📘 Commentaire biblique de l’abbé Léon Hamain


Première lecture : 2 Corinthiens 4, 7-15

DE LA 2ème LETTRE AUX CORINTHIENS

Texte

7 Mais ce trésor, nous le portons en des vases d’argile, pour que cet excès de puissance soit de Dieu et ne vienne pas de nous.
8 Nous sommes pressés de toute part, mais non pas écrasés ; ne sachant qu’espérer, mais non désespérés ;
9 persécutés, mais non abandonnés ; terrassés, mais non annihilés.
10 Nous portons partout et toujours en notre corps les souffrances de mort de Jésus, pour que la vie de Jésus soit, elle aussi, manifestée dans notre corps.
11 Quoique vivants en effet, nous sommes continuellement livrés à la mort à cause de Jésus, pour que la vie de Jésus soit, elle aussi, manifestée dans notre chair mortelle.
12 Ainsi donc, la mort fait son œuvre en nous, et la vie en vous.
13 Mais, possédant ce même esprit de foi, selon ce qui est écrit : J’ai cru, c’est pourquoi j’ai parlé, nous aussi, nous croyons, et c’est pourquoi nous parlons,
14 sachant que Celui qui a ressuscité le Seigneur Jésus nous ressuscitera nous aussi avec Jésus, et nous placera près de lui avec vous.
15 Car tout cela arrive à cause de vous, pour que la grâce, se multipliant, fasse abonder l’action de grâces chez un plus grand nombre, à la gloire de Dieu

Commentaire

1. Situation

La 2ème Lettre de Paul aux Corinthiens comprend, à vrai dire, 2 lettres, la 1ère, appelée Lettre A, regroupant les chapitres 1 - 9, la 2nde, appelée Lettre B, les chapitres 10 - 13. Cette division est admise par la plupart des spécialistes, même si certains sont allés jusqu’à y découvrir un ensemble de 5 lettres de Paul.

Personne, en revanche, ne met en doute que cette lettre, en son état actuel, soit un texte authentique de Paul, sauf peut-être pour les versets 6, 14 - 7, 1, qu’un certain nombre considèrent comme postérieurs à Paul.

La Lettre A a dû être écrite au printemps de l’année 55, soit environ un année après la 1ère Lettre de Paul aux Corinthiens, tandis que la Lettre B aurait été écrite quelques mois seulement plus tard que la Lettre A, au cours de l’été 55.

Dans ces 2 Lettres, A et B, Paul se trouve sur la défensive face aux chrétiens de Corinthe.

Relisant cette Lettre dans son unité d’ensemble actuelle, nous y distinguons, entre l’adresse et la prière de bénédiction de l’introduction (1, 1 - 11) et les salutations et la bénédiction finale de la conclusion (13, 11 - 13), deux grandes parties qu’on pourrait intituler : - Paul le conciliateur (1, 12 - 9, 15), - Paul se met en situation d’attaquant pour mieux se défendre (10, 1 - 13, 10).

Dans la Lettre A, après une introduction (1, 1 - 11), Paul commence par expliquer pour quelles raisons il a dû annuler un voyage qu’il avait prévu à Corinthe (1, 12 - 2, 13), puis il définit les critères d’un apostolat authentique au service de la cause de Jésus ( 2, 14 - 6, 10). Il reparle ensuite de ses relations avec l’Eglise de Corinthe dans une 3ème partie (6, 11 - 7, 16) avant de conclure sur un appel à participer généreusement à la collecte qu’il a organisée pour les pauvres de l’Eglise de Jérusalem (8, 1 - 9, 15).

Dans la Lettre B (ou 2ème partie de notre actuelle 2ème Lettre aux Corinthiens), Paul se livre d’abord à une défense préliminaire (10, 1 - 18), avant de se lancer, selon une attitude qu’il qualifiera de “folie”, dans un discours plein d’emportement (11, 1 - 12, 13), et de conclure sa défense (12, 14 - 13, 10).


Notre passage se situe dans le 2ème argument de la 1ère grande partie de cette Lettre (ou de la Lettre A).

2. Message

Après avoir exposé les dimensions de son ministère apostolique d’un point de vue théorique autant que pratique (2, 14 - 3, 6), Paul l’a ensuite situé dans toute sa nouveauté et son déploiement d’éclat et de gloire dépassant de beaucoup le ministère de l’Ancienne Alliance (3, 7 - 4, 6), et il en montre maintenant la fragilité : son ministère est affronté à des difficultés et à de véritables situations de mort (4, - 5, 10). C’est dans cette section que nous trouvons notre page d’aujourd’hui (4, 7 - 15).

De fait, Paul nous fait découvrir que son ministère est affronté à la mort de la même façon que le ministère de Jésus. En conséquence, il interprète les difficultés qu’il rencontre comme autant de manifestations de Jésus. On a pu écrire à ce sujet que nous trouvons dans ces lignes un “curriculum vitae” de Paul qui n’est autre que le “curriculuim vitae” de la vie et de la mort de Jésus.

Paul nous livre ici une liste d’épreuves qu’il détaille à plusieurs reprises dans ses deux lettres aux Corinthiens. Ce dont il fait l’expérience à travers ces difficultés, c’est de participer à la mort de Jésus, pour que la vie de Jésus y soit manifestée. Et cela se conclura pour l’apôtre par le partage final de la résurrection et de la gloire de Jésus.

La vie de l’apôtre Paul est ainsi vraiment devenue le “lieu” même de la vie de Jésus qui y est révélée et réactualisée.

3. Decouvertes

Quatre autres catalogues d’épreuves nous sont rapportés dans ces 2 lettres aux Corinthiens : 1 Corinthiens, 4, 9 - 13; 2 Corinthiens, 6, 4 - 5; 11, 23 - 29; 12, 10.

Paul insiste sur le contraste (verset 7) entre la faiblesse et la fragilité de son expérience humaine, qu’il qualifie de “poterie sans valeur”, avec la mission apostolique dans laquelle la puissance de Dieu est à l’oeuvre (verset 7. Voir aussi, 3, 5 et 13, 4).

Revivre le mystère du Christ dans notre vie, c’est l’exprimer sous ses deux aspects de mort et de résurrection (versets 10 - 12 : noter la force du langage de Paul en ces versets). Mais c’est aussi, en même temps, mener une existence totalement pour les autres : Paul nous répète cela à plusieurs reprises dans cette page ; “la mort fait son oeuvre en nous, et la vie en vous…”

Lors de la résurrection, précise Paul, “Celui qui a ressuscité le Seigneur Jésus nous ressuscitera nous aussi , avec Jésus, et nous placera près de lui, avec vous”… “Et tout ce qui nous arrive, c’est pour vous…”

L’apôtre ne peut faire preuve d’une telle assurance et vivre une telle conformité à Jésus en sa mort-résurrection, que dans la foi (versets 13 - 14). Car c’est cette foi qui lui permet de revivre à ce point ce qu’a vécu Jésus, et de l’annoncer avec force et puissance : “nous croyons, écrit-il, et c’est pourquoi nous parlons”.

4. Prolongement

Paul est pour nous ici un exemple à imiter. Il a pu écrire ailleurs : “imitez-moi, comme j’imite le Christ” (1 Corinthiens, 4, 16 et 11, 1).

Nous pouvons donc nous interroger : est-ce bien le mystère du Christ qui nous fait tenir bon dans les épreuves que nous rencontrons ? Si oui, n’est-ce pas ce qui explique que nous, comme Paul, à cause de notre foi, nous ne sommes ni écrasés, ni désemparés, ni abandonnés, ni anéantis ?

Essayons-nous, comme Paul, de mettre notre existence à la disposition totale du Seigneur Jésus, pour qu’elle soit, à travers nos situations de mort, la manifestation de sa vie ?

Où en est notre foi qui nous donne assurance en notre parole au Nom de Jésus, et dans la conviction de notre propre résurrection, tout en nous invitant à vivre en toute situation pour que les autres aient la vie ?

Prière

*Seigneur Jésus, croire en toi, te suivre comme un disciple, c’est faire nôtre ta Parole, et recevoir, non seulement la vie nouvelle que tu nous apportes en ta mission, ta mort, ta résurrection et le don de ton Esprit, mais encore ton attitude même d’obéissance au Père, à laquelle nous avons part, de façon unique, chaque fois que nous reproduisons, en mémoire de toi et en communauté de croyants, les gestes uniques de ton dernier repas : donne-moi de vivre, de toi, par toi, en toi et comme toi, dans toutes les situations où mon histoire humaine me conduit. AMEN.

13.06.2003.*

Évangile : Matthieu 5, 27-32

DE L’EVANGILE DE MATTHIEU

Texte

27 ” Vous avez entendu qu’il a été dit : Tu ne commettras pas l’adultère.
28 Eh bien ! moi je vous dis : Quiconque regarde une femme pour la désirer a déjà commis, dans son cœur, l’adultère avec elle.
29 Que si ton œil droit est pour toi une occasion de péché, arrache-le et jette-le loin de toi : car mieux vaut pour toi que périsse un seul de tes membres et que tout ton corps ne soit pas jeté dans la géhenne.
30 Et si ta main droite est pour toi une occasion de péché, coupe-la et jette-la loin de toi : car mieux vaut pour toi que périsse un seul de tes membres et que tout ton corps ne s’en aille pas dans la géhenne.
31 ” Il a été dit d’autre part : Quiconque répudiera sa femme, qu’il lui remette un acte de divorce.
32 Eh bien ! moi je vous dis : out homme qui répudie sa femme, hormis le cas de “prostitution”, l’expose à l’adultère ; et quiconque épouse une répudiée, commet un adultère.

Commentaire

1. Situation

Cet Evangile, qui porte le nom de Matthieu, trouve peut-être sa première source dans une collection de paroles de Jésus, écrites en Araméen et attribuées à l’apôtre Matthieu, par un Père de l’Eglise, Papias d’Alexandrie, vers 125.

Cet Evangile, qui reprend beaucoup de passages de l’Evangile de Marc (qui avait été écrit vers 65), mais en y ajoutant des éléments qu’il partage en grande partie avec Luc, a été très probablement rédigé entre les années 85 et 90.

A parcourir tout ce Livre, on peut se demander s’il a été composé pour des chrétiens d’origine Juive (Judéochrétiens), ou pour des chrétiens d’origine païenne, ou encore pour les deux. La position communément admise de nos jours est qu’il a été écrit pour une communauté Judéochrétienne qui s’est trouvée exclue du Judaïsme, suite à une décision par des rabbins Juifs non chrétiens de ne plus tolérer la double appartenance, à la fois Juive et chrétienne, de ces Judéochrétiens, qui avait été possible jusqu’à cette date. Rupture qui explique la dureté des propos mis dans la bouche de Jésus contre les Scribes et Pharisiens de son temps (Matth. chapitre 23).

Néanmoins, même s’il a été d’abord écrit pour confirmer une communauté Judéochrétienne dans sa découverte de la Bonne Nouvelle de Jésus, cet Evangile est ouvert également à la mission universelle auprès des païens, et il se termine par un envoi en mission par le Christ ressuscité, avec ces paroles : “allez, de toutes les nations, faites des disciples” (28, 18).

On peut diviser cet Evangile en 11 parties, qui se répondent en sens inverse (la 1ère correspondant à la dernière, la 2ème, à l’avant-dernière, etc…), concentrées autour de la 6ème partie, le “Discours en paraboles”, qui sert en quelque sorte de “pivot”. Nous obtenons ainsi le découpage suivant :

  • Naissance de Jésus et commencement de sa mission (1 - 4)
  • Bénédictions et Discours sur la montagne (5 - 7)
  • Manifestations de l’autorité de Jésus et de ses appels (8 - 9)
  • Discours sur la mission (10)
  • Jésus rejeté par “cette génération” (11 - 12 )
  • Discours en paraboles (13)
  • Jésus reconnu par ses disciples (14 - 17)
  • Discours sur la manière de vivre en communauté de croyants (18)
  • De nouveau, Jésus manifeste son autorité et ses appels (19 - 22)
  • Proclamation de situations malheureuses et Discours sur la venue définitive du Royaume (23 - 24)
  • Passion, mort et résurrection (26 - 28)

Cette présentation fait ressortir que cet Evangile est bien rythmé par 5 grands discours de Jésus, dans lesquels l’auteur a concentré la majeure partie de son enseignement. Les 5 discours ont souvent fait penser aux 5 livres de Moïse de l’Ancien Testament. On dit volontiers que, pour Matthieu, Jésus est le “Nouveau Moïse”.


Avec notre page continue le 1er des 5 grands discours de Jésus, tels que Matthieu nous les a recomposés, 1er discours qu’on appelle habituellement le “Sermon sur la Montagne”. Mieux vaut cependant l’intituler “La Charte du Royaume de Dieu”, pour en mieux mesurer l’importance.

En effet, Jésus nous y livre les “secrets” du Règne de Dieu : d’abord, ce qu’il nous faut chercher et recevoir du véritable “bonheur” selon Dieu : les béatitudes (5, 1 - 12), ensuite, ce qu’une telle découverte fait de nous au coeur du monde et pour le monde : la saveur et la lumière (5, 13 - 16), enfin, où cela nous conduit comme style de vie : - de dépassement infini de toutes les exigences (5, 17 - 48), - de changement profond d’attitude dans la prière, l’aumône et le jeûne (6, 1 - 18), - de découverte du caractère “unique” de ce que Jésus nous propose, et du choix absolu pour marcher avec lui, qu’il attend de nous, les croyants (6, 19 - 7, 29).

2. Message

Après avoir défini l’idéal à vivre des béatitudes, et souligné la nécessité pour les disciples d’en témoigner devant les hommes comme “saveur” et “lumière” pour le monde, Jésus nous explique sa nouvelle éthique (5, 17 - 48). La justice du Royaume demeure celle de la Loi des 10 commandements du Sinaï, contenue dans les 5 premiers livres de la Bible (appelés “livres de Moïse” ou “Torah”), comme du message constant de tous les Prophètes et de tous les Livres “Prophétiques” de la Bible, qui nous rappellent la rectitude et l’obéissance face au Dieu de l’Alliance.

Jésus n’est pas venu abolir, mais accomplir ces obligations de l’Alliance avec Dieu, en nous demandant de les vivre selon une avancée en qualité, et une exigence nouvelle, qu’il nous caractérise en 6 dépassements successifs. Ainsi a-t-il commencé par montrer qu’il ne suffisait pas de ne pas commettre de meurtre, mais qu’il fallait s’abstenir de toute attitude intérieure ou extérieure de mépris, ou de domination, ou de non-réconciliation vis-àvis de ses frères et soeurs.

Maintenant, Jésus nous propose un 2ème dépassement, qui concerne toutes les attitudes humaines qui ont une relation quelconque avec le péché d’adultère que condamne la Loi.

En égalant le péché de désir intérieur à l’adultère, Jésus ne contredit pas la condamnation Biblique de l’adultère (Exode, 20, 14 et Deutéronome, 5, 18), car lui-même le condamne aussi fortement (Matthieu, 5, 32, 15, 19 et 19, 9). Une fois de plus, il dépasse le Décalogue en exigence, pour demander davantage : autant que l’acte extérieur posé, sont mauvaises et coupables l’intention et l’attitude intérieure qui y conduisent et le produisent. Le péché d’adultère ne réside pas pour autant dans la pensée qui pénètre le coeur, mais dans le fait de laisser cette pensée déclencher des réactions et actions condamnables.

D’où les formules fortes et hyperboliques des versets 29 - 30 : il ne faut à aucun prix, dit Jésus, se laisser devenir esclave intérieurement, à partir de sollicitations dues au regard (l’oeil) ou à certains gestes (la main droite). En effet, tous nos gestes et engagmenets sont psychosomatiques, et c’est tout notre être, en son unité, et dans la synthèse de ses dimensions biologique, relationnelle (le corps comme lieu d’expression) et spirituelle (image de Dieu en relation à Dieu), qui doit s’abstenir de l’adultère et de toute démarche, désir ou pensée incitatrice, qui y seraient plus ou moins associés.

Finalement, dans le même ligne, Jésus condamne le divorce comme conduisant à l’adultère l’épouse abandonnée qui se remarierait, et, de ce point de vue également, dépasse le texte du Deutéronome, 24, 1 - 4. Bien entendu les unions illégitimes ne sont pas ici concernées.

3. Decouvertes

Dans tous ces dépassements que propose Jésus, il ne s’agit pas pour lui d’interpréter à sa façon des passages ou des injonctions existantes de la Loi, telle qu’on la trouve dans l’Ancien Testament. Ses positions contrastent donc, non pas avec les lectures que font de la Loi Mosaïque des docteurs de la Loi ou des scribes, mais avec les textes Bibliques eux-mêmes, et, en particulier, avec la Loi reçue par Moïse au Sinaï.

Cependant, ce contraste du message de Jésus d’avec la Loi de Moïse rapportée par les Livres de l’Ancien Testament, n’en est jamais une contradiction, si bien que ceux qui mettent en pratique les enseignements de Jésus ne peuvent se trouver en rupture avec aucune Loi proposée dans la Bible.

Jésus ne fait en aucun cas ici oeuvre d’éxégèse de textes Bibliques, mais il propose un enseignement fondé sur sa propre autorité, qui, à travers toute cette série d’exemples concrets de dépassements, nous offre une nouvelle vision de l’exigence du Royaume de Dieu, à la fois dans la ligne, et dans un dépassement radical, de la Loi de Moïse.

Finalement, Jésus ne nous impose pas un code moral, mais nous invite à tout un ensemble de comportements très concrets qui, partant de la Torah-Loi de Moïse, nous ouvrent à une attitude d’ouverture et de croissance sans fin dans l’obéissance à la vérité du Règne de Dieu en nous, ainsi qu’à une attitude gratuite d’amour miséricordieux jusqu’au pardon, vis à vis de tous nos frères et soeurs.

4. Prolongement

Si Dieu s’est fait homme en Jésus christ, c’est afin de s’exprimer totalement, et autant que cela est possible, à travers l’humanité de Jésus de Nazareth en toutes ses dimensions.

D’où l’importance pour nous de vivre toutes nos démarches en y engageant la totalité et l’unité de notre être personnel. D’où l’importance de notre unfication intérieure croissante, pour que notre “coeur” (vérité et volonté d’aimer) soit et demeure le seul point de départ, et le lieu de vérification, de tous nos comportements extérieurs.

A la façon de celui de Jésus, notre “OUI” doit être un “OUI” total à la volonté de Dieu, nous engageant jusqu’au bout de nous-mêmes. Sans oublier que notre “OUI” n’est autre que celui -là même de Jésus, reçu comme grâce de l’Esprit Saint :

19 Car le Fils de Dieu, le Christ Jésus, que nous avons prêché parmi vous, Silvain, Timothée et moi, n’a pas été oui et non ; il n’y a eu que oui en lui.

20 Toutes les promesses de Dieu ont en effet leur oui en lui ; aussi bien est-ce par lui que nous disons l’” Amen ” à Dieu pour sa gloire.

Prière

*Seigneur Jésus, toi en qui habite corporellement la plénitude de la divinité, toi qui es le premier-né de toute créature et le premier-né d’entre les morts, toi, le commencement et la fin, le premier et le dernier, tu es totalement uni au Verbe de Dieu, qui s’est abaissé jusqu’à prendre en toi notre condition humaine, avec toutes ses grandeurs et ses limites, et c’est ainsi que tu nous as fait connaître Dieu que personne n’ jamais vu : aide-moi à te rencontrer et à vivre, avec toi et pour toi, selon toutes les dimensions et toutes les expressions de mon humanité, avec tous ses langages, le langage du corps pour communiquer, le langage de ma situation psychologique pour ressentir et vibrer, le langage de mon esprit pour discerner le Vrai, et me donner gratuitement dans l’amour et le respect de tous mes frères et soeurs. AMEN.

14.06.2002.*


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