📘 Commentaire biblique de l’abbé Léon Hamain
Première lecture : Genèse 18, 16-33
DU LIVRE DE LA GENESE
Texte
16 S’étant levés, les hommes partirent de là et arrivèrent en vue de Sodome. Abraham marchait avec eux pour les reconduire.
17 Yahvé s’était dit : Vais-je cacher à Abraham ce que je vais faire,
18 alors qu’Abraham deviendra une nation grande et puissante et que par lui se béniront toutes les nations de la terre ?
19 Car je l’ai distingué, pour qu’il prescrive à ses fils et à sa maison après lui de garder la voie de Yahvé en accomplissant la justice et le droit; de la sorte, Yahvé réalisera pour Abraham ce qu’il lui a promis.
20 Donc, Yahvé dit : Le cri contre Sodome et Gomorrhe est bien grand ! Leur péché est bien grave !
21 Je veux descendre et voir s’ils ont fait ou non tout ce qu’indique le cri qui, contre eux, est monté vers moi; alors je saurai.
22 Les hommes partirent de là et allèrent à Sodome. Yahvé se tenait encore devant Abraham.
23 Celui-ci s’approcha et dit : Vas-tu vraiment supprimer le juste avec le pécheur ?
24 Peut-être y a-t-il cinquante justes dans la ville. Vas-tu vraiment les supprimer et ne pardonneras-tu pas à la cité pour les cinquante justes qui sont dans son sein ?
25 Loin de toi de faire cette chose-là ! de faire mourir le juste avec le pécheur, en sorte que le juste soit traité comme le pécheur. Loin de toi ! Est-ce que le juge de toute la terre ne rendra pas justice ?
26 Yahvé répondit : Si je trouve à Sodome cinquante justes dans la ville, je pardonnerai à toute la cité à cause d’eux.
27 Abraham reprit : Je suis bien hardi de parler à mon Seigneur, moi qui suis poussière et cendre.
28 Mais peut-être, des cinquante justes en manquera-t-il cinq : feras-tu, pour cinq, périr toute la ville ? Il répondit : Non, si j’y trouve quarante-cinq justes.
29 Abraham reprit encore la parole et dit : Peut-être n’y en aura-t-il que quarante, et il répondit : Je ne le ferai pas, à cause des quarante.
30 Abraham dit : Que mon Seigneur ne s’irrite pas et que je puisse parler : peut-être s’en trouvera-t-il trente, et il répondit : Je ne le ferai pas, si j’en trouve trente.
31 Il dit : Je suis bien hardi de parler à mon Seigneur : peut-être s’en trouvera-t-il vingt, et il répondit : Je ne détruirai pas, à cause des vingt.
32 Il dit : Que mon Seigneur ne s’irrite pas et je parlerai une dernière fois : peut-être s’en trouvera-t-il dix, et il répondit : Je ne détruirai pas, à cause des dix.
33 Yahvé, ayant achevé de parler à Abraham, s’en alla, et Abraham retourna chez lui.
Commentaire
1. Situation
Le Livre de la Genèse est le premier livre de la Bible, et le premier des 5 livres attribués à la tradition de Moïse, et dont les différents éléments qui le composent se sont additionnés pendant plusieurs siècles jusqu’au temps de la rédaction finale, aux environs du 6ème siècle, et très probablement après le retour de l’exil Babylonien.
Ce livre nous présente d’abord une histoire des origines des nations, avec la création du monde (1, 1 - 2, 3), ainsi que de l’homme et de la femme, leur descendance et l’expansion de la civilisation (2,4 - 4, 24), la vie des générations d’avant le Déluge, le Déluge (4, 25 - 6, 8), et la repopulation jusqu’au moment de la dispersion (6, 9 - 9, 29), suite à l’orgueil manifesté par les hommes de la grande ville de Babel, avec sa tour (10, 1 - 11, 9).
Nous entrons ensuite - après un court interlude nous présentant la généalogie de Sem à Terah, le père d’Abraham (11, 10 -26) - dans une seconde grande partie, l’histoire des ancètres d’sraël (11, 27 - 50, 26), qui comprend le cycle d’Abraham et de Sarah (11, 27 - 25, 18), le cycle d’Isaac et Jacob (25, 19 - 36, 43), et, finalement, l’histoire de Joseph (37, 10 - 50, 26).
Notre page fait partie du cycle d’Abraham, qu’elle continue de nous développer.
Depuis son premier appel par Dieu (12, 1 -9), Abraham a cheminé, est passé par l’Egypte, s’est séparé de son neveu Lot, et a vaincu des rois envahisseurs qui avaient capturé Lot,
De son côté, Dieu, en dépit de la lenteur apparente des réalisations de ses promesses à Abraham, les lui a nettement renouvelées et précisées, continuant de lui annoncer une descendance issue de son sang, ainsi que la possession de la terre de Canaan, puis, après la naissance d’Ismaël qu’Abraham a engendré de sa servante, Hagar, que Sarah lui avait envoyée, Dieu revient rencontrer Abraham dans cette grande scène des 3 visiteurs que le patriarche accueille au chêne de Mambré, et qui lui certifient que dans un an Sarah aura un fils né de lui (18, 1 -15).
Notre page débute juste après cette pemière annonce, au moment où la visite de ces 3 personnages, en qui Dieu “passe” auprès d’Abraham, va se terminer sur une seconde annonce qui lui est faite, concernant le sort des villes de Sodome et de Gomorrhe.
2. Message
Avec celui qu croit en lui et accepte les promesses de son salut, Dieu entre en dialogue et lui partage ses projets. C’est ce qu’il fait ici avec Abraham.
A la lecture des versets 20 - 21, nous avons l’impression que le châtiment de Sodome et de Gomorrhe est bien décidé et “programmé”. La prière d’Abraham (versets 23 - 32), fait reconnaître par Dieu qu’il n’intervient pas dans le monde de façon arbitraire, sans souci de justice. La question posée par Abraham est la suivante: Yahvé-Dieu ne pourrait-il pas accepter de pardonner même aux coupables à cause de quelques justes ? Le récit nous apprend que Dieu exauce jusqu’à la dernière requête de la magnifique et pathétique intercession d’Abraham, qui fait ainsi appel à sa justice et à sa miséricorde.
Abraham s’arrête toutefois à 10 justes comme chiffre minimum pour sauver toute la ville coupable, et l’entretien s’arrête là. Abraham reviendra voir le lendemain ce qui est advenu à la ville de Sodome, mais il obtenu l’assurance que Yahvé est prêt à pardonner plutôt qu’à punir aveuglément.
La suite de l’épisode montrera que Dieu est allé au-delà de la demande d’Abraham : il a sauvé le seul juste et sa famille qui habitaient Sodome (Lot, sa femme, et ses deux filles), en se souvenant d’Abraham (19,12 -29).
3. Decouvertes
L’apparition de Yahvé à Abraham au chêne de Mambré sous la forme de 3 hommes souligne à la fois la proximité et la mystérieuse distance de Dieu. Avec notre texte de ce jour, cette apparition se scinde, semble-t-il, d’une certaine façon, en deux : l’un des 3 (Yahvé) reste, semble-t-il toujours (mais ce n’est pas précisé à ce point de clarté dans le texte) à discuter avec Abraham, tandis que les deux autres (appelés “anges” en 19, 1) s’en vont à Sodome détruire la ville, après en avoir fait sortir Lot avec force.
Vérifions tous les détails de cette visite “mystérieuse” : ces visiteurs que reçoit Abraham, avec une grande démonstration d’hospitalité orientale, sont 3 hommes qu’il voit (18, 2), mais il s’adresse à Yahvé (18, 3) qui lui est apparu (18, 1), qui lui parle (18, 10. 13. 14 et 17 - 32). Du groupe des 3 se détachent 2 hommes (18, 16. 22) que Lot accueille comme tels (19, 5. 8. 10. 12. 16) et que le texte appelle “2 anges” (19, 1. 15). On leur parle et ils parlent au pluriel, mais, en 19, 17 - 22, un seul répond, et, en 19, 24 - 25, c’est Yahvé qui détruit Sodome. A ceux que Dieu appelle et qui lui répondent positivement, il leur partage ses projets : Dieu agit et il parle, il révèle son salut et se révèle, il nous associe à sa vie qu’il nous propose, il nous traite en partenaires libres et responsables, tout en demeurant le “tout-Autre”.
A vrai dire, Abraham n’intercède pas pour Sodome, mais s’assure, par ses questions hardies, que Dieu traite vraiment le monde avec justice, établissant une distinction nette entre les justes et les pécheurs, comme d’ailleurs l’histoire de Noé (Gen., 6 - 9) l’avait déjà amplement montré.
On trouve, dans l’Ancien Testament, d’autres prières du même genre que celle d’Abraham : voir Exode, 32, 9 - 14; Nombres, 14,15 - 25; Amos, 7, 1 - 9. A noter qu’en Jérémie, 5, 1 et Ezéchiel 22, 30, Yahvé serait prêt à pardonner à Jérusalem pour un seul juste, mais il ne le trouve pas.
Bien que conscient de la “distance” qui le sépare de Yahvé, Abraham ose marchander avec lui (18, 27 - 32). Il ne se permet pas toutefois de descendre en dessous d’un minimum de 10 justes qui suffiraient pour que la ville soit épargnée. Mais, même en dessous de ce chiffre, Dieu peut intervenir pour sauver individuellement les quelques rares justes existants, comme cela arrivera à Lot, même si Abraham ne l’a pas demandé dans son “marchandage”.
4. Prolongement
La mission de .Jésus est, d’une certaine façon, l’inverse de cette page. Puisqu’il n’y a pas un seul juste en ce monde, Dieu envoie son Fils tenir ce rôle, quand vient la plénitude des temps (Galates, 4, 4 - 6), et pour que nous-mêmes nous devenions des “Fils”.
Le péché étant le lot de tous les hommes depuis l’origine (Romains, 3, 22 - 26), Dieu envoie Jésus Christ pour nous en délivrer. En Jésus, coïncident la gratuité totale du don de Dieu (1 Jean, 4, 7 - 15) et la réponse parfaite, le “OUI” total et réel (2 Corinthiens, 1, 19 - 20) que Dieu attend de l’humanité qu’il veut sauver (Ephésiens. 2, 5 - 11).
Jésus est le fondement et la racine de cette “nouvelle” humanité, de la même façon que, dans l’histoire rapportée du premier homme, Adam (Genèse, 3), était incluse et représentait toute la première humanité créée par Dieu :
18 Ainsi donc, comme la faute d’un seul a entraîné sur tous les hommes une condamnation, de même l’oeuvre de justice d’un seul procure à tous une justification qui donne la vie.
19 Comme en effet par la désobéissance d’un seul homme la multitude a été constituée pécheresse, ainsi par l’obéissance d’un seul la multitude sera-t-elle constituée juste.
20 La Loi, elle, est intervenue pour que se multipliât la faute; mais où le péché s’est multiplié, la grâce a surabondé :
21 ainsi, de même que le péché a régné dans la mort, de même la grâce régnerait par la justice pour la vie éternelle par Jésus Christ notre Seigneur.
Grand est ce mystère de la rencontre de Dieu, et de ce qu’il nous propose, en son Fils, dans l’Esprit, aujourd’hui: l’avons-nous découvert et médité suffisamment ?
Prière
*Seigneur Jésus, tu nous demandes de prier le Père avec une confiance totale et une grande persévérance, sans rabâcher pour autant, car Dieu sait mieux que nous ce dont nous avons besoin, et parce que tu nous as démontré tout au long de ta mission, ainsi qu’à “l’Heure” suprême de ta mort, que sa miséricorde et son pardon dépassaient tout ce que nous pouvions imaginer et attendre : rends-moi capable de prier le Père avec une telle confiance, qui est celle dont toi-même nous a montré l’exemple magnifique, en ton attitude permanente d’obéissance absolue à la volonté du Père. AMEN.
30.06.2003.*
Évangile : Matthieu 8, 18-22
DE L’EVANGILE DE MATTHIEU
Texte
18 Se voyant entouré de foules nombreuses, Jésus donna l’ordre de s’en aller sur l’autre rive.
19 Et un scribe s’approchant lui dit : ” Maître, je te suivrai où que tu ailles. “
20 Jésus lui dit : ” Les renards ont des tanières et les oiseaux du ciel ont des nids ; le Fils de l’homme, lui, n’a pas où reposer la tête. “
21 Un autre des disciples lui dit : ” Seigneur, permets-moi de m’en aller d’abord enterrer mon père. “
22 Mais Jésus lui dit : ” Suis-moi, et laisse les morts enterrer leurs morts. “
Commentaire
1. Situation
Cet Evangile, qui porte le nom de Matthieu, trouve peut-être sa première source dans une collection de paroles de Jésus, écrites en Araméen et attribuées à l’apôtre Matthieu, par un Père de l’Eglise, Papias d’Alexandrie, vers 125.
Cet Evangile, qui reprend beaucoup de passages de l’Evangile de Marc (qui avait été écrit vers 65), mais en y ajoutant des éléments qu’il partage en grande partie avec Luc, a été très probablement rédigé entre les années 85 et 90.
A parcourir tout ce Livre, on peut se demander s’il a été composé pour des chrétiens d’origine Juive (Judéochrétiens), ou pour des chrétiens d’origine païenne, ou encore pour les deux. La position communément admise de nos jours est qu’il a été écrit pour une communauté Judéochrétienne qui s’est trouvée exclue du Judaïsme, suite à une décision par des rabbins Juifs non chrétiens de ne plus tolérer la double appartenance, à la fois Juive et chrétienne, de ces Judéochrétiens, qui avait été possible jusqu’à cette date. Rupture qui explique la dureté des propos mis dans la bouche de Jésus contre les Scribes et Pharisiens de son temps (Matth. chapitre 23).
Néanmoins, même s’il a été d’abord écrit pour confirmer une communauté Judéochrétienne dans sa découverte de la Bonne Nouvelle de Jésus, cet Evangile est ouvert également à la mission universelle auprès des païens, et il se termine par un envoi en mission par le Christ ressuscité, avec ces paroles : “allez, de toutes les nations, faites des disciples” (28, 18).
On peut diviser cet Evangile en 11 parties, qui se répondent en sens inverse (la 1ère correspondant à la dernière, la 2ème, à l’avant-dernière, etc…), concentrées autour de la 6ème partie, le “Discours en paraboles”, qui sert en quelque sorte de “pivot”. Nous obtenons ainsi le découpage suivant :
- Naissance de Jésus et commencement de sa mission (1 - 4)
- Bénédictions et Discours sur la montagne (5 - 7)
- Manifestations de l’autorité de Jésus et de ses appels (8 - 9)
- Discours sur la mission (10)
- Jésus rejeté par “cette génération” (11 - 12 )
- Discours en paraboles (13)
- Jésus reconnu par ses disciples (14 - 17)
- Discours sur la manière de vivre en communauté de croyants (18)
- De nouveau, Jésus manifeste son autorité et ses appels (19 - 22)
- Proclamation de situations malheureuses et Discours sur la venue définitive du Royaume (23 - 24)
- Passion, mort et résurrection (26 - 28)
Cette présentation fait ressortir que cet Evangile est bien rythmé par 5 grands discours de Jésus, dans lesquels l’auteur a concentré la majeure partie de son enseignement. Les 5 discours ont souvent fait penser aux 5 livres de Moïse de l’Ancien Testament. On dit volontiers que, pour Matthieu, Jésus est le “Nouveau Moïse”.
Avec notre page se poursuit une 3ème partie de cet Evangile. Après le défi qu’il a lancé en paroles tout au long de son premier discours, nous découvrons le défi semblable que Jésus lance maintenant par ses actions de miséricorde, accomplies surtout en faveur de personnes défavorisées, ou marginalisées par la société. Ces gestes, souvent spectaculaires, se trouvent regroupés en 3 triades de 3 miracles chacune, qui se déploient tout au long de cette partie de l’Evangile : en 8, 1 - 17; 8, 23 - 9, 8 et 9, 18 - 34. Mais Jèsus, pour autant, ne cesse pas de répondre, en paroles et en actes appropriés, aux événements qu’il rencontre.
2. Message
Se proposer, de soi-même, pour suivre Jésus, c’est d’abord mesurer les enjeux d’une telle démarche.
Avoir foi en Jésus reconnu comme “Seigneur” demande qu’on le suive sans condition, sans que rien, même de très important, ne vienne empêcher notre marche derrière lui.
3. Decouvertes
Avant de lire le récit de la 2ème série de 3 miracles, nous assistons à 2 rencontres qui soulignent la difficulté d’être disciples.
Ces paroles de Jésus seront illustrées par le miracle de la tempête appaisée, rapporté dans le passage suivant de l’Evangile, miracle par lequel Jésus nous fait comprendre qu’être disciple suppose que nous ayons foi en lui avec une confiance totale, même au milieu des pires épreuves et difficultés de ce monde.
Dans la 1ère de ces 2 rencontres, un scribe, qui n’a pas été appelé, et qui s’adresse à Jésus en le nommant “Maître”, s’entend déclarer que pour suivre Jésus il lui faudra tout abandonner.
Dans la 2ème de ces 2 rencontres, il s’agit d’un disciple qui reconnaît Jésus comme “Seigneur”, et auquel Jésus renouvelle son appel à le suivre totalement, et sans le moindre délai.
Le Fils de l’homme, qui n’a pas une pierre où reposer la tête, est l’homme par excellence pour lequel s’applique le Psaume 8 : Dieu a tout mis sous ses pieds.
Enterrer les morts a toujours été, et demeure, considéré comme un geste de piété respectueuse, dont bénéficiera le corps mort de Jésus lui-même (27, 57 - 61). La parole de Jésus à son disciple montre que celui qui l’a reconnu comme “Seigneur” de sa vie acquiert une conscience prophétique nouvelle. Toutes les autres valeurs doivent donc être reléguées à un autre plan, et resituées à la lumière de l’accomplissement de toutes choses en Jésus.
4. Prolongement
5 qu’est donc le mortel, que tu t’en souviennes, le fils d’Adam, que tu le veuilles visiter?
6 A peine le fis-tu moindre qu’un dieu; tu le couronnes de gloire et de beauté,
7 pour qu’il domine sur l’œuvre de tes mains; tout fut mis par toi sous ses pieds,
28 ” Qui de vous en effet, s’il veut bâtir une tour, ne commence par s’asseoir pour calculer la dépense et voir s’il a de quoi aller jusqu’au bout ?
29 De peur que, s’il pose les fondations et ne peut achever, tous ceux qui le verront ne se mettent à se moquer de lui, en disant :
30 “Voilà un homme qui a commencé de bâtir et il n’a pu achever ! ”
31 Ou encore quel est le roi qui, partant faire la guerre à un autre roi, ne commencera par s’asseoir pour examiner s’il est capable, avec dix mille hommes, de se porter à la rencontre de celui qui marche contre lui avec vingt mille ?
32 Sinon, alors que l’autre est encore loin, il lui envoie une ambassade pour demander la paix.
33 Ainsi donc, quiconque parmi vous ne renonce pas à tous ses biens ne peut être mon disciple.
18 Comme il cheminait sur le bord de la mer de Galilée, il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et André son frère, qui jetaient l’épervier dans la mer ; car c’étaient des pêcheurs.
19 Et il leur dit : ” Venez à ma suite, et je vous ferai pêcheurs d’hommes. ”
20 Eux, aussitôt, laissant les filets, le suivirent.
21 Et avançant plus loin, il vit deux autres frères, Jacques, fils de Zébédée, et Jean son frère, dans leur barque, avec Zébédée leur père, en train d’arranger leurs filets ; et il les appela.
22 Eux, aussitôt, laissant la barque et leur père, le suivirent.
15 Mais quand Celui qui dès le sein maternel m’a mis à part et appelé par sa grâce daigna
16 révéler en moi son Fils pour que je l’annonce parmi les païens, aussitôt, sans consulter la chair et le sang,
17 sans monter à Jérusalem trouver les apôtres mes prédécesseurs, je m’en allai en Arabie, puis je revins encore à Damas.
Prière
*Seigneur Jésus, si nous croyons en toi, si nous te reconnaissons comme “Seigneur”, nous avons accepté, pour te suivre, de quitter tout attachement et toute situation, en refusant désormais qu’aucune relation puisse être recherchée comme plus importante que de vivre d’abord, avec toi et pour toi, dans ma recherche de Dieu : fais-moi la grâce de ne jamais remettre en question ce “OUI” que tu attends de moi suite à ton appel, ce “OUI” qui est le tien face à l’envoi du Père, que tu me communiques dans ton Esprit Saint, et aide-moi à ne jamais considérer ma réponse comme un quelconque marchandage, qui prouverait que je ne t’ai pas vraiment découvert. AMEN.
01.07.2002.*