📘 Commentaire biblique de l’abbé Léon Hamain


Première lecture : 2 Corinthiens 5, 14-21

DE LA 2ème LETTRE AUX CORINTHIENS

Texte

14 Car l’amour du Christ nous presse, à la pensée que, si un seul est mort pour tous, alors tous sont morts.
15 Et il est mort pour tous, afin que les vivants ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui est mort et ressuscité pour eux.
16 Ainsi donc, désormais nous ne connaissons personne selon la chair. Même si nous avons connu le Christ selon la chair, maintenant ce n’est plus ainsi que nous le connaissons.
17 Si donc quelqu’un est dans le Christ, c’est une création nouvelle : l’être ancien a disparu, un être nouveau est là.
18 Et le tout vient de Dieu, qui nous a réconciliés avec Lui par le Christ et nous a confié le ministère de la réconciliation.
19 Car c’était Dieu qui dans le Christ se réconciliait le monde, ne tenant plus compte des fautes des hommes, et mettant en nous la parole de la réconciliation.
20 Nous sommes donc en ambassade pour le Christ ; c’est comme si Dieu exhortait par nous. Nous vous en supplions au nom du Christ : laissez-vous réconcilier avec Dieu.
21 Celui qui n’avait pas connu le péché, Il l’a fait péché pour nous, afin qu’en lui nous devenions justice de Dieu.

Commentaire

1. Situation

La 2ème Lettre de Paul aux Corinthiens comprend, à vrai dire, 2 lettres, la 1ère, appelée Lettre A, regroupant les chapitres 1 - 9, la 2nde, appelée Lettre B, les chapitres 10 - 13. Cette division est admise par la plupart des spécialistes, même si certains sont allés jusqu’à y découvrir un ensemble de 5 lettres de Paul.

Personne, en revanche, ne met en doute que cette lettre, en son état actuel, soit un texte authentique de Paul, sauf peut-être pour les versets 6, 14 - 7, 1, qu’un certain nombre considèrent comme postérieurs à Paul.

La Lettre A a dû être écrite au printemps de l’année 55, soit environ un année après la 1ère Lettre de Paul aux Corinthiens, tandis que la Lettre B aurait été écrite quelques mois seulement plus tard que la Lettre A, au cours de l’été 55.

Dans ces 2 Lettres, A et B, Paul se trouve sur la défensive face aux chrétiens de Corinthe.

Relisant cette Lettre dans son unité d’ensemble actuelle, nous y distinguons, entre l’adresse et la prière de bénédiction de l’introduction (1, 1 - 11) et les salutations et la bénédiction finale de la conclusion (13, 11 - 13), deux grandes parties qu’on pourrait intituler : - Paul le conciliateur (1, 12 - 9, 15), - Paul se met en situation d’attaquant pour mieux se défendre (10, 1 - 13, 10).

Dans la Lettre A, après une introduction (1, 1 - 11), Paul commence par expliquer pour quelles raisons il a dû annuler un voyage qu’il avait prévu à Corinthe (1, 12 - 2, 13), puis il définit les critères d’un apostolat authentique au service de la cause de Jésus ( 2, 14 - 6, 10). Il reparle ensuite de ses relations avec l’Eglise de Corinthe dans une 3ème partie (6, 11 - 7, 16) avant de conclure sur un appel à participer généreusement à la collecte qu’il a organisée pour les pauvres de l’Eglise de Jérusalem (8, 1 - 9, 15).

Dans la Lettre B (ou 2ème partie de notre actuelle 2ème Lettre aux Corinthiens), Paul se livre d’abord à une défense préliminaire (10, 1 - 18), avant de se lancer, selon une attitude qu’il qualifiera de “folie”, dans un discours plein d’emportement (11, 1 - 12, 13), et de conclure sa défense (12, 14 - 13, 10).


Notre passage se situe dans le 2ème argument de la 1ère grande partie de cette Lettre (ou de la Lettre A).

2. Message

Le lien profond qui existe entre Paul et les Corinthiens qui le contestent ne peut s’apprécier qu’en fonction de la mission que Paul a reçue de Dieu et qui n’a d’autre but que de révéler l’événement unique qui surpasse tous les autres : Dieu sauve le monde entier, qu’il a pris l’initiative de réconcilier avec lui dans le Christ.

Paul se déclare confondu, et plein d’un amour très reconnaissant, devant le Christ, et tout ce que le Christ a réalisé : il n’y a que Jésus Christ !

Le résultat de cette réconciliation accomplie ainsi par Dieu n’est autre qu’un renversement complet et radical, apporté par Jésus, et qui se traduit par une nouvelle, et toute autre, manière de connaître, fondée sur l’accueil du salut de Dieu dans la foi, et associée en nous à un changement de fond en comble de notre être profond, changement qualifié à juste titre - et l’esprression n’est pas trop forte - de “création nouvelle”.

La présentation de ce salut de tous les hommes par Dieu comme une réconciliation en souligne bien toute la dimension de dynamisme : Dieu accomplit une réelle démarche de pardon universel dans l’engagement obéissant de Jésus Christ, qui prend sur lui tout notre péché au point d’être identidié à ce péché. De ce fait, il appartient au ministère apostolique de manifester et communiquer cette démarche de Dieu à tous ceux auxquels l’Evangile est annoncé, et qui, à leur tour, doivent accueillir en vérité cette réconciliation transformante qui leur est offerte.

3. Decouvertes

Cette page doit se lire dans l’ensemble 5, 11 - 21.

Le ministère de Paul ne peut s’apprécier que selon un renversement des critères du monde, ainsi que selon la perspective d’une nouvelle création, inaugurée dans la résurrection de Jésus et continuant de paraître et de croître.

Paul ne cherche qu’à persuader, convaince et ouvrrir au don de Dieu ses auditeurs et lecteurs, et cela à travers tous ses comportements de croyant, y compris ceux que les Corinthiens prennent pour de la “folie” ou du non-sens (12, 1).

L’image de l’ambassadeur qui supplie l’assemblée va tout-à-fait dans ce sens : c’est bien à travers le ministère de Paul que Dieu lui-même s’adresse à la communauté de Corinthe.

Les versets 14 - 15 représentent l’une des déclarations les plus fortes de notre tradition chrétienne sur le salut universel réalisé par Jésus Christ.

En parlant, aux versets 18 - 21, de la réconciliation comme d’une action ou d’une opération effectuée à l’initiative de Dieu, par le Christ engagé jusqu’à la mort sur la croix, et désormais confiée, dans l’Esprit Saint, au ministère apostolique qui est chargé de la révéler et de la faire accepter, sinon par tous mais du moins par le plus grand nombre, Paul en montre bien tout l’aspect vivant, ainsi que le déploiement, depuis l’origine, jusqu’à sa réactualisation transmise aux croyants par la prédication évangélique et les gestes et signes du Christ célébrés dans nos communautés chrétiennes.

4. Prolongement

Les versets 14, 15, 17, 21 de notre page sont autant de nouvelles “perles” que nous pouvons collectionner dans cette 2nde Lettre de Paul aux Corinthiens, dans le but de les relire et de les méditer, pour essayer de comprendre à quel niveau de profondeur quasi insondable nous sommes saisis dans un processus de renouvellement et de transformation.

Autres textes convergents :

16 Ainsi parle Yahvé, celui qui traça dans la mer un chemin, un sentier dans les eaux déchaînées,

17 qui fit sortir char et cheval, armée et troupe d’élite ensemble; ils se sont couchés pour ne plus se relever, ils se sont éteints, comme une mèche ils se sont consumés.

18 Ne vous souvenez plus des événements anciens, ne pensez plus aux choses passées,

19 voici que je vais faire une chose nouvelle, déjà elle pointe, ne la reconnaissez-vous pas ? Oui, je vais mettre dans le désert un chemin, et dans la steppe, des fleuves.

27 Vous tous en effet, baptisés dans le Christ, vous avez revêtu le Christ :

28 il n’y a ni Juif ni Grec, il n’y a ni esclave ni homme libre, il n’y a ni homme ni femme ; car tous vous ne faites qu’un dans le Christ Jésus.

29 Mais si vous appartenez au Christ, vous êtes donc la descendance d’Abraham, héritiers selon la promesse

4 Mais quand vint la plénitude du temps, Dieu envoya son Fils, né d’une femme, né sujet de la Loi,

5 afin de racheter les sujets de la Loi, afin de nous conférer l’adoption filiale.

6 Et la preuve que vous êtes des fils, c’est que Dieu a envoyé dans nos cœurs l’Esprit de son Fils qui crie : Abba, Père !

7 Aussi n’es-tu plus esclave mais fils ; fils, et donc héritier de par Dieu.

17 Celui qui a des oreilles, qu’il entende ce que l’Esprit dit aux Églises : au vainqueur, je donnerai de la manne cachée et je lui donnerai aussi un caillou blanc, un caillou portant gravé un nom nouveau que nul ne connaît, hormis celui qui le reçoit.

12 Le vainqueur, je le ferai colonne dans le temple de mon Dieu : il n’en sortira plus jamais et je graverai sur lui le nom de mon Dieu, et le nom de la Cité de mon Dieu, la nouvelle Jérusalem qui descend du Ciel, de chez mon Dieu, et le nom nouveau que je porte.

Prière

*Seigneur Jésus, tu es à tout jamais porteur de la nouveauté insondable, et perpétuellement renouvelée, du Dieu vivant, que tu ne cesses de nous communiquer par ton Esprit Saint, pour que nous soyons transfigurés en ta propre image : fais disparaître en moi tout élément de vieillissement, et retourne mon coeur vers toi pour me rendre toujours plus accueillant à ta présence et à la transformation qu’elle réalise en moi. AMEN.

14.06.2003.*

Évangile : Matthieu 5, 33-37

DE L’EVANGILE DE MATTHIEU

Texte

33 ” Vous avez encore entendu qu’il a été dit aux ancêtres : Tu ne te parjureras pas, mais tu t’acquitteras envers le Seigneur de tes serments.
34 Eh bien ! moi je vous dis de ne pas jurer du tout : ni par le Ciel, car c’est le trône de Dieu ;
35 ni par la Terre, car c’est l’escabeau de ses pieds ; ni par Jérusalem, car c’est la Ville du grand Roi.
36 Ne jure pas non plus par ta tête, car tu ne peux en rendre un seul cheveu blanc ou noir.
37 Que votre langage soit : “Oui ? oui”, “Non ? non” : ce qu’on dit de plus vient du Mauvais.

Commentaire

1. Situation

Cet Evangile, qui porte le nom de Matthieu, trouve peut-être sa première source dans une collection de paroles de Jésus, écrites en Araméen et attribuées à l’apôtre Matthieu, par un Père de l’Eglise, Papias d’Alexandrie, vers 125.

Cet Evangile, qui reprend beaucoup de passages de l’Evangile de Marc (qui avait été écrit vers 65), mais en y ajoutant des éléments qu’il partage en grande partie avec Luc, a été très probablement rédigé entre les années 85 et 90.

A parcourir tout ce Livre, on peut se demander s’il a été composé pour des chrétiens d’origine Juive (Judéochrétiens), ou pour des chrétiens d’origine païenne, ou encore pour les deux. La position communément admise de nos jours est qu’il a été écrit pour une communauté Judéochrétienne qui s’est trouvée exclue du Judaïsme, suite à une décision par des rabbins Juifs non chrétiens de ne plus tolérer la double appartenance, à la fois Juive et chrétienne, de ces Judéochrétiens, qui avait été possible jusqu’à cette date. Rupture qui explique la dureté des propos mis dans la bouche de Jésus contre les Scribes et Pharisiens de son temps (Matth. chapitre 23).

Néanmoins, même s’il a été d’abord écrit pour confirmer une communauté Judéochrétienne dans sa découverte de la Bonne Nouvelle de Jésus, cet Evangile est ouvert également à la mission universelle auprès des païens, et il se termine par un envoi en mission par le Christ ressuscité, avec ces paroles : “allez, de toutes les nations, faites des disciples” (28, 18).

On peut diviser cet Evangile en 11 parties, qui se répondent en sens inverse (la 1ère correspondant à la dernière, la 2ème, à l’avant-dernière, etc…), concentrées autour de la 6ème partie, le “Discours en paraboles”, qui sert en quelque sorte de “pivot”. Nous obtenons ainsi le découpage suivant :

  • Naissance de Jésus et commencement de sa mission (1 - 4)
  • Bénédictions et Discours sur la montagne (5 - 7)
  • Manifestations de l’autorité de Jésus et de ses appels (8 - 9)
  • Discours sur la mission (10)
  • Jésus rejeté par “cette génération” (11 - 12 )
  • Discours en paraboles (13)
  • Jésus reconnu par ses disciples (14 - 17)
  • Discours sur la manière de vivre en communauté de croyants (18)
  • De nouveau, Jésus manifeste son autorité et ses appels (19 - 22)
  • Proclamation de situations malheureuses et Discours sur la venue définitive du Royaume (23 - 24)
  • Passion, mort et résurrection (26 - 28)

Cette présentation fait ressortir que cet Evangile est bien rythmé par 5 grands discours de Jésus, dans lesquels l’auteur a concentré la majeure partie de son enseignement. Les 5 discours ont souvent fait penser aux 5 livres de Moïse de l’Ancien Testament. On dit volontiers que, pour Matthieu, Jésus est le “Nouveau Moïse”.


Avec notre page se continue le 1er des 5 grands discours de Jésus, tels que Matthieu nous les a recomposés, 1er discours qu’on appelle habituellement le “Sermon sur la Montagne”. Mieux vaut cependant l’intituler “La Charte du Royaume de Dieu”, pour en mieux mesurer l’importance.

En effet, Jésus nous y livre les “secrets” du Règne de Dieu : d’abord, ce qu’il nous faut chercher et recevoir du véritable “bonheur” selon Dieu : les béatitudes (5, 1 - 12), ensuite, ce qu’une telle découverte fait de nous au coeur du monde et pour le monde : la saveur et la lumière (5, 13 - 16), enfin, où cela nous conduit comme style de vie : - de dépassement infini de toutes les exigences (5, 17 - 48), - de changement profond d’attitude dans la prière, l’aumône et le jeûne (6, 1 - 18), - de découverte du caractère “unique” de ce que Jésus nous propose, et du choix absolu pour marcher avec lui, qu’il attend de nous, les croyants (6, 19 - 7, 29).

2. Message

Jésus n’est pas venu abolir, mais accomplir les obligations de l’Alliance avec Dieu définies à Moïse au Sinaï, en nous demandant de les vivre selon une avancée en qualité, et une exigence nouvelle, qu’il nous caractérise en 6 dépassements successifs, qu’il nous faut réaliser, pour que nous puissions recevoir le Règne de Dieu en notre vie, en dépassant la justice des Scribes et des Pharisiens. Après nous avoir instruits successivement sur le refus de la colère intérieure, de l’adultère et du divorce, Jésus nous parle maintenant du serment.

Comme dans les cas évoqués précédemment, Jésus pose une fois de plus l’antithèse : “Vous avez appris qu’il a été dit…, moi je vous dis…”, mettant ainsi tout le poids de son autorité derrière ses paroles.

La citation qu’il donne de l’Ancien Testament est une phrase composée de deux extraits : l’un, du Lévitique, 19, 12, et l’autre, des Nombres, 30, 3. Il semble exister une sorte de tension “logique”, sinon une contradiction, entre les deux termes de cette citation : Tu ne feras pas de faux serments, mais tu t’acquitteras de tes serments envers le Seigneur” (ce qui indique que l’on peut prêter serment, ce que Jésus va contester fortement). Le dépassement qu’exige Jésus apparaît donc tout-à-fait clairement : “Moi, je vous dis de ne pas jurer du tout”, formule négative absolue, suivie d’une formule positive toute aussi absolue : quand vous dites “oui”, que ce soit un “oui”,quand vous dites “non”, que ce soit un “non”.

La défense nette et radicale (“ne pas jurer du tout”) est donc associée au commandement tout aussi net et radical (“dire oui ou non, sans plus”). Qu’est-ce que cela veut dire ? Que le langage doit corrrespondrre au plus profond de ce que je pense, ou que le langage que j’emploie doit être vrai au point qu’il n’est plus besoin de l’appuyer sur l’autorité du serment ? La plupart des commentateurs estiment que Jésus vise cette dernière et seconde interprétation, qui n’interdirait pas un usage légitime du serment, dans des circonstances particulièrement précisées, et à condition, bien entendu, qu’il soit vrai.

En se prononçant ainsi, Jésus refuse les subterfuges hypocrites qui consistent à faire appel à une autorité ou force extérieure (qui, de fait, est toujours Dieu, même si on fait appel à lui indirectement), pour donner plus de poids et d’assurance à ce qui n’est souvent pas totalement vrai. La vérité clairement cherchée et exprimée appelle un langage , direct et simple, qui n’interdit pas, par ailleurs, qu’on puisse employer un langage suggestif, poétique ou imagé, comme Jésus lui-même ne s’en prive pas dans ses paraboles !

3. Decouvertes

Aux versets 34, 35 et 36,où il cite Isaïe, 66, 1 et le Psaume 48, 2, Jésus nous fournit quelques exemples de formules de serments qui contiennent des subterfuges pour le Nom même de Dieu. Ces formules, Jésus les récuse absolument, en rappelant qui’il ne se trouve rien dans la création qui ne vienne de Dieu et ne dépende de lui.

Le verset 37, sur le “oui” ou le “non” que nous devons avoir le courage d’affirmer, est le plus important de toute cette page, car il nous offre un commandement très net qui suppose, de notre part, que nous fassions un choix entre la vérité pour elle-même, ou la dépendance des forces du mal (le Malin)

La position de Jésus s’inspire de celle du Décalogue, qui ne dit mot, ni de l’action de jurer, ni des serments, ni des voeux, mais insiste sur l’essentiel : vis à vis de Dieu (“ne pas prononcer en vain le Nom de Dieu” : Exode, 20, 7), et vis à vis du prochain (“ne pas porter de faux témoignage” : Exode, 20, 16).

4. Prolongement

Paul a repris ce thème du “OUI” pour qualifier ainsi l’attitude permanente de Jésus, en qui, nous dit-il, il n’y a eu que le “OUI”constant au Père et à sa volonté (2 Corinthiens, 1, 17 - 19), ainsi que le “OUI” de disponibilité et de gratuité à tous ceux qui sont venus à lui ou lui ont fait appel.

Paul ajoute que c’est par ce “OUI” du Christ que nous sommes capables de dire notre propre “OUI” assumé, repris, intégré, dans le sien.

Prière

*Seigneur Jésus, tu t’es proclamé “le chemin, la Vérité et a vie”, nous invitant ainsi à te suivre, et, devant Pilate, tu as résumé ta mission en disant que tu n’étais venu en ce monde que pour rendre témoignage à la Vérité : aide-moi à mieux comprendre l’appel que tu nous adresses à travers tes propos, et fais que j’entende vraiment ta voix qui m’encourage à te suivre, en me montrant vrai et transparent de la vérité de ce que je vis, de ce que je cherche, de ce que je découvre. AMEN.

14.06.2003.*


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