📘 Commentaire biblique de l’abbé Léon Hamain
Première lecture : Genèse 12, 1-9
DU LIVRE DE LA GENESE
Texte
1 Yahvé dit à Abram : Quitte ton pays, ta parenté et la maison de ton père, pour le pays que je t’indiquerai.
2 Je ferai de toi un grand peuple, je te bénirai, je magnifierai ton nom; sois une bénédiction !
3 Je bénirai ceux qui te béniront, je réprouverai ceux qui te maudiront. Par toi se béniront tous les clans de la terre.
4 Abram partit, comme lui avait dit Yahvé, et Lot partit avec lui. Abram avait soixante-quinze ans lorsqu’il quitta Harân.
5 Abram prit sa femme Saraï, son neveu Lot, tout l’avoir qu’ils avaient amassé et le personnel qu’ils avaient acquis à Harân; ils se mirent en route pour le pays de Canaan et ils y arrivèrent.
6 Abram traversa le pays jusqu’au lieu saint de Sichem, au Chêne de Moré. Les Cananéens étaient alors dans le pays.
7 Yahvé apparut à Abram et dit : C’est à ta postérité que je donnerai ce pays. Et là, Abram bâtit un autel à Yahvé qui lui était apparu.
8 Il passa de là dans la montagne, à l’orient de Béthel, et il dressa sa tente, ayant Béthel à l’ouest et Aï à l’est. Là, il bâtit un autel à Yahvé et il invoqua son nom.
9 Puis, de campement en campement, Abram alla au Négeb.
Commentaire
1. Situation
Le Livre de la Genèse est le premier livre de la Bible, et le premier des 5 livres attribués à la tradition de Moïse, et dont les différents éléments qui le composent se sont additionnés pendant plusieurs siècles jusqu’au temps de la rédaction finale, aux environs du 6ème siècle, et très probablement après le retour de l’exil Babylonien.
Ce livre nous présente d’abord une histoire des origines des nations, avec la création du monde (1, 1 - 2, 3), ainsi que de l’homme et de la femme, leur descendance et l’expansion de la civilisation (2,4 - 4, 24), la vie des générations d’avant le Déluge, le Déluge (4, 25 - 6, 8), et la repopulation jusqu’au moment de la dispersion (6, 9 - 9, 29), suite à l’orgueil manifesté par les hommes de la grande ville de Babel, avec sa tour (10, 1 - 11, 9).
Nous entrons ensuite - après un court interlude nous présentant la généalogie de Sem à Terah, le père d’Abraham (11, 10 -26) - dans une seconde grande partie, l’histoire des ancètres d’sraël (11, 27 - 50, 26), qui comprend le cycle d’Abraham et de Sarah (11, 27 - 25, 18), le cycle d’Isaac et Jacob (25, 19 - 36, 43), et, finalement, l’histoire de Joseph (37, 10 - 50, 26).
Notre page fait partie du cycle d’Abraham, dont elle nous présente le tout début.
2. Message
Notre passage nous fait découvrir la vocation d’Abraham. Cet appel de Dieu requiert de lui qu’il rompe avec son milieu de vie et sa parenté, qu’il se mette en route vers un autre pays, qu’il accepte les incertitudes d’un avenir inconnu, et qu’il suive entièrement les directives divines.
C’est aussi l’appel à la foi au Dieu unique et vrai (voir Josué, 24, 2. 14 - 15; Genèse, 31, 19 - 21. 34 - 35; 35, 2 - 4).
Abraham obéit à cet appel de Dieu. C’est de sa foi et soumission entière (voir Hébreux, 11, 8), que dépend l’existence et l’avenir du Peuple d’Israël ainsi que de notre Eglise d’aujourd’hui et de toujours.
3. Decouvertes
Nous voyons donc Abraham se mettre en route, non plus parce que Dieu a dispersé les nations, comme en 11, 8 - 9, mais sur un appel personnel. Dieu prend maintenant l’initiative de l’histoire du salut : il en sera toujours ainsi jusqu’à Jésus et nous, inclusivement.
Si nous comptons bien, nous constatons que Dieu accorde 7 bénédictions à Abraham aux versets 2 - 4. Ces bénédictions sont un don gratuit du Seigneur à qui se confie en lui et accepte de recevoir tout de Dieu, en particulier sa parole et ses directives. Par exemple, au lieu de vouloir se faire un nom par orgueil et à partir de soi, comme l’avaient tenté les hommes de la grande Cité (11, 4), c’est de Dieu seul qu’ Abraham va recevoir gratuitement la grandeur de son nom.
Cependant, en résumé, sur l’ensemble de notre passage, Abraham reçoit, pourrait-on dire, une triple bénédiction : - celle d’une descendance (versets 2 - 3), - celle d’être une bénédiction pour toutes les nations de la terre (verset 3), qui se béniront désormais par le nom d’Abraham (Genèse, 48, 20), - celle d’une terre, ce qui lui est spécifié lors de l’apparition de Yahvé au chêne de Moré (verset 7).
Le voyage d’Abraham jusqu’au centre du pays de Canaan, à Sichem, puis à Bethel, puis jusqu’au Negueb (versets 5 - 9), anticipe les pérégrinations à venir, par le même itinéraire, de Jacob (33, 18; 35, 1. 6. 27; 46, 1), et le parcours effectué par Josué lors de la conquête de Canaan (Josué, 7, 2; 8, 9. 30). La route parcourue par Abraham représente en quelque sorte un avant-goût, une reconnaissance des itinéraires futurs d’Israël.
En bâtissant ainsi des autels à Yahvé, Abraham témoigne et atteste que Yahvé est bien le Dieu de cette terre.
4. Prolongement
Pour nous, chrétiens, notre foi, comme celle d’Abraham, est accueil d’un appel de Dieu à nous quitter totalement, à acquérir un coeur de pauvre et à nous remettre entre les mains lu Seigneur pour désormais vivre à partir de lui et de son projet sur nous et sur le monde, et non plus à partir de nous-mêmes.
De ce point de vue, Abraham reste l’ancêtre de notre foi, comme l’indique bien le chapitre 11 de la Lettre aux Hébreux, chapitre à relire très souvent, pour nous situer dans la suite :le tous ceux qui, comme Abraham, ont accepté de se remettre entièrement à Dieu pour le sens et le parcours de leur existence d’hommes et de femmes dans l’histoire.
Au chapitre 12, 2, la même Lettre aux Hébreux nous définit .Jésus, comme le “Chef de notre foi” et qui la mène à la perfection, lui dont l’attitude d’obéissance totale au Père accomplit la démarche de foi de tous les croyants
Prière
*Seigneur Jésus, depuis Abraham jusqu’à toi, et de toi jusqu’à nous, nous avons tous à accepter que Dieu est celui qui, non seulement se trouve à l’origine de notre être, et du sens de notre histoire, mais encore celui qui prend l’initiative de nous transformer pour que nous ayons part à sa propre vie en son Royaume, et ta mission a été de conduire à son terme cette action divine, en ton existence terrestre à la fois de révélation du Père qui t’a envoyé, ainsi que de complète obéissance au Père dont tu as accompli la volonté et vers lequel tu nous conduis : donne-moi d’entrer dans cette démarche miséricordieuse et bienveillante de Dieu, qui, par toi dans l’Esprit Saint, toujours me précède, m’appelle, et me propose de me laisser saisir, afin de marcher avec toi à l’écoute de ta Parole, et dans l’imitation de tes gestes et attitudes, sur l’unique chemin que tu es devenu pour nous par ta mort résurrection, AMEN.
23.06.2003.*
Évangile : Matthieu 7, 1-12
DE L’EVANGILE DE MATTHIEU
Texte
1 ” Ne jugez pas, afin de n’être pas jugés ;
2 car, du jugement dont vous jugez on vous jugera, et de la mesure dont vous mesurez on mesurera pour vous.
3 Qu’as-tu à regarder la paille qui est dans l’œil de ton frère ? Et la poutre qui est dans ton œil à toi, tu ne la remarques pas !
4 Ou bien comment vas-tu dire à ton frère : “Laisse-moi ôter la paille de ton œil”, et voilà que la poutre est dans ton œil !
5 Hypocrite, ôte d’abord la poutre de ton œil, et alors tu verras clair pour ôter la paille de l’œil de ton frère.
6 ” Ne donnez pas aux chiens ce qui est sacré, ne jetez pas vos perles devant les porcs, de crainte qu’ils ne les piétinent, puis se retournent contre vous pour vous déchirer.
7 ” Demandez et l’on vous donnera ; cherchez et vous trouverez ; frappez et l’on vous ouvrira.
8 Car quiconque demande reçoit ; qui cherche trouve ; et à qui frappe on ouvrira.
9 Quel est d’entre vous l’homme auquel son fils demandera du pain, et qui lui remettra une pierre ?
10 ou encore, s’il lui demande un poisson, lui remettra-t-il un serpent ?
11 Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus votre Père qui est dans les cieux en donnera-t-il de bonnes à ceux qui l’en prient !
12 ” Ainsi, tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le vous mêmes pour eux : voilà la Loi et les Prophètes.)
Commentaire
1. Situation
Cet Evangile, qui porte le nom de Matthieu, trouve peut-être sa première source dans une collection de paroles de Jésus, écrites en Araméen et attribuées à l’apôtre Matthieu, par un Père de l’Eglise, Papias d’Alexandrie, vers 125.
Cet Evangile, qui reprend beaucoup de passages de l’Evangile de Marc (qui avait été écrit vers 65), mais en y ajoutant des éléments qu’il partage en grande partie avec Luc, a été très probablement rédigé entre les années 85 et 90.
A parcourir tout ce Livre, on peut se demander s’il a été composé pour des chrétiens d’origine Juive (Judéochrétiens), ou pour des chrétiens d’origine païenne, ou encore pour les deux. La position communément admise de nos jours est qu’il a été écrit pour une communauté Judéochrétienne qui s’est trouvée exclue du Judaïsme, suite à une décision par des rabbins Juifs non chrétiens de ne plus tolérer la double appartenance, à la fois Juive et chrétienne, de ces Judéochrétiens, qui avait été possible jusqu’à cette date. Rupture qui explique la dureté des propos mis dans la bouche de Jésus contre les Scribes et Pharisiens de son temps (Matth. chapitre 23).
Néanmoins, même s’il a été d’abord écrit pour confirmer une communauté Judéochrétienne dans sa découverte de la Bonne Nouvelle de Jésus, cet Evangile est ouvert également à la mission universelle auprès des païens, et il se termine par un envoi en mission par le Christ ressuscité, avec ces paroles : “allez, de toutes les nations, faites des disciples” (28, 18).
On peut diviser cet Evangile en 11 parties, qui se répondent en sens inverse (la 1ère correspondant à la dernière, la 2ème, à l’avant-dernière, etc…), concentrées autour de la 6ème partie, le “Discours en paraboles”, qui sert en quelque sorte de “pivot”. Nous obtenons ainsi le découpage suivant :
- Naissance de Jésus et commencement de sa mission (1 - 4)
- Bénédictions et Discours sur la montagne (5 - 7)
- Manifestations de l’autorité de Jésus et de ses appels (8 - 9)
- Discours sur la mission (10)
- Jésus rejeté par “cette génération” (11 - 12 )
- Discours en paraboles (13)
- Jésus reconnu par ses disciples (14 - 17)
- Discours sur la manière de vivre en communauté de croyants (18)
- De nouveau, Jésus manifeste son autorité et ses appels (19 - 22)
- Proclamation de situations malheureuses et Discours sur la venue définitive du Royaume (23 - 24)
- Passion, mort et résurrection (26 - 28)
Cette présentation fait ressortir que cet Evangile est bien rythmé par 5 grands discours de Jésus, dans lesquels l’auteur a concentré la majeure partie de son enseignement. Les 5 discours ont souvent fait penser aux 5 livres de Moïse de l’Ancien Testament. On dit volontiers que, pour Matthieu, Jésus est le “Nouveau Moïse”.
Avec notre page continue le 1er des 5 grands discours de Jésus, tels que Matthieu nous les a recomposés, 1er discours qu’on appelle habituellement le “Sermon sur la Montagne”. Mieux vaut cependant l’intituler “La Charte du Royaume de Dieu”, pour en mieux mesurer l’importance.
En effet, Jésus nous y livre les “secrets” du Règne de Dieu : d’abord, ce qu’il nous faut chercher et recevoir du véritable “bonheur” selon Dieu : les béatitudes (5, 3 - 12), ensuite, ce qu’une telle découverte fait de nous au coeur du monde et pour le monde : la saveur et la lumière (5, 13 - 16), enfin, où cela nous conduit comme style de vie : - de dépassement infini de toutes les exigences (5, 17 - 48), - de changement profond d’attitude dans la prière, l’aumône et le jeûne (6, 1 - 18), - de découverte du caractère “unique” de ce que Jésus nous propose, et du choix absolu pour marcher avec lui, qu’il attend de nous, les croyants (6, 19 - 7, 29).
2. Message
Ce texte, qui appartient à la dernière section du discours sur la Charte du Royaume, ou Sermon sur la Montagne, fait partie d’un ensemble 7, 1 - 12, qui fait pendant à l’ensemble précédent (6, 19 - 34). Après avoir indiqué quelle doit être la position de ses disciples face à l’argent et aux biens terrestres, Jésus aborde maintenant un autre problème d’ordre social : comment se comporter avec les autres hommes et femmes qui se trouvent sur nos chemins d’existence ?
Jésus commence par interdire de porter quelque jugement que ce soit sur qui que ce soit. Cela va plus loin que le refus de prononcer tout jugement d’ordre moral à l’égard des autres. C’est également un appel à la miséricorde, à l’humilité et à la tolérance face aux autres, ce qui nous vaudra, en retour, une réponse du même genre.
La petite parabole de la paille et de la poutre est très parlante comme illustration des paroles précédentes de Jésus. Elle y ajoute toutefois l’impossibilité de nous juger nous-mêmes, en nous décrivant aveugles à propos de nous-mêmes, et elle insiste sur le risque et le danger d’hypocrisie qui nous menace chaque fois que nous sommes tentés de juger quelqu’un (voir Jean, 7, 53 - 8, 11).
3. Decouvertes
Cette page prend toute son ampleur si nous la replaçons dans l’ensemble auquel elle appartient.
Au verset 6, en effet, Jésus, qui vient juste de recommander de ne pas juger, et de ne pas porter un regard sevère sur nos frères et soeurs, nous invite ensuite à ne pas exagérer dans l’autre sens, en nous ouvrant, sans aucun discernement, à toutes sortes de situations. Nous sommes donc invités à la prudence, tout en nous montrant respectueux et tolérants face aux autres (voir Matthieu, 10, 16). Les “perles”, qui désignent ce qui est saint ou sacré, et dont il est question ici, représentent soit tout le présent discours sur la Charte du Royaume, soit toute la Bonne Nouvelle concernant ce Royaume de Dieu (voir 13, 45 - 46).
Les versets 7 à 11 de ce chapitre correspondent aux versets 6, 24 - 34 de l’ensemble précédent, au terme d’un schéma au parallélisme frappant : après une exhortation (6, 19 - 21 et 7, 1 - 2), une première parabole (6, 22 - 23 et 7, 3 - 5), puis une deuxième parabole encore plus courte (6, 24 et 7, 6), ces deux passages, qui terminent chacun de ces deux ensembles, nous parlent de la bonté du Père des cieux pour les siens, au terme d’une argumentation a fortiori, qui fait d’abord appel à des valeurs ou des comportements vécus dans notre existence humaine quotidienne (regard sur les oiseaux du ciel et les fleurs des champs, d’une part, et réponse d’un père de ce monde à son fils qui lui demande du pain ou du poisson, d’autre part).
Quant au verset 12, il nous rappelle la fameuse “Règle d’or” connue dans l’Antiquité, mais que Jésus situe et dépasse : - d’abord en la présentant comme un résumé de tout l’Ancien Testament (la Loi et les Prophètes), - ensuite, en la radicalisant dans une insistance vers une gratuité et une générosité sans limite. Il ne s’agit pas, en effet, de faire du bien dans le but intéressé d’en recevoir autant en retour, mais de prendre l’initiative de faire pour les autres tout ce que l’on souhaiterait qu’ils fassent pour nous, et qui est, finalement, sans limite, et donc, sans condition de retour.
La mention de la Loi et des Prophètes en 5, 17 et en 7, 12 semble bien encadrer tout le corps de l’enseignement de Jésus dans ce discours (les dépassements, les renouvellements, et les choix qu’il nous propose, jusqu’en notre page), suite à sa présentation initiale du but final des béatitudes et de ce qu’il attend alors de nous, comme lumière et saveur pour le monde, si nous sommes en marche vers ce but. Selon cet accent et ce découpage ainsi marqués par cette double allusion à la Loi et aux Prophètes, c’est-à-dire aux livres majeurs de l’Ancien Testament, on peut considérer que les versets qui suivent cet ensemble 7, 1 - 12 sont la conclusion de tout ce grand premier discours de Jésus en Matthieu.
4. Prolongement
Quelques textes variés des Evangiles et de Paul nous permettent d’approfondir cet enseignement de Jésus :
1 Quant à Jésus, il alla au mont des Oliviers.
2 Mais, dès l’aurore, de nouveau il fut là dans le Temple, et tout le peuple venait à lui, et s’étant assis il les enseignait.
3 Or les scribes et les Pharisiens amènent une femme surprise en adultère et, la plaçant au milieu,
4 ils disent à Jésus : ” Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d’adultère.
5 Or, dans la Loi, Moïse nous a prescrit de lapider ces femmes-là. Toi donc, que dis-tu ? ”
6 Ils disaient cela pour le mettre à l’épreuve, afin d’avoir matière à l’accuser. Mais Jésus, se baissant, se mit à écrire avec son doigt sur le sol.
7 Comme ils persistaient à l’interroger, il se redressa et leur dit : ” Que celui d’entre vous qui est sans péché lui jette le premier une pierre ! ”
8 Et se baissant de nouveau, il écrivait sur le sol.
9 Mais eux, entendant cela, s’en allèrent un à un, à commencer par les plus vieux ; et il fut laissé seul, avec la femme toujours là au milieu.
10 Alors, se redressant, Jésus lui dit : ” Femme, où sont-ils ? Personne ne t’a condamnée ? ”
11 Elle dit : ” Personne, Seigneur. ” Alors Jésus dit : ” Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, désormais ne pèche plus. ”
16 Voici que je vous envoie comme des brebis au milieu des loups ; montrez-vous donc prudents comme les serpents et candides comme les colombes
45 ” Le Royaume des Cieux est encore semblable à un négociant en quête de perles fines :
46 en ayant trouvé une de grand prix, il s’en est allé vendre tout ce qu’il possédait et il l’a achetée.
3 Pour moi, il m’importe fort peu d’être jugé par vous ou par un tribunal humain. Bien plus, je ne me juge pas moi-même.
4 Ma conscience, il est vrai, ne me reproche rien, mais je n’en suis pas justifié pour autant ; mon juge, c’est le Seigneur.
Prière
*Seigneur Jésus, toi qui t’es proclamé être le chemin, la vérité et la vie pour tous ceux qui acceptent de te suivre, et de conduire leur existence à partir de toi, toi sans qui nul ne peut rejoindre le Père, tu nous invites à ne pas prendre le pouvoir, ni sur nous-mêmes, ni sur nos frères et soeurs, en ne jugeant jamais qui que ce soit, et en faisant toujours preuve de miséricorde, de respect, mais aussi de prudence à leur égard : apprends-moi l’humilité profonde de celui qui se reçoit de Dieu sans prétention, aide-moi à accueillir le projet de Dieu sur moi, que tu me révèles dans ton Evangile, et rends-moi docile à ton Esprit qui demeure en moi, et qui seul me permet de dire, avec toi, le “oui” que tu as prononcé, et que le Père attends de moi. AMEN.
24.06.2002*