📘 Commentaire biblique de l’abbé Léon Hamain
Première lecture : Isaïe 50, 4-9
DU LIVRE D’ISAÏE
Texte
4 Le Seigneur Yahvé m’a donné une langue de disciple pour que je sache apporter à l’épuisé une parole de réconfort. Il éveille chaque matin, il éveille mon oreille pour que j’écoute comme un disciple.
5 Le Seigneur Yahvé m’a ouvert l’oreille, et moi je n’ai pas résisté, je ne me suis pas dérobé.
6 J’ai tendu le dos à ceux qui me frappaient, et les joues à ceux qui m’arrachaient la barbe; je n’ai pas soustrait ma face aux outrages et aux crachats.
7 Le Seigneur Yahvé va me venir en aide, c’est pourquoi je ne me suis pas laissé abattre, c’est pourquoi j’ai rendu mon visage dur comme la pierre, et je sais que je ne serai pas confondu.
8 Il est proche, celui qui me justifie. Qui va plaider contre moi ? Comparaissons ensemble! Qui est mon adversaire ? Qu’il s’approche de moi!
9 Voici que le Seigneur Yahvé va me venir en aide, quel est celui qui me condamnerait ?
Commentaire
1. Situation
Selon une hypothèse généralement admise depuis quelques décennies, mais qui se trouve désormais assez fortement contestée, les chapitres 40 - 55 du Livre d’Isaïe nous retraceraient la prédication, vers la fin de l’exil Babylonien, d’un prophète anonyme, connu sous le nom du “2ème Prophète Isaïe”, du fait qu’il semble appartenir à une école de pensée qui relit, médite et adpate à des temps nouveaux l’oeuvre du grand Prophète Isaïe, qui, lui, avait vécu au 8ème siècle.
Avec quelques chapitres attribués - toujours selon la même hypothèse - à celui qu’on appelle le “3ème Prophète Isaïe” (Isaîe, 56 - 66), qui aurait vécu sa mission quelques décennies plus tard, juste après le retour d’exil, en Palestine, l’oeuvre du “2ème Isaïe” aurait été, par la suite, jointe à celle du “1er Isaïe” (Isaïe, 1 - 39) pour constituer notre Livre Biblique d’Isaïe (Isaïe, 1 - 66).
Ce Livre , qu’on attribue ainsi au “2ème Prophète Isaïe” est aussi connu sous le nom de “Livre de la consolation d’ Israël”. Il s’ouvre par l’appel du prophète et son dialogue avec Israël (40, 1 - 31), puis nous propose une série de chapitres annonçant l’accomplissemnt des prophéties concernant un nouvel Exode (41, 1 - 48, 22). Une 3ème partie a pour objet de consoler Sion-Jérusalem (49, 1 - 54, 17), et le livre se termine par une conclusion.
Les plus grosses objections à cette théorie séduisante de trois prophètes dont les oeuvres formeraient notre Livre d’Isaïe, tiennent, d’abord, à ce que le Livre de notre Bible, en son entier, est attesté comme tel dès au moins 2 siècles avant notre ère chrétienne, et a toujours été considéré comme oeuvre unique jusque pratiquement le début du 20ème siècle, et, ensuite, à ce qu’un certain nombre de passages des 39 premiers chapitres, attribués, dans l’hyopothèse, au 1er Isaïe, paraissent être également d’une époque bien postérieure au 8ème siècle, où il a vécu..
Quoi qu’il en soit du sort de l’hypothèse évoquée ci-dessus, dans ces chapitres attribués ainsi au 2ème Prophète Isaïe, se trouvent ce qu’on appelle les quatre chants du Serviteur de Yahvé, aux chapitres 42, 49, 50 et 53.
Le Serviteur de Yahvé nous a d’abord été présenté comme le Prophète patient et attentif qui fait progresser tout ce qui va selon le projet de Dieu et de son Alliance avec Israël, Alliance ouverte à toutes les nations de la terre (poème 1, Isaïe, 42, 1 - 7).
Ensuite, après nous avoir raconté sa vocation de proximté avec Dieu, qui l’a mis à part pour relever Israël et illuminer toutes les nations (poème 2, Isaïe, 49, 1 - 6), le Serviteur de Dieu nous partage, en ce 3ème Chant ou poème son expérience de fidélité et de confiance totale au Seigneur face à la persécution.
2. Message
Dans ce 3ème Chant le concernant, le Serviteur de Yahvé, en dépit de la violente opposition qu’il rencontre, sait que Dieu va venir à son aide et lui donner raison face à ses adversaires.
Il est donc décidé à accomplir résolument la mission qu’il a reçue de Dieu, quoi qu’il puisse lui en coûter. Il est, en effet, convaincu que sa mission réussira avec la présence, à ses côtés, de Dieu qui lui donne sa force.
La honte qu’il a subie dans les tourments n’est pas le signe d’une condamnation que Dieu aurait prononcée contre lui, comme on pourrait le croire chez les hommes. Au contraire, Dieu est “avec lui”, et ce sont ses adversaires qui connaîtront la défaite.
3. Decouvertes
Il ne nous est pas expliqué comment ce retournement de situation en faveur du Serviteur persécuté se réalisera, ni sous quelle forme. C’est dans le 4ème poème (Isaïe, 52, 13 - 53, 12), que sa victoire mystérieuse et inattendue sera proclamée.
Dans ce 3ème poème, nous découvrons de nombreux points de ressemblance avec, d’abord, les “Confessions” de Jérémie (Jérémie, 20, 7 - 13), puis avec les protestations d’innocence que profère Job aux chapitres 30 et suivants de son Livre, et, enfin, avec tous les psaumes dans lesquels une personne en détresse en appelle à l’aide de Dieu, comme, par exemple, dans le psaume 22.
A noter les traits dominants du Serviteur dans ce texte : en premier lieu, il est docile à la Parole de Dieu qu’il écoute sans cesse pour se laisser façonner par elle. ensuite, cette écoute de la Parole lui permet de tenir bon dans l’adversité, et le rend fort dans les persécutions. Il sait qu’il peut compter sur le Seigneur, qui reste son secours. En dernier lieu, cette conviction, née de l’écoute, lui donne l’audace de lancer un défi à ses adversaires dans la certitude que le Seigneur est bien son défenseur.
4. Prolongement
Jésus, en sa passion, aurait pu reprendre et s’appliquer ce poème. Au moment où il meurt en croix, les Evangélistes mettent sur ses lèvres un verset de trois psaumes, donc différent chez les uns et les autres.
Il s’agit soit du verset 2 du psaume 22 (“Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?” : Marc, 15, 34, et texte parallèle en Matthieu), soit du verset 6 du psaume 31 (“Entre tes mains je remets mon esprit” : Luc, 23, 46), soit, enfin, la parole du verset 22 du psaume 69, ou du verset 16 du psaume 22 (“j’ai soif” : Jean, 19, 28), dans laquelle certains reconnaissent le verset 1 du psaume 63 (“O Dieu, mon Dieu, c’est toi que je recherche, mon âme a soif de toi”).
Il est remarquable que plus loin, dans chacun de ces trois psaumes, dont on peut penser que la brève citation qu’en font nos Evangélistes renvoie à l’ensemble du psaume évoqué alors comme “prière” de Jésus en sa dernière heure, se trouve toujours annoncée par le psalmiste cette conviction que Dieu est son Dieu, et qu’il peut compter sur lui avec une confiance totale dans les pires épreuves.
Nous pouvons relire également le témoignage de Paul au terme de sa vie, tel qu’il est présenté par un de ses disciples en 2 Timothée, 4, 16 - 18. Nous y retrouverons la même attitude du Serviteur, reprise et accomplie par Jésus.
Comme Paul, et toujours avec Jésus, en toute situation, nous pouvons compter absolument sur Dieu, et nous remettre à lui, qui seul donne son véritable sens à notre “destin” humain. N’est-ce pas également le sens de la prière que Jésus nous a laissée, le “Notre Père” ?
Prière
*Seigneur Jésus, c’est sous la figure du Serviteur humilié et persécuté jusqu’à en mourir dans un supplice réservé aux esclaves et aux sédicieux, ou celle de l’agneau immolé, ou encore celle de la brebis muette que l’on conduit à l’abattoir, que l’on a traduit ce que tu as vécu comme ton engagement total dans la fidélité à la mission que Dieu t’avait confiée, et pour l’achèvement de laquelle tu n’as pas hésité à prendre tous les risques, y compris celui de ta vie : au moment où, à partir de ces images symboliques, je contemple ton attitude de patience, de miséricorde, et de vérité qui, à la fois, interpelle et sauve tous ceux qui ont tramé et réalisé ta perte, donne-moi la capacité de rencontrer Dieu qui se révèle en toi comme Celui qui est “avec moi” dans toutes situations que je traverse, et me rend capable de témoigner de la faveur et de la grâce du salut qu’il propose à tout homme et à toute femme de notre monde. AMEN.
16.04.2003.*
Évangile : Matthieu 26, 14-25
DE L’EVANGILE DE MATTHIEU
Texte
14 Alors l’un des Douze, appelé Judas Iscariote, se rendit auprès des grands prêtres
15 et leur dit : ” Que voulez-vous me donner, et moi je vous le livrerai ? ” Ceux-ci lui versèrent trente pièces d’argent.
16 Et de ce moment il cherchait une occasion favorable pour le livrer.
17 Le premier jour des Azymes, les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent : ” Où veux-tu que nous te préparions de quoi manger la Pâque ? “
18 Il dit : ” Allez à la ville, chez un tel, et dites-lui : “Le Maître te fait dire : Mon temps est proche, c’est chez toi que je vais faire la Pâque avec mes disciples”. “
19 Les disciples firent comme Jésus leur avait ordonné et préparèrent la Pâque.
20 Le soir venu, il était à table avec les Douze.
21 Et tandis qu’ils mangeaient, il dit : ” En vérité je vous le dis, l’un de vous me livrera. “
22 Fort attristés, ils se mirent chacun à lui dire : ” Serait-ce moi, Seigneur ? “
23 Il répondit : ” Quelqu’un qui a plongé avec moi la main dans le plat, voilà celui qui va me livrer !
24 Le Fils de l’homme s’en va selon qu’il est écrit de lui ; mais malheur à cet homme-là par qui le Fils de l’homme est livré ! Mieux eût valu pour cet homme-là de ne pas naître ! “
25 A son tour, Judas, celui qui allait le livrer, lui demanda : ” Serait-ce moi, Rabbi ? ” - ” Tu l’as dit ”, répond Jésus.
Commentaire
1. Situation
Cet Evangile, qui reprend beaucoup de passages de l’Evangile de Marc (qui avait été écrit vers 65), mais en y ajoutant des éléments qu’il partage en grande partie avec Luc, a été très probablement rédigé entre les années 85 et 90.
A parcourir tout ce Livre, on peut se demander s’il a été composé pour des chrétiens d’origine Juive (Judéochrétiens), ou pour des chrétiens d’origine païenne, ou encore pour les deux. Néanmoins, même s’il a été d’abord écrit pour confirmer une communauté Judéochrétienne dans sa découverte de la Bonne Nouvelle de Jésus, cet Evangile est ouvert également à la mission universelle auprès des païens, et il se termine par un envoi en mission par le Christ ressuscité, avec ces paroles : “allez, de toutes les nations, faites des disciples” (28, 18).
On peut diviser cet Evangile en 11 parties, qui se répondent en sens inverse (la 1ère correspondant à la dernière, la 2ème, à l’avant-dernière, etc…), concentrées autour de la 6ème partie, le “Discours en paraboles”, qui sert en quelque sorte de “pivot”. Nous obtenons ainsi le découpage suivant :
- Naissance de Jésus et commencement de sa mission (1 - 4)
- Bénédictions et Discours sur la montagne (5 - 7)
- Manifestations de l’autorité de Jésus et de ses appels (8 - 9)
- Discours sur la mission (10)
- Jésus rejeté par “cette génération” (11 - 12 )
- Discours en paraboles (13)
- Jésus reconnu par ses disciples (14 - 17)
- Discours sur la manière de vivre en communauté de croyants (18)
- De nouveau, Jésus manifeste son autorité et ses appels (19 - 22)
- Proclamation de situations malheureuses et Discours sur la venue définitive du Royaume (23 - 24)
- Passion, mort et résurrection (26 - 28)
Cette présentation fait ressortir que cet Evangile est bien rythmé par 5 grands discours de Jésus, dans lesquels l’auteur a concentré la majeure partie de son enseignement. Les 5 discours ont souvent fait penser aux 5 livres de Moïse de l’Ancien Testament. On dit volontiers que, pour Matthieu, Jésus est le “Nouveau Moïse”.
Avec cette page, nous nous trouvons à l’intérieur de la toute dernière partie de l’Evangile de Matthieu, traitant de la passion, de la mort et de la résurrection de Jésus (26, 1 - 28, 20).
Dans la 1ère section de cet ensemble, qui traite de la passion et de la mort de Jésus en 19 épisodes(26, 1 - 27, 66), nous en sommes aux 3ème et 4ème épisodes, réunis en notre passage : déjà les autorités du Temple ont pris la décision de faire mourir Jésus, et, à Béthanie, quand Jésus s’était trouvé à table chez Simon le Lépreux, une femme était venue répandre sur sa tête un parfum de grand prix, devant les disciples indignés d’une telle dépense. Ce qui n’avait pas empêché Jésus d’interpréter ce geste comme une bonne oeuvre, annonçant l’ensevelissement prochain de son corps.
2. Message
Quel contraste entre le geste de cette femme oignant Jésus et la démarche de Judas, qui constitue le 3ème épisode de ce récit de la Passion ! Le traître “marchande” la livraison de son Maître, et se fait payer immédiatement. A partir de là, les dés sont jetés : tout est en place pour le déroulement de la passion. Reste à déterminer le moment favorable.
Notre page se poursuit avec l’épisode suivant, nous décrivant les préparatifs du repas Pascal Juif, que Jésus va célébrer avec ses disciples. En réponse à leur sollicitation, Jésus les charge d’aller en ville préparer tout ce qui est nécessaire pour célébrer cette Pâque. Il domine bien la situation, et il semble avoir bien tout prévu, en fonction des circonstances.
Jésus partage donc ce repas, mais avec ses douze apôtres seulement, et il ne nous est rapporté de cet événement que l’annonce par Jésus que l’un des Douze, qui entourent avec lui cette table, va le trahir et le livrer, ainsi que l’institution Eucharistique et le chant des psaumes, qui figurent dans l’épisode suivant.
Jésus manifeste ouvertement qu’il sait qui va le trahir, il en parle donc devant tous, répondant à la question précise de Judas : “c’est toi qui l’as dit”, après l’avoir sérieusement mis en garde sur les conséquences de son action.
Tout au long de ce que nous rapporte cet épisode, Jésus parle et agit avec une très grande autorité. A deux reprises, il souligne l’importance de l’événement de sa passion qui pointe à l’horizon : d’une part, il fait dire que “son temps est proche”, indiquant ainsi combien sa passion et sa mort vont inaugurer la fin des temps et la venue du Royaume de Dieu, et, d’autre part, il précise que dans son passage par la mort, le Fils de l’homme, qu’il est, accomplira pleinement les Ecritures de l’Ancien Testament.
3. Decouvertes
Jérusalem, en plus de ses 30000 habitants, accueillait alors environ 130000 pélerins pour la fête de la Pâque Juive, qui durait une semaine et un jour. Il fallait donc “réserver” la salle que l’on voulait utiliser pour célébrer le repas pascal.
D’après Matthieu, Jésus a célébré le repas pascal au jour fixé, et selon le rite Juif prévu, ce que contredit l’Evangile de Jean, selon lequel la Pâque Juive aurait été célébrée, cette année-là, le soir du Vendredi, soit après la mort de Jésus (Jean, 18, 18 et 19, 14. 31. 42).
Si l’on suit l’Evangile de Jean, Jésus n’aurait célébré avec ses disciples qu’un repas d’adieux, en y instituant l’Eucharistie (dont Jean, d’ailleurs, ne parle pas à cet endroit), et “célébré” la Pâque Juive, en la remplaçant par sa mort, vécue dans son engagement total d’obéissance au Père et en prenant tous les risques, jusqu’au bout.
En s’adressant à Judas, Jésus constate et déclare sa situation malheureuse : il ne le maudit ni le condamne, il se contente de l’avertir de la portée de son geste. Mais Judas ne croit pas à la mission de Jésus, qu’il se contente d’appeler “Rabbi” dans cet épisode, alors que les autres disciples le nomment déjà “Seigneur”. N’oublions jamais, cependant, que tous les Evangiles ont été écrits pour nous apporter la bonne Nouvelle de Jésus, relisant son ministère, à partir de l’expérience que ses premiers disciples avaient eue de sa résurrection.
4. Prolongement
Ce dernier repas de Jésus, quelle qu’en ait été la date exacte, a eu lieu , de toute façon, dans une forte ambiance “pascale”, marquée par le souvenir de l’Exode avec sa dimension de libération de l’esclavage Egyptien, et d’intervention puissante de Dieu, qui “est passé” au milieu de son peuple, pour le faire sortir d’Egypte et le conduire vers la terre d’Israël.
Dans sa mort et sa résurrection, Jésus accomplit définitivement ce “passage” de Dieu, en lui, parmi nous, passage qui nous ouvre au partage de la vie même de Dieu, dans le don qu’il nous fait de son “Règne” sur notre existence et nos relations personnelles. Ainsi, Jésus est-il la “Pâque Nouvelle”, l’Agneau de Dieu “debout comme immolé” (Apocalypse, 5, 6 - 7), le crucifié-ressuscité, qui est “élevé” à la droite du Père.
Notre rite Eucharistique reproduit les gestes de Jésus en son dernier repas, lorsqu’il a repris lui-même les gestes Juifs de bénédiction effectués, lors des repas de fête, par le chef de famille qui, à deux reprises, rendait grâces à Dieu, en rompant le pain au début de ce repas, et en faisant circuler la coupe de vin, à la fin de ce même repas. Mais, par les paroles nouvelles qu’il a jointes à ces gestes pour leur donner un sens nouveau, Jésus a fait, de cette double bénédiction, un “mémorial”, ou souvenir vivant, laissé à ses disciples et à tous les croyants, de son corps livré et de sa vie répandue, dans la Pâque définitive de sa mort sur la croix et de son entrée dans sa gloire de Ressuscité.
Prière
*Seigneur Jésus, tu nous as laissé les gestes tout simples du partage du pain et de la coupe, pour y inscrire la puissance du souvenir vivant de ton “passage” au Père, qui a réalisé notre libération, et nous a donné notre dignité de “Fils” de Dieu, associés à sa vie, et promis à la rencontre, avec toi, de sa gloire : apprends-moi à vivre, en vérité, ce partage eucharistique, comme le lieu de la saisie de mon existence par la force transformante de ta mort, de ta résurrection, et du don de ton Esprit. AMEN.
27.03.2002.*