📘 Commentaire biblique de l’abbé Léon Hamain
Première lecture : Isaïe 42, 1-7
DU LIVRE D’ISAÏE
Texte
1 Voici mon serviteur que je soutiens, mon élu en qui mon âme se complaît. J’ai mis sur lui mon esprit, il présentera aux nations le droit.
2 Il ne crie pas, il n’élève pas le ton, il ne fait pas entendre sa voix dans la rue;
3 il ne brise pas le roseau froissé, il n’éteint pas la mèche qui faiblit, fidèlement, il présente le droit;
4 il ne faiblira ni ne cédera jusqu’à ce qu’il établisse le droit sur la terre, et les îles attendent son enseignement.
5 Ainsi parle Dieu, Yahvé, qui a créé les cieux et les a déployés, qui a affermi la terre et ce qu’elle produit, qui a donné le souffle au peuple qui l’habite, et l’esprit à ceux qui la parcourent.
6 ” Moi, Yahvé, je t’ai appelé dans la justice, je t’ai saisi par la main, et je t’ai modelé, j’ai fait de toi l’alliance du peuple, la lumière des nations,
7 pour ouvrir les yeux des aveugles, pour extraire du cachot le prisonnier, et de la prison ceux qui habitent les ténèbres. “
Commentaire
1. Situation
Selon une hypothèse généralement admise depuis quelques décennies, mais qui se trouve désormais assez fortement contestée, les chapitres 40 - 55 du Livre d’Isaïe nous retraceraient la prédication, vers la fin de l’exil Babylonien, d’un prophète anonyme, connu sous le nom du “2ème Prophète Isaïe”, du fait qu’il semble appartenir à une école de pensée qui relit, médite et adpate à des temps nouveaux l’oeuvre du grand Prophète Isaïe, qui, lui, avait vécu au 8ème siècle.
Avec quelques chapitres attribués - toujours selon la même hypothèse - à celui qu’on appelle le “3ème Prophète Isaïe” (Isaîe, 56 - 66), qui aurait vécu sa mission quelques décennies plus tard, juste après le retour d’exil, en Palestine, l’oeuvre du “2ème Isaïe” aurait été, par la suite, jointe à celle du “1er Isaïe” (Isaïe, 1 - 39) pour constituer notre Livre Biblique d’Isaïe (Isaïe, 1 - 66).
Ce Livre , qu’on attribue ainsi au “2ème Prophète Isaïe” est aussi connu sous le nom de “Livre de la consolation d’ Israël”. Il s’ouvre par l’appel du prophète et son dialogue avec Israël (40, 1 - 31), puis nous propose une série de chapitres annonçant l’accomplissemnt des prophéties concernant un nouvel Exode (41, 1 - 48, 22). Une 3ème partie a pour objet de consoler Sion-Jérusalem (49, 1 - 54, 17), et le livre se termine par une conclusion.
Les plus grosses objections à cette théorie séduisante de trois prophètes dont les oeuvres formeraient notre Livre d’Isaïe, tiennent, d’abord, à ce que le Livre de notre Bible, en son entier, est attesté comme tel dès au moins 2 siècles avant notre ère chrétienne, et a toujours été considéré comme oeuvre unique jusque pratiquement le début du 20ème siècle, et, ensuite, à ce qu’un certain nombre de passages des 39 premiers chapitres, attribués, dans l’hyopothèse, au 1er Isaïe, paraissent être également d’une époque bien postérieure au 8ème siècle, où il a vécu..
Quoi qu’il en soit du sort de l’hypothèse évoquée ci-dessus, dans ces chapitres attribués ainsi au 2ème Prophète Isaïe, se trouvent ce qu’on appelle les quatre chants du Serviteur de Yahvé, aux chapitres 42, 49, 50 et 53.
Ces quatre chants du Serviteur, dont nous lisons aujourd’hui le premier, ont joué un grand rôle pour la compréhension de Jésus et de sa mission, dans le NouveauTestament, et chez les Pères de l’Eglise (les chrétiens - principalement Evêques - qui ont commenté l’Ecriture et présenté le message de Jésus dans leurs écrits pendant les 8 ou 9 premiers siècles de l’Eglise). Ces chants ont contribué fortement à nuancer l’image classique du Messie, vu comme un nouveau David, triomphant et victorieux, selon la tradtion du “messianisme royal”, développée par exemple dans de nombreux psaumes, dont en particulier le psaume 2 et le psaume 110.
Avec ces quatre poèmes, et l’expérience du prophète Jérémie, se dessine une autre image du Messie, celle d’un Messie-Serviteur et Prophète, individuel et corporatif (représentant tout le peuple) à la fois.
2. Message
Dans un premier temps, le Seigneur révèle son Serviteur : il l’a choisi, lui donne son Esprit, en fait le témoin de son jugement, prévoit sa méthode d’action (modération, sobriété, valorisation de la vie, constance, force et fidélité, jusqu’à ce qu’il ait réalisé toute sa mission).
Dans un deuxième temps, le Prophète perçoit son appel quand Dieu lui parle directement : il se sait pris par la main, mis à part, il est le “lieu” et la personnification de l’Alliance de Dieu et du Peuple élu, et, de ce fait, Lumière des nations et porteur de la libération qu’offre Dieu.
3. Decouvertes
Image d’un “envoyé” disponible à Dieu en toutes choses, et attentif aux hommes : c’est bien là ce que signifie ce titre de “Serviteur”, fidèle à sa mission de promouvoir et de mettre debout, au nom de Dieu qui fait Alliance.
Même si l’on s’est, de multiples fois, interrogé sur l’identité du Serviteur (pour ses contemporains, dans la tradition du peuple d’Israël, et dans l’Eglise), ce qui nous concerne au premier chef, c’est ce qu’il accomplit, et comment il l’accomplit au nom de sa mission reçue.
Le mot “clé” de ce premier poème est celui de “justice” ou de “jugement” (versets 1, 3, 4), mot dont les traductions varient, mais qui veut dire fondamentalement “ce qui crée ou rétablit l’harmonie entre Dieu et son Peuple, ce que Dieu demande et réalise, et, en conséquence, toutes les dimensions de notre existence humaine vécue dans la fidélité au Seigneur”.
Reste néanmoins que la personnalité du Serviteur est à la fois personnelle et collective, désignant, d’une part, le Peuple de Dieu dans sa mission de signifier le salut et le dessein de Dieu en ce monde parmi les nations, aussi bien, d’autre part, qu’un prophète mis à part pour représenter, personnifier le Peuple entier, et tous les croyants de ce Peuple.
Le Serviteur est “personne” au double titre d’un individu, dont le portrait est extrêmement concret, et de la communauté toute entière : la conjonction de cette double perspective constitue le “secret” et le “mystère” de ce portrait et de cette mission.
4. Prolongement
Pour nous, chrétiens, Jésus, désigné comme Celui qui est l’élu de Dieu à son baptême et lors de sa Transfiguration, est l’image parfaite du “Serviteur”. Matthieu l’identifie formellement au portrait que nous livre ce premier chant (Matthieu, 12, 15 - 21), qu’il accomplit. Jésus lui-même a déclaré que le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir (Luc, 22, 24 - 27), attitude qui doit devenir celle des disciples.
Image parfaite du Dieu invisible (Colossiens, 1, 15), obéissant jusqu’à la mort, et la mort sur une croix (Philippiens, 2, 5 - 11), Jésus ne se dit être en ce monde que pour faire la volonté du Père qui l’envoie, et ce, au point qu’il ne fait rien de lui-même (Jean, 5, 30; 8, 28 - 29; 12, 44 - 50).
Et Jésus de nous préciser que notre rôle est de le suivre toujours là où il est, et, ainsi, nous serons ses serviteurs (Jean, 12, 25 - 26). La communauté des croyants, dans la mesure où elle est “en Christ”, témoigne également de l’image du Serviteur qu’est Jésus (1 Corinthiens, 1, 30 et Philippiens, 1, 1).
Prière
*Seigneur Jésus, tu as déclaré à tes disciples la veille de ta mort, selon l’Evangile de Luc, que le Fils de l’homme auquel tu t’identifies, n’était pas venu pour être servi mais pour servir, et donner sa vie, en précisant que tu étais au milieu de nous “comme Celui qui sert”, et tu as signifié cet engagement de “Serviteur” en te faisant moindre qu’un esclave en lavant les pieds de tes disciples au début de ton dernier repas avec eux : en ces jours où le mystère de ta passion et de ta croix te révèle le parfait Serviteur de Dieu ainsi à l’oeuvre pour notre salut, rends-moi capable de discerner ton message en tes paroles et tes actes de miséricorde et de gratuité, et donne-moi la force de ton Esprit Saint pour mettre en pratique ta Bonne Nouvelle qui nous sauve, en l’actualisant dans tous mes comportements. AMEN.
14.04.2003.*
Évangile : Jean 12, 1-11
DE L’EVANGILE DE JEAN
Texte
1 Six jours avant la Pâque, Jésus vint à Béthanie, où était Lazare, que Jésus avait ressuscité d’entre les morts.
2 On lui fit là un repas. Marthe servait. Lazare était l’un des convives.
3 Alors Marie, prenant une livre d’un parfum de nard pur, de grand prix, oignit les pieds de Jésus et les essuya avec ses cheveux ; et la maison s’emplit de la senteur du parfum.
4 Mais Judas l’Iscariote, l’un des disciples, celui qui allait le livrer, dit :
5 ” Pourquoi ce parfum n’a-t-il pas été vendu trois cents deniers qu’on aurait donnés à des pauvres ? “
6 Mais il dit cela non par souci des pauvres, mais parce qu’il était voleur et que, tenant la bourse, il dérobait ce qu’on y mettait.
7 Jésus dit alors : ” Laisse-la : c’est pour le jour de ma sépulture qu’elle devait garder ce parfum.
8 Les pauvres, en effet, vous les aurez toujours avec vous ; mais moi, vous ne m’aurez pas toujours. “
9 La grande foule des Juifs apprit qu’il était là et ils vinrent, pas seulement pour Jésus, mais aussi pour voir Lazare, qu’il avait ressuscité d’entre les morts.
10 Les grands prêtres décidèrent de tuer aussi Lazare,
11 parce que beaucoup de Juifs, à cause de lui, s’en allaient et croyaient en Jésus.
Commentaire
1. Situation
L’Evangile de Jean est un Evangile dont la structure nous paraît bien différente de la construction adoptée dans les trois autres Evangiles.
En effet, l’Evangile de Jean, entre un court Prologue (Jean, 1, 1 - 18), qui est la reprise d’une hymne primitive bien adaptée pour servir d’ouverture à la mission terrestre en Jésus du Verbe fait chair (la Parole de Dieu) , et un Epilogue (Jean, 21, 1 - 25), qui est un compte rendu d’apparition(s) du Christ ressuscité en Galilée, ajouté, semble-t-il, lors de la rédaction finale de l’Evangile, se divise en deux grandes parties :
-
LE LIVRE DES SIGNES, dans lequel , tout au long du ministère public de Jésus, nous assistons à la révélation qu’il nous donne de Dieu son Père par ses signes et ses paroles (Jean, 1, 19 - 12, 50),
-
LE LIVRE DE LA GLOIRE, long de huit chapitres (!), où Jésus, à ceux qui le reçoivent et l’accueillent, montre sa gloire en retournant au Père, à son “Heure”, passage qui se réalise dans sa mort, sa résurrection, son ascension, et le don de son Esprit ( Jean, 13, 1 - 20, 31).
Le Livre des signes, dans lequel se situe notre passage, est d’abord ainsi nommé parce qu’il se trouve ponctué par SEPT signes, tous IMPORTANTS de par leur sens, accomplis par Jésus du début à la fin de son ministère :
- le changement de l’eau en vin à Cana (2, 1 - 11),
- la guérison du fils d’un intendant royal à Cana (4, 46 - 54),
- la guérison d’un infirme à la piscine de Bethesda (5, 1 - 11),
- la multiplication des pains en Galilée (6, 1 - 15),
- la marche sur la Mer de Galilée (6, 16 - 21),
- la guérison d’un aveugle-né à Jérusalem (9),
- la réanimation de Lazare, mort et mis au tombeau à Béthanie (11).
Cependant, dans la mesure où ces SEPT “signes” sont souvent plus ou moins longuement expliqués par des paroles ou des discours de Jésus, une autre répartition, plus précise, de ce Livre des signes, nous aide à mieux situer et donc mieux comprendre notre passage :
- 1°) Les débuts de la Révélation de Jésus : de Jean-Baptiste à Jésus (1, 19 - 51), aboutissant au changement de l’eau en vin à Cana (2, 1 - 11), qui sert de transition avec la partie suivante,
- 2°) Du premier signe de Cana (eau changée en vin) au deuxième signe de Cana (guérison du fils d’un intendant royal) (2 - 4), ce deuxième signe servant également de transition avec la 3ème partie (4, 46 - 54),
- 3°) Jésus et les principales fêtes juives (5 - 10),
- 4°) Jésus vit l’approche de son “Heure”, Heure de sa mort et de sa gloire (11, 1 - 12, 36),
- 5°) Conclusion du Livre des signes sur le ministère de Jésus et résumé de sa prédication (12, 37 - 50).
Avec cette page, nous sommes à la fin de cette approche que Jésus vit de son “Heure” de passage au Père en sa mort-résurrection (11, 1 - 12, 36). Il a ressuscité Lazare, et, suite à cela, sa mise à mort a été décidée par les grands prêtres et les autres responsables Juifs, qui ont donné l’ordre de le dénoncer pour le faire arrêter, à quiconque le rencontrerait. Jésus a donc dû quitter Jérusalem, mais nous assistons ici à son retour pour la Fête de la Pâque, désormais toute proche. Bien que menacé et en principe condamné, Jésus prend le risque de revenir à Jérusalem : après ce qui nous est raconté dans notre page, il sera conduit en triomphe dans Jérusalem par les foules qui l’acclament, et il ira, pour la dernière fois, enseigner dans le Temple, où des Grecs lui seront présentés et où, pendant quelques instants il vivra une angoisse mortelle devant ce qu’il pressent être son destin imminent. Et nous parviendrons ainsi au terme de ce Livre des Signes, dont nous n’aurons plus qu’à lire la conclusion. Ensuite, avec le Livre de la Gloire, nous retrouverons Jésus en son dernier repas et ses discours d’adieu, avec ses disciples, alors que Judas est sorti pour s’en aller le trahir et le livrer.
2. Message
Jésus arrive donc à Béthanie, chez ses amis Marthe, Marie et Lazare, juste 6 jours avant la Pâque Juive, et nous assistons ici à son accueil.
Il est l’invité d’honneur à un dîner que prépare Marthe, tandis que Lazare se trouve parmi les convives. De son côté, Marie s’occupe particulièrement de la personne de Jésus en oignant ses pieds d’un parfum de grande qualité, dont l’odeur remplit la maison. Accueil reconnaissant des amis de Jésus à qui il vient de rendre Lazare qu’il a relevé de la mort.
Accueil également très positif de gens qui viennent voir Jésus, dès qu’ils apprennent sa présence.
Mais accueil différent de la part d’un certain nombre des membres de cette “foule” de Juifs, qui sont là davantage par curiosité, pour voir Lazare revenu à la vie.
Cet accueil provoque également des réactions de rejet : de la part de Judas, qui conteste le geste du parfum au nom d’un service des pauvres auquel il ne croit pas, pour la bonne raison qu’il est accusé de voler l’argent du groupe des disciples de Jésus. Rejet également, et surtout, de la part des autorités Juives, absentes de cette rencontre de Jésus avec ses amis, mais néanmoins informées de ce retour de Jésus et de son succès populaire. De ce fait, ils sont plus décidés que jamais à le faire disparaître, et ils veulent refaire mourir également Lazare, qui leur paraît un témoin gênant du succès de Jésus et des signes qu’il accomplit.
Jésus interpète l’onction que lui donne Marie comme un geste “prophétique”, et une anticipation de son ensevelissement prochain : cette action de Marie “annonce” ainsi l’ensevelissement solennel et royal, que lui donnera Nicodème après sa mort sur la croix, mais également l’acclamation de Jésus comme “Roi” d’Israël lorsque, le lendemain, les foules lui feront faire une entrée triomphale dans Jérusalem. D’autre part, le tombeau de Jésus étant le lieu d’où il sortira pour entrer dans sa gloire de ressuscité, l’onction que lui donne Marie prend également la dimension d’une préparation de la Gloire qui va transfigurer Jésus, le matin de sa résurrection.
3. Decouvertes
Dans ces derniers événements rapportés par le Livre des Signes avant sa conclusion, se joue toute une préparation de ce qui va bientôt arriver à Jésus en son “Heure” de passage au Père : l’onction donnée à Jésus par Marie, que décrit notre page, annonce sa mort et sa mise au tombeau, la solennelle acclamation de la foule lors de l’entrée de Jésus dans Jérusalem le jour suivant (12, 12 - 19) révèle Jésus comme “Roi” d’Israël d’une manière beaucoup plus profonde que tous ces gens qui l’acclament l’imaginent, les paroles prononcées par Jésus lors de sa rencontre des Grecs, ainsi qu’au peuple dans le Temple (12, 12 - 36), lui permettent de témoigner du sens profond de sa mort toute proche. Elles montrent comment sa mort conduit à la vie (12, 20 - 26), comment Jésus fait l’expérience d’une sorte de “Gethsémani” dans le Temple au milieu des gens (12, 27 - 30), et comment une lutte finale entre les ténèbres et la lumière est en train de se dérouler (12, 31 - 36).
Notons les attitudes contrastées face à Jésus : Marie, qui lui oint les pieds et Judas qui va le trahir, les foules qui vont acclamer Jésus et les autorités officielles qui, après avoir décidé sa mort, sont en train de la programmer.
Le fait que Jésus est “oint” à Béthanie, juste 6 jours avant la Pâque, associe cette onction au “passage” au Père qu’il va vivre en son “Heure”, et qui va avoir lieu juste avant le commencement de la célébration de la Pâque Juive (19, 31).
4. Prolongement
C’est tout le Livre de la Gloire (Jean, 13 - 21) qui est le prolongement de cette fin du livre des Signes, avec tout ce que les discours et la grande prière d’adieux de Jésus vont révéler du sens de son “Heure”, qui est le point culminant de sa mission, et dans laquelle les croyants que nous essayons d’être seront invités à entrer, dans le don de l’Esprit que leur fait le Christ ressuscité (Jean,n 20, 22 - 23).
En recélébrant liturgiquement ces événements, nous sommes appelés à relire, dans leur ensemble et leur unité, tous ces textes de Jean, tout remplis qu’ils sont de cette révélation du mystère le plus intime de Jésus, le Christ, qui nous est venu de Dieu, et dont nous assistons, en ces textes, à son retour à Dieu, (Jean, 13, 1 - 3).
Seigneur Jésus, en lisant le récit de ton retour à Jérusalem, alors que tes adversaires ont décidé ta mort, nous te voyons cheminer vers le Père, auprès duquel tu vas “passer” au terme de ton chemin dans notre histoire, et nous sommes témoins de ton engagement jusqu’au bout pour accomplir ta mission de salut, et nous révéler le mystère de Dieu qui nous aime : apprends-moi à devenir un disciple actif et engagé à ta suite, qui, dans ses paroles et ses gestes, rend compte de ce que tu as vécu au milieu de nous, en reproduisant sans cesse ton image de Fils obéissant et Serviteur de ses frères et soeurs, et en imitant ta vérité et ton amour miséricordieux. AMEN.
25.03.2002.
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Prière
*Seigneur Jésus, en lisant le récit de ton retour à Jérusalem, alors que tes adversaires ont décidé ta mort, nous te voyons cheminer vers le Père, auprès duquel tu vas “passer” au terme de ton chemin dans notre histoire, et nous sommes témoins de ton engagement jusqu’au bout pour accomplir ta mission de salut, et nous révéler le mystère de Dieu qui nous aime : apprends-moi à devenir un disciple actif et engagé à ta suite, qui, dans ses paroles et ses gestes, rend compte de ce que tu as vécu au milieu de nous, en reproduisant sans cesse ton image de Fils obéissant et Serviteur de ses frères et soeurs, et en imitant ta vérité et ton amour miséricordieux. AMEN.
25.03.2002.*