📘 Commentaire biblique de l’abbé Léon Hamain


Première lecture : Genèse 37, 3-28

DU LIVRE DE LA GENESE

Texte

3 Israël aimait Joseph plus que tous ses autres enfants, car il était le fils de sa vieillesse, et il lui fit faire une tunique ornée.
4 Ses frères virent que son père l’aimait plus que tous ses autres fils et ils le prirent en haine, devenus incapables de lui parler amicalement.

12 Ses frères allèrent paître le petit bétail de leur père à Sichem.
13 Israël dit à Joseph : Tes frères ne sont-ils pas au pâturage à Sichem ? Viens, je vais t’envoyer vers eux et il répondit : Je suis prêt.

17 … Joseph partit en quête de ses frères et il les trouva à Dotân.
18 Il l’aperçurent de loin et, avant qu’il n’arrivât près d’eux, ils complotèrent de le faire mourir.
19 Ils se dirent entre eux : Voilà l’homme aux songes qui arrive !
20 Maintenant, venez, tuons-le et jetons-le dans n’importe quelle citerne; nous dirons qu’une bête féroce l’a dévoré. Nous allons voir ce qu’il adviendra de ses songes !
21 Mais Ruben entendit et il le sauva de leurs mains. Il dit : N’attentons pas à sa vie !
22 Ruben leur dit : Ne répandez pas le sang ! Jetez-le dans cette citerne du désert, mais ne portez pas la main sur lui ! C’était pour le sauver de leurs mains et le ramener à son père.
23 Donc, lorsque Joseph arriva près de ses frères, ils le dépouillèrent de sa tunique, la tunique ornée qu’il portait.
24 Ils se saisirent de lui et le jetèrent dans la citerne; c’était une citerne vide, où il n’y avait pas d’eau.
25 Puis ils s’assirent pour manger. Comme ils levaient les yeux, voici qu’ils aperçurent une caravane d’Ismaélites qui venait de Galaad. Leurs chameaux étaient chargés de gomme adragante, de baume et de laudanum, qu’ils allaient livrer en Égypte.
26 Alors Juda dit à ses frères : Quel profit y aurait-il à tuer notre frère et couvrir son sang ?
27 Venez, vendons-le aux Ismaélites, mais ne portons pas la main sur lui : il est notre frère, de la même chair que nous. Et ses frères l’écoutèrent.
28 Or des gens passèrent, des marchands madianites, et ils retirèrent Joseph de la citerne. Ils vendirent Joseph aux Ismaélites pour vingt sicles d’argent et ceux-ci le conduisirent en Égypte.

Commentaire

1. Situation

Le Livre de la Genèse est le premier livre de la Bible, et le premier des 5 livres attribués à la tradition de Moïse, et dont les différents éléments qui le composent se sont additionnés pendant plusieurs siècles jusqu’au temps de la rédaction finale, postérieurement au 6ème siècle, et très probablement après le retour de l’exil Babylonien.

Ce livre nous présente d’abord une histoire des origines des nations, avec la création du monde, ainsi que de l’homme et de la femme, la vie des générations d’avant le Déluge, le Déluge et la repopulation jusqu’au moment de la dispersion, suite à l’orgueil manifesté par les hommes de la grande ville de Babel, avec sa tour (1, 1 - 11, 26).

Nous y lisons, ensuite, dans une seconde grande partie, l’histoire des ancètres d’sraël (11, 27 - 50, 26), qui comprend le cycle d’Abraham et de Sarah (11, 27 - 25, 18), le cycle d’Isaac et Jacob (25, 19 - 36, 43), et, finalement, l’histoire de Joseph (37, 10 - 50, 26).


Les derniers chapitres du Livre de la Genèse nous racontent l’histoire de Joseph, l’un des fils de Jacob. Cette histoire ressemble, dans son genre, à un conte de sagesse, porteur d’un message clair : expliquer le passage en Egypte de la descendance d’Abraham comme un événement concernant la promesse de Dieu à son peuple Israël, et l’accompagnement de ce peuple par le Seigneur. Joseph est ainsi choisi par Dieu, en dépit de la jalousie violente de ses frères, pour faire réussir ce transfert des fils de Jacob, et de leur père, en Egypte.

2. Message

Le cadre de cette belle histoire est la famille de Jacob et de ses 12 fils, ancêtres des 12 tribus d’Israël. Persécuté par ses frères, et vendu comme esclave, Joseph va, avec la faveur de Dieu, être apprécié de tous ceux qui le rencontrent, jusqu’à devenir le bras droit de Pharaon, chargé de la responsabilité d’adminisrer l’Egypte et toutes ses ressources. C’est dans cette situation qu’il pardonnera à ses frères, leur fera comprendre que Dieu s’est servi de leur jalousie et de leur crime à son égard pour réaliser son dessein de salut sur Israël, et rétablira l’unité de cette famille à laquelle la promesse de Dieu à Abraham a été confiée.

3. Decouvertes

Dès sa jeunesse, par ses rêves ou ses songes qui lui annoncent sa réussite future et la position dominante qu’il acquerra par raport à ses frères, Joseph suscite la jalousie de ces derniers, jalousie alimentée également par les faveurs particulières dont il est l’objet de la part de son père Jacob, dont il était le fils tardif de l’épouse préférée, et qui, entre autres choses, lui a fait cadeau d’une tunique précieuse. D’où notre passage de ce jour.

Deux traditions quelque peu différentes, semblent se mélanger dans cette belle histoire : l’une, qui met en scène, en plus de Joseph lui-même, son père appelé Israël, son frère Ruben et des marchands Ismaélites, l’autre, qui laisse à son père son nom de Jacob, fait intervenir Juda et une caravane de Midianites.

On retrouvera respectivement Ruben et Juda à d’autres moments de cette histoire, l’un et l’autre disposés à défendre l’unité et l’intégrité de leur famille, et à essayer d’éviter le pire.

4. Prolongement

Pour nous, Joseph, livré par ses frères, devient annonce de Jésus, rejeté et livré par son peuple, abandonné par les siens, trahi par Judas Iscariote. De même que Joseph reparaît au terme de cette histoire, Jésus va ressurgir, Serviteur de Dieu souffrant, mais victortieux, en sa résurrection pascale et le don de l’Esprit Saint, pour “rassembler dans l’unité dles enfants de Dieu dispersés” (Jean, 11, 49 - 53), et introduire toute l’humanité dans le Règne de Dieu, qu’il nous ouvre définitivement.

Il nous appartient aujourd’hui, en notre qualité d’images du Christ, d’agir en serviteurs de la cause de Dieu, dans une droiture comparable à celle de Joseph, s’exprimant en courage de la vérité, et ren témoignage de la charité, à l’exemple de Jésus.

Comme dans le cas de Joseph, et de Jésus en sa passion, nous ne sommes jamais seuls (Jean, 16, 32). Dieu est avec nous, et nous pouvons compter qu’il nous aidera à toujours avancer dans le sens de son projet sur le monde et sur chacun d’entre nous, allant jusqu’à mettre sur nos lèvres sa Parole, le jour, où, à notre tour, nous serions livrés (Marc, 13, 9 - 13).

Prière

*Seigneur Jésus, lors de ton procès, Pilate avait bien perçu que c’est par jalousie que tu avais été livré par les chefs de ton peuple, et c’est pour cela qu’il nous est rapporté qu’il avait d’abord cherché à te libérer, avant de te condamner par faiblesse et lâcheté, à une mort infâme, dont tu es sorti glorieux par la puissance de ta résurrection, après avoir pris sur toi, le suprême innocent, toutes les misères, et tous les péchés de l’humanité, réalisant ainsi le salut de Dieu, que tu accordes désormais par ta grâce et le don de l’Esprit Saint, à tous ceux qui te reconnaissent Seigneur et te suivent dans la foi : partage-moi ton souci de témoigner sans cesse de la Vérité de Dieu, dont tu as révélé que sa proclamation était le seul but de ta mission, aide-moi à mieux percevoir que cette Vérité conduit à la Lumière, parce qu’elle transmet le mystère du pardon, de la miséricorde, et une qualité d’amour, au-delà de tout ce que je puis imaginer, du fait qu’elle n’appartient qu’à Dieu, qui, par toi, me demande de la manifester chaque jour au coeur de ce monde, comme seul moyen de construire et d’unifier toutes les communautés de tes disciples. AMEN.

21.03.2003.*

Évangile : Matthieu 21, 33-46

DE L’EVANGILE DE MATTHIEU

Texte

33 ” Écoutez une autre parabole. Un homme était propriétaire, et il planta une vigne ; il l’entoura d’une clôture, y creusa un pressoir et y bâtit une tour ; puis il la loua à des vignerons et partit en voyage.
34 Quand approcha le moment des fruits, il envoya ses serviteurs aux vignerons pour en recevoir les fruits.
35 Mais les vignerons se saisirent de ses serviteurs, battirent l’un, tuèrent l’autre, en lapidèrent un troisième.
36 De nouveau il envoya d’autres serviteurs, plus nombreux que les premiers, et ils les traitèrent de même.
37 Finalement il leur envoya son fils, en se disant : “Ils respecteront mon fils. “
38 Mais les vignerons, en voyant le fils, se dirent par-devers eux : “Celui-ci est l’héritier : venez ! tuons-le, que nous ayons son héritage. “
39 Et, le saisissant, ils le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent.
40 Lors donc que viendra le maître de la vigne, que fera-t-il à ces vignerons-là ? “
41 Ils lui disent : ” Il fera misérablement périr ces misérables, et il louera la vigne à d’autres vignerons, qui lui en livreront les fruits en leur temps. “
42 Jésus leur dit : ” N’avez-vous jamais lu dans les Écritures : La pierre qu’avaient rejetée les bâtisseurs c’est elle qui est devenue pierre de faîte ; c’est là l’œuvre du Seigneur et elle est admirable à nos yeux ?
43 ” Aussi, je vous le dis : le Royaume de Dieu vous sera retiré pour être confié à un peuple qui lui fera produire ses fruits “
[
44 ].
45 Les grands prêtres et les Pharisiens, en entendant ses paraboles, comprirent bien qu’il les visait.
46 Mais, tout en cherchant à l’arrêter, ils eurent peur des foules, car elles le tenaient pour un prophète.

Commentaire

1. Situation

Cet Evangile, qui reprend beaucoup de passages de l’Evangile de Marc (qui avait été écrit vers 65), mais en y ajoutant des éléments qu’il partage en grande partie avec Luc, a été très probablement rédigé entre les années 85 et 90.

A parcourir tout ce Livre, on peut se demander s’il a été composé pour des chrétiens d’origine Juive (Judéochrétiens), ou pour des chrétiens d’origine païenne, ou encore pour les deux. Néanmoins, même s’il a été d’abord écrit pour confirmer une communauté Judéochrétienne dans sa découverte de la Bonne Nouvelle de Jésus, cet Evangile est ouvert également à la mission universelle auprès des païens, et il se termine par un envoi en mission par le Christ ressuscité, avec ces paroles : “allez, de toutes les nations, faites des disciples” (28, 18).

On peut diviser cet Evangile en 11 parties, qui se répondent en sens inverse (la 1ère correspondant à la dernière, la 2ème, à l’avant-dernière, etc…), concentrées autour de la 6ème partie, le “Discours en paraboles”, qui sert en quelque sorte de “pivot”. Nous obtenons ainsi le découpage suivant :

  • Naissance de Jésus et commencement de sa mission (1 - 4)
  • Bénédictions et Discours sur la montagne (5 - 7)
  • Manifestations de l’autorité de Jésus et de ses appels (8 - 9)
  • Discours sur la mission (10)
  • Jésus rejeté par “cette génération” (11 - 12 )
  • Discours en paraboles (13)
  • Jésus reconnu par ses disciples (14 - 17)
  • Discours sur la manière de vivre en communauté de croyants (18)
  • De nouveau, Jésus manifeste son autorité et ses appels (19 - 22)
  • Proclamation de situations malheureuses et Discours sur la venue définitive du Royaume (23 - 24)
  • Passion, mort et résurrection (26 - 28)

Cette présentation fait ressortir que cet Evangile est bien rythmé par 5 grands discours de Jésus, dans lesquels l’auteur a concentré la majeure partie de son enseignement. Les 5 discours ont souvent fait penser aux 5 livres de Moïse de l’Ancien Testament. On dit volontiers que, pour Matthieu, Jésus est le “Nouveau Moïse”.


Avec cette page, nous retrouvons Jésus situé dans cet Evangile de Matthieu dans la série de récits qui sépare le 4ème et le 5ème Grands Discours (19 - 22). Parmi les événements récents qui marquent cet ensemble, constatons que Jésus est maintenant bien entré à Jérusalem de manière triomphale, qu’il a purifié le Temple, et qu’il prêche sa Bonne Nouvelle du Royaume de Dieu, tout en étant contesté dans son enseignement. Enseignement dont il se sert justement pour répondre à cette opposition qu’il rencontre : c’est ainsi qu’il vient de proposer 2 paraboles, juste avant cette page, celle des deux fils, et celle du festin des noces. Il va ensuite moduler son enseignement à travers les réponses qu’il va toujours apporter à des contestations nouvelles de ses adversaires, qui vont lui poser des questions de plus en plus perfides et agressives.

2. Message

En cette parabole, Jésus nous déroule l’histoire d’une infidélité croissante de personnes auxquelles une mission avait été confiée. Ces gens ne respectent pas les conditions qui leur avaient été posées, et se mettent à agir pour eux-mêmes, dans leur unique intérêt, s’attribuant d’abord les produits de la vigne qui revenaient au propriétaire qui les avait embauchés, puis n’hésitant pas à prendre tous les moyens pour atteindre leurs fins. Ce qui les conduit au meurtre des envoyés du maître de la vigne, puis du fils et héritier du propriétaire, dans le but de s’accaparer le champ de vigne dont ils n’étaient que les tenanciers.

A mesure que le récit avance, il apparaît que c’est bien toute l’histoire d’Israël qui nous est ici brossée. Ce que Jésus confirme quand il interroge ses auditeurs sur la réaction probable du maître de la vigne : ce dernier va exercer le jugement à l’égard de ces serviteurs infidèles, meurtriers et voleurs, et les remplacera par une nouvelle équipe.

En citant le psaume 118 sur la pierre rejetée par les bâtisseurs qui devient pierre angulaire, et en annonçant à ses auditeurs contestataires que le Royaume de Dieu leur sera enlevé pour être donné à un peuple qui lui fera produire son fruit, Jésus se présente, de fait, comme cette pierre rejetée qui devient pierre d’angle d’un nouveau peuple, et donc comme le fils-héritier de la parabole qu’il vient de citer.

Lorsque les chefs des prêtres et les Pharisiens se sentent directement visés par cette parabole de Jésus, et celles qui l’ont précédée, et cherchent à arrêter Jésus, il devient parfaitement clair qu’à travers cette parabole, c’est le rejet même de Jésus, le “Fils” envoyé par Dieu, par les responsables de son peuple, qui est ici directement visé, et situé dans la ligne de toutes les infidélités antérieures d’Israël.

3. Decouvertes

Cette parabole est en fait une allégorie sur un manque de fidélité, et un jugement. Parler d’allégorie ne veut pas dire pour autant que la situation évoquée n’est pas vraie, ni qu’absolument tout détail de ce récit est porteur d’une sens symbolique. Seuls les principaux éléments du récit ont cette dimension : la vigne désigne Israël, le propriétaire, c’est Yahvé-Dieu, les vignerons représentent les responsables religieux du peuple, le produit de la vigne, c’est ce que Dieu attend de son peuple, en raison de l’Alliance conclue, les émissaires sont les prophètes de l’Ancien Testament qui furent persécutés ou tués, le fils-héritier, rejeté et assassiné, est la figure de Jésus, le châtiment pourrait indiquer la ruine de Jérusalem, et les nouveaux vignerons représentent les disciples de Jésus et l’Eglise, Israël-Nouveau.

Cette parabole et son interprétation combinent une tradition de rejet des prophètes et la métaphore d’Israël présenté sous l’image de la “vigne” du Seigneur (Isaïe, 5, 2). Ce qui est nouveau ici, c’est la jonction de ces deux traditions pour présenter le mystère du rejet et de la victoire subséquente de Jésus en sa mort-résurrection. Dans cette perspective, le rejet de Jésus se situerait comme le sommet de toutes les rébellions d’Israël contre Dieu.

Cette page ne concerne en aucune façon le rejet des Juifs par Dieu, ni l’accueil de Jésus par les païens. Seuls les responsables Juifs du temps de Jésus sont ici identifiés. Jésus ne s’oppose pas ici au peuple d’Israël, mais aux seuls responsables du peuple. Ce sont eux qui sont concernés par le “Jugement”. C’est de leurs mains que le Royaume sera enlevé pour être donné aux disciples de Jésus, et tous ceux qui les rejoindront pour devenir l’Eglise des Juifs et des païens.

4. Prolongement

Notre situation de croyants d’après la résurrection de Jésus et qui avons reçu l’Esprit du Seigneur, c’est d’être fondés sur le seul Christ Jésus, et construits sur lui :

20 Car la construction que vous êtes a pour fondation les apôtres et prophètes, et pour pierre d’angle le Christ Jésus lui-même.

21 En lui toute construction s’ajuste et grandit en un temple saint, dans le Seigneur ;

22 en lui, vous aussi, vous êtes intégrés à la construction pour devenir une demeure de Dieu, dans l’Esprit.

Jésus a d’ailleurs précisé que si nous écoutons sa Parole et la mettons en pratique, nous bâtissons notre existence sur le roc de la solidité de Jésus et de Dieu :

24 ” Ainsi, quiconque écoute ces pare-les que je viens de dire et les met en pratique, peut se comparer à un homme avisé qui a bâti sa maison sur le roc.

25 La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et se sont déchaînés contre cette maison, et elle n’a pas croulé : c’est qu’elle avait été fondée sur le roc.

26 Et quiconque entend ces paroles que je viens de dire et ne les met pas en pratique, peut se comparer à un homme insensé qui a bâti sa maison sur le sable.

27 La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et se sont rués sur cette maison, et elle s’est écroulée. Et grande a été sa ruine ! ”

De même, en tant que disciples de Jésus, nous sommes, par lui, envoyés en mission, mais pour construire sur le seul fondement qu’il est, par sa Parole, et par le “OUI” de son engagement qui nous sauve :

10 Selon la grâce de Dieu qui m’a été accordée, tel un bon architecte, j’ai posé le fondement. Un autre bâtit dessus. Mais que chacun prenne garde à la manière dont il y bâtit.

11 De fondement, en effet, nul n’en peut poser d’autre que celui qui s’y trouve, c’est-à-dire Jésus Christ.

12 Que si sur ce fondement on bâtit avec de l’or, de l’argent, des pierres précieuses, du bois, du foin, de la paille,

13 l’œuvre de chacun deviendra manifeste ; le Jour, en effet, la fera connaître, car il doit se révéler dans le feu, et c’est ce feu qui éprouvera la qualité de l’œuvre de chacun.

14 Si l’œuvre bâtie sur le fondement subsiste, l’ouvrier recevra une récompense ;

15 si son œuvre est consumée, il en subira la perte ; quant à lui, il sera sauvé, mais comme à travers le feu.

Prière

*Seigneur Jésus, tu te présentes et te définis comme le Rocher qui nous sauve, présence de Dieu au milieu de nous avec toute la puissance de son salut, et toute sa force de vie, que tu nous communiques, à la fois comme transformation et reconstruction de notre être profond à ton image, ainsi que dans le partage de ta condition de fils et d’héritier, et comme la responsabilité de rendre visible ton unique mission, pour qu’elle atteigne tous les contemporains de notre histoire, à travers notre proclamation de ton Evangile, et le témoignage de notre engagement de disciples reproduisant ton image dans toutes les circonstances de notre vie : approfondis en moi la conscience de ce don de renouvellement intérieur total, et de cet envoi vers les hommes et les femmes de ce temps, pour les inviter à te rencontrer, et à te suivre, aujourd’hui et demain. AMEN.

21.03.2003.*


La Bible commentée · Liturgie du jour