📘 Commentaire biblique de l’abbé Léon Hamain
Première lecture : Deutéronome 4, 1-9
DU LIVRE DU DEUTERONOME
Texte
1 Et maintenant, Israël, écoute les lois et les coutumes que je vous enseigne aujourd’hui pour que vous les mettiez en pratique : afin que vous viviez, et que vous entriez, pour en prendre possession, dans le pays que vous donne Yahvé le Dieu de vos pères.
…
5 Vois ! comme Yahvé mon Dieu me l’a ordonné, je vous ai enseigné des lois et des coutumes, pour que vous les mettiez en pratique dans le pays dont vous allez prendre possession.
6 Gardez-les et mettez-les en pratique, ainsi serez-vous sages et avisés aux yeux des peuples. Quand ceux-ci auront connaissance de toutes ces lois, ils s’écrieront : ” Il n’y a qu’un peuple sage et avisé, c’est cette grande nation ! “
7 Quelle est en effet la grande nation dont les dieux se fassent aussi proches que Yahvé notre Dieu l’est pour nous chaque fois que nous l’invoquons ?
8 Et quelle est la grande nation dont les lois et coutumes soient aussi justes que toute cette Loi que je vous prescris aujourd’hui ?
9 Mais prends garde ! Garde bien ta vie, ne va pas oublier ces choses que tes yeux ont vues, ni les laisser, en aucun jour de ta vie, sortir de ton cœur ; enseigne-les au contraire à tes fils et aux fils de tes fils.
Commentaire
1. Situation
Le Deutéronome est le 5ème et le dernier des 5 premiers livres de l’Ancien Testament, série connue sous le nom de Pentateuque ou encore appelée la Torah (Loi). Ce Livre, comme ceux qui le précèdent, est attribué à Moïse, c’est-à-dire qu’il reprend des traditions qui remonteraient jusqu’à lui.
En sa forme actuelle, ce Livre a été composé au terme de toute une évolution. Au-delà des différentes théories qui s’opposent sur la genèse et la composition de ce Livre, on s’accorde toutefois à penser qu’il est une relecture du Livre de la Loi trouvé dans le Temple à l’époque de Jérémie et sous le règne de Josias en Juda. (2 Rois, 22, 3 - 10). A cette époque se mettait en route un mouvement de réforme religieuse, qui se manifeste à travers le courant, ou l’école dite “Deutéronomiste”, à laquelle on doit, outre l’essentiel de ce Livre, une part importante de la composition des Livres de Josué, des Juges, de Samuel et des Rois, ensemble qu’on appelle “les premiers prophètes”. Ce mouvement réformiste, qui commence au 7ème siècle, marquera l’histoire d’Israël au moins pendant 2 siècles.
Ce Livre du Deutéronome consiste surtout en 3 discours de Moïse, dont les 2 premiers se suivent (1,1 - 4, 49 et 5, 1 - 11, 32). Une relecture de la Loi (12, 1 - 26, 15), suivie d’une conclusion où les 2 parties concernées s’engagent à en faire la base de leur relation (26, 16 - 28, 69), sépare ces 2 premiers discours du 3ème discours de Moïse (29, 1 - 30, 20). Une dernière partie nous donne les dernières volontés de Moïse, son testament, et nous raconte sa mort (31, 1 - 34, 12).
Ce passage est extrait du 1er de ces discours attribués à Moïse.
2. Message
La “Loi” est, dans l’Ancien Testament, un don de Dieu, un des éléments fondamentaux de l’Alliance qu’il conclut avec son peuple Israël, peuple qu’il accompagne dans son histoire, parce qu’il s’en est rendu proche de façon vraiment unique.
La valeur de cette Loi vient donc de son origine, de la grandeur de Dieu qui nous la donne.
La beauté de cette Loi reflète la qualité de vie que Dieu transmet à son peuple, peuple dont tous les membres sont appelés à transmettre, à leur tour, cette Loi à leurs descendants.
Recevoir cette Loi, c’est désormais vivre à partir de Dieu, et témoigner, devant tous les peuples, de la grandeur du Dieu Vivant d’Israël, par un comportement rayonnant de vie et de sagesse.
3. Decouvertes
La Loi de Dieu est donc un “chemin de vie” qui est offert aux croyants pour se mettre debout, libérés, pour une existence de qualité, remplie d’une sagesse qui les fait témoigner de Dieu.
En effet, les 10 “commandements” ou 10 “Paroles” du Sinaï sont des balises nécessaires qui permettent à toutes les attitudes d’amour, de miséricorde, et de solidarité, de s’exprimer en vérité, attitudes qui seraint vaines et fausses si elles ne supposaient pas le préalable de la mise en pratique de ces 10 “Paroles”.
La pratique de cette Loi est, en effet, un témoignage d’une expérience de la rencontre du Dieu libérateur d’Israël par son peuple. Oublier qu’il en est ainsi risque de conduire à un détournement de cette Loi en instrument de pouvoir, de domination, de réduction des autres à la soumission.
Vivre selon cette Loi, c’est reconnaître le don de Dieu dans sa dimension d’amour gratuit.
La désignation d’Israêl comme une “grande nation” aux versets 6 - 8 rappelle des affirmations que l’on trouve également en Genèse, 12, 2 (voir aussi Deutéronome, 1, 10). L’admiration des autres peuples pour Israël, indiquée ici en raison de cette Loi, se transformera en surprise et en étonnement s’il leur arrive de constater l’infidélité du peuple et ses conséquences catastrophiques, comme nous pouvons le lire en Deutéronome, 29, 24 - 28.
4. Prolongement
Selon la version de l’Evangile de Matthieu, écrit pour des Juifs devenus chrétiens, et qui, après avoir pu continuer de participer au culte Juif, s’en sont vus finalement exclus, Jésus annonce qu’il est venu, non pas abolir, mais accomplir, la Loi revitalisée par la prédication des Prophètes. Cependant, après une telle proclamation, il propose toute une série de dépassements de cette Loi, dans une exigence de vérité et d’amour, qui doit toujours grandir en nous, si nous vivons en disciples, dans la foi qui agit par l’amour (Matthieu, 5, 17 - 48 et Galates, 5, 6).
Jésus a reproché aux Scribes et Pharisiens de compliquer cette Loi de nombreuses prescriptions inutiles, et de l’imposer aus autres comme un lourd fardeau, alors qu’ils ne l’appliquaient pas eux-mêmes dans leur propre vie (Matthieu 23, 1 - 35), et savaient parfois la déformer, au nom de leur intérêt (Marc, 7, 6 - 13).
Comme nous ne sommes pas sauvés par la pratique de cette Loi, si belle soit-elle, mais par l’engagement d’obéissance de Jésus jusqu’en sa mort-résurrection, qui nous apporte la grâce entièrement gratuite du salut, la pratique de cette Loi, résumée dans l’amour de Dieu auquel l’on obéit, et qui devient, de ce fait, amour du prochain, n’est pas à considérer comme source de mérite, mais “signe” que nous avons reçu, dans l’Esprit Saint, la capacité de porter du fruit (Galates, 5, 22 - 25), c’est-à-dire de vivre à la façon, et dans l’imitation, de Jésus lui-même (voir Ephésiens, 2, 4 - 10; Romains, 3, 21 - 28; Marc, 12, 28 - 33; Jean, 13, 34 - 35).
Prière
*Seigneur Jésus, heureux sommes-nous, nous as-tu dit, si nous écoutons, et gardons ta Parole, car, dans la mesure où nous la mettons en pratique, vivant comme toi selon la volonté du Père, et en recevant ton amour, pour le transmettre, comme tu l’as reçu du Père et nous l’as communiqué, nous construisons notre existence sur le Roc de ton obéissance, qui, dans l’Esprit Saint, devient solidité de notre foi, qui rayonne ta grâce reçue dans toutes les nuances de nos comportements de charité à l’égard de tous nos frères et soeurs : donne-moi de reconnaître les merveilles du don que Dieu nous a fait en ta mission de libération, de réconciliation, de paix, qui change radicalement notre coeur, afin de vivre à tout instant en me laissant re-saisir et conduire par ton Esprit Saint, qui réalise ta présence vivante de Ressuscité en moi. AMEN.
26.03.2003.*
Évangile : Matthieu 5, 17-20
DE L’EVANGILE DE MATTHIEU
Texte
17 ” N’allez pas croire que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir.
18 Car je vous le dis, en vérité : avant que ne passent le ciel et la terre, pas un i, pas un point sur l’i, ne passera de la Loi, que tout ne soit réalisé.
19 Celui donc qui violera l’un de ces moindres préceptes, et enseignera aux autres à faire de même, sera tenu pour le moindre dans le Royaume des Cieux ; au contraire, celui qui les exécutera et les enseignera, celui-là sera tenu pour grand dans le Royaume des Cieux.
20 ” Car je vous le dis : si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des Pharisiens, vous n’entrerez pas dans le Royaume des Cieux.
Commentaire
1. Situation
Cet Evangile, qui reprend beaucoup de passages de l’Evangile de Marc (qui avait été écrit vers 65), mais en y ajoutant des éléments qu’il partage en grande partie avec Luc, a été très probablement rédigé entre les années 85 et 90.
A parcourir tout ce Livre, on peut se demander s’il a été composé pour des chrétiens d’origine Juive (Judéochrétiens), ou pour des chrétiens d’origine païenne, ou encore pour les deux. Néanmoins, même s’il a été d’abord écrit pour confirmer une communauté Judéochrétienne dans sa découverte de la Bonne Nouvelle de Jésus, cet Evangile est ouvert également à la mission universelle auprès des païens, et il se termine par un envoi en mission par le Christ ressuscité, avec ces paroles : “allez, de toutes les nations, faites des disciples” (28, 18).
On peut diviser cet Evangile en 11 parties, qui se répondent en sens inverse (la 1ère correspondant à la dernière, la 2ème, à l’avant-dernière, etc…), concentrées autour de la 6ème partie, le “Discours en paraboles”, qui sert en quelque sorte de “pivot”. Nous obtenons ainsi le découpage suivant :
- Naissance de Jésus et commencement de sa mission (1 - 4)
- Bénédictions et Discours sur la montagne (5 - 7)
- Manifestations de l’autorité de Jésus et de ses appels (8 - 9)
- Discours sur la mission (10)
- Jésus rejeté par “cette génération” (11 - 12 )
- Discours en paraboles (13)
- Jésus reconnu par ses disciples (14 - 17)
- Discours sur la manière de vivre en communauté de croyants (18)
- De nouveau, Jésus manifeste son autorité et ses appels (19 - 22)
- Proclamation de situations malheureuses et Discours sur la venue définitive du Royaume (23 - 24)
- Passion, mort et résurrection (26 - 28)
Cette présentation fait ressortir que cet Evangile est bien rythmé par 5 grands discours de Jésus, dans lesquels l’auteur a concentré la majeure partie de son enseignement. Les 5 discours ont souvent fait penser aux 5 livres de Moïse de l’Ancien Testament. On dit volontiers que, pour Matthieu, Jésus est le “Nouveau Moïse”.
Cette page se situe dans la 2ème section de cet Evangile, et fait partie du 1er grand discours de Jésus, le Discours sur la montagne, qui nous présente la charte du Royaume de Dieu (4,23 - 7, 29). Après y avoir défini le terme à atteindre par les croyants dans les Béatitudes, recherche qui fait des croyants la “saveur” et la “lumière” du monde (4, 23 - 5, 16), Jésus se lance dans la définition d’une nouvelle manière de vivre, ou “éthique”, dont il pose les principes dans les versets de notre lecture, avant de nous en découvrir tout le dynamisme d’exigence croissante dans 6 dépassements qu’il nous propose ensuite, à la fois pour alimenter notre méditation, et pour purifier tous nos comportements et engagements (5, 17 - 48).
2. Message
Notre page ne peut donc s’interpréter sans être vue comme ouverture aux 6 dépassements qui la suivent, et auxquels elle sert de base et d’introduction.
Jésus y déclare très nettement qu’il n’est pas venu abolir les préceptes contenus dans la Loi de Moïse (la Torah), ainsi que dans la prédication des Prophètes. Il fait ainsi référence à deux séries très importantes de textes Bibliques de l’Ancien Testament, c’est à dire aux trois quarts environ de la Bible Juive. Mais c’est à l’affirmation suivante, présentée de façon “positive” qu’il faut surtout nous arrêter : Jésus est venu pour accomplir. Ce qui nous invite à regarder en avant, vers l’avenir, sans détruire le passé, mais en nous appuyant sur lui, pour aller plus loin.
Selon l’Evangile de Matthieu, Jésus ne rejette donc pas la tradtion éthique qui vient des origines, et principalement de l’époque de Moîse, et il ne veut en rien détourner ses disciples des exigences, même parfois minimes, de la Loi. Cependant, notre page sert de prélude à la proclamation - pivot du verset 20 qui la suit immédiatement, et dans lequel Jésus demande à ceux qui le suivent, sous peine de ne pas entrer dans le Royaume des cieux, de dépasser la “justice”, ou rectitude, des scribes et des Pharisiens, ces hommes d’Israël qui étaient alors les plus farouches défenseurs d’une application stricte et minutieuse de la Loi. Ce qui veut dire que les 6 dépassements, que va ensuite proposer Jésus, vont aller beaucoup plus loin dans l’exigence d’obéissance à Dieu que les préceptes de la Loi de Moïse elle-même.
Si donc Jésus crée ici une tension entre sa Parole et son enseignement, d’une part, et la Loi de Moïse, d’autre part, c’est justement lorsqu’il fait comprendre à ses auditeurs qu’il veut les conduire à une qualité et une exigence de vie qui se situent bien au delà de ce qu’ils seraient appelés à vivre s’ils en restaient à la Loi de Moïse.
Dans cette perspective et ce contexte, il aurait donc été totalement illogique de la part de Jésus, selon son expression dans l’Evangile de Matthieu, de laisser croire un instant qu’il fallait abandonner la Loi de Moïse, ou même la traiter à la légère, pour le suivre. De plus, en faisant référence aux Prophètes de l’Ancien Testament, Jésus poursuit, mais en le poussant beaucoup plus avant, le dynamisme de croissance dans l’exigence de fidélité au dessein de Dieu, qu’ils avaient sans cesse proclamé.
3. Decouvertes
Il faut savoir que ces versets figurent parmi les plus controversés de tout l’Evangile de Matthieu, et que, de ce fait, leur interprétation est sujette à de nombreuses variations et contradictions. La difficulté vient de ce que Jésus maintient ici, selon Matthieu, la validité de la Loi Juive, ce qui contredit directement les affirmations de Paul en Galates 2, 15 - 16, et en Romains 3, 21 - 31, contradiction que ne peuvent tolérer ceux qui cherchent un enseignement totalement unifié en tous points dans cette bibliothèque de Livres qu’est le Nouveau Testament. Sans compter que les textes invoqués de Paul sont pratiquement de 40 ans antérieurs à la composition de l’Evangile de Matthieu. D’où la question que posent certains : assisterait-on, dans la présentation des paroles de Jésus selon Matthieu, à une régression, voire à un affaiblissement des positions plus radicales de Jésus ?
De plus, depuis quelque 2000 ans, aucune tradition écclésiale n’a demandé, au cours de cette longue période, l’observance des 613 préceptes de la Loi dans l’Ancien Testament. On en a retenu simplement les commandements éthiques du Décalogue, ainsi que le commandement d’aimer Dieu de tout son coeur et son prochain comme soi-même (que Jésus avait fortement valorisé lui-même dans son enseignement), sans conserver les autres préceptes concernant les rites, cérémonies et célébrations du culte rendu à Dieu.
N’oublions pas non plus que Jésus lui-même a été accusé (et c’est une des raisons importantes de sa condamnation et de son rejet par Israël) de ne pas respecter la Loi en matière de rites de purification, de non-fréquentation des publicains, pécheurs publics et prostituées, et qu’il a toujours maintenu, contre tous ses adversaires, son interprétation ouverte du précepte de l’observance du sabbat, qui, selon lui est faite pour l’homme, et non l’inverse. De même, pourrait-on ajouter, que toute la Loi.
Il nous faut accepter que divers auteurs du Nouveau Testament aient eu des approches différentes dans leur relation des gestes et Paroles de Jésus, compte-tenu, souvent, des destinataires à qui ils voulaient s’sdresser en leurs écrits. Il nous faut donc lire Matthieu, dans son texte et son contexte. Il écrit son Evangile pour une communauté où se trouvent encore de nombreux Judéo-chrétiens, qui n’ont plus, à cette époque, la possiblité d’exprimer leur dimension “Juive” dans leur ralliement à Jésus Sauveur, puisqu’ils ont été exclus de la synagogue. Matthieu tient à leur montrer que l’Evangile de Jésus reste bien dans la continuité de l’Ancien Testament, tout en l’accomplissement dans une avancée très significative et radicale. Ainsi ces chrétiens sont-ils bien totalement chez eux dans l’Eglise de Jésus, même s’ils sont coupés de leurs attaches Juives.
4. Prolongement
L’exigence de Dieu, qui nous vient de lui par Jésus, et nous conduit à lui, toujours par Jésus, dans l’Esprit, ne connaît pas de limites. En plus des grands dépassements qu’il nous invite à faire, lorsqu’il nous demande, par exemple, l’amour des ennemis, Jésus va jusqu’à nous dire : “Soyez parfaits, comme votre Père céleste est parfait” (5, 43 - 48). Dans une telle perspective, les commandements de la Torah visant la qualité éthique de notre existence face à Dieu, face aux autres, et face à nous-mêmes, demeurent une base nécessaire. Même si, en définitive, nous ramenons tout, comme l’a dit Jésus lui-même, à un seul commandement, celui d’aimer Dieu et son prochain (Matthieu, 22, 37 - 40), ce commandement unique, au nom même de son authenticité, contient toujours tout l’essentiel du Décalogue, qui s’y trouve repris et résumé.
Cela signifie que nous ne pouvons grandir dans une vie d’amour selon Dieu, de façon véritable et authentique, sans pratiquer ces préceptes de base qui sont le point de départ d’une exigence toujours croissante, en matière de vérité, d’amour et de pardon. Notre seule référence est l’imitation de Dieu, dans una attitude qui reprend et assume les paroles et les gestes de Jésus, cette imitation nous conduisant toujours au-delà de nous-mêmes.
Paul, dans le même sens, a écrit à deux reprises, que l’amour du prochain accomplit toute la Loi (Galates, 5, 14 et Romains, 13, 8 -10).
Prière
*Seigneur Jésus, tu nous demandes sans cesse d’être vrais et authentiques face à Dieu et tous nos frères et soeurs en humanité, et, dans le même temps, tu nous appelles à une croissance perpétuelle et dynamique dans l’exigence de la vérité et de l’amour, à la façon de Dieu, en qui amour et vérité se rencontrent : aide-moi à ne jamais fermer les yeux sur les fondements de ces exigences que tu nous proposes, à ne jamais me dispenser des petites et simples obligations de service et de rectitude, qui jalonnent mon parcours de chaque jour, au nom de valeurs que j’estimerais plus profondes, ou plus élevées, mais que je ne saurais atteindre sans une attitude d’obéissance de chaque instant dans le détail de ma vie quotidienne. AMEN.
06.03.2002.*