📘 Commentaire biblique de l’abbé Léon Hamain
Première lecture : Isaïe 52, 1-15
DU LIVRE D’ISAÏE
Texte
13 Voici que mon serviteur prospérera, il grandira, s’élèvera, sera placé très haut.
14 De même que des multitudes avaient été saisies d’épouvante à sa vue, - car il n’avait plus figure humaine, et son apparence n’était plus celle d’un homme -
15 de même des multitudes de nations seront dans la stupéfaction, devant lui des rois resteront bouche close, pour avoir vu ce qui ne leur avait pas été raconté, pour avoir appris ce qu’ils n’avaient pas entendu dire.
1 Qui a cru ce que nous entendions dire, et le bras de Yahvé, à qui s’est-il révélé ?
2 Comme un surgeon il a grandi devant lui, comme une racine en terre aride; sans beauté ni éclat pour attirer nos regards, et sans apparence qui nous eût séduits;
3 objet de mépris, abandonné des hommes, homme de douleur, familier de la souffrance, comme quelqu’un devant qui on se voile la face, méprisé, nous n’en faisions aucun cas.
4 Or ce sont nos souffrances qu’il portait et nos douleurs dont il était chargé. Et nous, nous le considérions comme puni, frappé par Dieu et humilié.
5 Mais lui, il a été transpercé à cause de nos crimes, écrasé à cause de nos fautes. Le châtiment qui nous rend la paix est sur lui, et dans ses blessures nous trouvons la guérison.
6 Tous, comme des moutons, nous étions errants, chacun suivant son propre chemin, et Yahvé a fait retomber sur lui nos fautes à tous.
7 Maltraité, il s’humiliait, il n’ouvrait pas la bouche, comme l’agneau qui se laisse mener à l’abattoir, comme devant les tondeurs une brebis muette, il n’ouvrait pas la bouche.
8 Par contrainte et jugement il a été saisi. Parmi ses contemporains, qui s’est inquiété qu’il ait été retranché de la terre des vivants, qu’il ait été frappé pour le crime de son peuple ?
9 On lui a donné un sépulcre avec les impies et sa tombe est avec le riche, bien qu’il n’ait pas commis de violence et qu’il n’y ait pas eu de tromperie dans sa bouche.
10 Yahvé a voulu l’écraser par la souffrance; s’il offre sa vie en sacrifice expiatoire, il verra une postérité, il prolongera ses jours, et par lui la volonté de Yahvé s’accomplira.
11 A la suite de l’épreuve endurée par son âme, il verra la lumière et sera comblé. Par sa connaissance, le juste, mon serviteur, justifiera les multitudes en s’accablant lui-même de leurs fautes.
12 C’est pourquoi il aura sa part parmi les multitudes, et avec les puissants il partagera le butin, parce qu’il s’est livré lui-même à la mort et qu’il a été compté parmi les criminels, alors qu’il portait le péché des multitudes et qu’il intercédait pour les criminels
Commentaire
1. Situation
Selon une hypothèse généralement admise depuis quelques décennies, mais qui se trouve désormais assez fortement contestée, les chapitres 40 - 55 du Livre d’Isaïe nous retraceraient la prédication, vers la fin de l’exil Babylonien, d’un prophète anonyme, connu sous le nom du “2ème Prophète Isaïe”, du fait qu’il semble appartenir à une école de pensée qui relit, médite et adpate à des temps nouveaux l’oeuvre du grand Prophète Isaïe, qui, lui, avait vécu au 8ème siècle.
Avec quelques chapitres attribués - toujours selon la même hypothèse - à celui qu’on appelle le “3ème Prophète Isaïe” (Isaîe, 56 - 66), qui aurait vécu sa mission quelques décennies plus tard, juste après le retour d’exil, en Palestine, l’oeuvre du “2ème Isaïe” aurait été, par la suite, jointe à celle du “1er Isaïe” (Isaïe, 1 - 39) pour constituer notre Livre Biblique d’Isaïe (Isaïe, 1 - 66).
Ce Livre , qu’on attribue ainsi au “2ème Prophète Isaïe” est aussi connu sous le nom de “Livre de la consolation d’ Israël”. Il s’ouvre par l’appel du prophète et son dialogue avec Israël (40, 1 - 31), puis nous propose une série de chapitres annonçant l’accomplissemnt des prophéties concernant un nouvel Exode (41, 1 - 48, 22). Une 3ème partie a pour objet de consoler Sion-Jérusalem (49, 1 - 54, 17), et le livre se termine par une conclusion.
Les plus grosses objections à cette théorie séduisante de trois prophètes dont les oeuvres formeraient notre Livre d’Isaïe, tiennent, d’abord, à ce que le Livre de notre Bible, en son entier, est attesté comme tel dès au moins 2 siècles avant notre ère chrétienne, et a toujours été considéré comme oeuvre unique jusque pratiquement le début du 20ème siècle, et, ensuite, à ce qu’un certain nombre de passages des 39 premiers chapitres, attribués, dans l’hyopothèse, au 1er Isaïe, paraissent être également d’une époque bien postérieure au 8ème siècle, où il a vécu..
Quoi qu’il en soit du sort de l’hypothèse évoquée ci-dessus, dans ces chapitres attribués ainsi au 2ème Prophète Isaïe, se trouvent ce qu’on appelle les quatre chants du Serviteur de Yahvé, aux chapitres 42, 49, 50 et 53.
Voici le 4ème chant du Serviteur, le plus connu, le plus poétique, le plus chargé d’émotion. Nos frères Juifs y ont lu, à juste titre, le portrait de tous les Juifs persécutés au long des siècles. Nous, chrétiens, y trouvons, depuis le Nouveau Testament jsuqu’à aujourd’hui, un portrait comme tracé d’avance, de la vie, de la mort, et de la résurrection de Jésus, et, par conséquent, de la communauté des disciples du Christ, l’Eglise, le tout vu dans l’accomplissement du plan de Dieu.
2. Message
Voici décrits la tragique expérience et le triomphe suprême du Serviteur de Dieu, fidèle, loyal et obéissant au coeur d’un monde qui ignore Dieu, mais que Dieu a résolu de sauver et d’introduire dans sa gloire.
Le Serviteur, humilié et souffrant, est perçu comme affligé et mis à l’épreuve par Dieu, en raison du péché. Mais il apparaît que ce péché n’est autre que nos propres transgressions, pour lesquelles nous aurions dû nous-mêmes souffrir.
Le Serviteur a volontairement accepté de porter ce poids comme le moyen par lequel Dieu nous réconciliera avec lui. Il souffre et meurt ainsi pour le salut du monde.
Le Serviteur devient l’envoyé de Dieu, qui agit pour notre réconciliation avec Dieu, en acceptant de donner sa vie jusqu’à la mort pour tous les autres que Dieu sauve à travers son geste.
3. Decouvertes
Ne considérons pas l’attitude de don gratuit du Serviteur comme un simple acte de substitution, ou un sacrifice offert à notre place pour notre péché. Il s’agit ici d’un transfert d’identité : le Serviteur s’identidie avec l’humanité pécheresse et éloignée de Dieu pour que cette humanité perdue puisse s’identifier à son tour avec son obéissance authentique et loyale à Dieu. C’est ainsi que l’humanité est réconciliée avec Dieu.
Nous nous trouvons ici devant une prophétie au sens plénier du terme : la volonté de Dieu qui veut nous sauver est ici à la fois déclarée et réalisée dans l’engagement d’une vie d’homme en relation avec lui.
Nous découvrons 3 parties dans ce magnifique poème : en premier lieu (52, 13 - 15), Dieu proclame l’exaltation du Servteur rejeté. Un total renversement de situation est annoncé, de l’humiliation à l’exaltation du Serviteur. Sa mission, qui paraît être un échec total, connaîtra un succès complet. Ce que les hommes ne pouvaient percevoir va se trouver révélé dans un moment de grande lumière.
En deuxième lieu (53, 1 - 9), les nations, qui ne voyaient dans cette figure totalement anéantie et humiliée, qu’un être rejeté par les hommes et frappé par Dieu, le découvrent comme celui par qui Dieu réalise leur réconciliation avec lui. C’est pour leurs péchés qu’il a souffert, dans une acceptation volontaire de cette souffrance pour les péchés du monde et la guérison de tous (voir aussi Psaume 22, 88).
En troisième lieu (53, 10 - 12), le Seigneur nous déclare que l’obéissance totale du Serviteur devient le moyen, le lieu, où s’accomplit le dessein de Dieu. La victoire du Serviteur coïncide avec le triomphe du plan de Dieu. Le rejet apparent du Serviteur par Dieu, volontairement accepté, tel est le moyen par lequel un monde rebelle reçoit la restauration de son amitié avec Dieu.
La partie centrrale de confession par les nations de leur découverte de la réalité profonde de la mission du Serviteur se trouve encadrée entre deux déclarations divines.
4. Prolongement
L’applicaztion de ce poème à Jésus est lumineuse : anéanti en sa mort, il est exalté en sa résurrection. C’est son “OUI” à la volonté du Père, en prenant tous les risques pour aller jusqu’au terme de sa mission, qui nous sauve.
Il nous invite à reprendre son attitude de Serviteur, qui a une dimension d’inutilité (Luc, 17, 7 - 10), mais qui nous vaut de recevoir la dignité de “Fils” adoptifs, appelés à reproduire l’image de Jésus ressuscité (Romains, 8, 15 - 17 et 28 - 30), et à redire ce “OUI”, qu’il nous communique par grâce (2 Corinthiens, 1, 19 - 20).
Relisons l’hymne de la “kénose - exaltation” du Christ en Philippiens, 2, 5 - 11, puis Luc, 24, 26 et 45 - 48, ainsi que 1 Pierre, 2, 19 - 25; Galates, 3, 13 - 14, et 2 Corinthiens, 5, 17 - 21.
Méditons sur la richesse de tous ces textes en relation avec ce poème du Serviteur souffrant et exalté par Dieu, belle et sublime image de Jésus en son “Heure” de passage au Père.
Prière
*Seigneur Jésus, c’est dans toute une existence de service et de miséricorde, en étant parmi nous comme “celui qui sert”, en choisissant la dernière place face à tes disciples lorsque tu leur as lavé les pieds pour symboliser l’abîme de ton anéantissement, et, finalement, en témoignant de la vérité de ta mission de miséricorde et d’accomplissement du salut et et de toutes les promesses de Dieu jusqu’à être mis au rang des pécheurs, “être fait péché” pour nous, toi qui étais sans péché, c’est ainsi qu’élevé sur ta croix tu deviens celui qui nous sauve et nous entraîne dans l’exaltation et la nouveauté absolue de ta résurrection ainsi que de notre nouvelle naissance dans le don de ton Esprit Saint : donne-moi, une fois de plus, de redécouvrir ce salut transformant que tu me proposes, ainsi qu’à tous mes frères et soeurs en humanité, et de me laisser saisir par lui jusqu’en ton Royaume, dont tu me demandes chaque jour de produire, là où je me trouve, les signes d’amour et de réconciliation. AMEN.
18.04.2003.*
Évangile : Hébreux 4, 7-16
DE LA LETTRE AUX HEBREUX
Texte
14 Ayant donc un grand prêtre souverain qui a traversé les cieux, Jésus, le Fils de Dieu, tenons ferme la profession de foi.
15 Car nous n’avons pas un grand prêtre impuissant à compatir à nos faiblesses, lui qui a été éprouvé en tout, d’une manière semblable, à l’exception du péché.
16 Avançons-nous donc avec assurance vers le trône de la grâce afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour une aide opportune
…
7 C’est lui qui, aux jours de sa chair, ayant présenté, avec une violente clameur et des larmes, des implorations et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort, et ayant été exaucé en raison de sa piété,
8 tout Fils qu’il était, apprit, de ce qu’il souffrit, l’obéissance ;
9 après avoir été rendu parfait, il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent principe de salut éternel,
Commentaire
1. Situation
Parmi les oeuvres attribuées à Paul se trouve ce long traité célébrant la personne et l’oeuvre de Jésus Christ, et encourageant la fidélité à son Alliance. Ce document est un chef d’oeuvre dans le genre des premières homélies chrétiennes.
Cependant, les différences très nettes de style et de théologie entre ce document et les oeuvres de Paul reconnues par tous comme étant de lui, font qu’on ne peut attribuer à Paul cette Lettre aux Hébreux. Son auteur demeure donc pour nous anonyme.
Il est tout aussi difficile de dater exactement cette homélie. Elle est certainement antérieure à la 1ère Lettre de Clément de Rome aux Corinthiens, qui la cite, et qui, elle-même, ne semble pas être postérieure à l’an 110. Ce qui nous laisse, pour la composition de la Lettre aux Hébreux, une plage qui va de 50 à 90 de notre ère chrétienne, avec, peut-être, une préférence pour les années juste avant 70, compte tenu des nombreuses allusions au Temple de Jérusalem qui s’y trouvent, et de la date de destruction du Temple par les armées romaines, en 70.
Il semble assez probable que cette homélie aurait été adressée à des communautés chrétiennes d’Italie (voir Hébreux, 13, 24).
Dans cette homélie se suivent assez régulièrement des exposés doctrinaux et des exhortations. Tout le message en est centré sur le portrait du Christ, cause et source du salut, et modèle de notre conduite (2, 10; 5, 9; 9, 14; 12, 1 - 2). Les exhortations invitent à tenir bon dans la fidélité au message reçu (confession de foi, partenariat avec le Christ, et comportements que cela implique), ainsi qu’à progresser dans l’attachement au Christ, et dans l’endurance face aux défis du monde.
Cette homélie se déploie selon un plan très rigoureux : après un exorde sur la Parole définitive de Dieu en l’envoi de son Fils ( 1, 1 - 4), et avant la conclusion finale (13, 18 - 25), se succèdent 5 grandes parties : 1) Situation du Christ face à Dieu et aux hommes, finalement définie comme celle d’un “Grand Prêtre” (1, 5 - 2, 18), 2) Le Christ est prêtre, en tant qu’accrédité à la fois auprès de Dieu et des hommes (3, 1 - 5, 10), 3) Le Christ, Grand Prêtre des temps nouveaux, et prêtre d’un genre nouveau, donne accès au véritable sanctuaire, en pardonnant les péchés (5, 11 - 10, 39), 4) Ce qui est requis des chrétiens : la foi et l’endurance (11, 1 - 12, 13), 5) Tableau de l’existence chrétienne, présentée comme engagement sur le chemin de la sainteté et de la paix (12, 14 - 13, 17). A noter que chacune de ces parties est annoncée lors de la fin de la précédente : 1, 4; 2, 17; 5, 10; 10, 36 - 39; 11, 12 - 13.
Notre page se situe à la fin de la 2ème partie de cette homélie, où nous est présentée la double solidarité du Christ, qui est, d’une part, pleinement accrédité auprès de Dieu (3, 1 - 6), et d’autre part, totalement de plein pied avec les hommes que nous sommes (4, 15 - 5, 10). Ces deux affirmations sont séparées par une longue exhortation à la fidélité chrétienne (3, 7 - 4, 14).
2. Message
Jésus, Grand Prêtre unique, qui, par sa résurrection et son ascension, a pénétré jusqu’aux cieux, est, en même temps, celui qui a partagé les expériences, les épreuves et les souffrances de notre humanité en tous points, à l’exception du péché, qu’il n’a pas connu. Il est donc bien à la fois au niveau de Dieu, et à notre niveau, si bien que nous pouvons nous adresser à lui en toute confiance pour qu’il nous prenne en charge et nous assure le salut de Dieu.
La 2ème partie de notre page, après une interruption, nous rappelle la prière d’agonie de Jésus qui s’est trouvée exaucée à un autre niveau que celui de sa demande précise initiale. En effet, Jésus a bien bu la coupe de sa passion et de sa mort, qu’il avait souhaité ne pas boire s’il était possible, mais il a été exaucé en sa résurrection.
D’où l’importance de son attitude intérieure unique d’obéissance à la volonté du Père en disant “OUI” jusqu’au bout à sa mission d’annoncer le Royaume de Dieu comme accompli en sa Parole, ses gestes de miséricorde, et son témoignage toujours rendu à la Vérité de Dieu. C’est ainsi que nous sommes sauvés par lui, que nous avons à imiter dans une capacité d’obéir à Dieu que nous recevons de lui, dans l’Esprit Saint.
3. Decouvertes
L’exhortation centrale de cette 2ème partie de la Lettre aux Hébreux (3, 7 - 4, 14) est pour nous une invitation à être fidèle, dans l’imitation de la fidélité de Jésus. Elle se conclut en nous présentant ici Jésus revêtu de miséricorde : n’hésitons donc pas à nous avancer vers lui en pleine assurance.
L’auteur s’inspire de la tradition de la prière de Jésus à Gethsémani (Marc, 14, 32 - 43), dans laquelle Jésus demande d’être sauvé de la mort. Cependant, le grand cri et les larmes dont il est fait ici mention viennent d’une autre tradition, celle de psaumes comme le psaume 22, 1 - 2. 24 ou le psaume 116, 8.
La prière de Jésus est dite exaucée en raison de sa soumission à la volonté du Père. Jésus nous est présenté comme un modèle d’obéissance (voir Hébreux, 10, 5 - 10 et 12, 1 - 3). Cette soumission nous est interprétée omme une attitude parfaite qui seule peut nous sauver.
4. Prolongement
Textes qui peuvent nous aider à prolonger notre méditation sur la mort de Jésus :
5 Ayez entre vous les mêmes sentiments qui sont dans le Christ Jésus :
6 Lui, de condition divine, ne retient pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu.
7 Mais il s’anéantit lui-même, prenant condition d’esclave, et devenant semblable aux hommes. S’étant comporté comme un homme,
8 il s’humilia plus encore, obéissant jusqu’à la mort, et à la mort sur une croix !
9 Aussi Dieu l’a-t-il exalté et lui a-t-il donné le Nom qui est au-dessus de tout nom,
10 pour que tout, au nom de Jésus, s’agenouille, au plus haut des cieux, sur la terre et dans les enfers,
11 et que toute langue proclame, de Jésus Christ, qu’il est SEIGNEUR, à la gloire de Dieu le Père.
20 … Mais si, faisant le bien, vous supportez la souffrance, c’est une grâce auprès de Dieu.
21 Or, c’est à cela que vous avez été appelés, car le Christ aussi a souffert pour vous, vous laissant un modèle afin que vous suiviez ses traces,
22 lui qui n’a pas commis de faute - et il ne s’est pas trouvé de fourberie dans sa bouche ;
23 lui qui insulté ne rendait pas l’insulte, souffrant ne menaçait pas, mais s’en remettait à Celui qui juge avec justice ;
24 lui qui, sur le bois, a porté lui-même nos fautes dans son corps, afin que, morts à nos fautes, nous vivions pour la justice ; lui dont la meurtrissure vous a guéris.
25 Car vous étiez égarés comme des brebis, mais à présent vous êtes retournés vers le pasteur et le gardien de vos âmes.
Prière
*Seigneur Jésus, en contemplant le mystère de ton passage au Père en ta passion, ta mort et ta résurrection, nous mesurons à quel point Dieu a fait pour nous le maximum, nous a vraiment tout donné de ce qu’il pouvait nous transmettre, en t’envoyant près de nous, au terme de l’histoire, vivre une mission de service, de disponibilité, d’abandon, et donc, en ce sens, selon une obéissance et une fidélité qui transforment notre coeur, et nous rendent conformes à ton attitude profonde de relation au Père : donne-moi de me laisser ainsi renouveler par toi jusqu’aux racines de mon être. AMEN.
18.04.2003.*