📘 Commentaire biblique de l’abbé Léon Hamain


Première lecture : Daniel 13, 41-62

DES SUPPLEMENTS DU LIVRE DE DANIEL

Texte

41 L’assemblée les crut, en tant qu’anciens du peuple et juges, et ils la condamnèrent à mort.
42 Susanne alors cria d’une voix forte et dit : « O Dieu éternel ! Toi qui connais les secrets et sais toutes choses avant leur origine !
43 Tu sais bien qu’ils ont porté un faux témoignage contre moi ; et voici que je meurs sans avoir rien fait de ce qu’ils ont méchamment inventé contre moi. »
44 Le Seigneur entendit sa voix.
45 Tandis qu’on l’emmenait pour la faire périr, Dieu suscita l’esprit saint d’un tout jeune garçon nommé Daniel.
46 Il cria d’une voix forte : « Je suis innocent du sang de celle-ci ! »
47 Tout le peuple se tourna vers lui, et ils dirent : « Qu’est-ce que cette parole que tu as dite ? »
48 Mais lui, debout au milieu d’eux, dit : « Êtes-vous insensés à ce point, fils d’Israël ? Sans avoir fait d’enquête ni savoir ce qui est sûr, vous avez condamné une fille d’Israël.
49 Retournez au tribunal, car ceux-ci ont porté un faux témoignage contre elle. »
50 Tout le peuple s’en retourna en hâte, et les anciens dirent à Daniel : « Viens siéger au milieu de nous et expose-nous ta pensée, car Dieu t’a donné le privilège des anciens. »
51 Daniel leur dit : « Séparez-les bien loin l’un de l’autre, et je vais les juger. »
52 Dès qu’ils eurent été séparés l’un de l’autre, il appela l’un d’eux et lui dit : « O toi qui as vieilli dans le mal ! Ils sont là maintenant, les péchés que tu as commis précédemment :
53 « tu rendais des jugements injustes, condamnant les innocents et absolvant les coupables, alors que le Seigneur a dit : « Tu ne feras pas mourir l’innocent et le juste. » »
54 Maintenant donc, si réellement tu as vu cette femme, dis sous quel arbre tu les as vus avoir commerce ensemble. » Il dit : « Sous un lentisque. »
55 Daniel dit : « Vraiment tu as menti contre ta propre tête ! Car l’Ange de Dieu, qui en a déjà reçu l’ordre de Dieu, te fendra par le milieu.»
56 L’ayant renvoyé, il ordonna d’amener l’autre, et il lui dit : « Race de Canaan et non de Juda ! La beauté t’a dupé et le désir a perverti ton coeur.
57 Ainsi agissiez-vous avec les filles d’Israël, et celles-ci, effrayées, avaient commerce avec vous ; mais une fille de Juda n’a pas enduré votre iniquité.
58 Maintenant donc, dis-moi : sous quel arbre les as-tu surpris ayant commerce ensemble ? » Il dit : « Sous un chêne vert. »
59 Daniel lui dit : « Vraiment tu as menti contre ta propre tête ! Car l’Ange de Dieu attend, sabre en main, pour te couper par le milieu, afin de vous exterminer. »
60 Toute l’assemblée d’Israël cria d’une voix forte, et ils bénirent Dieu qui sauve ceux qui espèrent en lui.
61 Puis ils se tournèrent contre les deux anciens, car Daniel, de leur propre bouche, les avait convaincus d’être de faux témoins. Ils agirent envers eux de la façon qu’ils avaient méchamment imaginée contre leur prochain,
62 afin d’agir selon la Loi de Moïse ; ils les tuèrent, et le sang innocent fut sauvé ce jour-là.

Commentaire

1. Situation

Il existe trois additifs au Livre de Daniel, qui ne font pas partie de la Bible Juive, ni des Bibles publiées par les chrétiens issus de la Réforme Protestante : “Daniel sauve la chaste Suzanne”, “Daniel et les prêtres de Bel”, “Daniel et le dragon”. Certains y ajoutent le “Cantique des Trois Jeunes Gens dans la Fournaise”.

Nous avons, dans ce récit concernant Suzanne une sorte d’histoire populaire qu’on a tenté d’interpréter en lui donnant un sens qui va au-delà de la dimension morale de son contenu. Certains y ont reconnu un tract des Pharisiens contre les Sadducéens au sujet de l’application de la justice en Israël : en effet, le principe “oeil pour oeil dent pour dent” fonctionnait mal en cas de faux témoignage, car on l’appliquait aux faux témoins quand leur victime innocente avait été punie (souvent de mort).

D’autres ont suggéré que cette histoire avait une signification “allégorique”, Suzanne représentant les révoltés et les martyrs d’Israël (Judas Maccabée et ses frères) contre l’impie Antiochus IV, qui avait osé profaner le Temple, et qui serait représenté ici par les deux faux témoins vauriens.

2. Message

Le contenu de ce petit livret nous propose un message d’enseignement : la vertu l’emporte sur le vice. Et ce message est bien plus clair lorsqu’on a lu tout le chapitre et constaté que c’est parce que Suzanne avait refusé les avances des deux anciens qu’ils se sont vengés en portant contre elle leur faux témoignage. Ce message fonctionne à travers toute une série de contrastes : entre la vertueuse Suzanne qui prie Dieu et a confiance en lui (versets 35 et 42 - 43), et les deux anciens qui portent faux témoignage contre elle, ne prient pas Dieu, et n’obéissent pas à sa Parole (versets 9 et 53), entre les jeunes qui représentent le droit et la pîété (Suzanne et le jeune Daniel, dont le nom veut dire : “Dieu est mon juge”), et les deux anciens pervers. Daniel est présenté ici comme un jeune juge habile qui déclare le jugement de Dieu, jugement qui apporte le salut dans une situation apparemment perdue.

Autre aspect important de ce message : Dieu écoute ceux qui s’adressent à lui avec foi et confiance, comme l’a fait Suzanne clamant son innocence au Seigneur après sa condamnation.

3. Decouvertes

La théologie de cette belle histoire nous interpelle : la Loi de Moïse est l’expression du vouloir divin (verset 3), la justice divine exige que l’on ne punisse pas de mort l’innocent et le non-coupable (verset 53), mieux vaut mourir que de transgresser la Loi qui vient de Dieu (verset 23), l’innocent peut se tourner vers Dieu dans sa détresse (verset 42), car Dieu connaît toutes choses (verset 43), Dieu sauve ceux qui lui font confiance (versets 44 et 60), et punit les méchants (versets 55, 59 et 62).

En revanche, abandonner la prière conduit à rejeter la morale de la Loi : c’est le cas des deux anciens (verset 9).

Comme le jeune Daniel est inspiré par Dieu (verset 45), c’est en vertu de cette inspiration que son jugement est celui de Dieu : les jeux de mots grecs, intraduisibles, entre l’arbre, que cite chacun des faux témoins, et la sanction qui lui arrivera, sont secondaires.

4. Prolongement

Dans l’épisode de Jésus devant la femme adultère qu’on lui amène, prise en flagrant délit (Jean, 8, 1 - 11), Jésus équilibre magnifiquement la Vérité et la Miséricorde, et, devant son attitude qui les conteste, les accusateurs de cette femme disparaissent de la scène.

Dans son enseignement, Jésus nous demande de ne pas juger (Matthieu, 7, 1 - 5), et il précise ailleurs que celui qui croit s’est placé du côté de Dieu et échappe au jugement (Jean, 5, 24).

Paul, tout en déclarant que sa conscience ne lui reproche rien, ne se juge pas pour autant, car Dieu seul est son juge (1 Corinthiens, 4, 3 - 5).

A plus forte raison, pas question de trouver la moindre situation qui excuserait calomnie et faux témoignage. D’ailleurs toute démarche d’amour qui ne respecterait pas les 10 commandements ne saurait être authentique (Romains, 13, 8 - 10).

Prière

*Seigneur Jésus, tu as toujours su tendre la main à tous les pécheurs que tu as rencontrés, non seulement les publicains et les prostituées, mais la femme adultère, que tu n’as pas condamnée, Judas que tu as interpellé, tes bourreaux , pour lesquels tu as sollicité le pardon du Père, le larron criminel crucifié, que tu as accueilli dans son appel, et cela sans jamais pour autant sacrifier l’exigence de la Vérité authentique à laquelle tu as toujours rendu témoignage, en nous déclarant et en nous faisant découvrir que tu t’identifiais à elle : accorde-moi de refuser tout subterfuge, toute situation manquant de clarté ou de transparence, toute manière détournée de chercher mon intérêt ou de me mettre en valeur face à mes frères et soeurs, en me rappelant sans cesse ton enseignement fondamental : “Celui qui fait la vérité vient à la Lumière”, et “Celui qui aime son frère demeure dans la Lumière”. AMEN.

07.04.2003.*

Évangile : Jean 8, 1-11

DE L’EVANGILE DE JEAN

Texte

1 Quant à Jésus, il alla au mont des Oliviers.
2 Mais, dès l’aurore, de nouveau il fut là dans le Temple, et tout le peuple venait à lui, et s’étant assis il les enseignait.
3 Or les scribes et les Pharisiens amènent une femme surprise en adultère et, la plaçant au milieu,
4 ils disent à Jésus : ” Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d’adultère.
5 Or, dans la Loi, Moïse nous a prescrit de lapider ces femmes-là. Toi donc, que dis-tu ? “
6 Ils disaient cela pour le mettre à l’épreuve, afin d’avoir matière à l’accuser. Mais Jésus, se baissant, se mit à écrire avec son doigt sur le sol.
7 Comme ils persistaient à l’interroger, il se redressa et leur dit : ” Que celui d’entre vous qui est sans péché lui jette le premier une pierre !“
8 Et se baissant de nouveau, il écrivait sur le sol.
9 Mais eux, entendant cela, s’en allèrent un à un, à commencer par les plus vieux ; et il fut laissé seul, avec la femme toujours là au milieu.
10 Alors, se redressant, Jésus lui dit : ” Femme, où sont-ils ? Personne ne t’a condamnée ? “
11 Elle dit : ” Personne, Seigneur. ” Alors Jésus dit : ” Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, désormais ne pèche plus. “

Commentaire

1. Situation

L’Evangile de Jean est un Evangile dont la structure nous paraît bien différente de la construction adoptée dans les trois autres Evangiles.

En effet, l’Evangile de Jean, entre un court Prologue (Jean, 1, 1 - 18), qui est la reprise d’une hymne primitive bien adaptée pour servir d’ouverture à la mission terrestre en Jésus du Verbe fait chair (la Parole de Dieu) , et un Epilogue (Jean, 21, 1 - 25), qui est un compte rendu d’apparition(s) du Christ ressuscité en Galilée, ajouté, semble-t-il, lors de la rédaction finale de l’Evangile, se divise en deux grandes parties :

  • LE LIVRE DES SIGNES, dans lequel , tout au long du ministère public de Jésus, nous assistons à la révélation qu’il nous donne de Dieu son Père par ses signes et ses paroles (Jean, 1, 19 - 12, 50),

  • LE LIVRE DE LA GLOIRE, long de huit chapitres (!), où Jésus, à ceux qui le reçoivent et l’accueillent, montre sa gloire en retournant au Père, à son “Heure”, passage qui se réalise dans sa mort, sa résurrection, son ascension, et le don de son Esprit ( Jean, 13, 1 - 20, 31).

Le Livre des signes, dans lequel se situe notre passage, est d’abord ainsi nommé parce qu’il se trouve ponctué par SEPT signes, tous IMPORTANTS de par leur sens, accomplis par Jésus du début à la fin de son ministère :

  • le changement de l’eau en vin à Cana (2, 1 - 11),
  • la guérison du fils d’un intendant royal à Cana (4, 46 - 54),
  • la guérison d’un infirme à la piscine de Bethesda (5, 1 - 11),
  • la multiplication des pains en Galilée (6, 1 - 15),
  • la marche sur la Mer de Galilée (6, 16 - 21),
  • la guérison d’un aveugle-né à Jérusalem (9),
  • la réanimation de Lazare, mort et mis au tombeau à Béthanie (11).

Cependant, dans la mesure où ces SEPT “signes” sont souvent plus ou moins longuement expliqués par des paroles ou des discours de Jésus, une autre répartition, plus précise, de ce Livre des signes, nous aide à mieux situer et donc mieux comprendre notre passage :

  • 1°) Les débuts de la Révélation de Jésus : de Jean-Baptiste à Jésus (1, 19 - 51), aboutissant au changement de l’eau en vin à Cana (2, 1 - 11), qui sert de transition avec la partie suivante,
  • 2°) Du premier signe de Cana (eau changée en vin) au deuxième signe de Cana (guérison du fils d’un intendant royal) (2 - 4), ce deuxième signe servant également de transition avec la 3ème partie (4, 46 - 54),
  • 3°) Jésus et les principales fêtes juives (5 - 10),
  • 4°) Jésus vit l’approche de son “Heure”, Heure de sa mort et de sa gloire (11, 1 - 12, 36),
  • 5°) Conclusion du Livre des signes sur le ministère de Jésus et résumé de sa prédication (12, 37 - 50).

Notre page se trouve au milieu de tout un ensemble, qui est un élément important de la 3ème partie de cet Evangile de Jean, et qui va de 7, 1 à 8, 59. Ces 2 chapitres nous relatent les comportements de Jésus à la fête des tentes à Jérusalem, où il va rencontrer une opposition très violente à son message. C’est une véritable mise en procès public de Jésus qui se déroule ici.

On pense toutefois généralement que cet épisode de la femme adultère (7, 53 - 8, 11) a probablement une autre origine, et a dû se situer dans un tout autre contexte. En effet, ce passage paraît “boucher un trou” entre la fin du chapitre 7 et la reprise du discours de Jésus qui va ensuite de 8, 12 à 8, 59. Ce récit, qui ne fait pas partie de l’Evangile de Jean dans la plupart des plus anciens grands manuscrits, semble bien avoir été placé à cet endroit par un copiste, peut-être comme illustration du verset 8, 15, un peu plus loin, où Jésus déclare ne porter de jugement sur personne, ou du verset 8, 46, où Jésus proclame qu’on ne peut le convaincre de péché.

Ni le style, ni la théologie de ce passage ne semblent correspondre au reste de l’Evangile de Jean. Ce récit, en revanche, implique que Jésus est à Jérusalem à enseigner chaque jour dans le Temple, comme c’est le cas en Luc, 20, 1; 21, 1. 37; 22, 53. De plus, les adversaires de Jésus lui tendent un piège, comme en l’Evangile de Marc, 12, 13 - 17.

Certains manuscrits situent ce texte dans l’Evangile de Luc, après Luc, 21, 38, d’autant plus qu’en 8, 1, ici, dans notre page, Jésus va au mont des Oliviers, comme en Luc, 21, 37. D’autre part, le pardon accordé par Jésus à une femme pécheresse rappelle bien les scènes de Luc, 7, 36 - 50 et 8, 2 - 3. C’est pourquoi beaucoup estiment que nous sommes en présence d’un passage lié à la tradition de Luc, mais actuellement égaré dans l’Evangile de Jean.

2. Message

Face à cette femme prise en flagrant délit d’adultère, qu’on lui ammène, Jésus ne rentre pas le jeu des accusateurs de cette pécheresse et se situe tout autrement. Plutôt que de répondre à leur question, il se taît, les surprend en écrivant sur le sol, et finit par les décourager, en les invitant à s’interroger sur leur propre péché.

Lorsqu’il se trouve enfin, laissé seul avec cette femme, Jésus fait preuve à son égard de miséricorde, en ne la condamnant pas, et de vérité, en lui demandant de ne plus pécher ainsi.

3. Decouvertes

Si, selon Jean, 18, 31, les Romains ont retiré aux Juifs l’autorisation de mettre quelqu’un à mort, alors que dans le cas d’une femme adultère (Lévitique, 20, 10; Deutéronome, 22, 21 - 24, et les traditions Juives d’interprétation) la Loi Juive le requiert, le piège tendu ici à Jésus ressemble à celui posé en Marc, 12, 13 - 17, à propos de l’impôt à payer ou non à César. Les accusateurs de la femme adultère mettent ainsi Jésus dans l’obligation de se prononcer, soit pour le rejet de la Loi de Moïse, soit pour la désobéissance à l’autorité Romaine. Et donc, quelle que soit sa réponse, on pourrait ainsi le dénoncer et le faire condamner.

Le silence de Jésus donne de la tension à cette scène, ainsi que sa manière “mystérieuse” d’écrire sur le sol. Se réfère-t-il ainsi à la phrase de Jérémie, 17, 13 : “Ceux qui se détournent de moi seront écrits sur le sol” ?

La seule réponse que Jésus donne aux accusateurs de la pécheresse, invitant celui qui est sans péché à jeter la première pierre, est conforme à tout son enseignement : “Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés” (Luc, 6, 37). Cela veut dire que ces accusateurs auront à affronter le jugement de Dieu sur leur propre péché. Selon Deutéronome, 13, 9, ce sont les témoins qui devaient être les premiers à jeter la pierre dans une mise à mort par lapidation.

Avec beaucop de finesse et d’habileté, l’auteur renvoie l’essentiel à la fin de l’épisode, c’est-à-dire au dialogue entre Jésus et la femme accusée. Lorsque Jésus lui dit : “Je ne te condamne pas, va et ne pèche plus”, cette phrase suppose que, d’une part, cette femme regrette son péché, et que, d’autre part, comme cela est affirmé en Luc, 7, 46 et Jean, 5, 14, que Jésus lui a pardonné son péché, comme il en a la capacité.

4. Prolongement

Qui sommes-nous pour juger qui que ce soit ? Jésus nous l’a toujours interdit. Paul lui-même va jusqu’au refus de se juger lui-même : il se contente de suivre sa conscience, puis il s’en remet au Seigneur avec confiance :

3 Pour moi, il m’importe fort peu d’être jugé par vous ou par un tribunal humain. Bien plus, je ne me juge pas moi-même.

4 Ma conscience, il est vrai, ne me reproche rien, mais je n’en suis pas justifié pour autant ; mon juge, c’est le Seigneur.

Nous sommes souvent très aveugles sur nous-mêmes, comme Jésus nous l’a fait remarquer par une puissante image :

1 ” Ne jugez pas, afin de n’être pas jugés ;

2 car, du jugement dont vous jugez on vous jugera, et de la mesure dont vous mesurez on mesurera pour vous.

3 Qu’as-tu à regarder la paille qui est dans l’œil de ton frère ? Et la poutre qui est dans ton œil à toi, tu ne la remarques pas !

4 Ou bien comment vas-tu dire à ton frère : “Laisse-moi ôter la paille de ton œil”, et voilà que la poutre est dans ton œil !

5 Hypocrite, ôte d’abord la poutre de ton œil, et alors tu verras clair pour ôter la paille de l’œil de ton frère.

Prière

*Seigneur Jésus, ta rencontre nous renvoie toujours à la nécessité de nous retourner vers Dieu dans la conversion de notre coeur, et d’accueillir en nous ta Bonne Nouvelle du salut et du Règne de Dieu : aide-moi à cesser de rechercher les pailles qui sont dans les yeux de mes frères et soeurs, et donne-moi la lucidité de découvrir et d’extraire la poutre de ma suffisance et de mon repli sur moi, qui obscurcit ma vision, et, finalement, m’éloigne de toi. AMEN.

18.03.2002.*


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