📘 Commentaire biblique de l’abbé Léon Hamain


Première lecture : Ézéchiel 37, 15-28

DU LIVRE D’EZECHIEL

Texte

15 La parole de Yahvé me fut adressée en ces termes :
16 Et toi, fils d’homme, prends un morceau de bois et écris dessus : ” Juda et les Israélites qui sont avec lui. ” Prends un morceau de bois et écris dessus : ” Joseph bois d’Éphraïm et toute la maison d’Israël qui est avec lui. “
17 Rapproche-les l’un de l’autre pour faire un seul morceau de bois : qu’ils ne fassent qu’un dans ta main.
18 Et lorsque les fils de ton peuple te diront : ” Ne nous expliqueras-tu pas ce que tu veux dire ? “
19 dis-leur : Ainsi parle le Seigneur Yahvé : Voici que je vais prendre le bois de Joseph qui est dans la main d’Éphraïm et les tribus d’Israël qui sont avec lui, je vais les mettre contre le bois de Juda, j’en ferai un seul morceau de bois et ils ne seront qu’un dans ma main.
20 Quand les morceaux de bois sur lesquels tu auras écrit seront dans ta main, à leurs yeux,
21 dis-leur : Ainsi parle le Seigneur Yahvé. Voici que je vais prendre les Israélites parmi les nations où ils sont allés. Je vais les rassembler de tous côtés et les ramener sur leur sol.
22 J’en ferai une seule nation dans le pays, dans les montagnes d’Israël, et un seul roi sera leur roi à eux tous; ils ne formeront plus deux nations, ils ne seront plus divisés en deux royaumes.
23 Ils ne se souilleront plus avec leurs ordures, leurs horreurs et tous leurs crimes. Je les sauverai des infidélités qu’ils ont commises et je les purifierai, ils seront mon peuple et je serai leur Dieu.
24 Mon serviteur David régnera sur eux; il n’y aura qu’un seul pasteur pour eux tous; ils obéiront à mes coutumes, ils observeront mes lois et les mettront en pratique.
25 Ils habiteront le pays que j’ai donné à mon serviteur Jacob, celui qu’ont habité vos pères. Ils l’habiteront, eux, leurs enfants et les enfants de leurs enfants, à jamais. David mon serviteur sera leur prince à jamais.
26 Je conclurai avec eux une alliance de paix, ce sera avec eux une alliance éternelle. Je les établirai, je les multiplierai et j’établirai mon sanctuaire au milieu d’eux à jamais.
27 Je ferai ma demeure au-dessus d’eux, je serai leur Dieu et ils seront mon peuple.
28 Et les nations sauront que je suis Yahvé qui sanctifie Israël, lorsque mon sanctuaire sera au milieu d’eux à jamais.

Commentaire

1. Situation

Le prophète Ezéchiel a prêché durant l’exil des déportés du royaume de Juda à Babylone, à une période des plus dramatiques de l’histoire d’Israël. Emmené en exil avec les premiers déportés de 598, donc avant la ruine de Jérusalem et le second départ en exil un peu plus de 10 ans plus tard, il y a prêché des années 593 à environ 571.

Son livre se développe en trois grandes parties : - des oracles de jugement (1, 1 - 24, 27), - des oracles contre les nations étrangères (25, 1 - 32, 32), des oracles de restauration (33, 1 - 48, 35), parmi lesquels les derniers chapitres (40, 1 - 48, 35) concernent le nouveau Temple et le nouveau Culte à Jérusalem.

Ezéchiel est connu pour la puissance de ses visions, particulièrement celle de son appel prophétique, également par ses mimes prophétiques, autant que par son insistance sur la fidélité à l’Alliance conclue avec Dieu, son sens de la grandeur, de la sainteté et de la fidélité de Yahvé-Dieu, et des exigences de la vie morale et de l’exercice du culte authentique à rendre à Dieu.


Notre page fait partie des “oracles de restauration”, que l’on peut lire vers la fin du recueil du Prophète.

2. Message

Notre texte, en sa version liturgique, appartient à l’ensemble 37, 15 - 28, qui s’ouvre avec une nouvelle action ou “mime” prophétique, qu’Ezéchiel effectue sur l’ordre de Dieu. Il est invité à prendre 2 bâtons (ou 2 baguettes), à inscrire le nom de “Joseph” (c’est-à-dire l’Israël du Nord que résument les 2 grandes tribus d’Ephraïm et de Manassé, portant les noms des 2 fils de Joseph), sur l’un, et le nom de “Juda” sur l’autre. Il doit ensuite joindre les 2 bâtons dans sa main.

Le Seigneur explique alors le sens de ces gestes accomplis par le Prophète, en réprécisant ses promesses de restauration d’Israël. Comme le nom qui leur a été donné l’indique, ces 2 bâtons représentent les 2 royaumes, celui des 10 tribus du Nord, qui se sont séparées du Sud sous le règne du fils de Salomon, Roboam, et celui du Sud, demeuré fidèle à la descendance de David autour de Jérusalem. Le Seigneur va donc rétablir ces 2 royaumes dans l’unité d’un seul, comme au temps de David et de Salomon, les 2 bâtons représentant 2 sceptres, qui n’en feront plus qu’un.

Yahvé va ensuite prendre en main cet unique royaume restauré, et le confier à un nouveau David, qui en sera l’unqiue berger au nom du Seigneur.

Et, de là, tout découle : la purification du peuple, qui va désormais obéir à la Parole de Dieu, et vivre selon les obligations et les dons de l’Alliance avec Dieu. Cette Alliance, renouvelée (et rappelée à 2 reprises dans le texte avec les paroles : “Je serai votre Dieu et vous serez mon peuple”, ou inversement) sera une perpétuelle Alliance de paix entre Dieu et son peuple, au milieu duquel Dieu va revenir demeurer pour toujours en son sanctuaire, le Temple rénové.

3. Decouvertes

Ce texte nous fait part d’une des promesses les plus étendues de restauration complète du peuple Juif après l’exil à Babylone, où se trouve Ezéchiel. Les 2 périodes d’exil du royaume du Nord (depuis 732), et du royaume du Sud (depuis 598) sont ici considérées comme abolies : Dieu va aller rechercher les Israélites dans les pays étrangers où ils ont été emmenés et les ramener en Palestine. Nous en revenons aux bénédictions et à la prospérité du temps de David, rétablies d’une façon renouvelée, mais qui rappelle leur état antérieur.

Cet oracle reprend des images des précédents oracles de promesse d’un avenir meilleur : nous avons en ce texte un achèvement-dépassement du chapitre 34, où Dieu conduit son peuple comme un authentique berger, et fait appel à un nouveau David, son serviteur, pour le faire en son nom. De même, la purification du peuple, qui désormais écoute, et met en pratique la Parole de Dieu, est une conséquence du don d’un coeur nouveau et d’un esprit nouveau, que Dieu a annoncé en 11, 19 - 20 et 36, 25 - 27.

Quant à l’insistance sur le rétablissement du sanctuaire comme lieu de la demeure de Dieu, d’où il gouvernera son peuple sur sa terre, cela est à lire comme un prélude à la grande vision des chapitres 40 - 48, sur la reconstruction du Temple-Sanctuaire, dans lequel Dieu siègera sur son trône à jamais.

Pour lumineuse qu’elle soit, cette page d’Ezéchiel est très différente du message des 2ème et 3ème Prophètes portant le nom d’Isaïe, qui insistent non pas sur une restauration du passé dans sa gloire renouvelée, mais sur un avenir de création radicalement nouvelle, que Dieu réalisera à sa façon.

4. Prolongement

Avec l’engagement de la mission de Jésus, vécue en vérité et risquée jusqu’à son rejet et sa mort, suivie de sa résurrection et du don de l’Esprit, ce n’est plus de restauration qu’il est question, comme l’attendaient encore les disciples au moment de l’Ascension du Seigneur (Actes, 1, 6 - 8 ), mais de l’inauguration du Règne de Dieu selon le Royaume de Jésus, qui n’est pas de ce monde (Jean, 18, 36 - 37), et présenté sous la forme d’une création nouvelle (2 Corinthiens, 5, 17 - 21), du culte en esprit et vérité (Jean, 4, 23 - 24, et Romains, 12, 1 - 3), d’un univers nouveau (Apocalypse, 21, 1), et de la construction de toute l’humanité en un “homme nouveau” (corps unique et Temple saint) aux dimensions du Christ (Ephésiens, 2, 14 - 22 et 4, 12 - 16; voir aussi Colossiens, 3, 10 - 11 )

De par notre baptême, qui nous plonge dans la mort-résurrection du Christ, notre existence est totalement renouvelée et transfigurée :

27 Vous tous en effet, baptisés dans le Christ, vous avez revêtu le Christ :

28 il n’y a ni Juif ni Grec, il n’y a ni esclave ni homme libre, il n’y a ni homme ni femme ; car tous vous ne faites qu’un dans le Christ Jésus.

29 Mais si vous appartenez au Christ, vous êtes donc la descendance d’Abraham, héritiers selon la promesse.

4:4- Mais quand vint la plénitude du temps, Dieu envoya son Fils, né d’une femme, né sujet de la Loi,

5 afin de racheter les sujets de la Loi, afin de nous conférer l’adoption filiale.

6 Et la preuve que vous êtes des fils, c’est que Dieu a envoyé dans nos cœurs l’Esprit de son Fils qui crie : Abba, Père !

7 Aussi n’es-tu plus esclave mais fils ; fils, et donc héritier de par Dieu.

8 Mais si nous sommes morts avec le Christ, nous croyons que nous vivons aussi avec lui,

9 sachant que le Christ une fois ressuscité des morts ne meurt plus, que la mort n’exerce plus de pouvoir sur lui.

10 Sa mort fut une mort au péché, une fois pour toutes ; mais sa vie est une vie à Dieu.

11 Et vous de même, considérez que vous êtes morts au péché et vivants à Dieu dans le Christ Jésus.

12 Que le péché ne règne donc plus dans votre corps mortel de manière à vous plier à ses convoitises.

13 Ne faites plus de vos membres des armes d’injustice au service du péché ; mais offrez-vous à Dieu comme des vivants revenus de la mort et faites de vos membres des armes de justice au service de Dieu.

Prière

*Seigneur Jésus, en dépit de la richesse des mots et des images utilisés par tes témoins, dans les écrits du Nouveau Testament, pour nous révéler la plénitude de ta vie selon Dieu dans ton Royaume, nous risquons souvent de ne pas en percevoir la nouveauté absolue, qui dépasse tout ce que nous pouvons en concevoir, car nous préférons alors le confort de nos idées reçues te concernant, en perdant de vue l’explosion transfigurante de notre être, que tu nous as transmise dans le don de ta vie de ressuscité : ouvre les yeux de mon coeur à la découverte toujours surprenante de ta rencontre et de ta gloire, qui me fait vivre totalement autrement, si, dans ma foi humble et pauvre, j’accepte de me laisser saisir en ton mystère. AMEN.

23.03.2002.*

Évangile : Jean 11, 45-57

DE L’EVANGILE DE JEAN

Texte

45 Beaucoup d’entre les Juifs qui étaient venus auprès de Marie et avaient vu ce qu’il avait fait, crurent en lui.
46 Mais certains s’en furent trouver les Pharisiens et leur dirent ce qu’avait fait Jésus.
47 Les grands prêtres et les Pharisiens réunirent alors un conseil : ” Que faisons-nous ? disaient-ils, cet homme fait beaucoup de signes.
48 Si nous le laissons ainsi tous croiront en lui, et les Romains viendront et ils supprimeront notre Lieu Saint et notre nation. “
49 Mais l’un d’entre eux, Caïphe, étant grand prêtre cette année-là, leur dit : ” Vous n’y entendez rien.
50 Vous ne songez même pas qu’il est de votre intérêt qu’un seul homme meure pour le peuple et que la nation ne périsse pas tout entière. “
51 Or cela, il ne le dit pas de lui-même ; mais, étant grand prêtre cette année-là, il prophétisa que Jésus allait mourir pour la nation -
52 et non pas pour la nation seulement, mais encore afin de rassembler dans l’unité les enfants de Dieu dispersés.
53 Dès ce jour-là donc, ils résolurent de le tuer.
54 Aussi Jésus cessa de circuler en public parmi les Juifs ; il se retira dans la région voisine du désert, dans une ville appelée Éphraïm, et il y séjournait avec ses disciples.
55 Or la Pâque des Juifs était proche et beaucoup de gens montèrent de la campagne à Jérusalem, avant la Pâque, pour se purifier.
56 Ils cherchaient Jésus et se disaient les uns aux autres, en se tenant dans le Temple : ” Qu’en pensez-vous ? qu’il ne viendra pas à la fête ? “
57 Les grands prêtres et les Pharisiens avaient donné des ordres : si quelqu’un savait où il était, il devait l’indiquer, afin qu’on le saisît.

Commentaire

1. Situation

L’Evangile de Jean est un Evangile dont la structure nous paraît bien différente de la construction adoptée dans les trois autres Evangiles.

En effet, l’Evangile de Jean, entre un court Prologue (Jean, 1, 1 - 18), qui est la reprise d’une hymne primitive bien adaptée pour servir d’ouverture à la mission terrestre en Jésus du Verbe fait chair (la Parole de Dieu) , et un Epilogue (Jean, 21, 1 - 25), qui est un compte rendu d’apparition(s) du Christ ressuscité en Galilée, ajouté, semble-t-il, lors de la rédaction finale de l’Evangile, se divise en deux grandes parties :

  • LE LIVRE DES SIGNES, dans lequel , tout au long du ministère public de Jésus, nous assistons à la révélation qu’il nous donne de Dieu son Père par ses signes et ses paroles (Jean, 1, 19 - 12, 50),

  • LE LIVRE DE LA GLOIRE, long de huit chapitres (!), où Jésus, à ceux qui le reçoivent et l’accueillent, montre sa gloire en retournant au Père, à son “Heure”, passage qui se réalise dans sa mort, sa résurrection, son ascension, et le don de son Esprit ( Jean, 13, 1 - 20, 31).

Le Livre des signes, dans lequel se situe notre passage, est d’abord ainsi nommé parce qu’il se trouve ponctué par SEPT signes, tous IMPORTANTS de par leur sens, accomplis par Jésus du début à la fin de son ministère :

  • le changement de l’eau en vin à Cana (2, 1 - 11),
  • la guérison du fils d’un intendant royal à Cana (4, 46 - 54),
  • la guérison d’un infirme à la piscine de Bethesda (5, 1 - 11),
  • la multiplication des pains en Galilée (6, 1 - 15),
  • la marche sur la Mer de Galilée (6, 16 - 21),
  • la guérison d’un aveugle-né à Jérusalem (9),
  • la réanimation de Lazare, mort et mis au tombeau à Béthanie (11).

Cependant, dans la mesure où ces SEPT “signes” sont souvent plus ou moins longuement expliqués par des paroles ou des discours de Jésus, une autre répartition, plus précise, de ce Livre des signes, nous aide à mieux situer et donc mieux comprendre notre passage :

  • 1°) Les débuts de la Révélation de Jésus : de Jean-Baptiste à Jésus (1, 19 - 51), aboutissant au changement de l’eau en vin à Cana (2, 1 - 11), qui sert de transition avec la partie suivante,
  • 2°) Du premier signe de Cana (eau changée en vin) au deuxième signe de Cana (guérison du fils d’un intendant royal) (2 - 4), ce deuxième signe servant également de transition avec la 3ème partie (4, 46 - 54),
  • 3°) Jésus et les principales fêtes juives (5 - 10),
  • 4°) Jésus vit l’approche de son “Heure”, Heure de sa mort et de sa gloire (11, 1 - 12, 36),
  • 5°) Conclusion du Livre des signes sur le ministère de Jésus et résumé de sa prédication (12, 37 - 50).

Nous nous trouvons dans la 4ème partie de ce Livre des signes.

Jésus, qui, après son affrontement avec les Juifs, lors de la Fête de la Dédicace, s’était éloigné de la région de Jérusalem parce qu’il se savait menacé, y est revenu suite à l’annonce qui lui a été transmise de la maladie de son ami Lazare, pour trouver ce dernier au tombeau, et l’en sortir par son dernier grand signe, à travers lequel il vient de se révéler comme étant “la Résurrection et la Vie”.

2. Message

La sortie de Lazare de son tombeau semblant rallier de nombreux Juifs à Jésus, le Grand Conseil de la religion Juive en Palestine se réunit donc, et il nous est donné d’assister à ses débats.

L’argumentation se centre sur la peur de l’occupant Romain qui pourrait prendre ombrage d’un trop grand succès populaire de Jésus, le considérer comme atteinte à l’ordre public, et réagir avec vigueur, en mettant fin à l’équilibre existant alors en Judée et à Jérusalem, où un grand degré de liberté était laissé aux autorités religieuses du Judaïsme avec la maîtrise de leur fonctionnement.

Le Grand Prêtre n’hésite pas à proposer de faire disparaître Jésus pour éviter le danger éventuel qu’il leur semble causer. La décision est donc prise par le Grand Conseil de faire mourir Jésus, qui, l’ayant appris d’une façon ou d’une autre, se trouve contraint de se cacher et de s’éloigner de nouveau de Jérusalem.

A son insu, le Grand Prêtre prophétise la vérité du sens de la mort de Jésus, mais l’Evangéliste en élargit grandement la portée, en précisant que c’est ainsi que Jésus va rassembler dans l’unité les enfants de Dieu dispersés.

Va-t-il revenir se jeter dans la gueule du loup pour la Fête de la Pâque, alors que sa condamnation est acquise ?

3. Decouvertes

Dans les versets 45- 46, la foi des uns en Jésus est contrebalancée par l’incrédulité des autres, qui s’en vont dénoncer Jésus aux Pharisiens.

Le souci majeur du Grand Conseil est particulièrement d’éviter la destruction du Temple (destruction qui a eu lieu bien avant que cet Evangile ait été écrit près de 60 ans après la mort de Jésus).

Dans cet Evangile de Jean, la condamnation de Jésus, en son absence, précède donc son onction à Béthanie, son entrée triomphale à Jérusalem, son dernier enseignement dans le Temple, et son dernier repas avec ses disciples, alors que dans les trois autres Evangiles sa condamnation n’a lieu qu’après son arrestation, laquelle prend place, selon les quatre Evangiles, après tous les événements énumérés ci-dessus.

D’après l’historien Juif Josèphe, du 1er siècle de notre ère, Caïphe fut Grand Prêtre de 18 à 36 après Jésus Christ.

Selon la remarque de Nicodème, citée en 7, 51, la condamnation de Jésus à mort en son absence est illégale selon la Loi Juive.

4. Prolongement

Méditations sur la condamnation et la mort de Jésus :

21 Or, c’est à cela que vous avez été appelés, car le Christ aussi a souffert pour vous, vous laissant un modèle afin que vous suiviez ses traces,

22 lui qui n’a pas commis de faute - et il ne s’est pas trouvé de fourberie dans sa bouche ;

23 lui qui insulté ne rendait pas l’insulte, souffrant ne menaçait pas, mais s’en remettait à Celui qui juge avec justice ;

24 lui qui, sur le bois, a porté lui-même nos fautes dans son corps, afin que, morts à nos fautes, nous vivions pour la justice ; lui dont la meurtrissure vous a guéris.

25 Car vous étiez égarés comme des brebis, mais à présent vous êtes retournés vers le pasteur et le gardien de vos âmes.

3 Voilà ce qui est bon et ce qui plaît à Dieu notre Sauveur,

4 lui qui veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité.

5 Car Dieu est unique, unique aussi le médiateur entre Dieu et les hommes, le Christ Jésus, homme lui-même,

6 qui s’est livré en rançon pour tous. Tel est le témoignage rendu aux temps marqués.

16 Oui, c’est incontestablement un grand mystère que celui de la piété : Il a été manifesté dans la chair, justifié dans l’Esprit, vu des anges, proclamé chez les païens, cru dans le monde, enlevé dans la gloire.

Prière

*Seigneur Jésus, comme tu l’avais annoncé, tu as été élevé sur ta croix, et dans ta gloire de Ressuscité, pour attirer à toi tous les hommes de tous les temps, et tu comptes désormais sur notre témoignage, et notre existence vécue à ton image, pour que ton message et les fruits de ta mission rejoignent nos frères et nos soeurs d’aujourd’hui : donne-moi de mieux accueillir en ma vie le mystère de ta mort-résurrection, par lequel tu sauves toute l’humanité, et de savoir le communiquer sans cesse à tous ceux et à toutes celles que je suis amené à rencontrer sur mon chemin. AMEN.

12.04.2003.*


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