📘 Commentaire biblique de l’abbé Léon Hamain
Première lecture : Hébreux 4, 1-11
DE LA LETTRE AUX HEBREUX
Texte
1 Craignons donc, tandis que la promesse d’entrer dans son repos subsiste encore, qu’aucun de vous ne paraisse être venu trop tard.
2 Car cette bonne nouvelle nous a été annoncée aussi bien qu’à eux; mais la parole qui leur fut annoncée ne leur servit de rien, parce qu’elle ne trouva pas de la foi chez ceux qui l’entendirent.
3 Pour nous qui avons cru, nous entrons dans le repos, selon qu’il dit: Je jurai dans ma colère: Ils n’entreront pas dans mon repos! Il dit cela, quoique ses oeuvres eussent été achevées depuis la création du monde.
4 Car il a parlé quelque part ainsi du septième jour: Et Dieu se reposa de toutes ses oeuvres le septième jour.
5 Et ici encore: Ils n’entreront pas dans mon repos!
6 Or, puisqu’il est encore réservé à quelques-uns d’y entrer, et que ceux à qui d’abord la promesse a été faite n’y sont pas entrés à cause de leur désobéissance,
7 Dieu fixe de nouveau un jour-aujourd’hui-en disant dans David si longtemps après, comme il est dit plus haut: Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, N’endurcissez pas vos coeurs.
8 Car, si Josué leur eût donné le repos, il ne parlerait pas après cela d’un autre jour.
9 Il y a donc un repos de sabbat réservé au peuple de Dieu.
10 Car celui qui entre dans le repos de Dieu se repose de ses oeuvres, comme Dieu s’est reposé des siennes.
11 Efforçons-nous donc d’entrer dans ce repos, afin que personne ne tombe en donnant le même exemple de désobéissance.
Commentaire
1. Situation
Parmi les oeuvres attribuées à Paul se trouve ce long traité célébrant la personne et l’oeuvre de Jésus Christ, et encourageant la fidélité à son Alliance. Ce document est un chef d’oeuvre dans le genre des premières homélies chrétiennes.
Cependant, les différences très nettes de style et de théologie entre ce document et les oeuvres de Paul reconnues par tous comme étant de lui, font qu’on ne peut attribuer à Paul cette Lettre aux Hébreux. Son auteur demeure donc pour nous anonyme.
Il est tout aussi difficile de dater exactement cette homélie. Elle est certainement antérieure à la 1ère Lettre de Clément de Rome aux Corinthiens, qui la cite, et qui, elle-même, ne semble pas être postérieure à l’an 110. Ce qui nous laisse, pour la composition de la Lettre aux Hébreux, une plage qui va de 50 à 90 de notre ère chrétienne, avec, peut-être, une préférence pour les années juste avant 70, compte tenu des nombreuses allusions au Temple de Jérusalem qui s’y trouvent, et de la date de destruction du Temple par les armées romaines, en 70.
Il semble assez probable que cette homélie aurait été adressée à des communautés chrétiennes d’Italie (voir Hébreux, 13, 24).
Dans cette homélie se suivent assez régulièrement des exposés doctrinaux et des exhortations. Tout le message en est centré sur le portrait du Christ, cause et source du salut, et modèle de notre conduite (2, 10; 5, 9; 9, 14; 12, 1 - 2). Les exhortations invitent à tenir bon dans la fidélité au message reçu (confession de foi, partenariat avec le Christ, et comportements que cela implique), ainsi qu’à progresser dans l’attachement au Christ, et dans l’endurance face aux défis du monde.
Cette homélie se déploie selon un plan très rigoureux : après un exorde sur la Parole définitive de Dieu en l’envoi de son Fils ( 1, 1 - 4), et avant la conclusion finale (13, 18 - 25), se succèdent 5 grandes parties : 1) Situation du Christ face à Dieu et aux hommes, finalement définie comme celle d’un “Grand Prêtre” (1, 5 - 2, 18), 2) Le Christ est prêtre, en tant qu’accrédité à la fois auprès de Dieu et des hommes (3, 1 - 5, 10), 3) Le Christ, Grand Prêtre des temps nouveaux, et prêtre d’un genre nouveau, donne accès au véritable sanctuaire, en pardonnant les péchés (5, 11 - 10, 39), 4) Ce qui est requis des chrétiens : la foi et l’endurance (11, 1 - 12, 13), 5) Tableau de l’existence chrétienne, présentée comme engagement sur le chemin de la sainteté et de la paix (12, 14 - 13, 17). A noter que chacune de ces parties est annoncée lors de la fin de la précédente : 1, 4; 2, 17; 5, 10; 10, 36 - 39; 11, 12 - 13.
Notre page se situe dans la 2ème partie de cette homélie, dans laquelle l’auteur nous développe une longue exhortation.
2. Message
C’est en référence avec l’épisode de la marche du peuple Hébreu pendant 40 ans dans le désert au temps de l’Exode avec Moïse que l’auteur de cette homélie continue de nous interpeller dans cette page (qui fait suite à la lecture d’hier dans la liturgie catholique Romaine) par une relecture du psaume 95.
Il nous invite à ne pas imiter, dans notre “aujourd’hui” d’après la résurrection du Christ, l’infidélité des Hébreux du désert, qui, de ce fait, n’ont pas mérité d’entrer dans le repos de la terre promise de Canaan et sont ainsi tous morts dans le désert du Sinaï.
S’il est vrai que le don de l’Esprit Saint du Christ ressuscité, qui nous fait devenir fils avec lui, nous a déjà fait entrer, comme en un commencement, dans le repos de Dieu, l’accueil renouvelé chaque jour de ce don, dans la foi confiante et fidèle qui obéit à la volonté de Dieu en toutes circonstances, suppose que nous ayons encore à marcher vers ce repos de Dieu déjà accordé d’une certaine manière, et ce jusqu’à la plénitude définitive qui nous en sera donnée à la fin ultime des temps
Notre fidélité est ainsi tout autant requise maintenant qu’à toutes les époques de l’Ancien Testament, comme le demande ce psaume 95 que commente notre page de la Lettre aux Hébreux.
3. Decouvertes
Cette page appartient à un ensemble 3, 12 - 4, 11, qui, dans le passage de ce jour, argumente à partir d’une relecture de la formule “entrons dans le repos de Dieu” du psaume 95. Cet ensemble est pour sa part divisé en trois parties (3, 12 - 19: 4, 1- 5 et 4, 6 - 11), chacune d’entre elles commentant un verset du psaume 95.
Par cette exhortation l’auteur veut nous montrer que la promesse et la menace, dont il est question dans le psaume, s’appliquent encore à notre situation de chrétiens.
L’expression “prenez garde” se retrouve quasiment partout dans le Nouveau Testament : voir, entre autres, Matthieu, 24, 4; Actes, 13, 40; 1 Corinthiens, 10, 18; Colossiens, 2, 8; Hébreux, 12, 25.. Il s’agit pour nous de vivre notre foi, dans nos engagements d’hommes et de femmes, avec confiance et fidélité. Il est donc dangereux de se détourner de Dieu, comme le firent les Hébreux dans le désert du Sinaï, selon le récit que nous en rapporte Nombres, 14.
Dans cette perspective, “l’aujourd’hui” du psaume, qui actualise déjà l’épisode du désert de l’Exode dans les temps plus proches de nous de l’histoire d’Israël, concerne toujours notre présent à nous, qui lisons comme une Parole de Dieu ce commentaire que nous en propose la Lettre aux Hébreux. En ce sens, le repos annoncé demeure pour nous une réalité promise, liée également à notre propre fidélité.
De même, ce repos promis par Dieu est bien le sien propre qu’il nous propose, et qui se trouve lié à la fin de la création du monde en Genèse, 2.
4. Prolongement
Comme tout le projet de Dieu se trouve accompli dans la mission, l’engagement de Jésus jusqu’à sa mort sur la croix et sa résurrection, et que la “fin des temps” a bien été inaugurée par lui, “l’aujourd’hui de Dieu” représente pour nous le temps de notre histoire humaine, dans laquelle le Christ ressuscité est “Seigneur-avec-nous”, “l’Emmanuel”, qui nous accompagne sans cesse, en nous donnant son Esprit Saint.
Paul nous précise bien en quel sens il “relit”, dans la Bible, les événements du passé de l’histoire d’Israel :
11 Cela leur arrivait pour servir d’exemple, et a été écrit pour notre instruction à nous qui touchons à la fin des temps.
Prière
*Seigneur Jésus, c’est dans notre aujourd’hui, renouvelé chaque jour, de notre histoire, dans laquelle tu nous accompagnes face aux événements que nous rencontrons, que nous avons à te reconnaître, et te suivre, en incluant le “OUI” de notre foi dans ce “OUI” que tu as dit au Père, une fois pour toutes, et qui sauve le monde : fais de moi, dans toutes les circonstances de mon existence, un témoin permanent, vivant et rayonnant, de ton obéissance constante à la volonté de Dieu, qui est ton Père et notre Père. AMEN.
16.01.2003.*
Évangile : Marc 2, 1-12
DE L’EVANGILE DE MARC
Texte
1 Comme il était entré de nouveau à Capharnaüm, après quelque temps on apprit qu’il était à la maison.
2 Et beaucoup se rassemblèrent, en sorte qu’il n’y avait plus de place, même devant la porte, et il leur annonçait la Parole.
3 On vient lui apporter un paralytique, soulevé par quatre hommes.
4 Et comme ils ne pouvaient pas le lui présenter à cause de la foule, ils découvrirent la terrasse au-dessus de l’endroit où il se trouvait et, ayant creusé un trou, ils font descendre le grabat où gisait le paralytique.
5 Jésus, voyant leur foi, dit au paralytique : ” Mon enfant, tes péchés sont remis. “
6 Or, il y avait là, dans l’assistance, quelques scribes qui pensaient dans leurs cœurs :
7 ” Comment celui-là parle-t-il ainsi ? Il blasphème ! Qui peut remettre les péchés, sinon Dieu seul ? “
8 Et aussitôt, percevant par son esprit qu’ils pensaient ainsi en eux-mêmes, Jésus leur dit : ” Pourquoi de telles pensées dans vos cœurs ?
9 Quel est le plus facile, de dire au paralytique : Tes péchés sont remis, ou de dire : Lève-toi, prends ton grabat et marche ?
10 Eh bien ! pour que vous sachiez que le Fils de l’homme a le pouvoir de remettre les péchés sur la terre,
11 je te l’ordonne, dit-il au paralytique, lève-toi, prends ton grabat et va-t’en chez toi. “
12 Il se leva et aussitôt, prenant son grabat, il sortit devant tout le monde, de sorte que tous étaient stupéfaits et glorifiaient Dieu en disant : ” Jamais nous n’avons rien vu de pareil. “
Commentaire
1. Situation
L’Evangile de Marc est le plus ancien de nos 4 Evangiles. Un témoignage, datant du début du 2ème siècle, nous apprend que Marc aurait écrit son Evangile en qualité d’interprète de Pierre, avec qui il travaillait (voir 1 Pierre, 5, 13). Même si beaucoup pensent que Pierre n’a pas été l’unique source d’information de Marc, concernant les paroles et gestes de Jésus, l’on s’accorde aujourd’hui que cet Evangile a été écrit depuis Rome, par Marc, vers la fin des années 60, sans doute après la mort de Pierre (située vers 66 - 67).
Cet Evangile, centré sur le Règne de Dieu qui nous vient à travers la mission de Jésus, et que nous avons à accueillir en disciples de Jésus, se déroule en 6 grands épisodes, qui suivent le Prologue (1, 1 - 15). Ce Prologue nous présente la mission de Jean Baptiste, ainsi que le baptême, la tentation de Jésus, et son entrée dans son ministère, pour se conclure avec un résumé très synthétique du message de Jésus : “Les temps sont accomplis, le Règne de Dieu s’est approché. Convertissez-vous, et croyez à la Bonne Nouvelle”. Ainsi se suivent ensuite les 6 grands épisodes : - Jésus se révèle avec autorité en Galilée (1, 16 - 3, 6), - Jésus est rejeté en Galilée (3, 7 - 6, 6a), - Les malentendus entre Jésus et ses disciples, en Galilée et ailleurs (6, 6b - 8, 21), - Jésus instruit ses disciples, alors qu’il monte vers Jérusalem (8, 22 - 10, 52), - Les premiers jours de la semaine, unique et finale, de Jésus à Jérusalem (11, 1 - 13, 37), - Fin de la semaine de Jésus à Jérusalem avec sa passion, sa mort et la découverte du tombeau vide (14, 1 - 16, 20).
Notre passage se situe dans la 1ère étape du ministère de Jésus, qui se déroule en Galilée.
2. Message
Jésus, qui avait quitté Capharnaüm pour annoncer l’Evangile dans les bourgs voisins, est de retour à Capharnaüm, probablement dans la maison de Simon, qui lui sert de base arrière pour ses pérégrinations en Galilée.
Sa popularité prend de plus en plus d’ampleur, et dès que les gens se précipitent, une fois de plus, pour le rencontrer, il leur annonce son Evangile.
Et voilà que des gens se mettent à démonter une partie du toit de la maison où il se trouve, pour faire descendre à ses pieds un paralysé. Jésus, constatant dans cette action audacieuse une démarche de foi, appelle ce paralysé à franchir un nouveau seuil, en découvrant que le plus important pour lui, au-delà de la guérison corporelle qu’il attend, est que ses péchés soient pardonnés, et qu’une authentique libération intérieure lui soit accordée. Ce disant, Jésus révèle la dimension essentielle de sa mission de salut, à savoir la réconciliation des hommes avec Dieu.
Comme des scribes lui reprochent de blasphémer en déclarant exercer un pouvoir qui n’appartient qu’à Dieu, pouvoir de guérison intérieure du coeur de l’homme non constatable de l’extérieur, Jésus lance un défi à ses détracteurs et guérit ce paralysé - ce que toutes les personnes présentes peuvent voir - en invitant les témoins de cette scène à interpréter ce miracle comme le signe de la réconciliation intérieure de cet homme, qu’il vient d’accomplir, en tant que Fils de l’homme, envoyé par Dieu pour cela à la plénitude des temps.
3. Decouvertes
Beaucoup pensent que cette page est composite, faite d’un récit de guérison, interrompu par l’insertion d’un débat entre Jésus et des scribes, au sujet de son autorité.
La foi que Jésus constate, qui est moins celle du paralysé que celle de ses amis qui sont parvenus à lui faire rejoindre Jésus, est toujours un élément important dans les récits de miracles de Jésus que nous rapporte Marc.
Certains se sont demandé si le pardon des péchés, offert par Jésus au paralysé, souligne une quelconque relation entre sa paralysie et sa situation de pécheur. Relation que Jésus refuse ouvertement en d’autres circonstances (Jean, 9, 2 - 3).
Le pardon accordé par Jésus au paralysé est source d’un débat et d’une accusation lancée contre Jésus. Une même accusation de blasphème portée contre Jésus entraînera sa condamnation à mort lors de son procès devant Caïphe au commencement de sa passion (Marc, 14, 64).
La suite du récit montre bien que Jésus a le pouvoir de pardonner les péchés en tant que Fils de l’homme, encore que la formule qu’il emploie ne fait que déclarer à ce paralysé qu’il a obtenu le pardon de Dieu.
La référence au Fils de l’homme, reprise probablement de Daniel, 7, 13 (image du peuple de Dieu vainqueur après la persécution endurée), fait référence, semble-t-il, au destin de Jésus. En effet, son comportement, objet de controverse, en cette scène, comme tout au long de son ministère, le conduira à sa mort sur la croix, mort qui deviendra sa victoire suprême en sa résurrection.
4. Prolongement
Le pardon des péchés, et le changement du coeur de l’homme qu’il implique, constituent le point suprême du salut de Dieu, qui, par Jésus, nous réconcilie avec lui, dans la mort et la résurrection de son Fils, et le don de son Esprit. Cette puissance de pardon nous rejoint dans ce même don de l’Esprit de Jésus à ceux qui le suivent, avec foi, suite à leur baptême qui les a fait participer aux fruits de l’événement définitif du salut de Dieu réalisé par Jésus, dans le mystère de son passage au Père :
20 Ayant dit cela, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie à la vue du Seigneur.
21 Il leur dit alors, de nouveau : ” Paix à vous ! Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie. ”
22 Ayant dit cela, il souffla sur eux et leur dit : ” Recevez l’Esprit Saint.
23 Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis ; ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus.
17 Si donc quelqu’un est dans le Christ, c’est une création nouvelle : l’être ancien a disparu, un être nouveau est là.
18 Et le tout vient de Dieu, qui nous a réconciliés avec Lui par le Christ et nous a confié le ministère de la réconciliation.
19 Car c’était Dieu qui dans le Christ se réconciliait le monde, ne tenant plus compte des fautes des hommes, et mettant en nous la parole de la réconciliation.
20 Nous sommes donc en ambassade pour le Christ ; c’est comme si Dieu exhortait par nous. Nous vous en supplions au nom du Christ : laissez-vous réconcilier avec Dieu.
21 Celui qui n’avait pas connu le péché, Il l’a fait péché pour nous, afin qu’en lui nous devenions justice de Dieu.
Prière
*SEIGNEUR JESUS, DE MÊME QUE TES SIGNES ET TES MIRACLES DE GUERISON REVELAIENT LE PARDON DE DIEU QUE TU VENAIS REALISER EN TA MISSION DE SALUT, DE MÊME QUE TA MORT SUR LA CROIX A ETE LE LIEU DU PARDON, DEMANDé DIRECTEMENT AU PERE POUR TES BOURREAUX, ET PROMIS IMMEDIATEMENT AU LARRON PENITENT CRUCIFIE AUPRES DE TOI, DE MÊME LA PUISSANCE DE VIE ETERNELLE, MANIFESTEE EN TA RESURRECTION, NOUS A TRANSMIS LE PARDON DE DIEU COMME UNE REALITE PERMANENTE, QUI NOUS RECRéE ET NOUS TRANSFORME RADICALEMENT, DANS LE DON DE TON ESPRIT SAINT : DONNE-MOI DE ME LAISSER TOUJOURS RECONCILIER, PAR TOI, AVEC DIEU, EN TOUTES CIRCONSTANCES, ET D’ÊTRE LE TEMOIN PERMANENT DE CETTE VIE NOUVELLE, DE VERITE ET D’AMOUR, QUE TU NOUS AS ACQUISE DEFINITIVEMENT DANS LE “OUI” DE TON PASSAGE AU PERE. AMEN.
17.01.2003.*