📘 Commentaire biblique de l’abbé Léon Hamain
Première lecture : 1 Jean 2, 18-21
DE LA PREMIERE LETTRE DE JEAN
Texte
18 Petits enfants, voici venue la dernière heure. Vous avez ouï dire que l’Antichrist doit venir ; et déjà maintenant beaucoup d’antichrists sont survenus : à quoi nous reconnaissons que la dernière heure est là.
19 Ils sont sortis de chez nous, mais ils n’étaient pas des nôtres. S’ils avaient été des nôtres, ils seraient restés avec nous. Mais il fallait que fût démontré que tous n’étaient pas des nôtres.
20 Quant à vous, vous avez reçu l’onction venant du Saint, et tous vous possédez la science.
21 Je vous ai écrit, non que vous ignoriez la vérité, mais parce que vous la connaissez et qu’aucun mensonge ne provient de la vérité
Commentaire
1. Situation
Parmi les 3 Lettres de Jean, seules la 2ème et la 3ème se disent avoir été écrites par un auteur qui se nomme “l’Ancien”. Cela n’empêche pas que la 2ème Lettre de Jean partage nombre de ses idées et une grande partie de son vocabulaire avec la 1ère Lettre de Jean, qui, elle, ne porte pas dans son texte de nom d’auteur.
Beaucoup, mais pas tous, considèrent que la 1ère lettre de Jean doit être lue à la suite et en complément de l’Evangile de Jean, et doit donc pour cela être considérée comme écrite par le même auteur, que l’on pense être l’Apôtre Jean, qui se déclare, dans l’Evangile, “le disciple que Jésus aimait”.
Indépendamment des obscurités qui demeurent concernant soit l’auteur unique, soit des auteurs multiples de l’Evangile et des 3 Lettres attribuées à Jean, ces 4 documents tirent leur origine d’une même école d’interprétation des paroles et des actions de Jésus, école que l’on nomme volontiers “la communauté du disciples que Jésus aimait”.
Quant aux dates de composition de ces 4 textes, la majorité des spécialistes les situent les uns par rapport aux autres selon un ordre de composition qui correspond à la place qu’ils occupent dans le Nouveau Testament : l’Evangile, puis la 1ère Lettre , puis la 2ème Lettre, et finalement, la 3ème Lettre de Jean.
Autre constatation : dans ces 3 Lettres, surtout dans la 1ère, il est question de divisions dans la communauté, où l’on doit se séparer de ceux qui “nient que Jésus est venu dans la chair”, et sont, pour cette raison, appelés “anti-christs” (1 Jean, 2, 18 - 19 et 4, 2 - 3; 2 Jean, 4, 9).
Si la 2ème et la 3ème Lettre de Jean sont, à l’évidence, des “Lettres” adressées à un ou plusieurs destinataires, la 1ère Lettre ressemble plutôt à une “homélie”, difficile à structurer, mais qui se présente comme porteuse d’une message d’exhortation et d’assurance.
On peut toutefois trouver un “fil directeur” de cette 1ère Lettre en l’unifiant autour du thème de notre “communion avec Dieu”, dont 3 séries de critères nous sont proposés : - nous sommes en communion avec Dieu en participant à la lumière de Dieu (dans laquelle il nous faut marcher, libérés du péché, dans l’amour et dans la foi : 1, 5 - 2, 28), - nous sommes en communion avec Dieu dans la mesure où nous sommes enfants de Dieu (par la pratique de la justice, en ne péchant pas, puis de la charité, à l’exemple du Fils de Dieu, et du discernement dans la foi : 2, 29 - 4, 6), - nous sommes en communion avec Dieu dans la réception de son amour (amour qui vient de Dieu, lui-même défini comme “Amour”, et qui s’enracine dans la foi, laquelle est bien la racine de la charité : 4, 7 - 5, 12)
2. Message
Toujours dans le thème qu’il nous fait marcher dans la Lumière pour être en communion avec Dieu, cette lettre aborde maintenant le problème des anti-christs. Leur présence, dans l’environnement de la communauté des croyants, est signe que la “dernière heure” du retour du Seigneur a commencé d’arriver. Cette heure, liée à la mort-résurrection de Jésus Christ, est, en effet, celle du combat définitif, dans laquelle la victoire du Christ est transmise à tous ceux qui le suivent en vérité, dans la foi.
La mention par l’auteur inconnu de cette Lettre que ces antichrists “sont sortis de chez nous” semble révéler une crise qui a dû se développer dans la communauté dont le “disciple que Jésus aimait”, qui est à l’origine de la tradition rapportée par l’Evangile et les Lettres de Jean, a été probablement le fondateur. Cette crise a été source de rupture dans la communion, et donc de départs ou d’exclusions de certains membres de ce groupe ou de cette Eglise. On ne peut vivre dans la communion avec Dieu et le Verbe de vie, dont traite toute cette Lettre, si l’on ne partage pas la même foi au Christ.
L’important pour nous, conclut notre texte, c’est de vivre en harmonie avec le don de Dieu qui nous a été fait, don de sainteté, de connaissance, et de vérité.
3. Decouvertes
La conviction de l’auteur de ce texte, comme celle d’autres auteurs des Evangiles (Matthieu, 24, 23 - 24; Marc, 13, 21 - 22), et de Paul en certaines de ses Lettres (2 Thessaloniciens, 2, 3 - 4), est que, d’une part, l’intervalle sera très bref entre la résurrection de Jésus et son retour en gloire de la fin ultime des temps, et que, d’autre part, ce retour du Seigneur sera précédé de manifestations de la présence d’un être maléfique, adversaire de l’authentique adhésion des disciples de Jésus à leur Maître.
La raison de la rupture de ces antichrists d’avec la communauté est précisée aux versets 22 - 23, qui suivent notre passage : ce sont des prédicateurs qui dissocient le Christ glorieux de l’homme Jésus de Nazareth, et refusent donc ainsi l’incarnation du Verbe de Dieu en Jésus.
Au verset 20, “l’onction” semble bien désigner la Parole de Dieu, reçue du Christ, qui a les paroles de la vie éternelle (Jean, 6, 69), et accueillie dans la puissance de l’Esprit Saint, qui nous conduit à une compréhension profonde de cette Parole (Jean, 14, 26 et 16, 3).
Cette Lettre insiste également beaucoup sur la connaissance du mystère du Christ qui nous est impartie : voir plus haut, 2, 13 - 14, ainsi que Jean, 17, 3 et 2 Pierre, 1, 12. Peut-être l’auteur cherche-t-il à nous faire découvrir ici l’accomplissement de la prophétie de Jérémie 31, 34, annonçant que, de l’intérieur de nous-mêmes, Dieu va se révéler pleinement à tous.
4. Prolongement
Jésus est la “clé” de toute connaissance authentique de Dieu, du fait qu’il est le Verbe fait chair, Parole unique du Père, “Dieu-avec-nous”, en notre humanité, qu’il assume et partage :
16 Oui, de sa plénitude nous avons tous reçu, et grâce pour grâce.
17 Car la Loi fut donnée par Moïse ; la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ.
18 Nul n’a jamais vu Dieu ; le Fils unique, qui est tourné vers le sein du Père, lui, l’a fait connaître.
6 Jésus lui dit : ” Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie. Nul ne vient au Père que par moi.
7 Si vous me connaissez vous connaîtrez aussi mon Père ; dès à présent vous le connaissez et vous l’avez vu. ”
8 Philippe lui dit : ” Seigneur, montre-nous le Père et cela nous suffit. ”
9 Jésus lui dit : ” Voilà si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe ? Qui m’a vu a vu le Père. Comment peux-tu dire : “Montre-nous le Père ! ” ?
10 Ne crois-tu pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ? Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même : mais le Père demeurant en moi fait ses œuvres.
26 Mais le Paraclet, l’Esprit Saint, que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout et vous rappellera tout ce que je vous ai dit. … 16:13- Mais quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité, il vous introduira dans la vérité tout entière ; car il ne parlera pas de lui-même, mais ce qu’il entendra, il le dira et il vous dévoilera les choses à venir.
14 Lui me glorifiera, car c’est de mon bien qu’il recevra et il vous le dévoilera.
15 Tout ce qu’a le Père est à moi. Voilà pourquoi j’ai dit que c’est de mon bien qu’il reçoit et qu’il vous le dévoilera.
27 Tout m’a été remis par mon Père, et nul ne connaît le Fils si ce n’est le Père, et nul ne connaît le Père si ce n’est le Fils, et celui à qui le Fils veut bien le révéler.
Prière
*Seigneur Jésus, si nous te reconnaissons comme “la parole de Dieu faite chair” en notre humanité, nous recevons, de toi et par toi, toute la connaissance du mystère du Père, ainsi que de ta relation à lui, dans l’Esprit Saint qui nous conduit à la vérité toute entière, et nous fait découvrir à quel point toutes tes paroles et toutes tes actions, toujours prononcées ou accomplies selon la volonté du Père, sont vraiment pour nous révélation de Dieu qui, par toi et en toi, nous rencontre et nous prend en charge pour faire de nous ses fils : aide-moi, je t’en prié, à me nourrir de la méditation des récits évangéliques, qui te montrent parlant et agissant au nom du Père, pour nous communiquer la vie même de Dieu, réapprends-moi sans cesse à me laisser saisir de l’intérieur par ton Esprit Saint, qui me configure à toi, en me donnant la grâce de me comporter comme toi en toutes circonstances. AMEN.
31.12.2002.*
Évangile : Jean 1, 1-18
DE L’EVANGILE DE JEAN
Texte
1 Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu.
2 Elle était au commencement avec Dieu.
3 Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans elle.
4 En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes.
5 La lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont point reçue.
6 Il y eut un homme envoyé de Dieu: son nom était Jean.
7 Il vint pour servir de témoin, pour rendre témoignage à la lumière, afin que tous crussent par lui
8 Il n’était pas la lumière, mais il parut pour rendre témoignage à la lumière.
9 Cette lumière était la véritable lumière, qui, en venant dans le monde, éclaire tout homme.
10 Elle était dans le monde, et le monde a été fait par elle, et le monde ne l’a point connue.
11 Elle est venue chez les siens, et les siens ne l’ont point reçue.
12 Mais à tous ceux qui l’ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, lesquels sont nés,
13 non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu.
14 Et la parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme la gloire du Fils unique venu du Père.
15 Jean lui a rendu témoignage, et s’est écrié: C’est celui dont j’ai dit: Celui qui vient après moi m’a précédé, car il était avant moi.
16 Et nous avons tous reçu de sa plénitude, et grâce pour grâce;
17 car la loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ.
18 Personne n’a jamais vu Dieu; le Fils unique, qui est dans le sein du Père, est celui qui l’a fait connaître.
Commentaire
1. Situation
Notre page constitue le Prologue de l’Evangile de Jean, qui, ensuite, va se diviser en 2 Livres, le Livre des “Signes” (1, 19 - 12, 50), et le Livre de la “Gloire” (13, 1 - 20, 31), avant de se terminer par un Epilogue, avec une seconde conclusion (21, 1 - 25).
Cet Evangile porte la signature du “disciple que Jésus aimait”, qui en est la source d’infoirmation initiale, et dont l’identité demeure mystérieuse, encore que l’Apôtre Jean reste pour beaucoup celui qu’il faut identifier avec ce disciple “intime” de Jésus.
Ce disciple, fut, pense- t-on, le fondateur d’une communauté très particulière, très jalouse de sa tradition, et qui a connu un certain nombre de combats et de crises internes, dont nous avons des échos dans l’Evangile et les Lettres de Jean.
2. Message
Le Verbe de Dieu est venu en ce monde partager notre existence humaine dans le cours de l’histoire. Tel est bien le message parfaitement clair qui nous est proposé dans ce Prologue.
Cependant, à y regarder de près, à constater la structure parallèle des phrases de cette page, à remarquer que le mot “Verbe”, ou “Parole” (“Logos” en grec), ne se trouve pas, avec ce sens absolu, dans le reste de cet Evangile, tout cela nous conduit à la conclusion que ce Prologue est une “reprise”, adaptée par l’auteur, d’une hymne plus ancienne.
Cette conclusion se trouve renforcée quand on s’interroge sur les interruptions que l’on rencontre dans cette hymne, pour nous parler de la mission de Jean Baptiste (versets 6 - 8 et 15), ainsi que par l’emploi de l’expression “les siens” dans “les siens ne l’ont pas reçu” (indiquant ceux qui l’ont rejeté), qui prend ici un sens opposé à celui que l’Evangéliste lui donne en 13, 1 lorsqu’il parle des “siens qu’il a aimés jusqu’au bout”.
La tradition concernant Jésus que nous présente ce Prologue s’accorde bien avec la structure de cette hymne.
Cette hymne, en effet, rend hommage au Verbe de Dieu préexistant et à son activité dans la création du monde {1, 1 - 5 ), puis nous le situe dans son rôle de guide et d’illuminateur des hommes et des femmes que nous sommes (1, 9 -13), avant de nous annoncer son incarnation qui nous rend, tous et toutes, désormais capables d’avoir part à la plénitude que Dieu nous offre {1, 14 - 16).
3. Decouvertes
Le “commencement” indiqué aux versets 1 et 2 renvoie au récit de la création du monde en Genèse 1,1, ainsi qu’aux traditions sur la Sagesse de Dieu, qui l’assiste lors de son oeuvre créatrice (Proverbes, 8, 30; Sagesse, 7, 25).
“La lumière brille dans les ténèbres”, nous est-il écrit au verset 5. A cette lumlière s’opposent donc les ténèbres du refus de croire en Jésus (Jean, 8, 12; 3, 19; 12, 35 et 46). Sur la qualité insurpassable de cette lumière, on peut lire Sagesse, 7, 29 - 30.
Aux versets 6 à 8, il est question de Jean Baptiste, présenté comme un témoin. L’insertion de ces versets à cet endroit de l’hymne contribue à déplacer l’activité du Verbe dans l’histoire du monde en direction de son incarnation qui va être annoncée.
Nous apprenons qu“‘A ceux qui l’ont reçu, il a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu” (verset 12). Cela rappelle, certes, le thème de la Sagesse qui habite le coeur des justes (Siracide, 1, 9 -10). Cependant, l’insistance est mise ici sur la manière de le recevoir, qui est la foi, et qui consiste à “croire en son Nom”. Voir également Jean, 2, 23 et 3, 18.
A propos de l’affirmation nous concernant, si nous sommes des croyants : “ils sont nés de Dieu” (verset 13), l’Evangile nous précise, lors de son récit de la rencontre de Jésus avec le Pharisien Nicodème, que Jésus attribue cette nouvelle naissance à l’activité de l’Esprit {Jean, 3, 3 - 8).
Au verset 14, l’expression “Le verbe s’est fait chair” dépasse de beaucoup les images de l’Ancien Testament concernant la gloire et la sagesse de Dieu habitant avec Israël (Exode, 25, 8 - 9; Zacharie, 2, 10; Ezéchiel, 43, 7) Le “devenir chair” prend ici un sens très fort et très précis, celui de l’incarnation.
Au verset 14, quand il nous est dit: “nous avons vu sa gloire”, la question se pose: qui a vu et de quelle gloire s’agit-il ? Ce “nous” indique certainement les témoins de la communauté de l’auteur de l’Evangile, celle du “disciple que Jésus aimait”.
Cette gloire est celle de Dieu qui se révèle à travers les signes de Jésus (Jean, 2, 11), ainsi que dans son “Heure” de mort- résurrection (Jean, 13, 31 - 32). En Jean, 17, 5 et 24, Jésus, dans sa grande prière finale, à quelques heures de sa mort sur la croix, fait allusion à cette gloire “préexistante” qu’il partageait avec le Père.
Le mot “plénitude” du verset 16 ne figure qu’à cet endroit de l’Evangile de Jean, pour signifier très probablement la plénitude de la grâce et de la miséricorde de Dieu.
Et, au verset 17, le contraste entre Moïse et Jésus vient préciser le sens du verset 16, qui doit s’interpréter comme faisant allusion au remplacement par Jésus de l’ancienne révélation et de l’Ancienne Alliance de l’Ancien Testament.
Au verset 18, il nous est affirmé fortement que seul Jésus connaît Dieu, et ce, parce que sa relation au Père est unique. Cela nous est confirmé plus loin dans l’Evangile, en Jean, 6, 46 et 8, 56.
4. Prolongement
Avec le Prologue de la Lettre ayx Hébreux (Hébreux; 1, 1 - 5), le texte du Prologue de la 1ère Lettre de Jean est vraiment proche du langage de cette page, qu’il reprend en 1 Jean, 1, 1 - 4.
Il existe cependant des affirmations très fortes concernant l’unité de Jésus avec Dieu dans quelques textes de Paul, ou attribués à lui, même s’ils sont plus tardifs :
5 et aussi les patriarches, et de qui le Christ est issu selon la chair, lequel est au-dessus de tout, Dieu béni éternellement! Amen. (Voir sur ce texte TOB, Romains, 9,5, note “rn”).
15 Il est l’Image du Dieu invisible, Premier-Né de toute créature,
16 car c’est en lui qu’ont été créées toutes choses, dans les cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles, Trônes, Seigneuries, Principautés, Puissances; tout a été créé par lui et pour lui.
17 Il est avant toutes choses et tout subsiste en lui.
18 Et il est aussi la Tête du Corps, c’est-à-dire de l’Église: Il est le Principe, Premier- né d’entre les morts, il fallait qu’il obtînt en tout la primauté,
19 car Dieu s’est plu à faire habiter en lui toute la Plénitude
20 et par lui à réconcilier tous les êtres pour lui, aussi bien sur la terre que dans les cieux, en faisant la paix par le sang de sa croix.
9 Car en lui habite corporellement toute la Plénitude de la Divinité,
10 et vous vous trouvez en lui associés à sa plénitude, lui qui est la Tête de toute Principauté et de toute Puissance.
Mystère du Christ en Dieu, au delà de tout mystère, et que le mot “Emmanuel”, “Dieu-avec- nous” (Matthieu, 1, 23) reprend très fortement pour traduire l’enjeu de l’incarnation, et de l’identité profonde de Jésus.
Prière
*Seigneur Jésus, Fils unique du Père dès avant tous les siècles, puisque Parole éternelle du Père, par qui se sont réalisées toute la création initiale et la création nouvelle de notre rédemption, tu es vraiment pour nous “Dieu avec nous”, Noël - l’Emmanuel, qui ne cesse de nous être présent, en ton mystère, comme le Ressuscité qui nous donne l’Esprit de Dieu : que je me laisse plusque jamais saisir par toi, afin de vivre de toi, par toi, en toi en chaque instant de mes jours. AMEN.
31.12.2003.*