📘 Commentaire biblique de l’abbé Léon Hamain
Première lecture : 1 Samuel 3, 1-21
DU 1er LIVRE DE SAMUEL
Texte
1 Le jeune Samuel était au service de l’Éternel devant Éli. La parole de l’Éternel était rare en ce temps-là, les visions n’étaient pas fréquentes.
2 En ce même temps, Éli, qui commençait à avoir les yeux troubles et ne pouvait plus voir, était couché à sa place,
3 la lampe de Dieu n’était pas encore éteinte, et Samuel était couché dans le temple de l’Éternel, où était l’arche de Dieu.
4 Alors l’Éternel appela Samuel. Il répondit: Me voici!
5 Et il courut vers Éli, et dit: Me voici, car tu m’as appelé. Éli répondit: Je n’ai point appelé; retourne te coucher. Et il alla se coucher.
6 L’Éternel appela de nouveau Samuel. Et Samuel se leva, alla vers Éli, et dit: Me voici, car tu m’as appelé. Éli répondit: Je n’ai point appelé, mon fils, retourne te coucher.
7 Samuel ne connaissait pas encore l’Éternel, et la parole de l’Éternel ne lui avait pas encore été révélée.
8 L’Éternel appela de nouveau Samuel, pour la troisième fois. Et Samuel se leva, alla vers Éli, et dit: Me voici, car tu m’as appelé. Éli comprit que c’était l’Éternel qui appelait l’enfant,
9 et il dit à Samuel: Va, couche-toi; et si l’on t’appelle, tu diras: Parle, Éternel, car ton serviteur écoute. Et Samuel alla se coucher à sa place.
10 L’Éternel vint et se présenta, et il appela comme les autres fois: Samuel, Samuel! Et Samuel répondit: Parle, car ton serviteur écoute.
11 Alors l’Éternel dit à Samuel: Voici, je vais faire en Israël une chose qui étourdira les oreilles de quiconque l’entendra.
12 En ce jour j’accomplirai sur Éli tout ce que j’ai prononcé contre sa maison; je commencerai et j’achèverai.
13 Je lui ai déclaré que je veux punir sa maison à perpétuité, à cause du crime dont il a connaissance, et par lequel ses fils se sont rendus méprisables, sans qu’il les ait réprimés.
14 C’est pourquoi je jure à la maison d’Éli que jamais le crime de la maison d’Éli ne sera expié, ni par des sacrifices ni par des offrandes.
15 Samuel resta couché jusqu’au matin, puis il ouvrit les portes de la maison de l’Éternel. Samuel craignait de raconter la vision à Éli.
16 Mais Éli appela Samuel, et dit: Samuel, mon fils! Il répondit: Me voici!
17 Et Éli dit: Quelle est la parole que t’a adressée l’Éternel? Ne me cache rien. Que Dieu te traite dans toute sa rigueur, si tu me caches quelque chose de tout ce qu’il t’a dit!
18 Samuel lui raconta tout, sans lui rien cacher. Et Éli dit: C’est l’Éternel, qu’il fasse ce qui lui semblera bon!
19 Samuel grandissait. L’Éternel était avec lui, et il ne laissa tomber à terre aucune de ses paroles.
20 Tout Israël, depuis Dan jusqu’à Beer-Schéba, reconnut que Samuel était établi prophète de l’Éternel.
21 L’Éternel continuait à apparaître dans Silo; car l’Éternel se révélait à Samuel, dans Silo, par la parole de l’Éternel.
1 Samuel 4
1 La parole de Samuel s’adressait à tout Israël.
Commentaire
1. Situation
Les 2 Livres de Samuel s’occupent de la période durant laquelle deux événements importants se déroulent en Israël : l’un est l’apparition du prophétisme avec l’émergence de Samuel comme prophète pour tout le peuple d’Israël, l’autre est l’institution de la royauté.
Ainsi le 1er Livre commence immédiatement avec l’entrée en scène de Samuel, et le 2nd se termine juste à la veille du tansfert de la royauté de David à son fils Salomon, dans le cadre d’une succession dynastique.
Ce qui est en jeu dans ces 2 Livres, c’est, d’une part, la survivance et la stabilité d’Israël en tant que peuple unifié et nation, et, d’autre part, la continuité de la compréhension que ce peuple a de lui-même comme “peuple de Dieu”, porteur de la promesse de Dieu à Abraham et de l’Alliance conclue à l’époque de Moïse.
Ces Livres traitent successivement :
- du changement qui se produit en Israël, lié à l’apparition de Samuel et au rôle que l’on veut faire jouer à l’Arche d’alliance (1 Samuel, 1, 1 - 7, 17),
- de l’avènement de la royauté avec le choix de Saül (I Samuel, 8, 1 - 12, 25),
- de la lente stabilisation de la royauté avec la décadence de Saül et la montée de David (1 Samuel,13, 1 - 2 Samuel, 5, 10),
- de la centralisation du royaume sur Jérusalem (2 Samuel, 5, 11 - 12, 31),
- des essais infructueux pour renverser David (2 Samuel, 13, 1 - 20, 25),
- de la préparation par David de sa succession (2 Samuel, 21, 1 - 24, 25).
Notre page de ce jour se situe dans la 1ère partie des Livres de Samuel, et dans ce qui en constitue le 1er épisode : l’émergence de Samuel le prophète.
Sa mère, Anne, qui était stérile, a été exaucée par Yahvé, suite au voeu qu’elle avait fait, au cas où Dieu lui donnerait d’avoir un enfant mâle, de le donner, à son tour, à Yahvé-Dieu pour tous les jours de sa vie.
Samuel est donc né, puis a été consacré au service de Yahvé dans le sanctuaire de Silo, et c’est là qu’il grandit auprès du prêtre Eli (1, 11 - 2,11).
Dans un 2ème temps de cette histoire des débuts de Samuel, et où se trouve notre page et son contexte immédiat (2, 12 - 3, 18), nous apprenons que les fils du prêtre Eli se comportent comme des “vauriens” dans le sanctuaire de Silo, en détournant frauduleusement à leur profit les offrandes des sacrifices.
Attitude qui attire la colère de Yahvé sur toute la maison d’Eli, comme cela lui est annoncé par un homme de Dieu, et lui sera confirmé par le jeune Samuel, suite à la “vision” que rapporte notre passage (2, 12 - 3, 18), à la fin duquel nous découvrirons le 3ème et dernier temps de cet épisode concernant l’arrivée de Samuel : sa reconnaissance comme prophète par tout Israël (3, 19 - 4, 1a).
2. Message
Samuel grandit au service de Yahvé, en présence d’Eli le prêtre, dans le sanctuaire de Dieu. Son attitude contraste fortement avec celle des fils du prêtre.
Bien que la Parole de Yahvé fût rare à cette époque, elle est adressée à Samuel-enfant, qui la reçoit on ne peut plus docilement, sans la reconnaître d’abord comme telle, mais qui va, selon le conseil du prêtre Eli, se mettre à son écoute.
Samuel reçoit ainsi de Dieu un message très clair qu’il a mission d’annoncer au prêtre Eli, pour confirmer à ce dernier la ruine de sa famille, selon ce qui lui avait déjà été prédit.
La fin de notre page nous montre, à grands traits, la croissance de Samuel en présence de Dieu, qui est avec lui, et qui ne laisse tomber aucune de ses paroles.
Si bien que tout Israël va reconnaître Samuel comme prophète de Yahvé-Dieu, qui continue de lui parler à Silo, le mettant, de ce fait, en mesure de transmettre la Parole reçue de Dieu à tout Israël.
3. Decouvertes
Les versets 3, 1 - 10, bien connus, qui nous racontent comment la Parole de Dieu est adressée au jeune Samuel, et comment il se met à son “écoute”, nous révèlent la totale disponibilité de ce garçon face à cette intervention de Dieu, ainsi que le discernement qu’effectue à ce moment le prêtre Eli.
Au verset 7, il nous est dit que Samuel ne connaissait pas encore Dieu. Cela signifie qu’il ne connaissait pas Dieu d’une connaissance personnelle, intime, liée à une révélation de Yahvé, comme l’indique la suite du texte.
Plus haut dans notre page, au verset 1, la version liturgique de notre texte traduit par “oracle” ce que bien des Bibles traduisent par “vision” : sous ces mots, il faut entendre toute communication de Yahvé-Dieu, faite en songe ou de quelque autre manière.
4. Prolongement
A l’appel de Dieu il n’y a qu’une seule réponse: “me voici”. Cest ainsi que la Lettre aux Hébreux nous rapporte la disponibilité totale de Jésus à la volonté du Père, lorsqu’il est envoyé en mission dans notre monde. Cela nous est expliqué par un commentaire du Psaume 39, 7 - 9, en sa version grecque (Hébreux, 10, 5 - 9).
A nons, aujourd’hui, la Parole de Dieu nous est adressée dans le Nouveau Testament, lu comme “achèvement” de l’ Ancien Testament, et qui est recueil du message, concernant Jésus, de ceux qui l’ont connu de son vivant et en ont été les tout premiers témoins et apôtres (Romains, 10, 8 - 17).
Et c’est l’Esprit de Jésus qui nous est donné, depuis notre baptême, ainsi que par tous les gestes des sacrements qui nous communiquent la présence et les fruits de la mort-résurrection de Jésus et du don de l’Esprit, c’est l’Esprit Sajnt, donc, qui nous transmet la pensée de Dieu, qui habite sa Parole (1 Corinthiens, 2, 7 - 16 et Jean, 14, 25 - 26 et 16, 13 - 15).
Prière
*Seigneur Jésus, après avoir parlé à nos Pères dans la foi par ses prophètes, Dieu t’a envoyé nous rencontrer, toi qui es sa Parole faite “homme”; Parole agissante et créatrice de notre nouvelle dignité d’enfants de Dieu, et comme il n’est pas d’autre Nom que le tien par lequel nous puissions avoir accès au Père, il n’est pas d’autre Parole de Dieu que toi-même, t’exprimant dans le langage de nos mots et celui de nos gestes et attitudes : apprends-moi à t’accueillir en toutes circonstances avec une docilité pareille à celle que tu as manifestée, tout au long de ton existence, face à la volonté du Père, dont tu avais fait ta nourriture permanente. AMEN.
14.01.2004.*
Évangile : Marc 1, 29-39
DE L’EVANGILE DE MARC
Texte
29 Et aussitôt, sortant de la synagogue, il vint dans la maison de Simon et d’André, avec Jacques et Jean.
30 Or la belle-mère de Simon était au lit avec la fièvre, et aussitôt ils lui parlent à son sujet.
31 S’approchant, il la fit se lever en la prenant par la main. Et la fièvre la quitta, et elle les servait.
32 Le soir venu, quand fut couché le soleil, on lui apportait tous les malades et les démoniaques,
33 et la ville entière était rassemblée devant la porte.
34 Et il guérit beaucoup de malades atteints de divers maux, et il chassa beaucoup de démons. Et il ne laissait pas parler les démons, parce qu’ils savaient qui il était.
35 Le matin, bien avant le jour, il se leva, sortit et s’en alla dans un lieu désert, et là il priait.
36 Simon et ses compagnons le poursuivirent
37 et, l’ayant trouvé, ils lui disent : ” Tout le monde te cherche. “
38 Il leur dit : ” Allons ailleurs, dans les bourgs voisins, afin que j’y prêche aussi, car c’est pour cela que je suis sorti. “
39 Et il s’en alla à travers toute la Galilée, prêchant dans leurs synagogues et chassant les démons.
Commentaire
1. Situation
L’Evangile de Marc est le plus ancien de nos 4 Evangiles. Un témoignage, datant du début du 2ème siècle, nous apprend que Marc aurait écrit son Evangile en qualité d’interprète de Pierre, avec qui il travaillait (voir 1 Pierre, 5, 13). Même si beaucoup pensent que Pierre n’a pas été l’unique source d’information de Marc, concernant les paroles et gestes de Jésus, l’on s’accorde aujourd’hui que cet Evangile a été écrit depuis Rome, par Marc, vers la fin des années 60, sans doute après la mort de Pierre (située vers 66 - 67).
Cet Evangile, centré sur le Règne de Dieu qui nous vient à travers la mission de Jésus, et que nous avons à accueillir en disciples de Jésus, se déroule en 6 grands épisodes, qui suivent le Prologue (1, 1 - 15). Ce Prologue nous présente la mission de Jean Baptiste, ainsi que le baptême, la tentation de Jésus, et son entrée dans son ministère, pour se conclure avec un résumé très synthétique du message de Jésus : “Les temps sont accomplis, le Règne de Dieu s’est approché. Convertissez-vous, et croyez à la Bonne Nouvelle”. Ainsi se suivent ensuite les 6 grands épisodes : - Jésus se révèle avec autorité en Galilée (1, 16 - 3, 6), - Jésus est rejeté en Galilée (3, 7 - 6, 6a), - Les malentendus entre Jésus et ses disciples, en Galilée et ailleurs (6, 6b - 8, 21), - Jésus instruit ses disciples, alors qu’il monte vers Jérusalem (8, 22 - 10, 52), - Les premiers jours de la semaine, unique et finale, de Jésus à Jérusalem (11, 1 - 13, 37), - Fin de la semaine de Jésus à Jérusalem avec sa passion, sa mort et la découverte du tombeau vide (14, 1 - 16, 20).
Notre passage se situe tout au début de la 1ère étape du ministère de Jésus, qui se déroule en Galilée.
2. Message
Marc nous a d’abord révélé le “suc” du message de Jésus au début de son ministère (1, 14 - 15), puis nous l’a montré appelant ses premiers disciples (1, 16 - 19), avant de nous décrire le programme d’une journée de sabbat à Capharnaüm, que Jésus a commencée à la synagogue (1, 21 - 28), et qui, de fait se prolongera jusqu’au lendement matin, ce jour suivant ayant débuté le soir du Sabbat, dès le coucher du soleil.
En sortant de la synagogue, après la célébration du sabbat, Jésus se rend chez André et Simon, et, à leur demande, guérit la belle-mère de ce dernier, la fait se lever, et la voilà qui, immédiatement, se met à les servir.
Ensuite, quand arrive la fin du sabbat et qu’on entre dans le jour nouveau, le repos du sabbat étant terminé, Jésus se trouve envahi de demandes de guérisons et de purifications de démons, alors qu’on lui amène beaucoup de malades, auxquels il accorde guérison et purification.
Enfin, caractéristique de l’attitude très personnalisée de Jésus, il s’en va, de nuit, dans un lieu désert pour prier, et, lorsqu’on l’y retrouve, à l’aube, après l’avoir cherché, il décide d’aller ailleurs pour annoncer sa Bonne Nouvelle du salut et en réaliser les signes de guérison et de libération. Tout son ministère va se dérouler selon un mode de vie “nomade”. Jésus ne veut pas qu’on le retienne ou qu’on l’accapare en un lieu précis. Il “passe”…
3. Decouvertes
Il semble bien que les 1, 21 - 34, nous décrivent une journée-type du ministère de Jésus. Ce que nous précise le verset 39, qui clôt notre passage de ce jour, qui nous laisse entendre que Jésus répétait ailleurs l’emploi du temps-type de cette première journée.
Selon cet Evangile de Marc, Jésus explique qu’il est “sorti” de Capharnaüm, justement pour aller continuer sa mission ailleurs. Dans le passage parallèle de Luc, 4, 43, Jésus dit nettement que c’est pour aller partout annoncer son Evangile qu’il a été “envoyé” en mission.
Marc présente souvent les maladies comme étant provoquées par l’influence des forces du mal, des “démons”. Cependant, dans la guérison de la belle-mère de Pierre (selon un schéma : demande de guérison, guérison, suite de cette guérison), Jésus continue de manifester son autorité, en rendant la sante (signe du salut qu’il offre et va réaliser), mais sans qu’il y ait “exorcisme” ou chasse d’un démon quelconque.
Dans le “service” que se met à rendre la belle-mère de Pierre, dès que Jésus l’a remise debout, il y a, certes, la constatation-preuve de cette guérison, mais aussi, probablement, l’annonce que le “service des frères” est ce à quoi tout croyant et disciple de Jésus est appelé.
Dans l’interdiction que Jésus fait, aux démons qu’il expulse, de ne pas révéler son identité, nous assistons à la première manifestation du “secret messianique” qu’impose sans cesse Jésus, et qui est une constante de sa position dans l’Evangile de Marc, où l’identité de Jésus ne sera “reconnue” par un homme qu’au moment où il mourra sur sa croix (15, 39).
4. Prolongement
Jésus “passe” dans la vie des hommes, en leur communiquant sa Bonne Nouvelle du Règne de Dieu qui nous rejoint, et en accomplissant des gestes de miséricorde, qui sont, en même temps, des signes du salut qu’il propose et réalise.
Jésus continue de “passer ” dans nos existences quotidiennes, par la Bonne Nouvelle le concernant, que nous ont transmise ses premiers disciples, et qui se trouve dans le message biblique de notre Nouveau Testament, et c’est à travers nos gestes de miséricorde, de pardon, et de partage avec nos frères et nos soeurs, dans la charité, que sont désormais visibles pour nous les “signes” de son salut, et de l’inauguration, en nos vies, du Règne définitif de Dieu, qu’il est venu instaurer.
C’est bien ainsi que les deux disciples d’Emmaüs avaient “perçu” l’action et le passage de Jésus, avant même qu’ils le “reconnaissent” comme le Ressuscité, à la fraction du pain :
19 ” Quoi donc ? ” leur dit-il. Ils lui dirent : “Ce qui concerne Jésus le Nazarénien, qui s’est montré un prophète puissant en œuvres et en paroles devant Dieu et devant tout le peuple”
Prière
*SEIGNEUR JESUS, EN LISANT LES RECITS EVANGELIQUES DE TON EXISTENCE HUMAINE ET DE TA MISSION, NOUS TE VOYONS A L’OEUVRE, DANS TON SERVICE DE LA PAROLE DE DIEU, QUE TU ES EN PLENITUDE, ET QUE TU REVELES ET PARTAGES SANS CESSE TOUT AUTOUR DE TOI, AINSI QUE DANS TOUS TES GESTES DE GUERISON ET DE LIBERATION DE TOUTES LES FORCES DU MAL, CES GESTES QUI SONT AUTANT DE “SIGNES” CONCRETS DE LA MISERICORDE DE DIEU QUI, EN TOI ET PAR TOI, NOUS SAUVE, NOUS MET DEBOUT, ET NOUS RENOUVELLE INTEGRALEMENT POUR NOUS ASSOCIER A SA VIE, DANS SON ROYAUME, EN FAISANT DE NOUS SES FILS ET SES ENFANTS : AIDE-MOI A MIEUX PERCEVOIR, DANS TOUTES TES ATTITUDES ET TOUS TES COMPORTEMENTS D’HOMME PARMI LES HOMMES ET LES FEMMES DE CE MONDE, LA MANIERE DONT DIEU NOUS PREND CHARGE, NOUS PARDONNE, NOUS BENIT, NOUS TRAITE COMME SES ENFANTS BIEN-AIMES, ET NOUS INVITE A AGIR, COMME TOI ET COMME LUI, DANS NOS RELATIONS FRATERNELLES. AMEN.
15.01.2003.*