📘 Commentaire biblique de l’abbé Léon Hamain
Première lecture : 1 Jean 4, 1-21
DE LA PREMIERE LETTRE DE JEAN
Texte
19 Quant à nous, aimons, puisque lui nous a aimés le premier.
20 Si quelqu’un dit : ” J’aime Dieu ” et qu’il déteste son frère, c’est un menteur : celui qui n’aime pas son frère, qu’il voit, ne saurait aimer le Dieu qu’il ne voit pas.
21 Oui, voilà le commandement que nous avons reçu de lui : que celui qui aime Dieu aime aussi son frère.
1 Quiconque croit que Jésus est le Christ est né de Dieu ; et quiconque aime celui qui a engendré aime celui qui est né de lui.
2 Nous reconnaissons que nous aimons les enfants de Dieu à ce que nous aimons Dieu et que nous pratiquons ses commandements.
3 Car l’amour de Dieu consiste à garder ses commandements. Et ses commandements ne sont pas pesants
4 puisque tout ce qui est né de Dieu est vainqueur du monde. Et telle est la victoire qui a triomphé du monde : notre foi.
Commentaire
1. Situation
Parmi les 3 Lettres de Jean, seules la 2ème et la 3ème se disent avoir été écrites par un auteur qui se nomme “l’Ancien”. Cela n’empêche pas que la 2ème Lettre de Jean partage nombre de ses idées et une grande partie de son vocabulaire avec la 1ère Lettre de Jean, qui, elle, ne porte pas dans son texte de nom d’auteur.
Beaucoup, mais pas tous, considèrent que la 1ère lettre de Jean doit être lue à la suite et en complément de l’Evangile de Jean, et doit donc pour cela être considérée comme écrite par le même auteur, que l’on pense être l’Apôtre Jean, qui se déclare, dans l’Evangile, “le disciple que Jésus aimait”.
Indépendamment des obscurités qui demeurent concernant soit l’auteur unique, soit des auteurs multiples de l’Evangile et des 3 Lettres attribuées à Jean, ces 4 documents tirent leur origine d’une même école d’interprétation des paroles et des actions de Jésus, école que l’on nomme volontiers “la communauté du disciples que Jésus aimait”.
Quant aux dates de composition de ces 4 textes, la majorité des spécialistes les situent les uns par rapport aux autres selon un ordre de composition qui correspond à la place qu’ils occupent dans le Nouveau Testament : l’Evangile, puis la 1ère Lettre , puis la 2ème Lettre, et finalement, la 3ème Lettre de Jean.
Autre constatation : dans ces 3 Lettres, surtout dans la 1ère, il est question de divisions dans la communauté, où l’on doit se séparer de ceux qui “nient que Jésus est venu dans la chair”, et sont, pour cette raison, appelés “anti-christs” (1 Jean, 2, 18 - 19 et 4, 2 - 3; 2 Jean, 4, 9).
Si la 2ème et la 3ème Lettre de Jean sont, à l’évidence, des “Lettres” adressées à un ou plusieurs destinataires, la 1ère Lettre ressemble plutôt à une “homélie”, difficile à structurer, mais qui se présente comme porteuse d’une message d’exhortation et d’assurance.
On peut toutefois trouver un “fil directeur” de cette 1ère Lettre en l’unifiant autour du thème de notre “communion avec Dieu”, dont 3 séries de critères nous sont proposés : - nous sommes en communion avec Dieu en participant à la lumière de Dieu (dans laquelle il nous faut marcher, libérés du péché, dans l’amour et dans la foi : 1, 5 - 2, 28), - nous sommes en communion avec Dieu dans la mesure où nous sommes enfants de Dieu (par la pratique de la justice, en ne péchant pas, puis de la charité, à l’exemple du Fils de Dieu, et du discernement dans la foi : 2, 29 - 4, 6), - nous sommes en communion avec Dieu dans la réception de son amour (amour qui vient de Dieu, lui-même défini comme “Amour”, et qui s’enracine dans la foi, laquelle est bien la racine de la charité : 4, 7 - 5, 12)
2. Message
Depuis le verset 7 du chapitre 4, nous découvrons le mystère de l’amour de Dieu, qui nous est communiqué, comme critère de notre communion avec Dieu. Ce thème continue de se développer jusqu’au verset 20 de ce chapitre 4, avant qu’un second thème ne démarre avec le verset 1 du chapitre 5, pour nous montrer comment la foi dans le Fils de Dieu est vraiment à la racine de la charité.
Les 2 derniers versets, 19 et 20, du chapitre 4 résument pratiquement tout ce que la Lettre nous a appris sur l’amour : si nous nous aimons les uns les autres, c’est que Dieu nous a aimés le premier. Ce qui implique qu’on ne peut prétendre aimer Dieu, qu’on ne voit pas, sans aimer ses frères et soeurs que l’on voit.
Ensuite, dès 5, 1, nous entrons dans la synthèse finale : c’est en reconnaissant, dans la foi, que Jésus est Christ, qu’on est né de Dieu, que l’on doit donc l’aimer comme un Père, ce qui nécessite que nous aimions de la même façon nos frères et nos soeurs, également “nés” de Dieu.
Autre conséquence nécessaire de cette nouvelle naissance “de Dieu” : nous ne pouvons aimer nos frères et nos soeurs et en donner le signe, si nous n’aimons pas Dieu en obéissant à ses commandements. Nous touchons ici au coeur de notre expression chrétienne, résumée ainsi par Paul dans sa Lettre aux Galates “ce qui est efficace, c’est la foi agissant par l’amour” (Galates, 5, 6).
La foi, obéissance à Dieu, est notre manière d’aimer Dieu de tout notre coeur en gardant ses commandements. Ainsi vivons-nous vraiment en enfants de Dieu, participant par notre foi à la victoire du Christ sur le monde.
3. Decouvertes
Demeurer dans l’amour n’est possible que dans la foi au Christ, qui nous a fait naître selon une existence nouvelle, dont l’expression est l’amour de Dieu et des frères.
Cette nouvelle naissance entraîne une vie de foi qui nous ouvre totalement à Dieu par le Christ, et nous fait recevoir en nous la présence de sa victoire.
Si bien que notre reconnaissance de Jésus comme Christ, pour vivre comme lui l’obéissance au Père selon la foi, et l’amour que nous avons reçu de Dieu et portons à nos frères, sont les deux marques de notre nouvelle naissance. C’est toujours le même message : aimer le Père, c’est, du même coup, aimer nos frères.
Notre victoire sur le monde est une réalité intérieure de notre nouvelle naissance, exprimée dans la foi qui reconnaît Jésus comme Christ, et reçoit de Dieu une capacité d’amour qui nous fait aimer nos frères.
4. Prolongement
Rappel de quelques grands textes de Jésus ou de Paul sur l’amour chrétien :
28 Un scribe qui les avait entendus discuter, voyant qu’il leur avait bien répondu, s’avança et lui demanda : ” Quel est le premier de tous les commandements ? ”
29 Jésus répondit : ” Le premier c’est : Écoute, Israël, le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur,
30 et tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force.
31 Voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là. ”
34 Je vous donne un commandement nouveau : vous aimer les uns les autres ; comme je vous ai aimés, aimez-vous les uns les autres.
35 A ceci tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : si vous avez de l’amour les uns pour les autres. ”
9 Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez en mon amour.
10 Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez en mon amour, comme moi j’ai gardé les commandements de mon Père et je demeure en son amour
11 Je vous dis cela pour que ma joie soit en vous et que votre joie soit complète.
12 Voici quel est mon commandement : vous aimer les uns les autres comme je vous ai aimés.
6 En effet, dans le Christ Jésus ni circoncision ni incirconcision ne comptent, mais seulement la foi opérant par la charité.
Prière
*Seigneur Jésus, malgré ce que nous en pensons quelquefois, ce que tu attends de nous est d’une extrême simplicité : que nous soyons ouverts par la foi à ta rencontre, en te reconnaissant comme Christ et Seigneur, et qu’ainsi l’amour de Dieu nous atteigne , nous fasse renaître en lui, nous conduise à l’aimer comme un Père, en lui obéissant, et à aimer ceux et celles qui, ne(e)s de Dieu par toi dans l’Esprit Saint, deviennent vraiment nos sœurs et n0s frères : donne-moi de ne jamais detourner ce message en le compliquant d’inutiles details qui m’en feraient perdre le sens profond, et le reduiraient à n’être plus qu’un moyen dont je me servirais, en oubliant que tout m’est accorde gratuitement par grâce, à accueillir dans la foi. AMEN.
09.01.2003.*
Évangile : Luc 4, 14-30
DE L’EVANGILE DE LUC
Texte
14 Jésus, revêtu de la puissance de l’Esprit, retourna en Galilée, et sa renommée se répandit dans tout le pays d’alentour.
15 Il enseignait dans les synagogues, et il était glorifié par tous.
16 Il se rendit à Nazareth, où il avait été élevé, et, selon sa coutume, il entra dans la synagogue le jour du sabbat. Il se leva pour faire la lecture,
17 et on lui remit le livre du prophète Ésaïe. L’ayant déroulé, il trouva l’endroit où il était écrit:
18 L’Esprit du Seigneur est sur moi, Parce qu’il m’a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres; Il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le coeur brisé,
19 Pour proclamer aux captifs la délivrance, Et aux aveugles le recouvrement de la vue, Pour renvoyer libres les opprimés, Pour publier une année de grâce du Seigneur.
20 Ensuite, il roula le livre, le remit au serviteur, et s’assit. Tous ceux qui se trouvaient dans la synagogue avaient les regards fixés sur lui.
21 Alors il commença à leur dire: Aujourd’hui cette parole de l’Écriture, que vous venez d’entendre, est accomplie.
22 Et tous lui rendaient témoignage; ils étaient étonnés des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche, et ils disaient: N’est-ce pas le fils de Joseph?
23 Jésus leur dit: Sans doute vous m’appliquerez ce proverbe: Médecin, guéris-toi toi-même; et vous me direz: Fais ici, dans ta patrie, tout ce que nous avons appris que tu as fait à Capernaüm.
24 Mais, ajouta-t-il, je vous le dis en vérité, aucun prophète n’est bien reçu dans sa patrie.
25 Je vous le dis en vérité: il y avait plusieurs veuves en Israël du temps d’Élie, lorsque le ciel fut fermé trois ans et six mois et qu’il y eut une grande famine sur toute la terre;
26 et cependant Élie ne fut envoyé vers aucune d’elles, si ce n’est vers une femme veuve, à Sarepta, dans le pays de Sidon.
27 Il y avait aussi plusieurs lépreux en Israël du temps d’Élisée, le prophète; et cependant aucun d’eux ne fut purifié, si ce n’est Naaman le Syrien.
28 Ils furent tous remplis de colère dans la synagogue, lorsqu’ils entendirent ces choses.
29 Et s’étant levés, ils le chassèrent de la ville, et le menèrent jusqu’au sommet de la montagne sur laquelle leur ville était bâtie, afin de le précipiter en bas.
30 Mais Jésus, passant au milieu d’eux, s’en alla.
Commentaire
1. Situation
Luc est l’auteur à la fois de l’Evangile qui porte son nom et des Actes des apôtres, tous deux adressés à un certain Théophile, avec le but de rapporter, en “un récit ordonné”, tout ce dont il a pu s’informer avec soin sur les événements concernant Jésus. Ce qui veut dire que Luc n’a pas connu Jésus, et appartient à une génération postérieure à celle des tout premiers disciples.
Ces 2 livres, dont il est l’auteur, constituent-ils les 2 volumes d’un oeuvre unique ou ont-ils été conçus comme 2 ouvrages différents, adaptés à 2 époques différentes ? On ne peut que s’accorder sur l’unité de l’ensemble d’une oeuvre qui se suit, sans avoir à se prononcer sur la validité de l’une ou de l’autre de ces 2 hypothèses.
Comme celui de Matthieu, l’Evangle de Luc débute par un Evangile de l’Enfance du Christ, dans lequel, au travers des récits de l’Enfance du Seigneur, nous est déjà annoncée, en filigrane, toute la bonne nouvelle de Jésus, y compris sa mort-résurrection, et cela tout en nous développant le thème de l’accomplissement de la plénitude des temps et du retour de Dieu en son Temple et au coeur de son peuple, selon les prédictions, désormais réalisées, du Livre de Daniel.
Dans le chapitre 3, consacré à la mission de Jean Baptiste, racontée jusqu’à son terme, et à la présentation du baptême de Jésus comme occasion d’une vision-révélation qui lui fait découvrir que l’Esprit de Dieu repose sur lui et que Dieu le reconnaît bien comme son Fils, Luc nous propose également une généalogie humaine de Jésus, qui le fait remonter jusqu’au premier homme de la Bible, Adam.
Dès le début du chapitre 4, Luc nous raconte comment Jésus, après avoir repoussé victorieusement les tentations du diable au désert, commence, poussé par l’Esprit, sa prédication en Galilée (4, 1 - 15), premier grand moment de son ministère public (4, 14 - 9, 30), et arrive en son village de Nazareth, où nous le rejoignons avec notre lecture de ce jour .
2. Message
Ce passage de Jésus en son village de Nazareth (4, 16 - 30), dont notre page liturgique de ce jour ne donne que le début, doit être lu en entier, et est, de fait, présenté par Luc comme un prologue résumant tout son ministère en ses phases successives.
On s’est, à propos de ce texte, demandé, à juste titre, si Luc n’avait pas joint plusieurs passages de Jésus à Nazareth en un seul épisode, car on imagine difficilement que tout ce changement d’attitude, depuis l’accueil étonné jusqu’au rejet agressif, de Jésus, ait pu se dérouler en un seul office de Sabbat à la synagogue.
Trois réactions des gens de Nazareth face à Jésus se succèdent ici en effet :
- d’abord l’accueil sympathique (4, 16 - 22b, auquel se limite notre texte de la 1ère lecture,
- ensuite, le questionnement, rempli de doute et d’hésitation (4, 22c - 27),
- finalement, le rejet total jusqu’à la tentative de meurtre (4, 28 - 30).
Nous retrouvons ainsi résumées les 3 grandes étapes du ministère de Jésus: succès initial, contestation, rejet final et définitif. Dans ce contexte, les versets 29 - 30 annoncent déjà symboliquement la mort-résurrection de Jésus : quand on veut le précipter dans l’abîme, il passe au milieu de ses adversaires, “allant son chemin”.
Suggestion d’autant plus forte et symbolique que l’escarpement de la colline du verset 29 n’existe pas à Nazareth (voir TOB, Luc, 4, 29, note “k”). Suggestion symbolique, dans la mesure, egalement, où le ministère de Jésus ne pourra s’achever qu’à Jérusalem, ce sur quoi Luc va insister fortement dans la suite de son Evangile, où il consacrera 10 chapitres à une lente et longue montée de Jésus à Jérusalem (voir aussi TOB, Luc, 4, 30, note “l”).
Au cours de cette visite à Nazareth, Jésus laisse à ses compatriotes, et à nous tous, un double message :
- d’abord, que le texte du 3ème Prophète Isaïe (61, 1 et 58, 6), qu’il vient de lire publiquement, est accompli par sa seule présence et venue,
- ensuite, qu’il n’est pas venu distribuer à tous vents des bienfaits de ce monde par des miracles qui lui font bonne réputation, mais annoncer, à partir des signes qu’il pose, la présence d’une “autre” réalité, liée à lui-même et à sa mission, qui est celle du Royaume de Dieu, qui appelle à la conversion et est ouvert à toutes les nations de la terre. Ce qui veut dire que les gens de son village ne le connaissent pas en sa réalité profonde, et qu’ils ne peuvent prétendre le récupérer.
3. Decouvertes
Les versets 16 - 21 nous racontent le déroulement d’une célébration du sabbat dans une synsagogue, et au cours de laquelle, Jésus, en tant que laïc, se lève (comme, semble-t-il, il avait l’habitude de le faire avant de commencer son ministère) et lit un texte de la Bible qu’il trouve sans le choisir.
Ce texte du Livre d’Isaïe, qui est en fait composé de 2 passages différents du 3ème Isaïe (le Livre d’Isaïe couvre 3 générations de prophètes de la même “école”, si l’on peut parler ainsi : 1 - 39; 40 - 55; 56 - 66), parle de “l’année jubilaire” qui revient tous les 50 ans comme une année de grâce et de libération, selon le livre du Lévitique, 25, 10 - 13.
En proclamant ce texte comme “accompli”, Jésus indique que son apparition fait du jubilé une dimension permanente du Royaume qu’il inaugure comme étant l’accomplissement définitif du plan de salut de Dieu. Cet “année d’accueil” par le Seigneur est maintenant une donnée permanente de la vie des croyants : avec Jésus qui vient, et qui, pour nous, est le Ressuscité, “l’Emmanuel”, Dieu est vraiment toujours “avec - nous”.
Jésus semble ensuite reprendre un dicton populaire lorsqu’il déclare qu’aucun prophète ne se trouve accueilli dans sa patrie. Cependant, le commentaire qu’il en propose, en rappelant les comportements des prophètes Elie et Elisée aux versets 25 - 27, en 2 strophes poétiques, indique bien que l’envoyé de Dieu n’est la propriété d’aucune communauté, mais n’est là que pour la mission que lui a confiée le Seigneur.
4. Prolongement
Avec la mort-résurrection de Jésus et le don de son Esprit, qui est l’Esprit du Père, nous croyons que Dieu vient en Jésus, “demeurer” parmi nous, mais c’est pour nous inviter à “aller notre chemin” comme lui et avec lui, en sortant de nous-mêmes, en nous quittant nous-mêmes, en nous dépossédant de nous-mêmes, dans la foi de celui ou de celle qui se laisse conduire pour vivre le don de soi dans le service croissant de ses frères et de ses soeurs, à la façon de Jésus.
Ce texte, proposé par l’Eglise pour nous aider à continuer notre contemplation des manifestations de Jésus, de tout ce que représente le mystère de son Epiphanie, nous invite à un regard sur la “Lumière” que rayonne Jésus en tous ses comportements.
Il est “Dieu-avec- nous”, “qui le voit, voit le Père” (Jean, 14, 9 - 10).
Et, depuis qu’il est ressuscité et que l’Esprit Saint nous est donné, nous sommes appelés à reproduire, rayonner, son visage aujourd’hui, pour qu’il soit perçu et découvert, à travers nous, dans le milieu culturel de notre société, à laquelle nous avons la charge d’annoncer, par notre manière de vivre, le mystère de Jésus comme “la” Bonne Nouvelle pour tous.
Prière
*Seigneur Jésus, donne-nous la grâce de savoir sans cesse t’accueillir, dans tous les aspects de ta présence et de ta Parole de Ressuscité au coeur de nos vies, c’est-à-dire de nous laisser interpeller par ton message, et ta manière de vivre, que tu nous demandes de reproduire, en t’imitant, au jour le jour, dans la force de ton Esprit Saint, qui nous permet de nous exprimer selon la réalité nouvelle que tu as créée en nous, lorsque tu nous as fait devenir avec toi, “Fils” du Père et “héritiers” de ton Royaume. AMEN.
08.01.2004.*