais des honneurs, mais l’Éternel t’empêche de les recevoir.
12 Balaam répondit à Balak: Eh! n’ai-je pas dit aux messagers que tu m’as envoyés:
13 Quand Balak me donnerait sa maison pleine d’argent et d’or, je ne pourrais faire de moi-même ni bien ni mal contre l’ordre de l’Éternel; je répéterai ce que dira l’Éternel?
14 Et maintenant voici, je m’en vais vers mon peuple. Viens, je t’annoncerai ce que ce peuple fera à ton peuple dans la suite des temps.
15 Balaam prononça son oracle, et dit: Parole de Balaam, fils de Beor, Parole de l’homme qui a l’oeil ouvert,
16 Parole de celui qui entend les paroles de Dieu, De celui qui connaît les desseins du Très Haut, De celui qui voit la vision du Tout Puissant, De celui qui se prosterne et dont les yeux s’ouvrent.
17 Je le vois, mais non maintenant, Je le contemple, mais non de près. Un astre sort de Jacob, Un sceptre s’élève d’Israël. Il perce les flancs de Moab, Et il abat tous les enfants de Seth.
Commentaire
1. Situation
Le Livre des Nombres, est le 4ème des 5 Livres qui se rattachent à la tradition de Moïse. Comme les 4 autres, à partir de documents établis à différentes périodes de l’histoire d’Israël à partir de l’an 1000 environ, il a été mis en forme, en sa rédaction finale, après le retour de l’exil Babylonien. En plus de nous rapporter la tradition de Moïse, son but était d’aider la restauration du culte après l’exil, en reportant les ordonnances alors adoptées dans la tradition de Moïse.
Le message fondamental des Nombres est de nous montrer qu’il est possible de vivre en peuple de Dieu, même lorsqu’on pérégrine et marche dans un désert, loin de ses bases ou sans avoir encore de base, comme c’est le cas du peuple de l’Exode.
Ce livre traite successivement : - de l’organisation de la communauté au Sinaï, avant son départ (1, 1 - 10, 10), - de la marche dans le désert, depuis le Sinaï jusqu’aux plaines de Moab (10, 11 - 21, 35), - des préparatifs à l’entrée dans la terre promise, lorsque le peuple a atteint les plaines de Moab (22, 1 - 36, 13).
Notre page se situe à la fin de cette marche vers les plaines de Moab, où le Peuple d’Israël est récemment arrivé.
2. Message
Suite à ses longues pérégrinations dans la presqu’île du Sinaï, après sa libération de l’esclavage Egyptien, Israël est parvenu dans les steppes de Moab, par-delà le Jourdain de Jéricho.
C’est alors que, pris de peur, le roi de Moab fait appel à un devin païen, du nom de Balaam, pour maudire Israël, peuple qu’il estime plus fort que le sien, de façon à pouvoir ensuite lui livrer bataille et l’emporter sur lui.
Cependant, contraint par l’Esprit de Dieu, Balaam, contrairement à la demande qui lui est formulée, ne peut qu’à plusieurs reprises bénir Israël, lui prédire une grande prospérité, et prévoir qu’il sera dans l’avenir régi pazr un roi prestigieux qui écrasera ses adversaires, parmi lesquels Moab et Edom.
Notre passage comprend des extraits des 3ème et 4ème oracles de Balaam, qu’il prononce, cette fois, sans avoir pratiqué au préalable ses signes magiques habituels (24, 1).
Dans son troisisème oracle, Balaam décrit en termes de fécondité luxuriante l’extension et la prospérité que va connaître Israël.
Dans son quatrième oracle, après avoir essuyé la colère du roi de Moab, et pris congé de lui (24, 10 - 14), Balaam annonce le sort désastreux que subira Moab de la part d’Israël dans l’avenir, et cela suite à l’avènement d’un puissant et victorieux roi d’Israël, qu’il présente sous l’image d’un astre qui se lève, issu de Jacob (24, 15 - 19), avant de déclarer que Edom et Amalek, entre autres peuples voisins, partageraient le même destin de malheur (24, 20 - 25).
A noter que dans ce quatrième oracle, Balaam se définit non seulement comme “l’homme au regard pénétrant, qui entend les paroles de Dieu et voit la vision de Chaddaï”, mais également comme celui qui “sait la science du Très Haut” (24, 16).
3. Decouvertes
Israel va donc dominer Moab et Edom. Cela se réalisera par un roi et une dynastie. issus de la tribu de Juda, qui établiront Israël de façon stable et bien définie parmi les nations, qui seront ainsi amenées à reconnaître sa puissance et son autorité (24, 17 - 20). Jointe à l’image de l’astre qui se lève, l’image du sceptre qui surgit d’Israël (24, 17) semble bien être un écho de Genèse, 49, 10, dans les propos que tient Jacob lui-même avant de mourir :
Genèse 49
49.8 Juda, tu recevras les hommages de tes frères; Ta main sera sur la nuque de tes ennemis. Les fils de ton père se prosterneront devant toi.
49.9 Juda est un jeune lion. Tu reviens du carnage, mon fils! Il ploie les genoux, il se couche comme un lion, Comme une lionne: qui le fera lever?
49.10 Le sceptre ne s’éloignera point de Juda, Ni le bâton souverain d’entre ses pieds, Jusqu’à ce que vienne le Schilo, Et que les peuples lui obéissent.
Déjà, dans son troisiième oracle, Balaam avait proclamé que le roi d’Israël (et son peuple) “se couche comme un lion, comme une lionne : qui le fera se lever ?”, autre écho des paroles de Jacob juste citées (24, 8 - 9).
On comprend que ces images royales soient habituellement et universellement associées à la dynastie Davidique et ses victoires sur Moab et Edom (2 Samuel, 8, 2. 12 - 14), et qu’elles aient été ensuite interprétées par les commentateurs Juifs comme désignant le Messie à venir.
4. Prolongement
Nous retrouvons l’image de l’astre ou de “l’étoile” pour désigner le roi dans un certain nombre de textes de l’Ancien et du Nouveau Testaments :
Esaïe 14
14.1 Te voilà tombé du ciel, Astre brillant, fils de l’aurore! Tu es abattu à terre, Toi, le vainqueur des nations!
Apocalypse 2
2.26 A celui qui vaincra, et qui gardera jusqu’à la fin mes oeuvres, je donnerai autorité sur les nations.
2.27 Il les paîtra avec une verge de fer, comme on brise les vases d’argile, ainsi que moi-même j’en ai reçu le pouvoir de mon Père.
2.28 Et je lui donnerai l’étoile du matin.
Apocalypse 22
Voici, je viens bientôt, et ma rétribution est avec moi, pour rendre à chacun selon ce qu’est son oeuvre.
22.13
Je suis l’alpha et l’oméga, le premier et le dernier, le commencement et la fin.
22.14
Heureux ceux qui lavent leurs robes, afin d’avoir droit à l’arbre de vie, et d’entrer par les portes dans la ville!
22.15
Dehors les chiens, les enchanteurs, les impudiques, les meurtriers, les idolâtres, et quiconque aime et pratique le mensonge!
22.16 Moi, Jésus, j’ai envoyé mon ange pour vous attester ces choses dans les Églises. Je suis le rejeton et la postérité de David, l’étoile brillante du matin.
La reprise la plus significative de cette image de l’astre, et du sens à lui donner, se trouve dans le récit de la visite des Mages pour rendre hommage au “roi des Juifs qui vient de naître”, que nous rapporte Matthieu dans son Evangilede l’Enfance du Christ, récit dans lequel, comme ce fut le cas pour Balaam en notre texte du Livre des Nombres, ce sont également des devins ou astrologues païens qui découvrent ce signe de l’étoile qui leur désigne un roi :
Matthieu 2
2.1 Jésus étant né à Bethléhem en Judée, au temps du roi Hérode, voici des mages d’Orient arrivèrent à Jérusalem,
2.2 et dirent: Où est le roi des Juifs qui vient de naître? car nous avons vu son étoile en Orient, et nous sommes venus pour l’adorer. …
2.9 Après avoir entendu le roi (Hérode), ils (les Mages) partirent. Et voici, l’étoile qu’ils avaient vue en Orient marchait devant eux jusqu’à ce qu’étant arrivée au-dessus du lieu où était le petit enfant, elle s’arrêta.
2.10 Quand ils aperçurent l’étoile, ils furent saisis d’une très grande joie.
Jésus le Christ, le Fils de Dieu, le Verbe fait chair, qui s’est déclaré être la Lumière du monde, est bien cet astre issu de Jacob-Israël, et qui éclaire tout homme, dont il devient le “chemin, la Vérité, la Vie” (Jean, 14, 6).
Prière
*Seigneur Jésus, tu es bien la vraie Lumière, qui éclaire tout homme, et qui est venue en ce monde, et c’est à ce titre que tu es toujours avec nous, dans ta présence de Ressuscité, au coeur de nos vies, par ton Esprit Saint qui nous habite : donne-moi de t’accueillir comme le seul guide de mon existence, et fais que cette Lumière intérieure, que tu es au fond de moi-même, rayonne à travers toutes mes paroles et tous mes comportements, comme signe de Vérité, de Miséricorde et d’amour de Dieu, qui, par toi nous fait ses fils et nous admet dans son intimité et le partage de sa vie. AMEN.
15.12.2003.*
Évangile : Matthieu 21, 23-27
DE L’EVANGILE DE MATTHIEU
Texte
23 Il était entré dans le Temple et il enseignait, quand les grands prêtres et les anciens du peuple s’approchèrent et lui dirent : ” Par quelle autorité fais-tu cela ? Et qui t’a donné cette autorité ? “
24 Jésus leur répondit : ” De mon côté, je vais vous poser une question, une seule ; si vous m’y répondez, moi aussi je vous dirai par quelle autorité je fais cela.
25 Le baptême de Jean, d’où était-il ? Du Ciel ou des hommes ? ” Mais ils se faisaient en eux-mêmes ce raisonnement : ” Si nous disons : “Du Ciel”, il nous dira : “Pourquoi donc n’avez-vous pas cru en lui ?“
26 Et si nous disons : “Des hommes”, nous avons à craindre la foule, car tous tiennent Jean pour un prophète. “
27 Et ils firent à Jésus cette réponse : ” Nous ne savons pas. ” De son côté il répliqua : ” Moi non plus, je ne vous dis pas par quelle autorité je fais cela. “
Commentaire
1. Situation
Cet Evangile, qui reprend beaucoup de passages de l’Evangile de Marc (qui avait été écrit vers 65), mais en y ajoutant des éléments qu’il partage en grande partie avec Luc, a été très probablement rédigé entre les années 85 et 90.
A parcourir tout ce Livre, on peut se demander s’il a été composé pour des chrétiens d’origine Juive (Judéochrétiens), ou pour des chrétiens d’origine païenne, ou encore pour les deux. Néanmoins, même s’il a été d’abord écrit pour confirmer une communauté Judéochrétienne dans sa découverte de la Bonne Nouvelle de Jésus, cet Evangile est ouvert également à la mission universelle auprès des païens, et il se termine par un envoi en mission par le Christ ressuscité, avec ces paroles : “allez, de toutes les nations, faites des disciples” (28, 18).
On peut diviser cet Evangile en 11 parties, qui se répondent en sens inverse (la 1ère correspondant à la dernière, la 2ème, à l’avant-dernière, etc…), concentrées autour de la 6ème partie, le “Discours en paraboles”, qui sert en quelque sorte de “pivot”. Nous obtenons ainsi le découpage suivant :
- Naissance de Jésus et commencement de sa mission (1 - 4)
- Bénédictions et Discours sur la montagne (5 - 7)
- Manifestations de l’autorité de Jésus et de ses appels (8 - 9)
- Discours sur la mission (10)
- Jésus rejeté par “cette génération” (11 - 12 )
- Discours en paraboles (13)
- Jésus reconnu par ses disciples (14 - 17)
- Discours sur la manière de vivre en communauté de croyants (18)
- De nouveau, Jésus manifeste son autorité et ses appels (19 - 22)
- Proclamation de situations malheureuses et Discours sur la venue définitive du Royaume (23 - 24)
- Passion, mort et résurrection (26 - 28)
Cette présentation fait ressortir que cet Evangile est bien rythmé par 5 grands discours de Jésus, dans lesquels l’auteur a concentré la majeure partie de son enseignement. Les 5 discours ont souvent fait penser aux 5 livres de Moïse de l’Ancien Testament. On dit volontiers que, pour Matthieu, Jésus est le “Nouveau Moïse”.
Avec notre page, nous rejoignons Jésus dans la partie de l’Evangile de Matthieu, au lendemain de l’arrivée de Jésus à Jérusalem et de sa purification du Temple, c’est-à-dire dans la 9ème partie de cet Evangile, selon le découpage proposé ci-dessus.
2. Message
Jésus est entré à Jérusalem dans une grande manifestation d’enthousiasme populaire, puis il a purifié le Temple de ses étalages commerciaux, et s’y est installé, en quelque sorte, pour y annoncer sa Bonne Nouvelle du Salut de Dieu.
Cela gêne beaucoup les autorités Juives, les grands prêtres, et leur entourage, en particulier. Aussi, dès que Jésus est revenu dans le Temple, le lendemain, ils viennent le sommer de leur dire au nom de quelle autorité il a accompli ce geste de purification “prophétique” du Lieu Saint.
Mais Jésus les prend à leur popre piège, et met en évidence leur hypocrisie en leur demandant, à son tour, ce qu’ils pensent de Jean Baptiste, et de sa mission : cet homme, dont le souvenir demeurait prestigieux en Israël, avait-il ou non été envoyé par Dieu ?
Comme les chefs du peuple et les anciens n’ont pas le courage, devant le peuple, de se prononcer contre Jean Baptiste, dont ils n’ont pas cru en la mission, Jésus estime que, dans la mesure où ils ne sont pas davantage disposés à croire en lui, il n’a pas à leur dire au nom de quelle autorité il a agi, et qui l’a envoyé en mission. Bien au contraire, il va les mettre en cause directement par une série de trois paraboles qu’il va prononcer contre eux et l’attitude qu’ils représentent (21, 28 - 22, 15).
3. Decouvertes
La question posée à Jésus est réellement celle de l’origine de son autorité, c’est-à-dire : Dieu ? Béelzéboul ? des hommes ? lui-même ?
En purifiant le Temple (21, 12 - 15) Jésus avait signifié de façon prophétique que le Temple avait perdu la faveur de Dieu, à cause de ceux qui s’y comportaient de façon corrompue, et qui allaient être soumis au jugement de Dieu.
Ensuite, en maudissant un figuier, qui se déssèche sur sa parole parce qu’il ne porte pas de fruits, Jésus a, par une nouvelle action symbolique, inauguré le jugement de Dieu, soit sur Jérusalem toute entière, soit sur les autorités du Temple, en symbolisant ainsi la manifestation de la colère de Dieu.
Alors que les foules reconnaissent Jésus comme prophète, les autorités ne le reconnaissent pas comme tel, pas plus qu’elles n’avaient reconnu le ministère de Jean Baptiste. Donc, si le Temple paraît voué par Jésus à la condamnation, c’est que les autorités sont devenues sourdes à tout message des envoyés de Dieu.
Si bien que, lorsque bientôt Jésus sera condamné à la demande des autorités Juives, ce ne sera pas en raison d’un malentendu, mais suite à un complot d’hommes de mauvaise volonté, qui ne pensent qu’à eux-mêmes et se ferment à toute parole ou tout appel venant de Dieu.
4. Prolongement
La mission de Jésus, même lorsqu’elle touche à sa fin, est toujours située dans le prolongement de celle de Jean Baptiste, dont le ministère nous est rappelé, et mis en perspective, en ce temps de l’Avent, face à celui de Jésus.
A la différence des autorités Juives face à Jean Baptiste et à Jésus, nous devons tout faire pour répondre à l’invitation qui nous est sans cesse offerte par Jésus, de prendre postion pour lui, de façon claire et sans la moindre équivoque. Nous avons ainsi à accueillir sa Parole, son témoignage de foi obéissante, et à imiter ses gestes de miséricorde et l’authenticité de ses comportements, nous souvenant que lui seul a pu lancer une mise en demeure à ses adversaires, par cette question retentissante : “Qui de vous me convaincra de péché” (Jean, 8, 46)?, et que, sans cesse, il nous réinterroge : “Et vous, qui dites-vous que je suis” (Matthieu, 16, 15) ?
Prière
*SEIGNEUR JESUS, C’EST NOTRE CONFIANCE EN TOI QUE TU ATTENDS DE NOUS, C’EST TA FOI ET TON OBEISSANCE AU PERE QUE TU NOUS COMMUNIQUES, C’EST TON ATTITUDE VRAIE, SINCERE ET AUTHENTIQUE EN TOUTES CIRCONSTANCES QUE TU NOUS INVITES A IMITER, C’EST TON ESPRIT SAINT, PORTEUR DE TA MISERICORDE, ET QUI NOUS FAIT GRÂCE, QUE TU AS REPANDU SUR NOUS, POUR QUE NOUS PUISSIONS RECONNAÎTRE QUE C’EST TOI QUI VIS EN NOUS : DONNE-MOI DE ME RENONCER A MOI-MÊME, D’OUVRIR TOUT MON ÊTRE A CETTE VIE AVEC LE PERE, PAR TOI ET DANS L’ESPRIT SAINT, QUE TU ME PROPOSES, ET DE TE SUIVRE TOUJOURS, EN RAYONNANT PARTOUT TA PRESENCE EN MA VIE. AMEN.
16.12.2002.*