📘 Commentaire biblique de l’abbé Léon Hamain
Première lecture : 2 Rois 11, 1-19
DU 2ème LIVRE DES ROIS
Texte
1 Lorsque la mère d’Ochozias, Athalie, eut appris que son fils était mort, elle entreprit d’exterminer toute la descendance royale.
2 Mais Yehoshéba fille du roi Joram et soeur d’Ochozias, retira furtivement Joas, son neveu, du groupe des fils du roi qu’on massacrait et elle le mit, avec sa nourrice, dans la chambre des lits; elle le déroba ainsi à Athalie et il ne fut pas mis à mort.
3 Il resta six ans avec elle, caché dans le Temple de Yahvé, pendant qu’Athalie régnait sur le pays.
4 La septième année, Yehoyada envoya chercher les centeniers des Cariens et des gardes, et les fit venir auprès de lui, dans le Temple de Yahvé. Il conclut un pacte avec eux, leur fit prêter serment et leur montra le fils du roi.
5 Il leur donna cet ordre: “Voici ce que vous allez faire: le tiers d’entre vous, la garde descendante du jour du sabbat, qui prend la faction au palais royal,
6 et vos deux autres sections, toute la garde montante du jour du sabbat, qui prend la faction au Temple de Yahvé,
7 vous ferez un cercle autour du roi; chacun aura ses armes à la main et quiconque voudra forcer vos rangs sera mis à mort. Vous accompagnerez le roi dans ses allées et venues.”
8 Les centeniers firent tout ce que leur avait ordonné le prêtre Yehoyada. Ils prirent chacun leurs hommes, la garde descendante du jour du sabbat en même temps que la garde montante du jour du sabbat, et vinrent auprès du prêtre Yehoyada.
9 Le prêtre donna aux centeniers les lances et les boucliers du roi David, qui étaient dans le Temple de Yahvé.
10 Les gardes se rangèrent, leurs armes à la main, depuis l’angle sud jusqu’à l’angle nord du Temple, entourant l’autel et le Temple.
11 Alors Yehoyada fit sortir le fils du roi, il lui imposa le diadème et lui remit le document de l’alliance; on le fit roi et on lui donna l’onction. On battit des mains et on cria: “Vive le roi!“
12 Entendant la clameur populaire, Athalie se rendit vers le peuple au Temple de Yahvé.
13 Quand elle vit le roi debout sur l’estrade, selon l’usage, les chefs et les trompettes près du roi, tout le peuple du pays exultant de joie et sonnant de la trompette, Athalie déchira ses vêtements et cria: “Trahison! Trahison!“
14 Alors le prêtre Yehoyada donna un ordre aux commandants de la troupe: “Faites-la sortir entre les rangs, leur dit-il, et si quelqu’un la suit, qu’on le passe au fil de l’épée”; car le prêtre s’était dit: “Il ne faut pas qu’elle soit tuée dans le Temple de Yahvé.”
15 Ils mirent la main sur elle et, quand elle arriva au palais royal par l’Entrée des Chevaux, là elle fut mise à mort.
16 Yehoyada conclut entre Yahvé, le roi et le peuple l’alliance par laquelle celui-ci s’obligeait à être le peuple de Yahvé; de même entre le roi et le peuple.
17 Tout le peuple du pays se rendit ensuite au temple de Baal et le démolit; on brisa de belle façon ses autels et ses images et on tua Mattân, prêtre de Baal, devant les autels. Le prêtre établit des postes de surveillance pour le Temple de Yahvé,
18 puis il prit des centeniers, les Cariens et les gardes, et tout le peuple du pays. Ils firent descendre le roi du Temple de Yahvé et entrèrent au palais par la porte des Gardes. Joas s’assit sur le trône des rois.
19 Tout le peuple du pays était en liesse mais la ville ne bougea pas. Quant à Athalie, on la fit périr par l’épée dans le palais royal.
Commentaire
1. Situation
Les 2 Livres des Rois nous relatent l’histoire des royaumes d’Israël et de Juda depuis Salomon jusqu’à l’exil à Babylone, c’est-à-dire depuis le milieu du 10ème siècle jusqu’au milieu du 6ème siècle. Intervalle qui correspond exactement à la période durant laquelle Israël et Juda ont été vraiment, l’un et l’autre, un Etat, au sens politique du terme, et non pas seulement le “Peuple de Dieu”, qui a existé comme tel bien avant l’avènement de David qui l’avait ainsi unifié, ainsi que bien après l’exil, qui a marqué la fin de son indépendance politique. Intervalle qui est également celui d’un déclin régulier, à travers une marche historique faite de lumières et d’ombres.
Dans ces Livres des Rois, chacun des rois nous est présenté selon un schéma identique : date et âge d’avènement, longueur du règne, nom de la reine-mère (pour les rois de Juda), appréciation de son attitude face au Dieu d’Israêl. Le récit concernant chacun d’eux se conclut également de la même façon : indication de la source de renseignements utilisée concernant ce roi, mention de sa mort et de sa sépulture, nom et prise de pouvoir de son successeur.
Le thème fondamental de ces livres des Rois est que le Temple de Yahvé-Dieu à Jérusalem est le seul endroit où l’on peut légitimement adorer Dieu. Israël, le royaume du Nord, suite à la division du royaume unfié, après la mort de Salomon, a donc construit des sanctuaires schismatiques, soumis aux influences païennes.
Tous les rois d’Israêl et de Juda ne sont finalement appréciés que selon le critère du 1er commandement donné à Moïse, et concernant le culte exclusif à rendre à Yahvé, le seul et unique Dieu.
Vu l’importance de la réforme religieuse du roi Josias en 622, selon les données du Livre du Deutéronome au chapitre 12 (2 Rois, 22), on estime que toute l’histoire des rois a été ainsi relue et composée après ce règne et cette réforme de Josias.
Que ces 2 Livres des Rois aient été écrits avant ou pendant l’exil Babylonien, il n’en reste pas moins que le, ou les, auteur(s) de ces livres est, ou sont, marqué(s) par le Deutéronome ou la pensée Deutéronomiste, telle qu’elle est résumée en Deutéronome, 6,4. Leur but est de montrer à quel point l’histoire d’Israël et de Juda est à interpréter selon la relation au Dieu de l’Alliance, et comment, perçue ainsi, on la découvre conduite par Yahvé-Dieu.
Ces 2 Livres des Rois sont à aborder comme une seule oeuvre nous transmettant en 3 parties : - l’histoire du règne de Salomon (1 Rois, 1 - 11), - l’histoire synchronique des 2 royaumes du Nord (Israël) et du Sud (Juda), jusqu’à la ruine du Royaume du Nord (1 Rois, 12, 1 - 2 Rois, 17, 41), - la fin de l’histoire du royaume de Juda jusqu’à l’exil Babylonien ( 2 Rois, 18, 1 - 25, 30).
2. Message
Nos lectures liturgiques avancent à grands pas dans le 2nd Livre des Rois, c’est-à-dire en en sautant de nombreux épisodes.
Avec ce passage nous assistons dans le Royaume du Sud à une révolution de palais renversant la reine Athalie qui avait usurpé le trône de Juda après avoir supprimé toute la descendance royale suite à la mort de son fils, le roi Ochozias, mais sans s’être rendu compte que l’un de ses petits-fils avait échappé au massacre.
Nous lisons ainsi l’éxécution du complot monté par le prêtre Yehoyada qui fait proclamer roi Joas, le descendant royal rescapé, et fait mettre à mort Athalie, venue au Temple, surprise par l’événement.
Cette révolution permet au prêtre de procéder au renouvellement de l’Alliance entre Dieu et son peuple, qui s’accompagne immédiatement de la destruction du Temple de Baal et du prêtre qui y était attaché.
Le peuple de Juda s’est bien ainsi re-situé comme le peuple de Yahvé, le Dieu d’Abraham, d’Isaac, de Jacob, des Juges, de Samuel et de David.
3. Decouvertes
Athalie, fille d’Achab, roi d’Israël, avait épousé Joram, roi de Juda, et avait eu pour fils le roi Ochozias, auquel elle se permit de succéder personnellement, en prenant le pouvoir par le meurtre.
Au 2nd Livre des Chroniques, 22, 11, Yehoshéba, qui est la soeur du roi défunt Ochozias et qui a sauvé le jeune Joas du massacre ordonné par Athalie, est présentée comme “la femme du prêtre Yehoyada”, ce qui explique sa présence dans le Temple et sa connaissance des lieux.
Le prêtre Yehoyada, organisateur de la conjuration, sait s’assurer la maîtrise de toutes les troupes qui gardent et entourent le Temple. Il se crée ainsi une bonne infrastructure pour son action, se dote suffisamment d’armes et noue des relations avec les gens du pays (versets 12. 18. 20).
Comme sa mère Jézabel le jour de sa mort, Athalie n’hésite pas à affronter le danger (2 Rois, 9, 30 - 31).
4. Prolongement
Comme les différents acteurs de ce récit, nous sommes ballottés sur les vagues de l’histoire du monde et de l’histoire des hommes. Tel est bien l’environnement de nos relations au Dieu qui nous sauve et qui est désormais présent à nos côtés par son Fils Jésus le Christ ressuscité, dans son Esprit que nous avons reçu.
L’important pour nous est de toujours nous rappeler, comme cela nous est raconté à partir de l’appel d’Abraham (Genèse, 12, 1 - 5), que Dieu vient nous accompagner dans notre parcours historique qui, de ce fait devient le lieu où “il fait alliance” avec chacune et chacun d’entre nous, si nous l’accueillons dans la foi avec un coeur de pauvre qui attend tout de lui.
Cette Alliance gratuite de “Dieu avec nous” est devenue totale et définitive dans l’engagement de Jésus qui a vécu sa mission dans le don total de lui-même et en prenant tous les risques pour la mener à son terme. Cette Alliance, ce “OUI” de Dieu à l’humanité, nous est donnée et rendue présente sans cesse dans l’Esprit de Jésus qui demeure en nous et qui nous communique le double “OUI” de Jésus, nous donnant ainsi, d’une part, le “OUI” de Dieu qui se penche sur nous pour nous sauver, et, d’autre part, le “OUI” de son obéissance au Père, que seul il est capable de vivre en plénitude et dont il nous fait part en nous configurant à lui.
Tous nos gestes, paroles, comportements sont donc ainsi saisis en lui et sont à vivre avec lui et en lui.
Prière
*Seigneur Jésus, si sans toi nous ne pouvons rien faire, nous croyons comme ton apôtre Paul, que nous sommes “capables de tout en toi, qui nous rends fort” : donne-moi, par ton Esprit Saint, de savoir toujours mieux t’accueillr au coeur de ma vie, et de me laisser saisir dans le mystère de ta présence et de ton obéissance au Père, en toutes circonstances. AMEN.
18.06.2004.*
Évangile : Matthieu 6, 19-23
DE L’EVANGILE DE MATTHIEU
Texte
19 ” Ne vous amassez point de trésors sur la terre, où la mite et le ver consument, où les voleurs percent et cambriolent.
20 Mais amassez-vous des trésors dans le ciel : là, point de mite ni de ver qui consument, point de voleurs qui perforent et cambriolent.
21 Car où est ton trésor, là sera aussi ton cœur.
22 ” La lampe du corps, c’est l’œil. Si donc ton œil est sain, ton corps tout entier sera lumineux.
23 Mais si ton œil est malade, ton corps tout entier sera ténébreux. Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, quelles ténèbres !
Commentaire
1. Situation
Cet Evangile, qui porte le nom de Matthieu, trouve peut-être sa première source dans une collection de paroles de Jésus, écrites en Araméen et attribuées à l’apôtre Matthieu, par un Père de l’Eglise, Papias d’Alexandrie, vers 125.
Cet Evangile, qui reprend beaucoup de passages de l’Evangile de Marc (qui avait été écrit vers 65), mais en y ajoutant des éléments qu’il partage en grande partie avec Luc, a été très probablement rédigé entre les années 85 et 90.
A parcourir tout ce Livre, on peut se demander s’il a été composé pour des chrétiens d’origine Juive (Judéochrétiens), ou pour des chrétiens d’origine païenne, ou encore pour les deux. La position communément admise de nos jours est qu’il a été écrit pour une communauté Judéochrétienne qui s’est trouvée exclue du Judaïsme, suite à une décision par des rabbins Juifs non chrétiens de ne plus tolérer la double appartenance, à la fois Juive et chrétienne, de ces Judéochrétiens, qui avait été possible jusqu’à cette date. Rupture qui explique la dureté des propos mis dans la bouche de Jésus contre les Scribes et Pharisiens de son temps (Matth. chapitre 23).
Néanmoins, même s’il a été d’abord écrit pour confirmer une communauté Judéochrétienne dans sa découverte de la Bonne Nouvelle de Jésus, cet Evangile est ouvert également à la mission universelle auprès des païens, et il se termine par un envoi en mission par le Christ ressuscité, avec ces paroles : “allez, de toutes les nations, faites des disciples” (28, 18).
On peut diviser cet Evangile en 11 parties, qui se répondent en sens inverse (la 1ère correspondant à la dernière, la 2ème, à l’avant-dernière, etc…), concentrées autour de la 6ème partie, le “Discours en paraboles”, qui sert en quelque sorte de “pivot”. Nous obtenons ainsi le découpage suivant :
- Naissance de Jésus et commencement de sa mission (1 - 4)
- Bénédictions et Discours sur la montagne (5 - 7)
- Manifestations de l’autorité de Jésus et de ses appels (8 - 9)
- Discours sur la mission (10)
- Jésus rejeté par “cette génération” (11 - 12 )
- Discours en paraboles (13)
- Jésus reconnu par ses disciples (14 - 17)
- Discours sur la manière de vivre en communauté de croyants (18)
- De nouveau, Jésus manifeste son autorité et ses appels (19 - 22)
- Proclamation de situations malheureuses et Discours sur la venue définitive du Royaume (23 - 24)
- Passion, mort et résurrection (26 - 28)
Cette présentation fait ressortir que cet Evangile est bien rythmé par 5 grands discours de Jésus, dans lesquels l’auteur a concentré la majeure partie de son enseignement. Les 5 discours ont souvent fait penser aux 5 livres de Moïse de l’Ancien Testament. On dit volontiers que, pour Matthieu, Jésus est le “Nouveau Moïse”.
Avec notre page se continue le 1er des 5 grands discours de Jésus, tels que Matthieu nous les a recomposés, 1er discours qu’on appelle habituellement le “Sermon sur la Montagne”. Mieux vaut cependant l’intituler “La Charte du Royaume de Dieu”, pour en mieux mesurer l’importance.
En effet, Jésus nous y livre les “secrets” du Règne de Dieu : d’abord, ce qu’il nous faut chercher et recevoir du véritable “bonheur” selon Dieu : les béatitudes (5, 3 - 12), ensuite, ce qu’une telle découverte fait de nous au coeur du monde et pour le monde : la saveur et la lumière (5, 13 - 16), enfin, où cela nous conduit comme style de vie : - de dépassement infini de toutes les exigences (5, 17 - 48), - de changement profond d’attitude dans la prière, l’aumône et le jeûne (6, 1 - 18), - de découverte du caractère “unique” de ce que Jésus nous propose, et du choix absolu pour marcher avec lui, qu’il attend de nous, les croyants (6, 19 - 7, 29).
2. Message
Ce texte, avec lequel commence la dernière section du discours sur la Charte du Royaume, ou Sermon sur la Montagne, fait partie d’un ensemble de 4 paragraphes (6, 19 - 34), qui traite de notre relation aux biens de ce monde : - qu’il ne faut pas thésauriser (6, 19 - 21), - avec lesquels il faut faire preuve de générosité (6, 22 - 23), - face auxquels nous sommes appelés à faire un choix capital, car on ne peut servir à la fois Dieu et l’argent (6, 24), - et, finalement, à propos desquels nous n’avons pas à nous faire de soucis (6, 25 - 34).
Dans cet ensemble, nous rencontrons 3 antithèses, dont 2 dans notre page de ce jour, qui doivent nous permettre de guider nos décisions, et de spécifier concrètement nos démarches : la terre ou le ciel, les ténèbres ou la lumière, la richesse de l’argent ou Dieu.
Chacune de ces antithèses nous invite à nous situer, et à réagir, à un niveau différent de notre être : au niveau de notre coeur pour la première, de notre oeil pour la seconde, de notre engageùent total pour la troisième.
Si bien que notre détermination, prise en notre coeur, d’amasser des biens dans le ciel ou sur la terre, crée en nous soit la lumère intérieure ou les ténèbres, ce qui a une incidence sur l’état de notre oeil (c’est-à-dire de notre regard intérieur ou de notre intention profonde), qui nous pousse, dès lors, à servir Dieu ou l’argent.
3. Decouvertes
Les versets 22 - 23 ne comparent pas l’oeil à une fenêtre, mais à une lampe. L’image ici employée par Jésus suppose donc que notre oeil est l’endroit par lequel sort notre lumière intérieure. Il s’agit alors d’un mouvement qui va de l’intérieur vers l’extérieur, et non pas dans l’autre sens.
En effet, dans l’Antiquité, la théorie de notre vision, ou du fonctionnement de notre vue, postulait que nos yeux ont leur propre lumière.
D’où l’association de cette image à l’idée de “générosité”. Car, dans cette perspective, lorsque notre oeil est sain, c’est-à-dire plein de générosité (voir Proverbes,22, 9), nous sommes remplis de lumière. Ce qui signifie que notre générosité est la preuve de notre lumière intérieure, qui, ainsi, se manifeste à l’extérieur de nous-mêmes. A l’inverse, quand notre oeil n’est pas sain, c’est que nous sommes enfouis dans les ténèbres, ce qui signifie que nos expressions de convoitise sont le signe de nos ténèbres intérieures.
A noter qu’une parole de Jésus, à la fin de la parabole des “ouvriers envoyés à la vigne” corrobore cette interprétation de l’image de l’oeil :
13 Alors il répliqua en disant à l’un d’eux : “Mon ami, je ne te lèse en rien : n’est-ce pas d’un denier que nous sommes convenus ?
14 Prends ce qui te revient et va-t’en. Il me plaît de donner à ce dernier venu autant qu’à toi :
15 n’ai-je pas le droit de disposer de mes biens comme il me plaît ? Ou alors ton oeil est-il mauvais parce que je suis bon ?” (traduction TOB)
4. Prolongement
Quelques versets de l’Evangile de Jean, et de la 1ère Lettre de Jean, nous permettent d’approfondir cette relation entre notre lumière et notre générosité, dans notre marche vers Dieu à la suite de Jésus, en notre qualité de disciples :
20 Quiconque, en effet, commet le mal hait la lumière et ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient démontrées coupables,
21 mais celui qui fait la vérité vient à la lumière, afin que soit manifesté que ses œuvres sont faites en Dieu. ”
9 Celui qui prétend être dans la lumière tout en haïssant son frère est encore dans les ténèbres.
10 Celui qui aime son frère demeure dans la lumière et il n’y a en lui aucune occasion de chute.
11 Mais celui qui hait son frère est dans les ténèbres, il marche dans les ténèbres, il ne sait où il va, parce que les ténèbres ont aveuglé ses yeux.
12 De nouveau Jésus leur adressa la parole et dit : ” Je suis la lumière du monde. Qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais aura la lumière de la vie. ”
39 Jésus dit alors : ” C’est pour un discernement que je suis venu en ce monde : pour que ceux qui ne voient pas voient et que ceux qui voient deviennent aveugles. ”
40 Des Pharisiens, qui se trouvaient avec lui, entendirent ces paroles et lui dirent : ” Est-ce que nous aussi, nous sommes aveugles ? ”
41 Jésus leur dit : ” Si vous étiez aveugles, vous n’auriez pas de péché ; mais vous dites : Nous voyons ! Votre péché demeure. ”
5 Or voici le message que nous avons entendu de lui et que nous vous annonçons : Dieu est Lumière, en lui point de ténèbres.
6 Si nous disons que nous sommes en communion avec lui alors que nous marchons dans les ténèbres, nous mentons, nous ne faisons pas la vérité.
7 Mais si nous marchons dans la lumière comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes en communion les uns avec les autres, et le sang de Jésus, son Fils, nous purifie de tout péché.
7 Bien-aimés, aimons-nous les uns les autres, puisque l’amour est de Dieu et que quiconque aime est né de Dieu et connaît Dieu.
8 Celui qui n’aime pas n’a pas connu Dieu, car Dieu est Amour.
9 En ceci s’est manifesté l’amour de Dieu pour nous : Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde afin que nous vivions par lui.
Prière
*Seigneur Jésus, tu nous as fait connaître que Dieu est Lumière, et tu t’es toi-même proclamé “La Lumière du Monde”, nous invitant à te suivre pour ne pas demeurer dans les ténèbres d’une existence qui serait seulement conduite à partir de nous-mêmes, de nos projets, et en vue de la seule recherche de nous-mêmes, qui, sans toi, ne sommes que ténèbres : change sans cesse mon regard, pour qu’il laisse transparaître la lumière intérieure que tu mets en mon coeur par le don et la présence de ton Esprit Saint de vérité et d’amour, et que mon être tout entier soit ainsi un lieu où tu te manifestes pleinement, comme le révélateur de celui qui est plénitude de Lumière, de Vérité et d’Amour, ton Père avec qui tu ne fais qu’un, origine et terme d’une vie nouvelle que nous recevons de toi. AMEN.
21.06.2002.*