📘 Commentaire biblique de l’abbé Léon Hamain


Première lecture : 1 Samuel 8, 4-22

DU 1er LIVRE DE SAMUEL

Texte

4 Tous les anciens d’Israël s’assemblèrent, et vinrent auprès de Samuel à Rama.
5 Ils lui dirent: Voici, tu es vieux, et tes fils ne marchent point sur tes traces; maintenant, établis sur nous un roi pour nous juger, comme il y en a chez toutes les nations.
6 Samuel vit avec déplaisir qu’ils disaient: Donne-nous un roi pour nous juger. Et Samuel pria l’Éternel.
7 L’Éternel dit à Samuel: Écoute la voix du peuple dans tout ce qu’il te dira; car ce n’est pas toi qu’ils rejettent, c’est moi qu’ils rejettent, afin que je ne règne plus sur eux.
8 Ils agissent à ton égard comme ils ont toujours agi depuis que je les ai fait monter d’Égypte jusqu’à ce jour; ils m’ont abandonné, pour servir d’autres dieux.
9 Écoute donc leur voix; mais donne-leur des avertissements, et fais-leur connaître le droit du roi qui régnera sur eux.
10 Samuel rapporta toutes les paroles de l’Éternel au peuple qui lui demandait un roi.
11 Il dit: Voici quel sera le droit du roi qui régnera sur vous. Il prendra vos fils, et il les mettra sur ses chars et parmi ses cavaliers, afin qu’ils courent devant son char;
12 il s’en fera des chefs de mille et des chefs de cinquante, et il les emploiera à labourer ses terres, à récolter ses moissons, à fabriquer ses armes de guerre et l’attirail de ses chars.
13 Il prendra vos filles, pour en faire des parfumeuses, des cuisinières et des boulangères.
14 Il prendra la meilleure partie de vos champs, de vos vignes et de vos oliviers, et la donnera à ses serviteurs.
15 Il prendra la dîme du produit de vos semences et de vos vignes, et la donnera à ses serviteurs.
16 Il prendra vos serviteurs et vos servantes, vos meilleurs boeufs et vos ânes, et s’en servira pour ses travaux.
17 Il prendra la dîme de vos troupeaux, et vous-mêmes serez ses esclaves.
18 Et alors vous crierez contre votre roi que vous vous serez choisi, mais l’Éternel ne vous exaucera point.
19 Le peuple refusa d’écouter la voix de Samuel. Non! dirent-ils, mais il y aura un roi sur nous,
20 et nous aussi nous serons comme toutes les nations; notre roi nous jurera il marchera à notre tête et conduira nos guerres.
21 Samuel, après avoir entendu toutes les paroles du peuple, les redit aux oreilles de l’Éternel.
22 Et l’Éternel dit à Samuel: Écoute leur voix, et établis un roi sur eux. Et Samuel dit aux hommes d’Israël: Allez-vous-en chacun dans sa ville.

Commentaire

1. Situation

Les 2 Livres de Samuel s’occupent de la période durant laquelle deux événements importants se déroulent en Israël : l’un est l’apparition du prophétisme avec l’émergence de Samuel comme prophète pour tout le peuple d’Israël, l’autre est l’institution de la royauté.

Ainsi le 1er Livre commence immédiatement avec l’entrée en scène de Samuel, et le 2nd se termine juste à la veille du tansfert de la royauté de David à son fils Salomon, dans le cadre d’une succession dynastique.

Ce qui est en jeu dans ces 2 Livres, c’est, d’une part, la survivance et la stabilité d’Israël en tant que peuple unifié et nation, et, d’autre part, la continuité de la compréhension que ce peuple a de lui-même comme “peuple de Dieu”, porteur de la promesse de Dieu à Abraham et de l’Alliance conclue à l’époque de Moïse.

Ces Livres traitent successivement :

  • du changement qui se produit en Israël, lié à l’apparition de Samuel et au rôle que l’on veut faire jouer à l’Arche d’alliance (1 Samuel, 1, 1 - 7, 17),
  • de l’avènement de la royauté avec le choix de Saül (I Samuel, 8, 1 - 12, 25),
  • de la lente stabilisation de la royauté avec la décadence de Saül et la montée de David (1 Samuel,13, 1 - 2 Samuel, 5, 10),
  • de la centralisation du royaume sur Jérusalem (2 Samuel, 5, 11 - 12, 31),
  • des essais infructueux pour renverser David (2 Samuel, 13, 1 - 20, 25),
  • de la préparation par David de sa succession (2 Samuel, 21, 1 - 24, 25).

Une nouvelle époque commence réellement en Israël avec cette 2ème partie des Livres de Samuel (1 Samuel, 8, 1 - 12, 25), qui s’ouvre avec notre page et nous conduit jusqu’à une installation apparemment ferme de Saül, au terme de tout un cheminement.

Samuel, dont nous avons assité à l’émergence dans la 1ère partie, dans laquelle nous a été relatée également la situation catastrophique vécue à cette époque avec la mort des fils d’Eli et la capture de l’Arche de l’Alliance, Samuel est maintenant devenu vieux, et il a essayé de pourvoir à sa succession en établissant ses 2 fils comme ” Juges”.

Cependant, ses fils ne marchent pas selon les voies de leur père, et ne se comportent pas avec rectitude devant le Seigneur et le peuple. D’où la demande des anciens d’Israël qu’un roi leur soit donné comme cela se passe pour toutes les nations.

Preuve est ainsi faite, en même temps, par cette démarche, que Samuel a réussi à réunifier Israël, qui se perçoit tout entier comme une “nation”.

2. Message

Cette proposition d’établir la royauté en Israël ne plaît guère à Samuel, qui va consulter le Seigneur son Dieu, lequel l’invite à accepter la demande qui lui est faite, mais en prenant soin de les prévenir de l’étendue du droit du roi qui règnera sur eux.

Ce roi aura une autorité quasi “dictatoriale”, pour réquisitionner les fils et les filles d’Israël et les mettre à son service. Il aura le droit de prendre les meilleures terres du pays pour les donner à ses serviteurs. Il prélèvera la dïme, et, pratiquement, les gens du peuple deviendront esclaves de leur roi.

On a la très nette impression que Samuel cherche à décourager ses auditeurs. En fait, c’est le contraire qui se produit : le peuple s’entête dans sa demande d’un roi qui, comme chez toutes les nations, les dirige et les mène au combat. En conséquence, le Seigneur confirme sa position à Samuel : qu’il leur donne donc un roi !

L’enjeu religieux de cette demande se pose de la façon suivante : comment, en devenant comme toutes les nations, le peuple demeurera-t-il peuple de Dieu, porteur de la promesse faite à Abraham et de l’Alliance scellée avec Moïse ?

Le verset 7 indique bien, que selon Dieu, c’est lui qu’ils rejettent, en demandant un roi qui règnera sur eux à la place de Dieu lui-même.

L’histoire religieuse subséquente d’Israël nous montre que, pour répondre à ce dilemme, le roi devrait se comporter comme “lieu-tenant” ou serviteur de Dieu, ce qu’un nombre très infime de rois parviendront à vivre par la suite.

3. Decouvertes

L’origine de la monarchie est présentée de 2 manières dans le 1er Livre de Samuel : - une version opposée à la monarchie (notre chapitre 8; 10, 17 - 27; 12), considérée comme plus récente dans la rédaction du Livre, - une version favorable à la monarchie (9, 1 - 10. 16; 11), considérée comme la plus ancienne et probablement la plus historique.

Ces 2 lectures de la monarchie coexistent sans se rencontrer vraiment, semble-t-il.

N’oublions pas que, dans ce chapitre 8, que nous lisons, c’est au nom de Yahvé, qu’il a consulté, que parle Samuel, quand il définit les droits exorbitants des futurs rois d’Israël.

4. Prolongement

Choisir entre nos projets, nos désirs réels et le dessein de Dieu, tel est notre dilemme.

Le peuple Juif, ou du moins ceux qui en étaient les meneurs ce jour-là, lors de leur discussion avec Pilate au cours du procès de Jésus, dans I’Evangile de Jean (18, 13 - 19, 16), refusent la royauté de .Jésus qui est service de la vérité, et n’hésitent pas à proclamer qu’ils n’ont d’autre roi que César.

Jésus ressuscité est notre seul roi, d’un royaume qui n’est pas de ce monde. C’est en lui que se manifeste et prend forme la royauté de Dieu, reconquise par Dieu, en accomplissement de la grande prophétie du chapitre 34 d’Ezéchiel.

La royauté de Jésus a consisté dans une obéissance totale et perrmanente au Père dans le service de ses frères (Philippiens, 2, 5 - 11).

Notre propre accomplissement, nous dit Paul, consiste dans l’affranchissement de nous-mêmes pour être attachés à Dieu par le Christ Jésus. Ainsi sommes-nous complètement libérés de nous-mêmes, fils avec le “Fils” (Romains, 6, 15 - 23), dans le paradoxe du mystère de la “pauvreté” du Christ” (2 Corinthiens, 8, 9).

Prière

*Seigneur Jésus, ton Royaume n’est pas de ce monde, et tu n’es venu que pour rendre témoignage à la Vérité, à laquelle tu t’es identifié personnellenent : donne-moi de ne chercher que cette Vérité qui est de toi et vient de toi, et d’essayer, dans la force de ton Esprit, de la faire rayonner en tous mes comportements, afin de toujours mieux vivre de ta Lumière. AMEN.

16.01.2004.*

Évangile : Marc 2, 1-12

DE L’EVANGILE DE MARC

Texte

1 Comme il était entré de nouveau à Capharnaüm, après quelque temps on apprit qu’il était à la maison.
2 Et beaucoup se rassemblèrent, en sorte qu’il n’y avait plus de place, même devant la porte, et il leur annonçait la Parole.
3 On vient lui apporter un paralytique, soulevé par quatre hommes.
4 Et comme ils ne pouvaient pas le lui présenter à cause de la foule, ils découvrirent la terrasse au-dessus de l’endroit où il se trouvait et, ayant creusé un trou, ils font descendre le grabat où gisait le paralytique.
5 Jésus, voyant leur foi, dit au paralytique : ” Mon enfant, tes péchés sont remis. “
6 Or, il y avait là, dans l’assistance, quelques scribes qui pensaient dans leurs cœurs :
7 ” Comment celui-là parle-t-il ainsi ? Il blasphème ! Qui peut remettre les péchés, sinon Dieu seul ? “
8 Et aussitôt, percevant par son esprit qu’ils pensaient ainsi en eux-mêmes, Jésus leur dit : ” Pourquoi de telles pensées dans vos cœurs ?
9 Quel est le plus facile, de dire au paralytique : Tes péchés sont remis, ou de dire : Lève-toi, prends ton grabat et marche ?
10 Eh bien ! pour que vous sachiez que le Fils de l’homme a le pouvoir de remettre les péchés sur la terre,
11 je te l’ordonne, dit-il au paralytique, lève-toi, prends ton grabat et va-t’en chez toi. “
12 Il se leva et aussitôt, prenant son grabat, il sortit devant tout le monde, de sorte que tous étaient stupéfaits et glorifiaient Dieu en disant : ” Jamais nous n’avons rien vu de pareil. “

Commentaire

1. Situation

L’Evangile de Marc est le plus ancien de nos 4 Evangiles. Un témoignage, datant du début du 2ème siècle, nous apprend que Marc aurait écrit son Evangile en qualité d’interprète de Pierre, avec qui il travaillait (voir 1 Pierre, 5, 13). Même si beaucoup pensent que Pierre n’a pas été l’unique source d’information de Marc, concernant les paroles et gestes de Jésus, l’on s’accorde aujourd’hui que cet Evangile a été écrit depuis Rome, par Marc, vers la fin des années 60, sans doute après la mort de Pierre (située vers 66 - 67).

Cet Evangile, centré sur le Règne de Dieu qui nous vient à travers la mission de Jésus, et que nous avons à accueillir en disciples de Jésus, se déroule en 6 grands épisodes, qui suivent le Prologue (1, 1 - 15). Ce Prologue nous présente la mission de Jean Baptiste, ainsi que le baptême, la tentation de Jésus, et son entrée dans son ministère, pour se conclure avec un résumé très synthétique du message de Jésus : “Les temps sont accomplis, le Règne de Dieu s’est approché. Convertissez-vous, et croyez à la Bonne Nouvelle”. Ainsi se suivent ensuite les 6 grands épisodes : - Jésus se révèle avec autorité en Galilée (1, 16 - 3, 6), - Jésus est rejeté en Galilée (3, 7 - 6, 6a), - Les malentendus entre Jésus et ses disciples, en Galilée et ailleurs (6, 6b - 8, 21), - Jésus instruit ses disciples, alors qu’il monte vers Jérusalem (8, 22 - 10, 52), - Les premiers jours de la semaine, unique et finale, de Jésus à Jérusalem (11, 1 - 13, 37), - Fin de la semaine de Jésus à Jérusalem avec sa passion, sa mort et la découverte du tombeau vide (14, 1 - 16, 20).


Notre passage se situe dans la 1ère étape du ministère de Jésus, qui se déroule en Galilée.

2. Message

Jésus, qui avait quitté Capharnaüm pour annoncer l’Evangile dans les bourgs voisins, est de retour à Capharnaüm, probablement dans la maison de Simon, qui lui sert de base arrière pour ses pérégrinations en Galilée.

Sa popularité prend de plus en plus d’ampleur, et dès que les gens se précipitent, une fois de plus, pour le rencontrer, il leur annonce son Evangile.

Et voilà que des gens se mettent à démonter une partie du toit de la maison où il se trouve, pour faire descendre à ses pieds un paralysé. Jésus, constatant dans cette action audacieuse une démarche de foi, appelle ce paralysé à franchir un nouveau seuil, en découvrant que le plus important pour lui, au-delà de la guérison corporelle qu’il attend, est que ses péchés soient pardonnés, et qu’une authentique libération intérieure lui soit accordée. Ce disant, Jésus révèle la dimension essentielle de sa mission de salut, à savoir la réconciliation des hommes avec Dieu.

Comme des scribes lui reprochent de blasphémer en déclarant exercer un pouvoir qui n’appartient qu’à Dieu, pouvoir de guérison intérieure du coeur de l’homme non constatable de l’extérieur, Jésus lance un défi à ses détracteurs et guérit ce paralysé - ce que toutes les personnes présentes peuvent voir - en invitant les témoins de cette scène à interpréter ce miracle comme le signe de la réconciliation intérieure de cet homme, qu’il vient d’accomplir, en tant que Fils de l’homme, envoyé par Dieu pour cela à la plénitude des temps.

3. Decouvertes

Beaucoup pensent que cette page est composite, faite d’un récit de guérison, interrompu par l’insertion d’un débat entre Jésus et des scribes, au sujet de son autorité.

La foi que Jésus constate, qui est moins celle du paralysé que celle de ses amis qui sont parvenus à lui faire rejoindre Jésus, est toujours un élément important dans les récits de miracles de Jésus que nous rapporte Marc.

Certains se sont demandé si le pardon des péchés, offert par Jésus au paralysé, souligne une quelconque relation entre sa paralysie et sa situation de pécheur. Relation que Jésus refuse ouvertement en d’autres circonstances (Jean, 9, 2 - 3).

Le pardon accordé par Jésus au paralysé est source d’un débat et d’une accusation lancée contre Jésus. Une même accusation de blasphème portée contre Jésus entraînera sa condamnation à mort lors de son procès devant Caïphe au commencement de sa passion (Marc, 14, 64).

La suite du récit montre bien que Jésus a le pouvoir de pardonner les péchés en tant que Fils de l’homme, encore que la formule qu’il emploie ne fait que déclarer à ce paralysé qu’il a obtenu le pardon de Dieu.

La référence au Fils de l’homme, reprise probablement de Daniel, 7, 13 (image du peuple de Dieu vainqueur après la persécution endurée), fait référence, semble-t-il, au destin de Jésus. En effet, son comportement, objet de controverse, en cette scène, comme tout au long de son ministère, le conduira à sa mort sur la croix, mort qui deviendra sa victoire suprême en sa résurrection.

4. Prolongement

Le pardon des péchés, et le changement du coeur de l’homme qu’il implique, constituent le point suprême du salut de Dieu, qui, par Jésus, nous réconcilie avec lui, dans la mort et la résurrection de son Fils, et le don de son Esprit. Cette puissance de pardon nous rejoint dans ce même don de l’Esprit de Jésus à ceux qui le suivent, avec foi, suite à leur baptême qui les a fait participer aux fruits de l’événement définitif du salut de Dieu réalisé par Jésus, dans le mystère de son passage au Père :

20 Ayant dit cela, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie à la vue du Seigneur.

21 Il leur dit alors, de nouveau : ” Paix à vous ! Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie. ”

22 Ayant dit cela, il souffla sur eux et leur dit : ” Recevez l’Esprit Saint.

23 Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis ; ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus.

17 Si donc quelqu’un est dans le Christ, c’est une création nouvelle : l’être ancien a disparu, un être nouveau est là.

18 Et le tout vient de Dieu, qui nous a réconciliés avec Lui par le Christ et nous a confié le ministère de la réconciliation.

19 Car c’était Dieu qui dans le Christ se réconciliait le monde, ne tenant plus compte des fautes des hommes, et mettant en nous la parole de la réconciliation.

20 Nous sommes donc en ambassade pour le Christ ; c’est comme si Dieu exhortait par nous. Nous vous en supplions au nom du Christ : laissez-vous réconcilier avec Dieu.

21 Celui qui n’avait pas connu le péché, Il l’a fait péché pour nous, afin qu’en lui nous devenions justice de Dieu.

Prière

*SEIGNEUR JESUS, DE MÊME QUE TES SIGNES ET TES MIRACLES DE GUERISON REVELAIENT LE PARDON DE DIEU QUE TU VENAIS REALISER EN TA MISSION DE SALUT, DE MÊME QUE TA MORT SUR LA CROIX A ETE LE LIEU DU PARDON, DEMANDé DIRECTEMENT AU PERE POUR TES BOURREAUX, ET PROMIS IMMEDIATEMENT AU LARRON PENITENT CRUCIFIE AUPRES DE TOI, DE MÊME LA PUISSANCE DE VIE ETERNELLE, MANIFESTEE EN TA RESURRECTION, NOUS A TRANSMIS LE PARDON DE DIEU COMME UNE REALITE PERMANENTE, QUI NOUS RECRéE ET NOUS TRANSFORME RADICALEMENT, DANS LE DON DE TON ESPRIT SAINT : DONNE-MOI DE ME LAISSER TOUJOURS RECONCILIER, PAR TOI, AVEC DIEU, EN TOUTES CIRCONSTANCES, ET D’ÊTRE LE TEMOIN PERMANENT DE CETTE VIE NOUVELLE, DE VERITE ET D’AMOUR, QUE TU NOUS AS ACQUISE DEFINITIVEMENT DANS LE “OUI” DE TON PASSAGE AU PERE. AMEN.

17.01.2003.*


La Bible commentée · Liturgie du jour