📘 Commentaire biblique de l’abbé Léon Hamain
Première lecture : 2 Corinthiens 8, 1-9
DE LA 2ème LETTRE AUX CORINTHIENS
Texte
1 Nous vous faisons connaître, frères, la grâce de Dieu qui a été accordée aux Églises de Macédoine.
2 Parmi les nombreuses tribulations qui les ont éprouvées, leur joie surabondante et leur profonde pauvreté ont débordé chez eux en trésors de générosité.
3 Selon leurs moyens, je l’atteste, et au-delà de leurs moyens, spontanément,
4 ils nous ont demandé avec beaucoup d’insistance la grâce de participer à ce service en faveur des saints.
5 Dépassant même nos espérances, ils se sont donnés eux-mêmes, d’abord au Seigneur, puis à nous, par la volonté de Dieu.
6 Aussi avons-nous prié Tite de mener encore à bonne fin chez vous cette libéralité, comme il avait commencé.
7 Mais, de même que vous excellez en tout, foi, parole, science, empressement de toute nature, charité que nous vous avons communiquée, il vous faut aussi exceller en cette libéralité.
8 Ce n’est pas un ordre que je donne ; je veux seulement, par l’empressement des autres, éprouver la sincérité de votre charité.
9 Vous connaissez, en effet, la libéralité de notre Seigneur Jésus Christ, qui pour vous s’est fait pauvre, de riche qu’il était, afin de vous enrichir par sa pauvreté.
Commentaire
1. Situation
La 2ème Lettre de Paul aux Corinthiens comprend, à vrai dire, 2 lettres, la 1ère, appelée Lettre A, regroupant les chapitres 1 - 9, la 2nde, appelée Lettre B, les chapitres 10 - 13. Cette division est admise par la plupart des spécialistes, même si certains sont allés jusqu’à y découvrir un ensemble de 5 lettres de Paul.
Personne, en revanche, ne met en doute que cette lettre, en son état actuel, soit un texte authentique de Paul, sauf peut-être pour les versets 6, 14 - 7, 1, qu’un certain nombre considèrent comme postérieurs à Paul.
La Lettre A a dû être écrite au printemps de l’année 55, soit environ un année après la 1ère Lettre de Paul aux Corinthiens, tandis que la Lettre B aurait été écrite quelques mois seulement plus tard que la Lettre A, au cours de l’été 55.
Dans ces 2 Lettres, A et B, Paul se trouve sur la défensive face aux chrétiens de Corinthe.
Relisant cette Lettre dans son unité d’ensemble actuelle, nous y distinguons, entre l’adresse et la prière de bénédiction de l’introduction (1, 1 - 11) et les salutations et la bénédiction finale de la conclusion (13, 11 - 13), deux grandes parties qu’on pourrait intituler : - Paul le conciliateur (1, 12 - 9, 15), - Paul se met en situation d’attaquant pour mieux se défendre (10, 1 - 13, 10).
Dans la Lettre A, après une introduction (1, 1 - 11), Paul commence par expliquer pour quelles raisons il a dû annuler un voyage qu’il avait prévu à Corinthe (1, 12 - 2, 13), puis il définit les critères d’un apostolat authentique au service de la cause de Jésus ( 2, 14 - 6, 10). Il reparle ensuite de ses relations avec l’Eglise de Corinthe dans une 3ème partie (6, 11 - 7, 16) avant de conclure sur un appel à participer généreusement à la collecte qu’il a organisée pour les pauvres de l’Eglise de Jérusalem (8, 1 - 9, 15).
Dans la Lettre B (ou 2ème partie de notre actuelle 2ème Lettre aux Corinthiens), Paul se livre d’abord à une défense préliminaire (10, 1 - 18), avant de se lancer, selon une attitude qu’il qualifiera de “folie”, dans un discours plein d’emportement (11, 1 - 12, 13), et de conclure sa défense (12, 14 - 13, 10).
Notre passage se situe au début du 4ème thème qu’il aborde en cette 1ère grande partie de cette Lettre (ou de la Lettre A) : son appel pour la collecte en faveur des pauvres de l’Eglise de Jérusalem (8, 1 - 9, 15)
2. Message
Paul invite les Corinthiens à participer généreusement à la collecte qu’il a organisée pour les pauvres de l’Eglise de Jérusalem, comme il s’y était engagé (Galates, 2,10).
Il commence par faire état de la très grande générosité qu’ont manifestée les Eglises de Macédoine, en dépit de leurs difficultés financières et autres, car elles ont considéré leur participation comme une grâce qui leur était offerte, et comme une expression de leur propre offrande personnelle au Seigneur.
Paul se permet donc d’inviter, avec insistance, les Corinthiens, mais sans pour autant leur donner des ordres, à achever cette collecte, que Tite avait commencé d’effectuer chez eux. L’Eglise de Corinthe est, selon Paul, riche en tous domaines, et donc bien placée pour prouver l’authenticité de sa charité, et rivaliser sur ce point avec les autres Eglises.
D’autant plus que tout geste de don véritable n’est pour le croyant qu’imitation de la générosité incomparable du Christ Jésus, qui s’est anéanti au plus bas niveau de pauvreté pour nous enrichir du salut de Dieu.
3. Decouvertes
Ces chapitres 8 et 9 sont écrits dans un genre de “rhétorique de persuasion”, pour s’assurer que les destinataires de ce texte vont assumer jusqu’à son terme un engagement qu’ils ont pris.
Cette collecte avait déjà été initiée par Paul, et mentionnée par lui en 1 Corinthiens, 16, 1 - 4.
L’argument implicite de Paul se présente bien ainsi : si les communautés de Macédoine, qui font l’expérience d’une grande pénurie, sont capables d’une pareille générosité, vous, avec les moyens que vous avez, vous êtes au moins capables d’en faire autant.
4. Prolongement
L’exemple du Christ qui s’est fait pauvre, qui nous est rapporté ici, rappelle le texte de Philippiens, 2, 5 - 11, sur la “kénose”, l’abaissement du Christ.
Cette phrase peut être interprétée comme nous présentant une échange entre le Christ et nous : lui, de riche qu’il est, devient pauvre pour que nous en soyons enrichis : la richesse dont il se “vide” nous est alors communiquée.
Mais cette phrase peut également signifier un autre type de partage, Jésus nous communiquant, en ce cas, sa capacité d’être pauvre, son attitude de pauvreté, qui est un aspect de la richesse de Dieu.
Prière
*Seigneur Jésus, dans la force de l’ Esprit Saint que tu nous as donné, nous sommes rendus capables de reproduire ton image, et donc de rayonner le mystère du don de toi-même en ton abaissement, jusqu’à devenir le plus pauvre parmi les pauvres : renforce en moi la disponibilité à me laisser configurer à toi et à ton attitude de gratuité et de générosité radicales. AMEN.
17.06.2003.*
Évangile : Matthieu 5, 43-48
DE L’EVANGILE DE MATTHIEU
Texte
43 ” Vous avez entendu qu’il a été dit: Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi.
44 Eh bien! moi je vous dis : Aimez vos ennemis, et priez pour vos persécuteurs,
45 afin de devenir fils de votre Père qui est anx cieux, car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et tomber la pluie sur les justes et sur les injustes.
46 Car si vous aimez ceux qni vons aiment, qnelle récompense aurez- vous ? Les publicains eux-mêmes n’en font-il pas autant ?
47 Et si vous réservez vos saluts à vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant ?
48 Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait”.
Commentaire
1. Situation
Cet Evangile, qui porte le nom de Matthieu, trouve peut-être sa première source dans une collection de paroles de Jésus, écrites en Araméen et attribuées à l’apôtre Matthieu, par un Père de l’Eglise, Papias d’Alexandrie, vers 125.
Cet Evangile, qui reprend beaucoup de passages de l’Evangile de Marc (qui avait été écrit vers 65), mais en y ajoutant des éléments qu’il partage en grande partie avec Luc, a été très probablement rédigé entre les années 85 et 90.
A parcourir tout ce Livre, on peut se demander s’il a été composé pour des chrétiens d’origine Juive (Judéochrétiens), ou pour des chrétiens d’origine païenne, ou encore pour les deux. La position communément admise de nos jours est qu’il a été écrit pour une communauté Judéochrétienne qui s’est trouvée exclue du Judaïsme, suite à une décision par des rabbins Juifs non chrétiens de ne plus tolérer la double appartenance, à la fois Juive et chrétienne, de ces Judéochrétiens, qui avait été possible jusqu’à cette date. Rupture qui explique la dureté des propos mis dans la bouche de Jésus contre les Scribes et Pharisiens de son temps (Matth. chapitre 23).
Néanmoins, même s’il a été d’abord écrit pour confirmer une communauté Judéochrétienne dans sa découverte de la Bonne Nouvelle de Jésus, cet Evangile est ouvert également à la mission universelle auprès des païens, et il se termine par un envoi en mission par le Christ ressuscité, avec ces paroles : “allez, de toutes les nations, faites des disciples” (28, 18).
On peut diviser cet Evangile en 11 parties, qui se répondent en sens inverse (la 1ère correspondant à la dernière, la 2ème, à l’avant-dernière, etc…), concentrées autour de la 6ème partie, le “Discours en paraboles”, qui sert en quelque sorte de “pivot”. Nous obtenons ainsi le découpage suivant :
- Naissance de Jésus et commencement de sa mission (1 - 4)
- Bénédictions et Discours sur la montagne (5 - 7)
- Manifestations de l’autorité de Jésus et de ses appels (8 - 9)
- Discours sur la mission (10)
- Jésus rejeté par “cette génération” (11 - 12 )
- Discours en paraboles (13)
- Jésus reconnu par ses disciples (14 - 17)
- Discours sur la manière de vivre en communauté de croyants (18)
- De nouveau, Jésus manifeste son autorité et ses appels (19 - 22)
- Proclamation de situations malheureuses et Discours sur la venue définitive du Royaume (23 - 24)
- Passion, mort et résurrection (26 - 28)
Cette présentation fait ressortir que cet Evangile est bien rythmé par 5 grands discours de Jésus, dans lesquels l’auteur a concentré la majeure partie de son enseignement. Les 5 discours ont souvent fait penser aux 5 livres de Moïse de l’Ancien Testament. On dit volontiers que, pour Matthieu, Jésus est le “Nouveau Moïse”.
Avec notre page continue le 1er des 5 grands discours de Jésus, tels que Matthieu nous les a recomposés, 1er discours qu’on appelle habituellement le “Sermon sur la Montagne”. Mieux vaut cependant l’intituler “La Charte du Royaume de Dieu”, pour en mieux mesurer l’importance.
En effet, Jésus nous y livre les “secrets” du Règne de Dieu : d’abord, ce qu’il nous faut chercher et recevoir du véritable “bonheur” selon Dieu : les béatitudes (5, 3 - 12), ensuite, ce qu’une telle découverte fait de nous au coeur du monde et pour le monde : la saveur et la lumière (5, 13 - 16), enfin, où cela nous conduit comme style de vie : - de dépassement infini de toutes les exigences (5, 17 - 48), - de changement profond d’attitude dans la prière, l’aumône et le jeûne (6, 1 - 18), - de découverte du caractère “unique” de ce que Jésus nous propose, et du choix absolu pour marcher avec lui, qu’il attend de nous, les croyants (6, 19 - 7, 29).
2. Message
C’est toute une série de dépassements que Jésus demande à ses disciples, lorsqu’il leur prescrit d’aller plus loin que la justice des scribes et des Pharisiens, et donc ne ne pas en rester à la seule pratique de la Torah-Loi, sans pour autant ni la renier ni la contredire (5, 20).
Après avoir montré qu’il ne suffisait pas de ne pas commettre de meurtre, de ne pas commettre l’adultère ni de rechercher le divorce, et de ne pas faire de faux serments, d’en rester à la “loi du talion” ou d’une justice de compensation égale au dommage causé, voici le 6ème et dernier dépassement que Jésus demande en sa nouvelle éthique à l’usage de ceux qui cherchent à vivre l’idéal des béatitudes, à jouer leur rôle de témoins permanents de l’Evangile en étant “sel” de la terre et “lumière du monde”, et à entrer dans le Royaume des cieux, parce qu’elle est vraiment d’un “autre” ordre (5, 17 -48).
Jésus continue d’argumenter avec la même force pour affirmer, par contraste, son autorité : “Vous avez appris qu’il a été dit… moi, je vous dis…”
En nous invitant à “aimer nos ennemis et à prier pour ceux qui nous persécutent”, Jésus propose ici une stratégie et une attitude menant à la victoire, au niveau des valeurs les plus profondes. L ‘histoire des martyrs de tous les temps a bien montré que leur fermeté à maintenir leur vérité et leur capacité de pardonner à leurs persécuteurs et de prier pour eux, mettaient leurs persécuteurs en désarroi, leur donnaient mauvaise conscience en leur faisant découvrir qu’en agissant de la sorte ils ternissaient leur image de marque.
Jésus demande à ceux qui le suivent de ne pas agresser leurs ennemis, mais de transformer leur agression en stratégie victorieuse au niveau du Règne de Dieu en vivant la sagesse “supérieure” d’un amour gratuit.
Une telle attitude, une telle stratégie, révèlent bien, en effet, notre statut nouveau de “Fils” du Père des cieux et “images “du Christ. En cette qualité de “Fils de Dieu”, nous agissons donc autrement, manifestant, dans nos expressions extérieures et visibles, un changement profond qui s’est opéré en nous, et dont Paul a précisé le sens: dans l’Esprit de Jésus ressuscité, nous sommes devenus d’authentiques “Fils adoptifs”, capables de crier “Père”, ” Abba”, à notre Dieu, nous sachant “héritiers et cohéritiers avec le Christ” (Romains, 8, 15 - 17).
Dès lors, nous avons à nous comporter à la façon de Dieu, avec ce dépassement de gratuité qui le caractérise : de même que le Seigneur envoie son soleil sur les méchants comme sur les bons, avec tolérance et gratuité absolues, ainsi, nous ne pouv.ons plus nous contenter d’aimer ceux qui nous aiment et de saluer uniquement ceux que nous reconnaissons comme nos frères.
Imitant à ce point le Père, nous vivons une ressemblance avec lui dans sa générosité totale et entrons dans une dimension de “perfection” qui correspond à la sienne.
3. Decouvertes
Le texte de l’Ancien Testament que cite Jésus (Lévitique, 19, 8), ne reprend pas ici l’expression “comme toi-même” (qui en fait partie, à propos de ce commandement de l’amour du prochain), et se trouve suivi, dans les paroles attribuées par Matthieu à Jésus, de l’expression totalement “non-biblique” : “Tu haïras ton ennemi”.
Jésus contraste ainsi la proposition qu’il nous fait d’aimer nos ennemis de deux façons: avec, d’une part, le commandement ancien d’aimer son prochain comme soi-même, mais également, d’autre part, avec .une fausse interprétation qui en était donnée par cette mention de la haine à entretenir vis-à-vis de ses ennemis. Cette interprétation permettait, en effet, de manifester une haine collective et pemanente à l’encontre des adversaires d’Israël, que l’on trouve, par exemple, dans un certain nombre de psaumes.
Il faut, selon Jésus, choisir entre une récompense humaine et une récompense divine. A n’aimer que ceux qui nous aiment, notre récompense sera un accroissement de leur amour pour nous. Si nous aimons ceux qui nous haïssent, notre récompense est une avancée et une croissance dans l’amour de Dieu, ainsi que de son Règne en nous, de sa rencontre et de sa découverte.
Etre parfaits comme Dieu: le mot “parfait” est rare chez les Evangiles. Luc préfère, dans le passage parallèle à cette page, employer le terme “miséricordieux” (Luc, 6, 36).
Avec ce dépassement que nous demande Jésus, nous sommes au terme d’une évolution biblique en 5 étapes depuis l’Ancien Testament :
- d’abord y fut prônée une vengeance illimitée (Genèse, 4, 15. 24),
- puis la loi du “talion”, à la vengeance limitée et proportionnée (Deutéronome, 19, 16 - 21),
- ensuite, ce qu’on appelle la “règle d’argent”, de ne pas faire aux autres ce que nous ne voudrions pas qu’ils fassent por nous (Tobie, 4, 15),
- un pas de plus en avant, avec la “règle d’or”, au langage positif: ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites le d’abord pour eux (Matthieu, 7, 12),
- enfin, l’amour des ennemis jusqu’à l’héroïsme et la sainteté, que nous trouvons dans cette page d’aujourd’hui.
4. Prolongement
Une fois de plus, Jésus nous prêche ce qu’il vit : non pas une passivité totale devant les hommes, bien au contraire : quand on le frappe lors de son arrestation, il demande des explications, au nom de sa dignité d’homme debout, il fustige en paroles très dures l’hypocrisie des Pharisiens, il ne condamne pas la femme adultère, tout en lui enjoignant de ne plus pécher, il prévient Judas et les autres apôtres de l’erreur fatale que va faire celui qui va le livrer, il va jusqu’au bout de la vérité devant Caïphe et Pilate, et, finalement, il pardonne à ses bourreaux et accueille le larron pénitent auquel il promet immédiatement le paradis.Ce n’est pas là un comportement de faible, mais d’homme fort de la force de Dieu.
En allant toujours simultanément le plus loin possible dans la vérité et l’amour , Jésus, qui nous a rappelé la règle d’or, citée plus haut, et nous invite à aimer nos ennemis, ne nous demande pas de renoncer à tous nos droits, ni de ne pas rechercher une juste compensation quand on nous a fait tort. Il nous rappelle que la justice doit toujours demeurer ouverte à la miséricorde, que la vérité dernière de chaque homme n’appartient qu’à Dieu qui, seul, est juge au delà de notre bonne conscience.
Face à lui, nous ne devons jamais oublier que “tout est de lui, tout est par lui, tout est pour lui” (Rom.,ll, 36), ce qui relativise notre regard sur nous-mêmes et sur nos droits, ainsi que sur nos soeurs et frères les femmes et les hommes, que nous sommes invités à aimer et à mettre debout, au nom de Jésus, en toute miséricorde, justice et vérité.
Prière
*Seigneur Jésus, tu ne nous demandes rien que tu n’aies d’abord vécu absolument toi-même jusqu’au bout, et tu nous as laissé l’exemple, à première vue inimitable, de celui qui pardonne à ses bourreaux en priant le Père de ne pas leur tenir rigueur de l’avoir condamné et de s’être montrés violents contre lui : donne-moi d’essayer toujours de t’imiter jusqu’au bout de mes possibilités, avec la conviction que, dans la force de ta présence en moi par ton Esprit Saint, je suis rendu capable de te suivre en vérité, au-delà de mes faiblesses et de mes limites. AMEN.
17.06.2003.*