📘 Commentaire biblique de l’abbé Léon Hamain
Première lecture : 1 Jean 3, 22 – 4, 6
DE LA PREMIERE LETTRE DE JEAN
Texte
22 Quoi que ce soit que nous demandions, nous le recevons de lui, parce que nous gardons ses commandements et que nous faisons ce qui lui est agréable.
23 Et c’est ici son commandement: que nous croyions au nom de son Fils Jésus Christ, et que nous nous aimions les uns les autres, selon le commandement qu’il nous a donné.
24 Celui qui garde ses commandements demeure en Dieu, et Dieu en lui; et nous connaissons qu’il demeure en nous par l’Esprit qu’il nous a donné.
1 Bien-aimés, n’ajoutez pas foi à tout esprit; mais éprouvez les esprits, pour savoir s’ils sont de Dieu, car plusieurs faux prophètes sont venus dans le monde.
2 Reconnaissez à ceci l’Esprit de Dieu: tout esprit qui confesse Jésus Christ venu en chair est de Dieu;
3 et tout esprit qui ne confesse pas Jésus n’est pas de Dieu, c’est celui de l’antéchrist, dont vous avez appris la venue, et qui maintenant est déjà dans le monde.
4 Vous, petits enfants, vous êtes de Dieu, et vous les avez vaincus, parce que celui qui est en vous est plus grand que celui qui est dans le monde.
5 Eux, ils sont du monde; c’est pourquoi ils parlent d’après le monde, et le monde les écoute.
6 Nous, nous sommes de Dieu; celui qui connaît Dieu nous écoute; celui qui n’est pas de Dieu ne nous écoute pas: c’est par là que nous connaissons l’esprit de la vérité et l’esprit de l’erreur.
Commentaire
1. Situation
Parmi les 3 Lettres de Jean, seules la 2ème et la 3ème se disent avoir été écrites par un auteur qui se nomme “l’Ancien”. Cela n’empêche pas que la 2ème Lettre de Jean partage nombre de ses idées et une grande partie de son vocabulaire avec la 1ère Lettre de Jean, qui, elle, ne porte pas dans son texte de nom d’auteur.
Beaucoup, mais pas tous, considèrent que la 1ère lettre de Jean doit être lue à la suite et en complément de l’Evangile de Jean, et doit donc pour cela être considérée comme écrite par le même auteur, que l’on pense être l’Apôtre Jean, qui se déclare, dans l’Evangile, “le disciple que Jésus aimait”.
Indépendamment des obscurités qui demeurent concernant soit l’auteur unique, soit des auteurs multiples de l’Evangile et des 3 Lettres attribuées à Jean, ces 4 documents tirent leur origine d’une même école d’interprétation des paroles et des actions de Jésus, école que l’on nomme volontiers “la communauté du disciples que Jésus aimait”.
Quant aux dates de composition de ces 4 textes, la majorité des spécialistes les situent les uns par rapport aux autres selon un ordre de composition qui correspond à la place qu’ils occupent dans le Nouveau Testament : l’Evangile, puis la 1ère Lettre , puis la 2ème Lettre, et finalement, la 3ème Lettre de Jean.
Autre constatation : dans ces 3 Lettres, surtout dans la 1ère, il est question de divisions dans la communauté, où l’on doit se séparer de ceux qui “nient que Jésus est venu dans la chair”, et sont, pour cette raison, appelés “anti-christs” (1 Jean, 2, 18 - 19 et 4, 2 - 3; 2 Jean, 4, 9).
Si la 2ème et la 3ème Lettre de Jean sont, à l’évidence, des “Lettres” adressées à un ou plusieurs destinataires, la 1ère Lettre ressemble plutôt à une “homélie”, difficile à structurer, mais qui se présente comme porteuse d’une message d’exhortation et d’assurance.
On peut toutefois trouver un “fil directeur” de cette 1ère Lettre en l’unifiant autour du thème de notre “communion avec Dieu”, dont 3 séries de critères nous sont proposés : - nous sommes en communion avec Dieu en participant à la lumière de Dieu (dans laquelle il nous faut marcher, libérés du péché, dans l’amour et dans la foi : 1, 5 - 2, 28), - nous sommes en communion avec Dieu dans la mesure où nous sommes enfants de Dieu (par la pratique de la justice, en ne péchant pas, puis de la charité, à l’exemple du Fils de Dieu, et du discernement dans la foi : 2, 29 - 4, 6), - nous sommes en communion avec Dieu dans la réception de son amour (amour qui vient de Dieu, lui-même défini comme “Amour”, et qui s’enracine dans la foi, laquelle est bien la racine de la charité : 4, 7 - 5, 12)
Cette page se trouve à un carrefour entre le 2ème et le 3ème thèmes développés par l’auteur de la 1ère Lettre de Jean.
En effet, après le 1er thème: “Marcher dans la Lumière” (1, 5 - 2, 28). le 2ème nous invite à “vivre en fils de Dieu qui aiment à la façon de Dieu” (2, 29 - 3, 24 ou 2, 29 - 4, 6), et le 3ème nous renvoie aux “Sources de l’amour et de la foi” (4, 1 - 5, 12 ou 4, 7 - 5, 12).
A regarder de près ce découpage, nous constatons qu’il est possible de découvrir des thèmes identiques dans cette Lettre, sans pour autant tomber absolument d’accord sur leurs “frontières”.
Notre texte se trouve, de ce fait, étiré : on peut, d’une part, y lire un fruit de l’obéissance et de la foi aux versets en 3, 23 - 24 (Dieu habite en ceux qui gardent les commandements), puis, un nouvel appel à “rejeter les Antichrists” en 4, 1 - 6. Mais on peut tout autant considérer que les versets en 3, 22 - 24 sont la fin d’un développement sur l’invitation à pratiquer la charité à l’exemple du Fils de Dieu, et que les versets de 4,1 - 6 sont un appel à discerner les esprits à partir de notre foi en Jésus Christ.
2. Message
L’auteur vient de nous dire que Dieu est plus grand que notre coeur, même si notre conscience nous condamne. En effet, si nous cherchons à faire ce qui lui plaît. nous montrons que nous nous référons à lui dans une grande confiance (3, 16 - 22).
Mais, qu’est-ce qu’il plaît au Seigneur sinon le fait que nous croyons en Jésus et que nous nous aimons les uns les autres ? La foi et l’amour sont absolument inséparables, au point que, dans la tradition de la communauté du disciple que Jésus aimait, où a été écrite cette Lettre, croire en Jésus que Dieu a envoyé, revient à aimer Dieu et demeurer en lui, puisqu’on reçoit ainsi son Esprit (3, 23 - 24).
C’est ce même Esprit Saint qui nous garantit la Vérité face à l’erreur. Et le test de cette présence en nous de l’Esprit de Dieu, c’est notre affirmation que Jésus Christ est le Fils de Dieu “venu dans la chair”.
Cela fait que nous appartenons à Dieu, que nous le connaissons, et que nous sommes vainqueurs des faux prophètes. L’absence de ce test est, au contraire, le signe de l’appartenance au monde selon l’esprit de mensonge de l’Antichrist.
Proclamer notre foi en Jésus nous donne la certitude que nous sommes “de Dieu”, et en communion et dialogue avec tous ceux qui connaissent Dieu (4, 1 - 6).
3. Decouvertes
La vive opposition entre l’Esprit de Vérité et l’esprit du monde, de l’erreur et du mensonge, rappelle l’opposition entre l’Esprit de vérité et le Prince de ce monde dont parlait Jésus en Jean, 16, 11 - 13.
Il en va de même de la division entre ceux qui connaissent Dieu et ceux qui sont du “monde”, toujours selon Jésus lui-même en Jean, 15, 19 et 21.
En 4, 2, la confession de foi en”Jésus venu dans la chair” n’est pas simple affirmation de l’humanité du Christ, mais la conviction que c’est cette “venue du Christ dans la chair” qui nous sauve.
En 4, 4, la formule vigoureuse “vous êtes de Dieu”, ou “vous appartenez à Dieu” est proclamation d’une victoire sur le Mal et le Mauvais {1 Jean, 2, 13 - 14) et nous rappelle la parole de Jésus à la fin de son discours après la Cène en Jean 16, 33 : “Soyez pleins d’assurance, j’ai vaincu le monde”.
En 4, 5 - 6, puisque Dieu est la Vérité, il est le garant de toute vérité authentique. En conséquence, comme Jésus l’a dit de lui-même à maintes reprises, et, finalement, lors des son procès devant Pilate : qui cherche la Vérité et appartient à la Vérité l’écoute, lui, Jésus, ainsi que ceux qui sont ses témoins (Jean 18, 37; 8, 47; 10, 26 - 27).
4. Prolongement
Il n’y a vraiment que Jésus Christ, centre et pivot de tout, voie unique pour rejoindre Dieu, pour aller au Père, et lieu de notre rencontre de Dieu qui vient à nous, présence de Dieu en notre humanité qu’il a pour mission de sauver de l’intérieur et de transfigurer en sa résurrection.
Le “don” du Christ, l’accueil du Christ, vivre avec le Christ et l’écouter dans sa Parole, ainsi que l’imiter en ses gestes et comportements, voilà ce qui nous est désormais offert chaque jour comme une “nouveauté” permanente.
Prière
*Seigneur Jésus, croire en toi, confesser que tu es venu en notre chair, et nous aimer les uns les autres, tels sont les critères de notre authentique filiation du Père, et de notre réelle fraternité avec toi, dans l’Esprit, qui nous font participer vraiment à ta victoire sur les forces du mal et de notre égoïsme, et en être le témoin permanent au coeur de toutes les situations que nous rencontrons : donne-moi cette authenticité qui ne peut venir que de toi, comme un don gratuit que ton Esprit insère au plus profond de nous-mêmes, et qui nous rend capables de te suivre dans ta façon d’être vrai, ainsi que dans le service aimant de nos frères et soeurs au long de nos journées. AMEN.
05.01.2004.*
Évangile : Matthieu 4, 12-25
DE L’EVANGILE DE MATTHIEU
Texte
12 Ayant appris que Jean avait été livré, il se retira en Galilée
13 et, laissant Nazara, vint s’établir à Capharnaüm, au bord de la mer, sur les confins de Zabulon et de Nephtali,
14 pour que s’accomplît l’oracle d’Isaïe le prophète :
15 Terre de Zabulon et terre de Nephtali, Route de la mer, Pays de Transjordane, Galilée des nations !
16 Le peuple qui demeurait dans les ténèbres a vu une grande lumière ; sur ceux qui demeuraient dans la région sombre de la mort, une lumière s’est levée.
17 Dès lors Jésus se mit à prêcher et à dire : ” Repentez-vous, car le Royaume des Cieux est tout proche. “
…
23 Il parcourait toute la Galilée, enseignant dans leurs synagogues, proclamant la Bonne Nouvelle du Royaume et guérissant toute maladie et toute langueur parmi le peuple.
24 Sa renommée gagna toute la Syrie, et on lui présenta tous les malades atteints de divers maux et tourments, des démoniaques, des lunatiques, des paralytiques, et il les guérit.
25 Des foules nombreuses se mirent à le suivre, de la Galilée, de la Décapole, de Jérusalem, de la Judée et de la Transjordane.
Commentaire
1. Situation
Cet Evangile, qui reprend beaucoup de passages de l’Evangile de Marc (qui avait été écrit vers 65), mais en y ajoutant des éléments qu’il partage en grande partie avec Luc, a été très probablement rédigé entre les années 85 et 90.
A parcourir tout ce Livre, on peut se demander s’il a été composé pour des chrétiens d’origine Juive (Judéochrétiens), ou pour des chrétiens d’origine païenne, ou encore pour les deux. Néanmoins, même s’il a été d’abord écrit pour confirmer une communauté Judéochrétienne dans sa découverte de la Bonne Nouvelle de Jésus, cet Evangile est ouvert également à la mission universelle auprès des païens, et il se termine par un envoi en mission par le Christ ressuscité, avec ces paroles : “allez, de toutes les nations, faites des disciples” (28, 18).
On peut diviser cet Evangile en 11 parties, qui se répondent en sens inverse (la 1ère correspondant à la dernière, la 2ème, à l’avant-dernière, etc…), concentrées autour de la 6ème partie, le “Discours en paraboles”, qui sert en quelque sorte de “pivot”. Nous obtenons ainsi le découpage suivant :
- Naissance de Jésus et commencement de sa mission (1 - 4)
- Bénédictions et Discours sur la montagne (5 - 7)
- Manifestations de l’autorité de Jésus et de ses appels (8 - 9)
- Discours sur la mission (10)
- Jésus rejeté par “cette génération” (11 - 12 )
- Discours en paraboles (13)
- Jésus reconnu par ses disciples (14 - 17)
- Discours sur la manière de vivre en communauté de croyants (18)
- De nouveau, Jésus manifeste son autorité et ses appels (19 - 22)
- Proclamation de situations malheureuses et Discours sur la venue définitive du Royaume (23 - 24)
- Passion, mort et résurrection (26 - 28)
Cette présentation fait ressortir que cet Evangile est bien rythmé par 5 grands discours de Jésus, dans lesquels l’auteur a concentré la majeure partie de son enseignement. Les 5 discours ont souvent fait penser aux 5 livres de Moïse de l’Ancien Testament. On dit volontiers que, pour Matthieu, Jésus est le “Nouveau Moïse”.
Avec notre page, nous assistons au démarrage de la mission publique de Jésus, à la fin de la 1ère partie de cet Evangile.
2. Message
Deuxième “apparition” de Jésus, après celle de l’Evangile de l’Enfance, où il nous avait été présenté comme manifesté à ces “étrangers” qu’étaient les Mages. Mais, cette fois, c’est sur la scène du pays où il va commencer d’exercer son ministère en public, au moment où cesse celui de Jean Baptiste.
Matthieu nous précise que Jésus s’installe à Capharnaüm, et, comme il en a l’habitude chaque fois qu’il veut souligner un événement concernant Jésus, ou l’un de ses comportements, il déclare accoomplie une prophétie de l’Ancien Testament, et il cite, à ce propos, le passage d’Isaïe, 8, 23 - 9, 1, tout en en modifiant une partie.
Le premier message de Jésus concerne l’attitude qu’il attend de ceux qui l’écoutent : nous devons nous convertir, c’est-à-dire nous retourner vers Dieu, car le Royaume de Dieu s’est approché de nous.
Après nous avoir relaté l’appel des 4 premiers disciples, 4 marins-pêcheurs du Lac (épisode sauté dans notre lecture liturgique), Matthieu nous résume l’activité de Jésus en Galilée : prédication de la Bonne Nouvelle du Royaume, guérisons de toute maladie et infirmité, ce qui fait venir à lui de grandes foules, accompagnées de leurs malades, de toute la région, ainsi que des régions voisines, parfois éloignées (comme la Judée).
3. Decouvertes
En citant, et en déclarant “accomplie” la prophétie d’Isaïe, Matthieu nous situe bien la misson de Jésus comme une mission de “plein vent”, adressé aux tribus d’Israël les plus menacées par la “nuit” païenne, et dans une région, appelée ici la “Galilée des nations” où , à cette époque, beaucoup de populations d’origines diverses se côtoient. Jésus prend ainsi lui-même contact avac “toutes les nations” dans lesquelles il enverra ses disciples après sa résurrection (Matthieu, 28, 19). Jésus n’exerce pas son ministère en un lieu du désert, où il se serait retiré, comme le faisait Jean Baptiste, et où les gens viendraient à lui : c’est, au contraire, lui, Jésus, qui va rejoindre les gens de son temps, là où ils sont.
Au verset 17, l’expression “A partir de ce moment” souligne bien que Jésus inaugure “solennellement” son ministère, qui se présente sous la double forme de 5 grands discours (voir le premier en 5, 1 - 7, 29), et de séries d’actions rapportées entre ses discours (première série en 8, 1 - 9, 34).
La formule “convertissez-vous, le Royaume de Dieu s’est approché”, est celle-là même que proclamait Jean Baptiste (3, 2). Cependant, avec Jésus, le Règne de Dieu est présenté ici comme inauguré, avant d’être pleinement réalisé et ouvert à tous en la mort-résurrection de Jésus, qui en sera l’acte majeur, et d’être totalement révélé comme accompli à la fin ultime des temps.
Notre passage, en sa première partie (4, 12 - 17), contient 3 thèmes fréquents chez Matthieu : l’accomplissement de l’Ecriture (versets 14 - 16), le salut des païens (verset 16), et l’annonce du Règne de Dieu (verset 17), selon une formule dont le choix du temps du verbe dans le grec suggère bien le caractère “répétitif”, attaché à cette expression condensée du message de Jésus tout au long de cet Evangile.
Les versets 23 - 25 constituent le premier de nombreux sommaires, ou résumés, de l’activité de Jésus dans cet Evangile. Sommaires qui permettent à Matthieu d’assurer aux récits des activités de Jésus une dimension de continuité et de mouvement entre les grands discours.
4. Prolongement
Jésus nous est présenté ici comme le modèle de tous les apôtres et de tous les missionnaires, mettant en oeuvre une mission “modèle”, qu’il nous appartient,à notre tour, d’imiter :
16 Annoncer l’Évangile en effet n’est pas pour moi un titre de gloire ; c’est une nécessité qui m’incombe. Oui, malheur à moi si je n’annonçais pas l’Évangile !
17 Si j’avais l’initiative de cette tâche, j’aurais droit à une récompense ; si je ne l’ai pas, c’est une charge qui m’est confiée.
18 Quelle est donc ma récompense ? C’est qu’en annonçant l’Évangile, j’offre gratuitement l’Évangile, sans user du droit que me confère l’Évangile.
19 Oui, libre à l’égard de tous, je me suis fait l’esclave de tous, afin de gagner le plus grand nombre.
20 Je me suis fait Juif avec les Juifs, afin de gagner les Juifs ; sujet de la Loi avec les sujets de la Loi - moi, qui ne suis pas sujet de la Loi - afin de gagner les sujets de la Loi.
21 Je me suis fait un sans-loi avec les sans-loi - moi qui ne suis pas sans une loi de Dieu, étant sous la loi du Christ - afin de gagner les sans-loi.
22 Je me suis fait faible avec les faibles, afin de gagner les faibles. Je me suis fait tout à tous, afin d’en sauver à tout prix quelques-uns.
23 Et tout cela, je le fais à cause de l’Évangile, afin d’en avoir ma part.
Prière
*SEIGNEUR JESUS, LA DECOUVERTE QUE NOUS FAISONS DE TON ACTIVITE MISSIONNAIRE, DANS UNE SOCIETE OU SE CROISENT DE MULTIPLES ETHNIES, ET QUI SE TROUVE LIVRéE A L’INCROYANCE, NOUS RENVOIE A NOS PROPRES DIFFICULTES ACTUELLES, FACE A UN MONDE DE PLUS EN PLUS SECULARISE, QU’IL NOUS APPARTIENT, A NOTRE TOUR, D’EVANGELISER, EN Y PROCLAMANT ET RUMINANT TA PAROLE, ET EN Y MANIFESTANT, COMME TOI, LA MISERICORDE DE DIEU VIS A VIS DE TOUS LES DEMUNIS ET TOUS LES SOUFFRANTS QUI NOUS ENTOURENT, DE PRES OU DE LOIN, DANS CE GRAND “VILLAGE” QU’EST DEVENUE NOTRE PLANETE : DONNE-MOI LA FORCE DE TEMOIGNER QU’EN TON APPARITION TA PAROLE, TES ACTIONS DE GUERISON, TES SIGNES DE SALUT, TON ENGAGEMENT RISQUé JUSQU’ A TA MORT ET TA RESURRECTION, DIEU OFFRE, A TOUS LES HOMMES ET FEMMES DE TOUS LES TEMPS, LE PARTAGE DE SA VIE EN SON ROYAUME, ET RENDS-MOI CAPABLE, PAR TON ESPRIT SAINT, DE RAYONNER TA PRESENCE EN IMITANT DE MON MIEUX TOUS TES COMPORTEMENTS. AMEN.
06.01.2003.*