📘 Commentaire biblique de l’abbé Léon Hamain
Première lecture : Isaïe 58, 1-14
DU LIVRE D’ISAÏE
Texte
1 Crie à pleine gorge, ne te retiens pas, comme le cor, élève la voix, annonce à mon peuple ses crimes, à la maison de Jacob ses péchés.
2 C’est moi qu’ils recherchent jour après jour, ils désirent connaître mes voies, comme une nation qui a pratiqué la justice, qui n’a pas négligé le droit de son Dieu. Ils s’informent près de moi des lois justes, ils désirent être proches de Dieu.
3 ” Pourquoi avons-nous jeûné sans que tu le voies, nous sommes-nous mortifiés sans que tu le saches ? ” C’est qu’au jour où vous jeûnez, vous traitez des affaires, et vous opprimez tous vos ouvriers.
4 C’est que vous jeûnez pour vous livrer aux querelles et aux disputes, pour frapper du poing méchamment. Vous ne jeûnerez pas comme aujourd’hui, si vous voulez faire entendre votre voix là-haut!
5 Est-ce là le jeûne qui me plaît, le jour où l’homme se mortifie ? Courber la tête comme un jonc, se faire une couche de sac et de cendre, est-ce là ce que tu appelles un jeûne, un jour agréable à Yahvé ?
6 N’est-ce pas plutôt ceci, le jeûne que je préfère : défaire les chaînes injustes, délier les liens du joug; renvoyer libres les opprimés, et briser tous les jougs ?
7 N’est-ce pas partager ton pain avec l’affamé, héberger chez toi les pauvres sans abri, si tu vois un homme nu, le vêtir, ne pas te dérober devant celui qui est ta propre chair ?
8 Alors ta lumière éclatera comme l’aurore, ta blessure se guérira rapidement, ta justice marchera devant toi et la gloire de Yahvé te suivra.
9 Alors tu crieras et Yahvé répondra, tu appelleras, il dira : Me voici! Si tu bannis de chez toi le joug, le geste menaçant et les paroles méchantes,
10 si tu te prives pour l’affamé et si tu rassasies l’opprimé, ta lumière se lèvera dans les ténèbres, et l’obscurité sera pour toi comme le milieu du jour.
11 Yahvé sans cesse te conduira, il te rassasiera dans les lieux arides, il donnera la vigueur à tes os, et tu seras comme un jardin arrosé, comme une source jaillissante dont les eaux ne tarissent pas.
12 On reconstruira, chez toi, les ruines antiques, tu relèveras les fondations des générations passées, on t’appellera Réparateur de brèches, Restaurateur des chemins, pour qu’on puisse habiter.
13 Et si tu t’abstiens de violer le sabbat, de vaquer à tes affaires en mon jour saint, si tu appelles le sabbat ” délices ” et ” vénérable ” le jour saint de Yahvé, si tu l’honores en t’abstenant de voyager, de traiter tes affaires et de tenir des discours,
14 alors tu trouveras tes délices en Yahvé, je te conduirai en triomphe sur les hauteurs du pays; je te nourrirai de l’héritage de ton père Jacob, car la bouche de Yahvé a parlé.
Commentaire
1. Situation
Les chapitres 40 - 66 du Livre d’Isaïe sont attribués à 2 prophètes anonymes, dont l’un est appelé “le 2ème Isaïe”, prophète contemporain de l’exil, dans la seconde moitié du 6ème siècle, et l’autre “le 3ème Isaïe”, qui écrit de Palestine, après le retour d’exil, soit au tournant et dans la 1ère moitié du 5ème siècle. Les chapitres 40 - 55 sont l’oeuvre du 2ème Isaïe, tandis que les chapitres 56 - 66 celle du 3ème Isaïe. Si le 2ème Isaïe nous parle dans un style solennel et lyrique, le 3ème Isaïe, malgré son ton souvent mélancolique, nous brosse de nouvelles visions d’avenir.
Si nous n’avons dans notre Bible qu’un seul Livre d’Isaïe, englobant le 1er Isaïe, le grand prophète du 8ème siècle à Jérusalem, ainsi que ces 2 Prophètes nommés d’après lui, c’est qu’un esprit commun se manifeste avec une certaine continuité dans l’oeuvre de ces 3 hommes, ce qui a poussé un éditeur final à rassembler leurs productions respectives en un seul recueil que nous trouvons aujourd’hui dans nos Bibles.
On pense, en effet, que le 2ème et le 3ème Isaïe appartiennent probablement à une école où l’on relisait et méditait la pensée religieuse du 1er Isaïe, ce géant du prophétisme, en essayant de l’adapter à des circonstances nouvelles, si bien que des éléments importants du 1er Isaïe se retrouvent chez les deux autres prophètes plus tardifs qu’on a ainsi rattachés à son Livre.
L’oeuvre du 3ème Isaïe, dans laquelle nous lisons notre page de ce jour, fait état d’un combat après le retour d ‘exil, pour un Nouveau Temple et et une Nouvelle manière de diriger le peuple d’Israêl. (56, 9 - 59, 21). Dans la suite de son Livre, le Prophète décrira la Nouvelle Jérusalem (60 - 62), présentera les cieux nouveaux et la terre nouvelle (63, 1 - 66, 16), avant de conclure son oeuvre en invitant tous les étrangers à venir à la Maison de Dieu et à s’y sentir chez eux. (66, 17 - 24).
2. Message
Nous nous trouvons ici devant l’un des plus beaux messages que nous ayons sur le jeûne dans l’Ancien Testament. Il s’agit de répondre aux questions suivantes : - le jeûne est-il seulement un acte “cultuel” sans aucune relation avec les autres dimensions de l’existence humaine ? - sert-il seulement à nous construire, à nos propres yeux, une personnalité spirituelle centrée sur nous-mêmes, ou est-ce un signe de disponibilité au Seigneur ? Le prophète n’hésite pas à nous proclamer cette disponibilité qui se manifeste par la pratique des commandements, en particulier les “10” Paroles du Sinaï, avec un accent dominant sur le service des frères. Celui qui jeûne doit libérer ses frères et soeurs, les prendre en charge, les mettre debout.
Celui qui pratique le jeûne selon les indications que Dieu propose ici, par son prophète, pourra alors constater que Dieu est avec lui, et que sa lumière de gloire l’accompagne.
Notons la solennité du message, manifestée par l’appel du Seigneur à son prophète de crier de toutes ses forces que rencontrer Dieu, c’est se tourner vers lui en faisant sa volonté, et non en cherchant, au moins indirectement, à le mettre à notre service. C’est à cette condition que Dieu nous sauvera.
3. Decouvertes
Cette proclamation prophétique (58, 1 - 14) commence sous la forme d’une annonce de jugement (58, 1 - 7), qui se déroule selon tout un processus : - une invitation officielle faite par Dieu à son prophète de dénoncer les péchés du peuple (58, 1), - une mise en accusation du peuple pour sa mauvaise conduite (58, 2 - 5), - un avertissement sur ce qu’attend Dieu comme jeûne authentique (58, 6 - 7).
Ensuite, dans une seconde partie, qui va des versets 8 à 14 du chapitre 58, le prophète annonce la possiblité de salut qui demeure offerte par Dieu à son peuple, si ce dernier entre et marche dans les voies de Dieu : si les fausses manifestations du jeûne sont corrigées, si les riches deviennent “pauvres”, au moins d’intention ou de coeur par leur partage, et se mettent à compter sur Dieu à la façon des pauvres, le Seigneur va leur répondre par la manifestation de sa gloire sous les signes de la lumière et de l’eau vive, et le peuple, de retour d’exil, se trouvera ainsi à même de reconstruire son Temple et sa Ville.
A noter, aux versets 13 - 14, que le sabbat y est également mentionné en plus du jeûne, comme le jour où l’on s’abstient de réaliser affaires et démarches, qui enrichissent et souvent conduisent à une maltraitance des pauvres et des petits.
4. Prolongement
Jésus a généralisé cette attitude, que Dieu demande à propos du jeûne, à toutes les expressions spirituelles :
21 ” Ce n’est pas en me disant : “Seigneur, Seigneur”, qu’on entrera dans le Royaume des Cieux, mais c’est en faisant la volonté de mon Père qui est dans les cieux.
De même Jésus fait remarquer que les dons de Dieu, même les meilleurs, comme la maternité virginale et messianique de Marie, sa Mère, ne portent du fruit que dans la même obéissance à la Parole de Dieu, et à sa volonté :
27 Or il advint, comme il parlait ainsi, qu’une femme éleva la voix du milieu de la foule et lui dit : ” Heureuses les entrailles qui t’ont porté et les seins que tu as sucés ! ”
28 Mais il dit : ” Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et l’observent ! ”
De plus, Jésus a unifié en une seule démarche l’amour de Dieu et l’amour du prochain :
28 Un scribe qui les avait entendus discuter, voyant qu’il leur avait bien répondu, s’avança et lui demanda : ” Quel est le premier de tous les commandements ? ”
29 Jésus répondit : ” Le premier c’est : Écoute, Israël, le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur,
30 et tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force.
31 Voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là. ”
Finalement, dans son discours eschatologique concernant la fin ultime des temps, Jéus, dans une scène où il évoque ce qu’on appelle le “Jugement Dernier”, s’identifie personnellement aux pauvres et aux petits :
34 Alors le Roi dira à ceux de droite : “Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume qui vous a été préparé depuis la fondation du monde.
35 Car j’ai eu faim et vous m’avez donné à manger, j’ai eu soif et vous m’avez donné à boire, j’étais un étranger et vous m’avez accueilli,
36 nu et vous m’avez vêtu, malade et vous m’avez visité, prisonnier et vous êtes venus me voir. ”
37 Alors les justes lui répondront : “Seigneur, quand nous est-il arrivé de te voir affamé et de te nourrir, assoiffé et de te désaltérer,
38 étranger et de t’accueillir, nu et de te vêtir,
39 malade ou prisonnier et de venir te voir ?”
40 Et le Roi leur fera cette réponse : “En vérité je vous le dis, dans la mesure où vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. “
Prière
*Seigneur Jésus, tu as tenu à situer au plus profond de nous-mêmes, ce que tu appelles notre “coeur”, le lieu de ta rencontre, l’endroit où nous décidons de répondre à ton appel, en accueillant, avec une atttiude de pauvreté authentique, qui est la forme de “jeûne” que tu recommandes, le don de ta présence en ton Esprit Saint, par lequel tu nous rends capables de t’imiter dans le service et la prise en charge de tous nos frères et soeurs, selon la “foi qui agit par l’amour” : apprends-moi à sortir de moi-même, de ma tendance à me centrer sur moi, et à tout ramener à moi-même, pour me “livrer”, comme toi, à la volonté du Père, notre Dieu, et participer à son action de partage et de valorisation de tous ceux et de toutes celles que tu me fais rencontrer au fil de mes jours. AMEN.
07.03.2003.*
Deuxième lecture : Luc 5, 27-32
DE L’EVANGILE DE LUC
Texte
27 Après cela il sortit, remarqua un publicain du nom de Lévi assis au bureau de la douane, et il lui dit : ” Suis-moi. “
28 Et, quittant tout et se levant, il le suivait.
29 Lévi lui fit un grand festin dans sa maison, et il y avait une foule nombreuse de publicains et d’autres gens qui se trouvaient à table avec eux.
30 Les Pharisiens et leurs scribes murmuraient et disaient à ses disciples : ” Pourquoi mangez-vous et buvez-vous avec les publicains et les pécheurs ? “
31 Et, prenant la parole, Jésus leur dit : ” Ce ne sont pas les gens en bonne santé qui ont besoin de médecin, mais les malades ;
32 je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs, au repentir. “
Commentaire
1. Situation
Luc est l’auteur d’une oeuvre en deux volumes qui se suivent, et sont écrits pour être lus en suivant : l’Evangile, et les Actes des Apôtres. Luc nous est régulièrement présenté comme disciple et accompagnateur de Paul, bien que nous ne trouvions rien dans son oeuvre des grands thèmes théologiques développés dans les Epîtres de Paul.
Son Evangile se déroule en huit étapes :
-
un Prologue (Luc, 1, 1 - 4) au destinataire de cet Evangile, un certain Théophile, dont nous ne savons rien par ailleurs, Prologue auquel fait écho le Prologue des Actes des Apôtres (Actes, 1, 1 - 5).
-
un résumé de toute la Bonne Nouvelle de Jésus, en qui toutes les promesses de Dieu sont accomplies, autour du thème de son Enfance (Luc, 1, 5 - 2, 52).
-
la préparation de son ministère public (Luc, 3, 1 - 4, 13).
-
le ministère de Jésus en Galilée (Luc, 4, 14 - 9, 50).
-
le voyage de Jésus vers Jérusalem (Luc, 9, 51 - 19, 27).
-
le rejet de Jésus par Jérusalem (Luc, 19, 28 - 21, 38).
-
le dernier repas de Jésus et sa mise au rang des pécheurs dans sa condamnation et son éxécution (Luc, 22, 1 - 23, 56a).
-
la victoire décisive de Jésus, sa promesse de l’Esprit et son ascension (Luc, 23, 56b - 24, 53).
Avec cette page nous rejoignons Jésus dans la grande section de son ministère public en Galilée (4, 14 - 9, 50). Jésus en est encore presqu’à ses débuts dans cette région de la Mer de Galilée. Il est passé à la synagogue de Nazareth un jour de sabbat, a effectué des guérisons à Capharnaüm, et, après une pêche miraculeuse, 4 marins-pêcheurs se sont mis à le suivre en qualité de disciples. Jésus a, ensuite, continué de manifester sa puissance par diverses guérisons, tout en chechant à leur donner leur pleine signification : à travers la santé biologique qu’il rend à ces personnes, il leur apporte le salut total que Dieu propose, et remet même les péchés (4, 14 - 5, 26).
2. Message
Ce passage nous invite à un double regard, l’un sur Jésus, l’autre sur Lévi le publicain, que Jésus appelle, alors qu’il est en plein travail, en lui demandant de le suivre.
Jésus innove de façon radicale en invitant un collecteur d’impôts, au service du pouvoir occupant, et qui se paye lui-même au passage, en augmentant d’autant ce que les “contribuables” ont à payer, un pécheur public, un homme qu’il appartient donc à tous d’éviter, à devenir son disciples, de la même façon qu’il avait , par un geste miraculeux, sollicité les 4 pêcheurs du Lac, André, Simon-Pierre, Jacques et Jean.
De plus, cette démarche à l’égard de Lévi le publicain, Jésus la fait publiquement, en pleine ville. Et, tout aussi publiquement, il participe à un grand festin offert par Lévi, et auquel ont part également un grand nombre de publicains. D’où la contestation des scribes et Pharisiens, scandalisés d’une telle rencontre conviviale de Jésus avec des gens de très mauvaise réputation.
Ce qui nous vaut la réponse, à la fois cinglante, et pleine d’humour, de Jésus, qui définit, on ne peut plus clairement, sa mission comme ouverture à tous les hommes pour les conduire au Royaume de Dieu. Il s’agit pour lui d’aider, de faire avancer tout homme ou toute femme, fussent-ils pécheurs, vers le Règne de Dieu, en se refusant à tout rejet et même à tout jugement non misricordieux. Tel est son appel à la conversion.
Lorsque, se comparant à un médecin qui s’occupe des malades, Jésus précise qu’il n’est pas venu chercher les justes, il ironise. Car, pour lui, comment peut-on être juste si l’on estime que l’on n’a pas besoin de onversion ? Entrer dans la perspective du Règne de Dieu est tout le contraire du repli sur soi, de chercher à se justifier soi-même, de se proclamer “juste”. Cela suppose, en effet, la “pauvreté” du coeur, attitude tout-à-fait opposée, semble-t-il, à celle des scribes et Pharisiens qui contestent ici Jésus.
La réponse de Lévi à cet appel inattendu de Jésus, qui le surprend en plein exercice de sa profession, est totale et immédiate. Il se lève aussitôt, quitte tout, et se met complètement à la disposition de Jésus, il est converti et engagé intérieurement.
3. Decouvertes
Le thème des repas pris ensemble, et celui de la nourriture partagée, prennent une grande importance dans l’Evangile de Luc. S’y manifeste la révélation du désir de Dieu d’accompagner sa création, l’humanité en particulier : ce qui est source de joie, de célébration du salut, et d’amitié.
La présence des scribes et Pharisiens à ce banquet organisé par un publicain, paraît, à vrai dire, incongrue. On les voit mal se souiller ainsi à leurs propres yeux au moment où ils reprochent à Jésus sa proximité de ces mêmes pécheurs publics. Mais elle devient importante pour le message de notre page, dans la mesure où elle permet à Jésus de leur définir sa conception du salut de Dieu offert à toute personne qui s’ouvre avec un coeur pauvre, humble, et en recherche de vérité, à cette proposition, et qui accepte de se laisser transformer dans une démarche de “conversion”, en se tournant ainsi vers Dieu, et son Royaume révélé par Jésus.
4. Prolongement
Ces paroles de Jésus nous confirment dans la certitude que Dieu se penche avec miséricorde sur tous ceux qui acceptent de se tourner vers lui, en se mettant à suivre Jésus dans son engagement personnel total jusqu’à la mort de la croix. L’ouverture du pécheur vers Jésus est du même ordre que la constante référence de Jésus à Dieu, son Père, et notre Père : c’est l’ouverture de l’obéissance de la foi. Regardons comment Jésus l’a vécue, et comment Paul nous nous la propose, comme attitude à recevoir de Dieu :
20 Il y avait là quelques Grecs, de ceux qui montaient pour adorer pendant la fête.
21 Ils s’avancèrent vers Philippe, qui était de Bethsaïde en Galilée, et ils lui firent cette demande : ” Seigneur, nous voulons voir Jésus. ”
22 Philippe vient le dire à André ; André et Philippe viennent le dirent à Jésus.
23 Jésus leur répond : ” Voici venue l’heure où doit être glorifié le Fils de l’homme.
24 En vérité, en vérité, je vous le dis, si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il demeure seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit.
25 Qui aime sa vie la perd ; et qui hait sa vie en ce monde la conservera en vie éternelle.
26 Si quelqu’un me sert, qu’il me suive, et où je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu’un me sert, mon Père l’honorera.
17 Si donc quelqu’un est dans le Christ, c’est une création nouvelle : l’être ancien a disparu, un être nouveau est là.
18 Et le tout vient de Dieu, qui nous a réconciliés avec Lui par le Christ et nous a confié le ministère de la réconciliation.
19 Car c’était Dieu qui dans le Christ se réconciliait le monde, ne tenant plus compte des fautes des hommes, et mettant en nous la parole de la réconciliation
. 2Co 5:20- Nous sommes donc en ambassade pour le Christ ; c’est comme si Dieu exhortait par nous. Nous vous en supplions au nom du Christ : laissez-vous réconcilier avec Dieu.
21 Celui qui n’avait pas connu le péché, Il l’a fait péché pour nous, afin qu’en lui nous devenions justice de Dieu.
Prière
*Seigneur Jésus, nous sommes peut-être encore quelquefois tentés de nous croire justes face à des frères et des soeurs que nous considérerions comme pécheurs, en oubliant que celui qui se découvre totalement démuni, pauvre et incapable de se sauver sans toi, s’ouvre plus facilement à ta Parole et à ton action, que ceux qui défendent leur intégrité comme leur bien personnel : apprends-moi à rejeter toute suffisance, toute satisfaction de moi-même, dans la conviction que seule la grâce de ton Esprit Saint me recrée, me fait renaître, et me saisit gratuitement, sans aucun mérite de ma part. AMEN.
08.03.2003.*