📘 Commentaire biblique de l’abbé Léon Hamain
Première lecture : 1 Jean 1, 1-4
DE LA 1ère LETTRE DE JEAN
Texte
1 Ce qui était dès le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché, concernant la parole de vie, -
2 car la vie a été manifestée, et nous l’avons vue et nous lui rendons témoignage, et nous vous annonçons la vie éternelle, qui était auprès du Père et qui nous a été manifestée, -
3 ce que nous avons vu et entendu, nous vous l’annonçons, à vous aussi, afin que vous aussi vous soyez en communion avec nous. Or, notre communion est avec le Père et avec son Fils Jésus Christ.
4 Et nous écrivons ces choses, afin que notre joie soit parfaite.
Commentaire
1. Situation
La 1ère Lettre de Jean est moins une lettre qu’une exhortation à des chrétiens appartenant à une communauté de type “Johannique”, parmi ces communautés créées et vivant dans la tradition du “disciple que Jésus aimait”, lui-même source de l’Evangile de Jean.
Aucun auteur ne se présente personnellement dans cette lettre. Celui qui écrit parle en représentant qualifié d’un groupe de témoins de l’authentique tradition Johannique (1 Jean, 1, 4).
Cette exhortation met en garde la communauté contre les options de membres dissidents, auxquels on reproche de ne pas observer le commandement de l’amour, d’être des trompeurs et des Antichrists, de ne pas reconnaître Jésus Christ “venu dans la chair”.
Les 2 autres Lettres dites de Jean, viennent de quelqu’un qui appartient au même groupe de témoins, mais pas nécessairement du même écrivain, et ne sont que de petits billets dont l’auteur se présente comme “l’Ancien”.
Bien qu’émanant d’écrivains, semble-t-il, différents, les Lettres de Jean sont issues du même tissu communautaire que I’Evangile, tout en traduisant des situations différentes, à I’intérieur de la communauté “Johannique”.
En effet, si I’Evangile semble avoir été écrit, face au défi de certains milieux, Juifs ou non Juifs, qui rejetaient la préexistence de Jésus comme Verbe de Dieu, et son envoi par le Père, les Epîtres nous décrivent une fracture qui se développe à l’intérieur de la communauté.
L’Evangile de Jean étant supposé écrit vers l’an 90, les lettres auraient été composées autour de l’an 100, mais antérieurement aux Lettres d’Ignace d’Antioche, qui, vers l’an 110, font état de communautés rassemblées autour d’un Evêque bien défini, ce qui n’était pas le cas de ces communautés “Johanniques” de l’Evangile et des Lettres de Jean, dont le critère d’authenticité était la “parole reçue depuis le commencement”, et où existaient des enseignants ou des anciens. L’Evangile de Jean fait de Jésus, et, après lui, du Paraclet, le seul qui dirige la communauté, mis à part cependant le chapitre 21, I’Epilogue, dans lequel il nous est dit que Jésus ressuscité transmet à Pierre la mission d’être “Ie berger de ses brebis”, à la façon du Bon Pasteur, tel que Jésus s’était lui-même défini.
Après un Prologue (1, 1 - 4, notre page de ce jour), La 1ère Lettre, qui va être lue de façon continue dans notre temps de Noël, développe le thème de “Marcher dans la Lumière” (1, 5 - 2, 29), puis celui de “I’Amour comme ce qui distingue les enfants de Dieu” (3, 1 - 24), ensuite, de la nécessité d’aimer à la façon de Dieu, qui est “Amour”, et de la nécessité de croire, nécessités qui se traduisent en commandements {4, 1 - 5, 12), avant la conclusion générale de 5, 13 - 21.
2. Message
Ce Prologue (1, 1 - 4) renvoie au Prologue de l’Evangile de Jean (Jean, 1, 1 - 18), dans leqùel la Parole, le Verbe, qui existe de toute éternité en présence de Dieu, est la “Vie et la Lumière” du monde, qui se fait “chair” en Jésus Christ, transformant ceux qui le reçoivent en enfants de Dieu, et leur transférant la connaissance unique de Dieu, que seul le Verbe peut avoir.
Dans notre texte de cette 1ère Lettre, l’expression “depuis le commencement” renvoie à la Parole, qui est vie éternelle, transmise à la communauté par le témoignage concernant Jésus.
Cette rencontre du Verbe de Vie est transmise à la communauté par l’expérience, de caractère “physique”, que les premiers témoins ont eue de Jésus, le Fils qui est source de vie éternelle (1 Jean, 5, 13) : en l’entendant, en le voyant, en le touchant.
Cette vie éternelle, c’est le Verbe qui “était avec Dieu”, présenté ainsi dans le 1er verset du Prologue de l’Evangile, et qui s’est exprimé en Jésus qui s’est souvent, dans l’Evangile, affirmé comme celui qui dit de lui-même qu’il est “Je suis” {Jean, 11, 25 et 14, 6).
Le but de ce partage d’expérience, de ce témoignage, c’est de permettre une “communion fraternelle” entre l’auteur (et ceux au nom de qui il écrit, quand il dit “nous”), d’une part, et les destinataires de sa lettre-exhortation, d’autre part. De cette façon, le salut en Jésus Christ se transmet, car, par cette communion fraternelle “horizontale”, on entre en communion “verticale” avec le Père et son Fils, Jésus Christ.
3. Decouvertes
Cette “communion avec Dieu” est une relation réciproque entre Dieu et la communauté. L’Alliance entre Dieu et les disciples de Jésus se traduit par un “demeurer en l’autre”, qui est réciproque.
Cependant, une telle communion n’est possible que par le Fils (1 Jean, 2, 23; 5, 12 et 20), et elle n’est pas automatiquement liée à la profession de foi en Jésus. Il y faut la médiation de la communion à la communauté de ceux qui ont transmis la tradition du mystère de Jésus depuis le commencement.
Le “témoignage” joue un rôle important comme base de la foi dans la tradition “Johannique”. Dans notre passage, l’auteur parle au nom d’un groupe de témoins qui font autorité.
Cela ne veut pas dire qu’il ait lui-même personellement connu Jésus, mais il ne fait qu’un avec les gardiens de la tradition qui remonte à Jésus, via “le disciple que Jésus aimait”, et qui transmet la Vie éternelle manifestée en Jésus, venu dans la chair (1 Jean, 4, 2).
4. Prolongement
Nous somntes, nous, à notre tour, ceux qui ont reçu, et qui reçoivent chaque jour davantage, ce témoignage du mystère du Christ, en communication de la Parole de Dieu, qui est Vie éternelle auprès du Père, Lumière du monde, venue nous rejoindre en l’humanité de Jésus de Nazareth.
Qui a vu Jésus a vu le Père (Jean, 14, 9 - 12) a dit Jésus. Qui a lu ces témoignages sur Jésus de la tradition “Johannique” est associé intimement à l’expérience de ceux qui “ont vu et entendu”, même si, pour nous, il s’agit désormais de croire sur parole, sans avoir vu, selon la bénédiction de Jésus ressuscité, en Jean, 20, 29.
Prière
*Seigneur Jésus, nous t’avons découvert en recevant le témoignage de ceux et celles qui nous ont transmis la Bonne Nouvelle, qu’ils avaient eux-mêmes reçue, de ta venue en ce monde, de ta mission, de ton engagement d’obéissance et de fidélité jusqu’à la mort sur la croix, ainsi que de ta glorification définitive en ta résurection, selon laquelle tu nous es à jamais proche et présent, associé à ton Esprit que tu nous as donné et qui demeure en nous : fais que j’intègre complètement ces témoignages de ton mystère, que je m’en nourrisse en remontant aux paroles les plus proches de ton existence humaine qui sont relatées dans les Ecritures du Nouveau Testament, et que je me laisse ainsi transformer par ton action de salut, que je dois rayonner à mesure qu’elle me configure toujours plus à toi. AMEN.
27.12.2003.*
Évangile : Jean 21, 19-24
DE L’EVANGILE DE JEAN
Texte
19 Il (Jésus) signifiait, en parlant ainsi, le genre de mort par lequel Pierre devait glorifier Dieu. Ayant dit cela, il lui dit : ” Suis-moi. “
20 Se retournant, Pierre aperçoit, marchant à leur suite, le disciple que Jésus aimait, celui-là même qui, durant le repas, s’était penché sur sa poitrine et avait dit : ” Seigneur, qui est-ce qui te livre ? “
21 Le voyant donc, Pierre dit à Jésus : ” Seigneur, et lui ? “
22 Jésus lui dit : ” Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne, que t’importe ? Toi, suis-moi. “
23 Le bruit se répandit alors chez les frères que ce disciple ne mourrait pas. Or Jésus n’avait pas dit à Pierre : ” Il ne mourra pas ”, mais : ” Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne. “
24 C’est ce disciple qui témoigne de ces faits et qui les a écrits, et nous savons que son témoignage est véridique.
Commentaire
1. Situation
L’Evangile de Jean est un Evangile dont la structure nous paraît bien différente de la construction adoptée dans les trois autres Evangiles.
En effet, l’Evangile de Jean, entre un court Prologue (Jean, 1, 1 - 18), qui est la reprise d’une hymne primitive bien adaptée pour servir d’ouverture à la mission terrestre en Jésus du Verbe fait chair (la Parole de Dieu) , et un Epilogue (Jean, 21, 1 - 25), qui est un compte rendu d’apparition(s) du Christ ressuscité en Galilée, ajouté, semble-t-il, lors de la rédaction finale de l’Evangile, se divise en deux grandes parties :
-
LE LIVRE DES SIGNES, dans lequel , tout au long du ministère public de Jésus, nous assistons à la révélation qu’il nous donne de Dieu son Père par ses signes et ses paroles (Jean, 1, 19 - 12, 50),
-
LE LIVRE DE LA GLOIRE, long de huit chapitres (!), où Jésus, à ceux qui le reçoivent et l’accueillent, montre sa gloire en retournant au Père, à son “Heure”, passage qui se réalise dans sa mort, sa résurrection, son ascension, et le don de son Esprit ( Jean, 13, 1 - 20, 31).
Le Livre des signes est d’abord ainsi nommé parce qu’il se trouve ponctué par SEPT signes, tous IMPORTANTS de par leur sens, accomplis par Jésus du début à la fin de son ministère :
- le changement de l’eau en vin à Cana (2, 1 - 11),
- la guérison du fils d’un intendant royal à Cana (4, 46 - 54),
- la guérison d’un infirme à la piscine de Bethesda (5, 1 - 11),
- la multiplication des pains en Galilée (6, 1 - 15),
- la marche sur la Mer de Galilée (6, 16 - 21),
- la guérison d’un aveugle-né à Jérusalem (9),
- la réanimation de Lazare, mort et mis au tombeau à Béthanie (11).
Cependant, dans la mesure où ces SEPT “signes” sont souvent plus ou moins longuement expliqués par des paroles ou des discours de Jésus, une autre répartition, plus précise, de ce Livre des signes, nous aide à mieux situer et donc mieux comprendre notre passage :
- 1°) Les débuts de la Révélation de Jésus : de Jean-Baptiste à Jésus (1, 19 - 51), aboutissant au changement de l’eau en vin à Cana (2, 1 - 11), qui sert de transition avec la partie suivante,
- 2°) Du premier signe de Cana (eau changée en vin) au deuxième signe de Cana (guérison du fils d’un intendant royal) (2 - 4), ce deuxième signe servant également de transition avec la 3ème partie (4, 46 - 54),
- 3°) Jésus et les principales fêtes juives (5 - 10),
- 4°) Jésus vit l’approche de son “Heure”, Heure de sa mort et de sa gloire (11, 1 - 12, 36),
- 5°) Conclusion du Livre des signes sur le ministère de Jésus et résumé de sa prédication (12, 37 - 50).
Le Livre de la Gloire, qui va des chapitres 13 à 20 de cet Evangile, nous relate d’abord la dernière soirée des Jésus avec ses disciples, épisode qui couvre 5 chapitres, avec le lavement des pieds des disciples par Jésus, l’annonce de la trahison de Judas, les 3 discours d’adieux de Jésus et sa grande prière finale adressée à Dieu, son Père (13 - 17). Les 2 chapitres suivants sont consacrés à la passion et la mort de Jésus, et sont suivis du chapitre 20, qui traite entièrement de la résurrection et nous fournit la conclusion de l’Evangile, même si le chapitre 21, que l’on appelle “Epilogue”, nous donne un rebond de la résurrection avec le récit d’une apparition supplémentaire de Jésus ressuscité, autour d’une pêche miraculeurse et d’un long dialogue avec Pierre, avant de nous proposer une 2ème conclusion de l’Evangile, dans laquelle l’auteur se présente comme étant le “disciple que Jésus aimait”, que l’on continue d’identifier, non sans difficultés, avec l’Apôtre Jean, fils de Zébédée, et frère de Jacques.
Le Livre de la Gloire ne nous rend compte que de “l’Heure” de Jésus, c’est-à-dire tout ce qui concerne son “passage” au Père (passion-mort-résurrection de Jésus-don de l’Esprit par le Ressuscité).
A noter l’importance que le 4ème Evangile accorde aux tout derniers moments de la vie de Jésus, soit 9 chapitres, y compris l’Epilogue, là où les autres Evangiles ne consacrent que 2 chapitres.
Notre passage se situe ainsi au terme de ce Livre de la Gloire, dans l’Epilogue, qui nous relate une apparition supplémentaire de Jésus ressuscité, au bord du lac de Galilée.
2. Message
Dans cet Epilogue, Jésus apparaît à ses disciples, et, après leur avoir fait réaliser une pêche miraculeuse, puis les avoir invités à partager le repas qu’il avait préparé pour eux, il s’adresse à Pierre, dansle voisinage proche du disciple “bien-aimé”.
Ce disciple “que Jésus aimait” nous est bien identifié, à la fois comme celui qui s’est manifesté le plus proche de Jésus, particulièrement au cours du dernier repas avant sa mort, et comme l’auteur de ce 4ème Evangile, selon Jean, qu’il signe en quelque sorte au verset 24, l’avant-dernier verset de tout cet Evangile.
D’autre part, à partir d’une parole mystérieuse de Jésus à Pierre concernant ce disciple “que Jésus aimait”, et que nous rapporte notre page, l’idée s’était répandue parmi les frères que ce disciples “que Jésus aimait” ne mourrait pas. Cependant, la correction apportée à cette rumeur par notre texte, et reprécisant la parole qu’avait dite Jésus, semble bien attester qu’à l’heure où cette remarque corrective est insérée dans cet Evangile, ce disciple “bien-aimé” est bien mort.
Le message de Jésus à Pierre est très clair : il faut le suivre sans hésiter ni se préoccuper de la relation qu’il peut avoir avec nos frères, qui ne nous concerne pas.
3. Decouvertes
Pour la 2ème fois, après la course au tombeau le matin de Pâques (Jean, 20, 1 - 8), lors de la pêche miraculeuse liée à cette dernière apparition de Jésus ressuscité (Jean, 21, 7 - 8), le disciple “que Jésus aimait” vient de se manifester comme celui qui comprend plus vite que Pierre que c’est Jésus ressuscité lui-même qui se trouve sur le rivage.
Le verset 24 sur le témoignage que rend ce disciple, semble faire allusion à Jean, 19, 35, où le disciple bien aimé est présenté comme le “témoin” du sang et de l’eau qui sortent du côté transpercé de Jésus, qui vient de mourir sur sa croix.
Si ce disciple “demeure” , selon la parole de Jésus à Pierre, jusqu’au retour de Jésus, c’est très probablement par tout ce message qu’il nous a transmis sur Jésus, de façon si personnelle et si forte, et en s’y situant, à plusieurs reprises, aux différents moments “clés” de la vie de Jésus.
L’allusion aux “frères” dans notre page semble indiquer que ce disciple “que Jésus aimait” avait dû être, après la résurrection de Jésus, à l’origine d’une communauté de disciples de Jésus, dans laquelle se sont constitués progressivement, en plusieurs étapes, les textes qui nous transmettent sa tradition propre (l’Evangile et les Lettres de Jean), et dont les Lettres de Jean nous font découvrir les crises qui semblent s’y être développées.
4. Prolongement
Chaque fois que nous découvrons Jésus appelant quelqu’un, directement ou indirectement, dans les Evangiles, il le fait dans une démarche personnelle, et demande une réponse immédiate, et en quittant tout pour le suivre. Ce fut le cas pour les 4 premiers disciples (Matthieu, 4, 20), comme pour Matthieu, ou Lévi (Luc, 5, 27 - 28).
Ce fut par ailleurs l’enseignement constant de Jésus, quand il précisait les condtions à remplir pour devenir ses disciples :
57 Et tandis qu’ils faisaient route, quelqu’un lui dit en chemin : ” Je te suivrai où que tu ailles. ”
58 Jésus lui dit : ” Les renards ont des tanières et les oiseaux du ciel ont des nids ; le Fils de l’homme, lui, n’a pas où reposer la tête. ”
59 Il dit à un autre : ” Suis-moi. ” Celui-ci dit : ” Permets-moi de m’en aller d’abord enterrer mon père. ”
60 Mais il lui dit : ” Laisse les morts enterrer leurs morts ; pour toi, va-t’en annoncer le Royaume de Dieu. ”
61 Un autre encore dit : ” Je te suivrai, Seigneur, mais d’abord permets-moi de prendre congé des miens. ”
62 Mais Jésus lui dit : ” Quiconque a mis la main à la charrue et regarde en arrière est impropre au Royaume de Dieu. ”
33 Ainsi donc, quiconque parmi vous ne renonce pas à tous ses biens ne peut être mon disciple.
Prière
*SEIGNEUR JESUS, CEUX QUE TU RENCONTRES, TU LES APPELLES A TE SUIVRE DE MANIERE IRREVOCABLE, DANS LA CONVERSION D’UN COEUR QUI SE FIXE SUR TOI, LA RENONCIATION A LA MAÎTRISE TOTALE DE LEURS BIENS, ET L’ACCEPTATION DES OBSTACLES TROUVéS SUR NOS CHEMINS COMME LE LIEU OU NOUS DEVONS TE SUIVRE EXPLICITEMENT, DANS TA VIE ENGAGEE ET RISQUEE POUR LA VERITE DE DIEU, ENVERS ET CONTRE TOUT, JUSQU’A TA MORT SUR LA CROIX : RENDS-MOI DAVANTAGE PAUVRE DE MOI-MÊME, CAPABLE D’UNE CONFIANCE ABSOLUE EN TOI, ET CAPABLE AINSI DE TE SUIVRE, EN ME QUITTANT MOI-MÊME, AU-DELA DE TOUS MES ATTACHES, ET DE TOUTES MES RELATIONS HUMAINES, DONT TU M’INVITES A CROIRE QU’ELLES NE PEUVENT QUE S’ENRICHIR D’ UNE VALEUR PLUS GRANDE, DANS MON EXISTENCE MENEE EN COMMUNION AVEC TOI, DANS LA VERITE. AMEN.
27.12.2002.*