📘 Commentaire biblique de l’abbé Léon Hamain
Première lecture : 1 Samuel 4, 1-11
DU 1er LIVRE DE SAMUEL
Texte
1 La parole de Samuel s’adressait à tout Israël. Israël sortit à la rencontre des Philistins, pour combattre. Ils campèrent près d’Ében Ézer, et les Philistins étaient campés à Aphek.
2 Les Philistins se rangèrent en bataille contre Israël, et le combat s’engagea. Israël fut battu par les Philistins, qui tuèrent sur le champ de bataille environ quatre mille hommes.
3 Le peuple rentra au camp, et les anciens d’Israël dirent: Pourquoi l’Éternel nous a-t-il laissé battre aujourd’hui par les Philistins? Allons chercher à Silo l’arche de l’alliance de l’Éternel; qu’elle vienne au milieu de nous, et qu’elle nous délivre de la main de nos ennemis.
4 Le peuple envoya à Silo, d’où l’on apporta l’arche de l’alliance de l’Éternel des armées qui siège entre les chérubins. Les deux fils d’Éli, Hophni et Phinées, étaient là, avec l’arche de l’alliance de Dieu.
5 Lorsque l’arche de l’alliance de l’Éternel entra dans le camp, tout Israël poussa de grands cris de joie, et la terre en fut ébranlée.
6 Le retentissement de ces cris fut entendu des Philistins, et ils dirent: Que signifient ces grands cris qui retentissent dans le camp des Hébreux? Et ils apprirent que l’arche de l’Éternel était arrivée au camp.
7 Les Philistins eurent peur, parce qu’ils crurent que Dieu était venu dans le camp. Malheur à nous! dirent-ils, car il n’en a pas été ainsi jusqu’à présent.
8 Malheur à nous! Qui nous délivrera de la main de ces dieux puissants? Ce sont ces dieux qui ont frappé les Égyptiens de toutes sortes de plaies dans le désert.
9 Fortifiez-vous et soyez des hommes, Philistins, de peur que vous ne soyez asservis aux Hébreux comme ils vous ont été asservis; soyez des hommes et combattez!
10 Les Philistins livrèrent bataille, et Israël fut battu. Chacun s’enfuit dans sa tente. La défaite fut très grande, et il tomba d’Israël trente mille hommes de pied.
11 L’arche de Dieu fut prise, et les deux fils d’Éli, Hophni et Phinées, moururent
Commentaire
1. Situation
Les 2 Livres de Samuel s’occupent de la période durant laquelle deux événements importants se déroulent en Israël : l’un est l’apparition du prophétisme avec l’émergence de Samuel comme prophète pour tout le peuple d’Israël, l’autre est l’institution de la royauté.
Ainsi le 1er Livre commence immédiatement avec l’entrée en scène de Samuel, et le 2nd se termine juste à la veille du tansfert de la royauté de David à son fils Salomon, dans le cadre d’une succession dynastique.
Ce qui est en jeu dans ces 2 Livres, c’est, d’une part, la survivance et la stabilité d’Israël en tant que peuple unifié et nation, et, d’autre part, la continuité de la compréhension que ce peuple a de lui-même comme “peuple de Dieu”, porteur de la promesse de Dieu à Abraham et de l’Alliance conclue à l’époque de Moïse.
Ces Livres traitent successivement :
- du changement qui se produit en Israël, lié à l’apparition de Samuel et au rôle que l’on veut faire jouer à l’Arche d’alliance (1 Samuel, 1, 1 - 7, 17),
- de l’avènement de la royauté avec le choix de Saül (I Samuel, 8, 1 - 12, 25),
- de la lente stabilisation de la royauté avec la décadence de Saül et la montée de David (1 Samuel,13, 1 - 2 Samuel, 5, 10),
- de la centralisation du royaume sur Jérusalem (2 Samuel, 5, 11 - 12, 31),
- des essais infructueux pour renverser David (2 Samuel, 13, 1 - 20, 25),
- de la préparation par David de sa succession (2 Samuel, 21, 1 - 24, 25).
Notre page de ce jour se situe dans la 1ère partie des Livres de Samuel, et dans ce qui en constitue le 1er épisode : l’émergence de Samuel le prophète.
Sa mère, Anne, qui était stérile, a été exaucée par Yahvé, suite au voeu qu’elle avait fait, au cas où Dieu lui donnerait d’avoir un enfant mâle, de le donner, à son tour, à Yahvé-Dieu pour tous les jours de sa vie.
Samuel est donc né, puis a été consacré au service de Yahvé dans le sanctuaire de Silo, et c’est là qu’il grandit auprès du prêtre Eli (1, 11 - 2,11).
Dans un 2ème temps de cette histoire des débuts de Samuel, et où se trouve notre page et son contexte immédiat (2, 12 - 3, 18), nous apprenons que les fils du prêtre Eli se comportent comme des “vauriens” dans le sanctuaire de Silo, en détournant frauduleusement à leur profit les offrandes des sacrifices.
Attitude qui attire la colère de Yahvé sur toute la maison d’Eli, comme cela lui est annoncé par un homme de Dieu, et lui sera confirmé par le jeune Samuel, suite à la “vision” que rapporte notre passage (2, 12 - 3, 18), à la fin duquel nous découvrirons le 3ème et dernier temps de cet épisode concernant l’arrivée de Samuel : sa reconnaissance comme prophète par tout Israël (3, 19 - 4, 1a).
Cependant la Parole de Dieu révélée au jeune Samuel concernant les fils d’Eli va s’accomplir, et dans les combats qui vont s’ensuivre contre les Philistins, il va beaucoup être question de l’Arche d’Alliance, 2ème thème développé dans la première partie de ces Livres de Samuel (4, 1 - 7, 17).
2. Message
Dans cette page nous constatons que Dieu accomplit sa Parole concernant les deux fils d’Eli, qui sont des vauriens, et punit son peuple à deux reprises successives.
Il ne sert de rien de faire venir au combat l’Arche d’Alliance, construite jadis sur l’ordre de Moïse, selon la tradition, et symbole de la présence de Dieu au milieu de son peuple.
L’Arche de Dieu ne saurait être considérée comme un “talisman” qui protègerait ceux qui n’obéissent pas au Seigneur, car son rôle est de rappeler l’Alliance conclue entre Dieu et Israël, Alliance assortie d’une grande condition de fidélité à Dieu, que le peuple d’Israël doit accomplir.
3. Decouvertes
Israël subit une double défaite, la première interprétée comme une décision du Seigneur, et la seconde en dépit de la venue de l’Arche d’Alliance au coeur du combat.
Selon le livre des Nombres (10, 35 - 36), et le 2ème livre de Samuel (11, 11), l’Arche, signe visible dee la proximité de Dieu, et rappel de son Alliance avec Israël, ainsi qu’image du lieu où Dieu trône en majesté au-dessus des chérubins, jouait un rôle important dans les batailles d’Israël.
Bien qu’accueillie avec un puissant cri de guerre, elle n’empêche pas la défaite cruelle d’Israël devant les Philistins, défaite dont le texte ne nous explicite pas les raisons, sauf, au verset 11, par la mention de la mort des deux fils d’Eli, ce qui nous renvoie à la Parole que Dieu avait révélée au jeune Samuel (3, 1 - 4, 1).
Les paroles prononcées par les Israélites aussi bien que par les Philistins (qui nous sont présentés comme bien au courant des exploits de Dieu pour libérer son peuple au temps de l’Exode), ces paroles donc que nous rapporte notre texte, reconnaissent la puissance de Yahvé-Dieu.
La suite de l’épisode, que nous ne lisons pas dans la version liturgique du texte de ce jour, (4, 12 - 23), nous montre les conséquences de la prise de l’Arche par les Philistins sur le prêtre Eli, qui meurt en apprenant la nouvelle, ainsi que sur une femme d’Israël qui meurt en accouchant prématurément de son enfant.
4. Prolongement
A la différence de ce que nous lisons dans de nombreux textes de l’Ancien Testament, Jésus est nettement intervenu pour refuser que nous interprétions des difficultés, épreuves ou catastrophes d’ordre physique ou matériel comme un châtiment de Dieu :
Jean 9
9.1 Jésus vit, en passant, un homme aveugle de naissance.
9.2 Ses disciples lui firent cette question: Rabbi, qui a péché, cet homme ou ses parents, pour qu’il soit né aveugle?
9.3 Jésus répondit: Ce n’est pas que lui ou ses parents aient péché; mais c’est afin que les oeuvres de Dieu soient manifestées en lui.
Luc 13
13.1 En ce même temps, quelques personnes qui se trouvaient là racontaient à Jésus ce qui était arrivé à des Galiléens dont Pilate avait mêlé le sang avec celui de leurs sacrifices.
13.2 Il leur répondit: Croyez-vous que ces Galiléens fussent de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens, parce qu’ils ont souffert de la sorte?
13.3 Non, je vous le dis. Mais si vous ne vous repentez, vous périrez tous également.
13.4 Ou bien, ces dix-huit personnes sur qui est tombée la tour de Siloé et qu’elle a tuées, croyez-vous qu’elles fussent plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem?
13.5 Non, je vous le dis. Mais si vous ne vous repentez, vous périrez tous également.
Il n’en reste pas moins que le Règne de Dieu, ou la vie même de Dieu que Jésus propose, nous pouvons les refuser et demeurer de ce fait dans les ténèbres au lieu de répondre à sa lumière, attitude qui nous situe face au salut de Dieu qui nous est offert gratuitement, mais que nous pouvons choisir librement de ne pas accueillir :
Jean 1
1.9 Cette lumière était la véritable lumière, qui, en venant dans le monde, éclaire tout homme.
1.10 Elle était dans le monde, et le monde a été fait par elle, et le monde ne l’a point connue.
1.11 Elle est venue chez les siens, et les siens ne l’ont point reçue.
Jean 5
5.36 Moi, j’ai un témoignage plus grand que celui de Jean; car les oeuvres que le Père m’a donné d’accomplir, ces oeuvres mêmes que je fais, témoignent de moi que c’est le Père qui m’a envoyé.
5.37 Et le Père qui m’a envoyé a rendu lui-même témoignage de moi. Vous n’avez jamais entendu sa voix, vous n’avez point vu sa face,
5.38 et sa parole ne demeure point en vous, parce que vous ne croyez pas à celui qu’il a envoyé.
5.39 Vous sondez les Écritures, parce que vous pensez avoir en elles la vie éternelle: ce sont elles qui rendent témoignage de moi.
5.40 Et vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie!
5.41 Je ne tire pas ma gloire des hommes.
5.42 Mais je sais que vous n’avez point en vous l’amour de Dieu.
5.43 Je suis venu au nom de mon Père, et vous ne me recevez pas; si un autre vient en son propre nom, vous le recevrez.
Prière
*Seigneur Jésus, tu attends de nous qui croyons en toi que nous te suivions sur ton chemin, qui est celui de ta Parole, et de l’existence humaine, concrète et limitée, que tu as vécue parmi les hommes à la façon de Dieu, et tu nous invites à ne chercher que la volonté du Père, comme tu as su le faire tout au long de ton parcours humain : apprends-moi à ne jamais oublier qu’il ne suffit pas de dire “Seigneur Seigneur” pour être sauvé, mais qu’il me faut sans cesse chercher à me conformer à Dieu en reproduisant ton image. AMEN.
15.01.2004*
Évangile : Marc 1, 40-45
DE L’EVANGILE DE MARC
Texte
40 Un lépreux vint à lui; et, se jetant à genoux, il lui dit d’un ton suppliant: Si tu le veux, tu peux me rendre pur.
41 Jésus, ému de compassion, étendit la main, le toucha, et dit: Je le veux, sois pur.
42 Aussitôt la lèpre le quitta, et il fut purifié.
43 Jésus le renvoya sur-le-champ, avec de sévères recommandations,
44 et lui dit: Garde-toi de rien dire à personne; mais va te montrer au sacrificateur, et offre pour ta purification ce que Moïse a prescrit, afin que cela leur serve de témoignage.
45 Mais cet homme, s’en étant allé, se mit à publier hautement la chose et à la divulguer, de sorte que Jésus ne pouvait plus entrer publiquement dans une ville. Il se tenait dehors, dans des lieux déserts, et l’on venait à lui de toutes parts.
Commentaire
1. Situation
L’Evangile de Marc est le plus ancien de nos 4 Evangiles. Un témoignage, datant du début du 2ème siècle, nous apprend que Marc aurait écrit son Evangile en qualité d’interprète de Pierre, avec qui il travaillait (voir 1 Pierre, 5, 13). Même si beaucoup pensent que Pierre n’a pas été l’unique source d’information de Marc, concernant les paroles et gestes de Jésus, l’on s’accorde aujourd’hui que cet Evangile a été écrit depuis Rome, par Marc, vers la fin des années 60, sans doute après la mort de Pierre (située vers 66 - 67).
Cet Evangile, centré sur le Règne de Dieu qui nous vient à travers la mission de Jésus, et que nous avons à accueillir en disciples de Jésus, se déroule en 6 grands épisodes, qui suivent le Prologue (1, 1 - 15). Ce Prologue nous présente la mission de Jean Baptiste, ainsi que le baptême, la tentation de Jésus, et son entrée dans son ministère, pour se conclure avec un résumé très synthétique du message de Jésus : “Les temps sont accomplis, le Règne de Dieu s’est approché. Convertissez-vous, et croyez à la Bonne Nouvelle”. Ainsi se suivent ensuite les 6 grands épisodes : - Jésus se révèle avec autorité en Galilée (1, 16 - 3, 6), - Jésus est rejeté en Galilée (3, 7 - 6, 6a), - Les malentendus entre Jésus et ses disciples, en Galilée et ailleurs (6, 6b - 8, 21), - Jésus instruit ses disciples, alors qu’il monte vers Jérusalem (8, 22 - 10, 52), - Les premiers jours de la semaine, unique et finale, de Jésus à Jérusalem (11, 1 - 13, 37), - Fin de la semaine de Jésus à Jérusalem avec sa passion, sa mort et la découverte du tombeau vide (14, 1 - 16, 20).
Notre page constitue le dernier événement d’une “journée bien remplie à Capharnaüm”, par Jésus au début de son ministère en Galilée (1, 21 - 45). Juste auparavant, Jésus avait appelé ses premiers disciples (1, 16 - 20). Juste après, nous assisterons à une série de 5 conflits auxquels Jésus va déjà être confronté, dans la pratique de son ministère, au terme du premier des 6 grands épisodes qui forment l’Evangile de Marc (2, 1 - 3, 6).
Sous le titre d’une “journée bien remplie à Capharnaüm”, l’on rassemble 5 événements qui peuvent prendre place sur environ 24 heures, compte tenu qu’ils nous sont rapportés au moins sur 2 jours différents : enseignement et guérison à la synagogue, guérison de la belle- mère de Simon-Pierre, nombreuses guérisons après le coucher du soleil, retrait de Jésus dès le petit matin du lendemain pour prier, et guérison d’un lépreux, dont traite ici notre page (1, 21 - 45).
A remarquer, toutefois, qu’aux versets 38 - 39, il est question pour Jésus d’aller ailleurs et de parcourir toute la Galilée, et qu’en 3, 7, au début du grand épisode suivant, il sera question d’un retour de Jésus à Capharnaüm. Si bien que ramener tout cela dans l’espace d’une journée suppose que l’on puisse interprétrer les propos de Jésus sur ses déplacements comme ne changeant pas son emploi du temps immédiat, et considérer que “Capharnaüm” désignerait en fait la ville et ses environs.
2. Message
Les 3 premiers versets de notre récit de guérison d’un “lépreux” nous rapportent les 3 éléments essentiels fondamentaux de toute guérison effectuée par Jésus : présentation de la situation du malade ou de l’infirme, guérison par Jésus, constatation de la guérison.
Jésus nous apparaît ici à la fois, d’une part, comme très libre vis-à-vis des obligations de la Loi Juive, qui interdisait tout contact physique avec un “lépreux” (c’est-à-dire toute personne atteinte d’une maladie de peau, mais pas de la “lèpre”, au sens médical moderne du terme), puisqu’il touche le “lépreux”, et, d’autre part, comme tenant à ce que le “lépreux” purifié aille au plus vite faire vérifier sa guérison par les prêtres selon la Loi, de façon à pouvoir réintégrer la société dont il était pratiquement exclu du fait de son état de santé.
De plus, Jésus, dès la guérison accomplie, manifeste une forte émotion, qui ne signifie pas nécessairement qu’il s’est irrité contre cet homme. En éprouvant quelque chose de très fort, Jésus envoie cet homme se montrer aux prêtres, de toute urgence.
Jésus ajoute la consigne du “silence”, à propos de laquelle on peut se demander si elle n’est pas une manière d’inviter l’homme guéri à ne pas perdre de temps pour faire reconnaître officiellement sa guérison, ou si nous nous trouvons devant une des nombreuses consignes de “silence” de Jésus dans l’Evangile de Marc, le but étant d’éviter toute publicité sur les actions puissantes de miséricorde qu’il accomplit, et dont il ne veut pas que le sens soit détourné.
Selon le verset 25, cette consigne n’est pas respectée, comme c’est le cas, à plusieurs reprises, dans l’Evangile de Marc. A moins qu’on lise le verset 25 autrement, en le détachant de ce qui le précède, et en considérant qu’il nous donne un résumé de l’activité de Jésus. En effet, la phrase “il se mit à proclamer bien haut et à répandre la nouvelle”, semble mieux convenir à Jésus qu’au “lépreux ” guéri. Lire cepndant l’explication complexe qu’en donne TOB, Marc, 1, 45, note “y”.
3. Decouvertes
Au verset 41, certains manuscrits portent : “Jésus se mit en colère”, d’autres “Jésus, saisi de pitié”. La plupart des Bibles reprennent cette seconde leçon.
Au verset 44, la consigne de silence n’est pas un cas particulier : on la retrouve en 1, 34; 5, 43; 7, 36; 8, 26. On l’interprète souvent comme précaution pour garder le “secret messianique”.
Jésus estimerait qu’un grand nombre de gens de son époque ne sont pas en état de comprendre le sens profond de ses gestes de miséricorde, et il ne veut pas être “récupéré”, selon une idée “fausse” que les gens se feraient de son ministère.
Au verset 43, la TOB précise que la guérison de la “lèpre” était alors considérée comme un acte comparable à la résurrection des morts, et donc attribuée à Dieu seul (TOB, Marc, 1, 43, note “u”).
4. Prolongement
Jésus guérit, rend la santé, permet une réintégration dans la société pour les exclus. Tous ces gestes sont porteurs d’un dépassement de “sens” et traduisent une “reconstruction ” intérieure des hommes face à Dieu.
Et ces “signes” sont d’autant plus forts que, dans la conception Biblique de l’homme, l’homme est un tout indissociable et unifié en toutes ses dimensions, biologique, psychologique, spirituelle.
Le “corps”, dans cette approche de sens, désigne la totalité de l’homme capable d’entrer en communication, en relation, avec les autres, lui-même et Dieu, et cela dans une démarche de vérité.
Prière
*Seigneur Jésus tu guéris, purifies, reconstruis l’humanité de ceux que tu rencontres ou qui crient vers toi dans leur misère ou leur souffrance, et c’est ainsi que tu nous annonces et que tu réalises le salut de Dieu, qui est communication de ta vie, émanation de la vie même de Dieu dans ton existence d’homme parmi les hommes : aide-moi à me tourner vers toi pour me laisser davantage refaire par toi selon cette création nouvelle que, par ton Esprit Saint, tu effectues en tous ceux et toutes celles qui se remettent entre tes mains dans la foi, et reçoivent, pour la mettre en pratique, ta manière d’aimer comme le Père t’a aimé. AMEN.
15.01.2004.*