📘 Commentaire biblique de l’abbé Léon Hamain


Première lecture : Isaïe 49, 8-15

DU PROPHETE ISAÏE

Texte

8 Ainsi parle Yahvé : Au temps de la faveur je t’ai exaucé, au jour du salut je t’ai secouru. Je t’ai façonné et j’ai fait de toi l’alliance d’un peuple pour relever le pays, pour restituer les héritages dévastés,
9 pour dire aux captifs : ” Sortez ”, à ceux qui sont dans les ténèbres : ” Montrez-vous. ” Ils paîtront le long des chemins, sur tous les monts chauves ils auront un pâturage.
10 Ils n’auront plus faim ni soif, ils ne souffriront pas du vent brûlant ni du soleil, car celui qui les prend en pitié les conduira, il les mènera vers les eaux jaillissantes.
11 De toutes mes montagnes je ferai un chemin et mes routes seront relevées.
12 Les voici, ils viennent de loin, ceux-ci du Nord et de l’Occident, et ceux-là du pays de Sînîm.
13 Cieux, criez de joie, terre exulte, que les montagnes poussent des cris, car Yahvé a consolé son peuple, il prend en pitié ses affligés.
14 Sion avait dit : ” Yahvé m’a abandonnée; le Seigneur m’a oubliée. “
15 Une femme oublie-t-elle son petit enfant, est-elle sans pitié pour le fils de ses entrailles ? Même si les femmes oubliaient, moi, je ne t’oublierai pas.

Commentaire

1. Situation

Selon une hypothèse généralement admise depuis quelques décennies, mais qui se trouve désormais assez fortement contestée, les chapitres 40 - 55 du Livre d’Isaïe nous retraceraient la prédication, vers la fin de l’exil Babylonien, d’un prophète anonyme, connu sous le nom du “2ème Prophète Isaïe”, du fait qu’il semble appartenir à une école de pensée qui relit, médite et adpate à des temps nouveaux l’oeuvre du grand Prophète Isaïe, qui, lui, avait vécu au 8ème siècle.

Avec quelques chapitres attribués - toujours selon la même hypothèse - à celui qu’on appelle le “3ème Prophète Isaïe” (Isaîe, 56 - 66), qui aurait vécu sa mission quelques décennies plus tard, juste après le retour d’exil, en Palestine, l’oeuvre du “2ème Isaïe” aurait été, par la suite, jointe à celle du “1er Isaïe” (Isaïe, 1 - 39) pour constituer notre Livre Biblique d’Isaïe (Isaïe, 1 - 66).

Ce Livre , qu’on attribue ainsi au “2ème Prophète Isaïe” est aussi connu sous le nom de “Livre de la consolation d’ Israël”. Il s’ouvre par l’appel du prophète et son dialogue avec Israël (40, 1 - 31), puis nous propose une série de chapitres annonçant l’accomplissemnt des prophéties concernant un nouvel Exode (41, 1 - 48, 22). Une 3ème partie a pour objet de consoler Sion-Jérusalem (49, 1 - 54, 17), et le livre se termine par une conclusion.

Les plus grosses objections à cette théorie séduisante de trois prophètes dont les oeuvres formeraient notre Livre d’Isaïe, tiennent, d’abord, à ce que le Livre de notre Bible, en son entier, est attesté comme tel dès au moins 2 siècles avant notre ère chrétienne, et a toujours été considéré comme oeuvre unique jusque pratiquement le début du 20ème siècle, et, ensuite, à ce qu’un certain nombre de passages des 39 premiers chapitres, attribués, dans l’hypothèse, au 1er Isaïe, paraissent être également d’une époque bien postérieure au 8ème siècle, où il a vécu.

Quoi qu’il en soit du sort de l’hypothèse évoquée ci-dessus, dans ces chapitres attribués ainsi au 2ème Prophète Isaïe, se trouvent ce qu’on appelle les quatre chants du Serviteur de Yahvé, aux chapitres 42, 49, 50 et 53.


Notre passage se situe au début de la 3ème partie de cet ensemble, à la fin du 2ème chant du Serviteur de Yahvé, ou quelques versets plus loin après ce chant, selon les différents découpages adoptés par les uns et les autres.

2. Message

Le “Serviteur de Dieu”, ou tout autre interlocuteur appelé à être un témoin actif de Dieu, entend ce message du Seigneur, qu’il proclame bien haut, concernant la restauration d’Israël. Dieu vient au secours de son peuple dispersé en exil, renouvelle son Alliance, relève le pays, libère les exilés et inaugure un salut qui correspond à une ère de lumière.

Puis, dès la fin du verset 9, nous est donnée la description du retour des exilés de toutes directions, conduits par Dieu lui-même sur des chemins de confort ou de fécondité, qu’il met lui-même en place. Les pleurs seront désormais remplacés par des cris de joie et d’exultation couvrant l’univers entier.

Quoi qu’elle ait pu en dire, Jérusalem (qui ici résume tout le peuple) n’a pas été oubliée par le Seigneur, qui la chérit comme une mère qui ne saurait oublier son enfant, et même si cela arrivait, ce ne serait pas de cas de Dieu, ce qui veut dire qu’il nous aime davantage qu’une mère. Ainsi, Jérusalem sera bien effectivement reconstruite.

3. Decouvertes

A partir de ce chapitre 49, ce Livre, dit du 2ème Isaîe, prend une tonalité nouvelle, avec des accents différents. On y parle beaucoup moins du Nouvel Exode (avec Cyrus le Perse) que dans les chapitres 40 - 48. De même, il y est beaucoup moins question de Babylone l’oppresseur que de Jérusalem, à laquelle l’espérance d’un salut et d’un avenir est nettement offerte désormais.

L’interprétation d’un texte dépend beaucoup de la manière dont on le divise. Les spécialistes d’il y a quinze-vingt ans distinguaient d’abord, dans ce chapitre 49, un 2ème poème traitant, jusqu’au verset 9b, de la personne et de la destinée du Serviteur de Yahvé (49, 1 - 9b), suivi d’une évocation du retour des exilés (49, 9c - 13), et de l’annonce de la reconstruction de Jérusalem (9, 14 - 21).

D’autres limitent le 2ème Chant du Serviteur de Dieu aux versets 1 - 4, ou 1 - 6 de ce chapitre 49. Néanmoins, tous s’interrogent sur l’identification du Serviteur à Israël, au verset 3, suggérant une dimension collective de ce Serviteur, ou signifiant seulement que le Serviteur sera glorifié par l’action de Dieu sur tout Israël.

Selon des interprétations plus récentes, les constatations suivantes nous sont proposées :

  • il existe des similarités frappantes entre le poème, que constituent les versets 8 - 12, et le poème que l’on trouve en 42, 5 - 9 (qui suit également un Chant du Serviteur, le premier en l’occurence), ainsi qu’avec d’autres passages qui parlent de la transformation du désert (40, 3 et 41, 18).
  • le verset 12 annonce un message nouveau dans la mesure où il envisage le rassemblement de tous les membres de la communauté qui avaient été dispersés dans des terres lointaines.
  • le verset 13 est, en lui-même, un très bref poème inséré en cet endroit, et invitant les cieux et la terre à célébrer le soin que Dieu prend de son peuple.
  • le ton change encore au verset 14, qui nous mentionne une lamentation de Sion, et, au verset suivant, la réponse de consolation que Dieu lui apporte. A noter que beaucoup de lamentations dans la Bible crient vers le Seigneur, en lui demandant “de se souvenir” (psaume 74, 2; Lamentations, 5, 1). Mais non ! Dieu n’a oublié ni Jérusalem ni son peuple tout entier !

4. Prolongement

Toutes ces images et annonces d’Isaïe ne seront accomplies, et définitivement, qu’avec la mission, l’engagement, la mort et la réssurection de Jésus Christ, source de notre transfiguration complète, réalisée par l’Esprit que Jésus ressuscité nous envoie :

19 car Dieu s’est plu à faire habiter en lui toute la Plénitude

20 et par lui à réconcilier tous les êtres pour lui, aussi bien sur la terre que dans les cieux, en faisant la paix par le sang de sa croix.

9 Car en lui habite corporellement toute la Plénitude de la Divinité,

10 et vous vous trouvez en lui associés à sa plénitude, lui qui est la Tête de toute Principauté et de toute Puissance.

11 C’est en lui que vous avez été circoncis d’une circoncision qui n’est pas de main d’homme, par l’entier dépouillement de votre corps charnel ; telle est la circoncision du Christ :

12 ensevelis avec lui lors du baptême, vous en êtes aussi ressuscités avec lui, parce que vous avez cru en la force de Dieu qui l’a ressuscité des morts.

13 Vous qui étiez morts du fait de vos fautes et de votre chair incirconcise, Il vous a fait revivre avec lui ! Il nous a pardonné toutes nos fautes !

14 Il a effacé, au détriment des ordonnances légales, la cédule de notre dette, qui nous était contraire ; il l’a supprimée en la clouant à la croix.

15 Il a dépouillé les Principautés et les Puissances et les a données en spectacle à la face du monde, en les traînant dans son cortège triomphal.

Prière

*Seigneur Jésus, en toi ont été accomplies définitivement toutes les promesses de restauration, de libération, de vie nouvelle dans la Lumière de Dieu, annoncées par les Prophètes de l’Ancien Testament : puisque tu es personnellement la “Résurrection et la Vie”, et que tu as inauguré la fin de toute mort, rends-moi capable de mesurer la portée de cette existence à ton image que tu me proposes, et de la laisser devenir contagieuse pour tous les frères et soeurs que tu as placés sur ma route. AMEN.

02.04.2003.*

Évangile : Jean 5, 17-30

DE L’EVANGILE DE JEAN

Texte

17 Mais il répondit : ” Mon Père est à l’œuvre jusqu’à présent et j’œuvre moi aussi “
18 Aussi les Juifs n’en cherchaient que davantage à le tuer, puisque, non content de violer le sabbat, il appelait encore Dieu son propre Père, se faisant égal à Dieu.
19 Jésus reprit donc la parole et leur dit : ” En vérité, en vérité, je vous le dis, le Fils ne peut rien faire de lui-même, qu’il ne le voie faire au Père ; ce que fait celui-ci, le Fils le fait pareillement.
20 Car le Père aime le Fils, et lui montre tout ce qu’il fait ; et il lui montrera des œuvres plus grandes que celles-ci, à vous en stupéfier.
21 Comme le Père en effet ressuscite les morts et leur redonne vie, ainsi le Fils donne vie à qui il veut.
22 Car le Père ne juge personne ; il a donné au Fils le jugement tout entier,
23 afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. Qui n’honore pas le Fils n’honore pas le Père qui l’a envoyé.
24 En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui écoute ma parole et croit à celui qui m’a envoyé a la vie éternelle et ne vient pas en jugement, mais il est passé de la mort à la vie.
25 En vérité, en vérité, je vous le dis, l’heure vient - et c’est maintenant - où les morts entendront la voix du Fils de Dieu, et ceux qui l’auront entendue vivront.
26 Comme le Père en effet a la vie en lui-même, de même a-t-il donné au Fils d’avoir aussi la vie en lui-même
27 et il lui a donné pouvoir d’exercer le jugement parce qu’il est Fils d’homme.
28 N’en soyez pas étonnés, car elle vient, l’heure où tous ceux qui sont dans les tombeaux entendront sa voix
29 et sortiront : ceux qui auront fait le bien, pour une résurrection de vie, ceux qui auront fait le mal, pour une résurrection de jugement.
30 Je ne puis rien faire de moi-même. Je juge selon ce que j’entends : et mon jugement est juste, parce que je ne cherche pas ma volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé.

Commentaire

1. Situation

L’Evangile de Jean est un Evangile dont la structure nous paraît bien différente de la construction adoptée dans les trois autres Evangiles.

En effet, l’Evangile de Jean, entre un court Prologue (Jean, 1, 1 - 18), qui est la reprise d’une hymne primitive bien adaptée pour servir d’ouverture à la mission terrestre en Jésus du Verbe fait chair (la Parole de Dieu) , et un Epilogue (Jean, 21, 1 - 25), qui est un compte rendu d’apparition(s) du Christ ressuscité en Galilée, ajouté, semble-t-il, lors de la rédaction finale de l’Evangile, se divise en deux grandes parties :

  • LE LIVRE DES SIGNES, dans lequel , tout au long du ministère public de Jésus, nous assistons à la révélation qu’il nous donne de Dieu son Père par ses signes et ses paroles (Jean, 1, 19 - 12, 50),

  • LE LIVRE DE LA GLOIRE, long de huit chapitres (!), où Jésus, à ceux qui le reçoivent et l’accueillent, montre sa gloire en retournant au Père, à son “Heure”, passage qui se réalise dans sa mort, sa résurrection, son ascension, et le don de son Esprit ( Jean, 13, 1 - 20, 31).

Le Livre des signes, dans lequel se situe notre passage, est d’abord ainsi nommé parce qu’il se trouve ponctué par SEPT signes, tous IMPORTANTS de par leur sens, accomplis par Jésus du début à la fin de son ministère :

  • le changement de l’eau en vin à Cana (2, 1 - 11),
  • la guérison du fils d’un intendant royal à Cana (4, 46 - 54),
  • la guérison d’un infirme à la piscine de Bethesda (5, 1 - 11),
  • la multiplication des pains en Galilée (6, 1 - 15),
  • la marche sur la Mer de Galilée (6, 16 - 21),
  • la guérison d’un aveugle-né à Jérusalem (9),
  • la réanimation de Lazare, mort et mis au tombeau à Béthanie (11).

Cependant, dans la mesure où ces SEPT “signes” sont souvent plus ou moins longuement expliqués par des paroles ou des discours de Jésus, une autre répartition, plus précise, de ce Livre des signes, nous aide à mieux situer et donc mieux comprendre notre passage :

  • 1°) Les débuts de la Révélation de Jésus : de Jean-Baptiste à Jésus (1, 19 - 51), aboutissant au changement de l’eau en vin à Cana (2, 1 - 11), qui sert de transition avec la partie suivante,
  • 2°) Du premier signe de Cana (eau changée en vin) au deuxième signe de Cana (guérison du fils d’un intendant royal) (2 - 4), ce deuxième signe servant également de transition avec la 3ème partie (4, 46 - 54),
  • 3°) Jésus et les principales fêtes juives (5 - 10),
  • 4°) Jésus vit l’approche de son “Heure”, Heure de sa mort et de sa gloire (11, 1 - 12, 36),
  • 5°) Conclusion du Livre des signes sur le ministère de Jésus et résumé de sa prédication (12, 37 - 50).

Notre passage, situé dans la 3ème partie de l’Evangile, nous montre Jésus aux prises avec le sabbat. Il vient tout juste d’accomplir son 3ème signe, la guérison du paralytique de la piscine de Bethesda (5, 1 - 16). Accusé par les responsables Juifs de violer le sabbat, Jésus s’en déclare le maître et s’explique à ce sujet dans un discours sur l’oeuvre qu’il accomplit, et que le Père a confiée au Fils qu’il est.

2. Message

Avant de commencer son discours proprement dit (5, 19 - 47). Jésus,accusé de violer le sabbat, provoque ses adversaires lorsqu’il compare son “travail” à l’oeuvre créatrice de Dieu, qui supporte sa création, même pendant le sabbat. Pour cette raison, les Juifs, pour la première fois, veulent le faire mourir, car, selon eux, il blasphème.

Le reste de notre page (5, 19 - 30) nous fait lire la 1ère partie du discours-réponse. Il y explique ainsi ce qu’il a déclaré au verset 17 sur son oeuvre, qu’il accomplit conjointement avec le Père.

Trois grandes affirmations de Jésus nous sont offertes, ouvertes chaque fois par les deux mots : AMEN, AMEN, ce qui donne aux paroles qui suivent le statut d’une révélation solennelle :

  • Le Père a tout remis et montré au Fils, sans rien se réserver. En conséquence, le Fils ressuscite les morts et exerce le jugement.
  • La fin des temps est déjà commencée avec la mission de Jésus : dès aujourd’hui, on est passé de la mort à la vie, si l’on croit à la Parole de Jésus.
  • Si le “déjà-là” de la fin ultime des temps coïncide avec la venue et la mission de Jésus, à ce “déjà—là” correspond un “pas-encore” inauguré, celui de la réssurection et du jugement définitif, cependant toujours à venir, mais qui font partie de cette oeuvre du Fils déjà en train de se manifester.

3. Decouvertes

A l’époque de Jésus, où les fils apprennent tout de leurs pères, l’oeuvre du Fils qu’est Jésus nous est présentée comme dépendant entièrement de celle du Père. En effet, puisque le Père aime le Fils, il lui partage tout. Conséquence de cela : le Fils a le pouvoir de “relever” les morts et de donner la vie, ainsi que d’ exercer le jugement. Il faut donc honorer le Fils de la même façon qu’on honore le Père, cette double démarche n’en faisant qu’une.

Désormais, pour avoir la vie éternelle, il est nécessaire de croire que le Père a envoyé le Fils, et donc, d’écouter la Parole du Fils. Ainsi, se place-t-on du côté de Dieu, au-delà du jugement, déjà considéré comme réalisé pour celui qui croit.

Jésus insiste bien sur le lien entre le présent et l’avenir, et il décrit le présent en termes eschatologiques. C’est à la voix du Fils de Dieu que l’on reçoit la vie. Et c’est le Fils de l’homme de la fin des temps, qu’est Jésus, qui a reçu le pouvoir du jugement, et l’exerce.

Le lien entre jugement présent et jugement futur traverse toute notre page. Ainsi se répondent les versets 19 et 30, 20 et 28 - 29, 21- 23 et 26 - 27, 24 et 25. Le jugement dernier commence réellement dès cette vie. Quant à la résurrection, elle sera pour la vie chez ceux qui ont fait le bien, et croient au Père et en Jésus (versets 29 et 24), elle sera pour la condamnation chez ceux qui ont fait le mal (verset 30). C’est à la voix du Fils de Dieu - Fils de l’homme que la résurrection aura lieu.

Conclusion : en tout cela, Jésus ne fait rien de lui-même et ne cherche qu’à accomplir la volonté du Père. Affirmations qu’il répète à plusieurs reprises au long de cet Evangile de Jean. Jésus accomplit bien l’oeuvre du Père, qu’il révèle en la réalisant.

4. Prolongement

Notre attitude de croyants et de disciples se résume en un mot : Accueil. Accueil de Jésus, en sa Parole et toutes les oeuvres qu’il accomplit aujourd’hui, dans sa présence de ressuscité au coeur de nos vies, par l’Esprit que nous avons reçu, suite à son “Heure” de passage au Père en sa mort-résurrection. Accueil dans la foi, qui nous situe avec Jésus, en lui, de son côté, et nous fait déjà entrer dans les dimensions de dépassement, et d’au-delà, de la vie de Dieu lui-même, vie éternelle que nous recevons déjà, et que nous avons à traduire en tous nos comportements, même si ce que nous serons échappe encore, pour une grande part, à notre connaissance (1 Jean, 3, 1 - 2).

Prière

*Seigneur Jésus, plus nous te reconnaissons comme l’envoyé du Père, qui reçoit tout du Père, et accomplit toute l’oeuvre du Père, et plus tu nous appelles à écouter ta Parole et à la mettre en pratique, dans la conviction qu’en toi, la vie de Dieu, qui dépasse les frontières de ce monde, nous est déjà donnée, dans la mesure où nous croyons en toi : aide-moi à apprécier à sa juste valeur la richesse de cette vie que tu m’offres aujourd’hui dans ton Esprit, et fais qu’en reproduisant et imitant tes gestes de vérité et de miséricorde, je te révèle là où je suis, comme tu révèles le Père. AMEN.

13.03.2001.*


La Bible commentée · Liturgie du jour