📘 Commentaire biblique de l’abbé Léon Hamain
Première lecture : Genèse 21, 5-20
DU LIVRE DE LA GENESE
Texte
5 Abraham avait cent ans lorsque lui naquit son fils Isaac.
6 Et Sara dit : Dieu m’a donné de quoi rire, tous ceux qui l’apprendront me souriront.
7 Elle dit aussi : Qui aurait dit à Abraham que Sara allaiterait des enfants ! car j’ai donné un fils à sa vieillesse.
8 L’enfant grandit et fut sevré, et Abraham fit un grand festin le jour où l’on sevra Isaac.
9 Or Sara aperçut le fils né à Abraham de l’Égyptienne Agar, qui jouait avec son fils Isaac,
10 et elle dit à Abraham : Chasse cette servante et son fils, il ne faut pas que le fils de cette servante hérite avec mon fils Isaac.
11 Cette parole déplut beaucoup à Abraham, à propos de son fils,
12 mais Dieu lui dit : Ne te chagrine pas à cause du petit et de ta servante, tout ce que Sara te demande, accorde-le, car c’est par Isaac qu’une descendance perpétuera ton nom,
13 mais du fils de la servante je ferai aussi une grande nation car il est de ta race.
14 Abraham se leva tôt, il prit du pain et une outre d’eau qu’il donna à Agar, et il mit l’enfant sur son épaule, puis il la renvoya. Elle s’en fut errer au désert de Bersabée.
15 Quand l’eau de l’outre fut épuisée, elle jeta l’enfant sous un buisson
16 et elle alla s’asseoir vis-à-vis, loin comme une portée d’arc. Elle se disait en effet : Je ne veux pas voir mourir l’enfant ! Elle s’assit vis-à-vis et se mit à crier et à pleurer.
17 Dieu entendit les cris du petit et l’Ange de Dieu appela du ciel Agar et lui dit : Qu’as-tu, Agar ? Ne crains pas, car Dieu a entendu les cris du petit, là où il était.
18 Debout ! soulève le petit et tiens-le ferme, car j’en ferai une grande nation.
19 Dieu dessilla les yeux d’Agar et elle aperçut un puits. Elle alla remplir l’outre et fit boire le petit.
20 Dieu fut avec lui, il grandit et demeura au désert, et il devint un tireur d’arc.
Commentaire
1. Situation
Le Livre de la Genèse est le premier livre de la Bible, et le premier des 5 livres attribués à la tradition de Moïse, et dont les différents éléments qui le composent se sont additionnés pendant plusieurs siècles jusqu’au temps de la rédaction finale, aux environs du 6ème siècle, et très probablement après le retour de l’exil Babylonien.
Ce livre nous présente d’abord une histoire des origines des nations, avec la création du monde (1, 1 - 2, 3), ainsi que de l’homme et de la femme, leur descendance et l’expansion de la civilisation (2,4 - 4, 24), la vie des générations d’avant le Déluge, le Déluge (4, 25 - 6, 8), et la repopulation jusqu’au moment de la dispersion (6, 9 - 9, 29), suite à l’orgueil manifesté par les hommes de la grande ville de Babel, avec sa tour (10, 1 - 11, 9).
Nous entrons ensuite - après un court interlude nous présentant la généalogie de Sem à Terah, le père d’Abraham (11, 10 -26) - dans une seconde grande partie, l’histoire des ancètres d’sraël (11, 27 - 50, 26), qui comprend le cycle d’Abraham et de Sarah (11, 27 - 25, 18), le cycle d’Isaac et Jacob (25, 19 - 36, 43), et, finalement, l’histoire de Joseph (37, 10 - 50, 26).
Notre page fait partie du cycle d’Abraham, qu’elle continue de nous développer.
Depuis son premier appel par Dieu (12, 1 -9), Abraham a cheminé, est passé par l’Egypte, s’est séparé de son neveu Lot, et a vaincu des rois envahisseurs qui avaient capturé Lot,
De son côté, Dieu, en dépit de la lenteur apparente des réalisations de ses promesses à Abraham, les lui a nettement renouvelées et précisées, continuant de lui annoncer une descendance issue de son sang, ainsi que la possession de la terre de Canaan, même après la naissance d’Ismaël qu’Abraham a engendré de sa servante, Hagar, que Sarah lui avait envoyée,
Selon donc cette promesse de Dieu, maintes fois renouvelée, un fils est finalement né de Sarah à Abraham. Dieu a donc bel et bien tenu parole et Abraham a eu raison de lui faire confiance et de croire en lui.
Cependant, les difficultés concrètes apparaissent rapidement : Abraham a donc maintenant deux fils, l’un né de Agar, l’esclave de Sarah, Ismaël, l’autre né de son épouse Sarah, Isaac. Et la naissance d’Isaac ne va faire que précipiter la crise entre ces deux femmes.
2. Message
Isaac est sevré à l’âge de 2 ou 3 ans. Et Sarah ne supporte pas que les deux fils d’Abraham puissent jouer ensemble, car sela souligne leur égalité devant leur père Abraham et face à son héritage. Elle ne peut donc accepter cette situation. Elle exige donc le départ d’Agar et d’Ismaël, ce qui déplait à Abraham.
Dieu ordonne alors à Abraham d’écouter Sarah, car selon sa promesse maintes fois renouvelée, c’est d’Isaac seul que l’authentique descendance d’Abraham doit surgir, comme le Seigneur le lui avait annoncé. Néanmoins, toute descendance d’Abraham, même en dehors de la promesse proprement dite, demeure marquée par une bénédiction de Dieu qui fera également d’Ismaël le fondateur d’un grand peuple.
Agar, et son fils, chassés tous les deux, se retrouvent dans le désert, livrés apparemment à la misère et à l’infortune. Mais Dieu, par son Ange, du haut du ciel, réitère à Agar ce qu’il vient de dire à Abraham, à savoir justement qu’lsmaël sera le fondateur d’une grande nation.
Ainsi Dieu a-t-il calmé les peurs d’Agar et de Sarah concernant l’avenir de leur enfant respectif. D’autre part, Ismaël va prospérer dans le désert qui a failli le tuer dans son enfance. Ainsi la promesse de Dieu se diversifie-t-elle dans la distinction entre une branche principale de la descendance d’Abraham (Isaac) et une branche secondaire différente, hors de la promesse, mais également marquée par une bénédiction de Yahvé (Ismaël).
3. Decouvertes
La logique de notre récit suppose qu’lsmaël soit encore suffisamment un tout jeune enfant pour être porté par sa mère. Mais, selon la chronologie de Genèse, 16, 16; 17, 13 et 21, 5, Abraham avait 86 ans lors de la naissance d’Ismaël, et est âgé de 100 ans quand naît Isaac, qui ne sera pas sevré avant l’âge de 2 ou 3 ans. Ismaël devrait donc avoir 17 ans à la date de l’expulsion d’Agar et de son fils.
Ces dates, qui cadrent mal, s’expliquent principalement par la juxtaposition de traditions différentes et d’époques différentes, mises bout à bout.
4. Prolongement
Dès le jour de son appel, nous l’avons vu (Genèse, 12), il a été promis à Abraham qu’en lui seraient bénies toutes les nations de la terre. Et dans la 1ère Lettre de Paul à Timothée (lettre qui n’est pas considérée comme étant de Paul mais d’un disciple tardif de son “école” de pensée et de sa tradition) il est écrit que “Dieu veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité” (1 Timothée, 2, 3).
D’autre part, dans sa lettre (authentique) aux Galates, Paul a, dans une page “fameuse”, repris cette histoire des 2 femmes d’Abraham, mais en faisant totalement glisser la position de Sarah et d’Isaac dans la position d’Agar et d’Ismaël, face à la mission de Jésus qui seul nous apporte la véritable liberté définitive.
Alors que, dans l’ Ancien Testament, le peuple d’Israël est le descendant de la femme libre, Sarah, par opposition aux lsmaélites héritiers de la descendance de l’esclave Agar, pour Paul, après la mort et la résurrection de Jésus et dans l’Esprit Saint, c’est nous, les chrétiens croyants, qui sommes les descendants de la femme libre, alors que le peuple Juif, dans la mesure où il ne suit pas Jésus, rétrograde d’un cran, en quelque sorte, et se trouve relégué dans la descendance d’Agar et de l’esclavage :
22 Il est écrit en effet qu’Ahraham eut deux fils, l’un de la servante, l’autre de la femme libre;
23 mais celui de la servante est né selon la chair, celui de la femme libre en vertu de la promesse.
24 Il y a là une allégorie: ces femmes représentent deux alliances; la première se rattache au Sinaï et enfante pour la servitude: c’est Agar
25 car le Sinaï est en Arabie et elle correspond à la Jérusalem actuelle, qui de fait est esclave avec ses enfants.
26 Mais la Jérusalem d’en haut est libre, et elle est notre mère;
27 car il est écrit: Réjouis-toi, stérile qui n’enfantais pas, éclate en cris de joie, toi qui n’as pas connu les douleurs; car nombreux sont les enfants de l’abandonnée, plus que les fils de l’épouse.
28 Or vous, mes frères, à la manière d’Isaac, vous êtes enfants de la promesse.
29 Mais, comme alors l’enfant de la chair persécutait l’enfant de l’esprit, il en est encore ainsi maintenant.
30 Eh bien, que dit l’Écriture: Chasse la servante et son fils, car il ne faut pas que le fils de la servante hérite avec le fils de la femme libre.
31 Aussi, mes frères, ne sommes-nous pas enfants d’une servante mais de la femme libre.
IMPORTANT : en lisant ce passage, ne pas oublier d’aller consulter les notes de la TOB ou de la BJ, ou de toute autre Bible annotée.
Prière
*Seigneur Jésus, c’est par notre foi en toi que nous sommes aujourd’hui, à notre tour, vainqueurs du monde, et tes disciples authentiques, vivant de la foi même d’Abraham, et de tous les croyants qui se sont laissés conduire par la Parole de Dieu, quels que soient les lenteurs, les obscurités rencontrées, et les risques à assumer, ce dont tu fus, à “l’Heure” de l’accomplissement défintif des temps et du dessein de Dieu, le témoin suprême, toi, le chef de notre foi, et qui seul peux la mener à sa perfection : fais en sorte que, dans la force, et à la lumière de ton Esprit Saint, je me laisse saisir, avec un coeur de pauvre et plein de confiance en Dieu, dans ta démarche d’obéissance et de don de ta vie. AMEN.
02.07.2003.*
Évangile : Matthieu 8, 28-34
DE L’EVANGILE DE MATTHIEU
Texte
28 Quand il fut arrivé sur l’autre rive, au pays des Gadaréniens, deux démoniaques, sortant des tombeaux, vinrent à sa rencontre, des êtres si sauvages que nul ne se sentait de force à passer par ce chemin.
29 Les voilà qui se mirent à crier : ” Que nous veux-tu, Fils de Dieu ? Es-tu venu ici pour nous tourmenter avant le temps ? “
30 Or il y avait, à une certaine distance, un gros troupeau de porcs en train de paître.
31 Et les démons suppliaient Jésus : ” Si tu nous expulses, envoie-nous dans ce troupeau de porcs. ” -
32 ” Allez ”, leur dit-il. Sortant alors, ils s’en allèrent dans les porcs, et voilà que tout le troupeau se précipita du haut de l’escarpement dans la mer et périt dans les eaux.
33 Les gardiens prirent la fuite et s’en furent à la ville tout rapporter, avec l’affaire des démoniaques.
34 Et voilà que toute la ville sortit au-devant de Jésus ; et, dès qu’ils le virent, ils le prièrent de quitter leur territoire.
Commentaire
1. Situation
Cet Evangile, qui porte le nom de Matthieu, trouve peut-être sa première source dans une collection de paroles de Jésus, écrites en Araméen et attribuées à l’apôtre Matthieu, par un Père de l’Eglise, Papias d’Alexandrie, vers 125.
Cet Evangile, qui reprend beaucoup de passages de l’Evangile de Marc (qui avait été écrit vers 65), mais en y ajoutant des éléments qu’il partage en grande partie avec Luc, a été très probablement rédigé entre les années 85 et 90.
A parcourir tout ce Livre, on peut se demander s’il a été composé pour des chrétiens d’origine Juive (Judéochrétiens), ou pour des chrétiens d’origine païenne, ou encore pour les deux. La position communément admise de nos jours est qu’il a été écrit pour une communauté Judéochrétienne qui s’est trouvée exclue du Judaïsme, suite à une décision par des rabbins Juifs non chrétiens de ne plus tolérer la double appartenance, à la fois Juive et chrétienne, de ces Judéochrétiens, qui avait été possible jusqu’à cette date. Rupture qui explique la dureté des propos mis dans la bouche de Jésus contre les Scribes et Pharisiens de son temps (Matth. chapitre 23).
Néanmoins, même s’il a été d’abord écrit pour confirmer une communauté Judéochrétienne dans sa découverte de la Bonne Nouvelle de Jésus, cet Evangile est ouvert également à la mission universelle auprès des païens, et il se termine par un envoi en mission par le Christ ressuscité, avec ces paroles : “allez, de toutes les nations, faites des disciples” (28, 18).
On peut diviser cet Evangile en 11 parties, qui se répondent en sens inverse (la 1ère correspondant à la dernière, la 2ème, à l’avant-dernière, etc…), concentrées autour de la 6ème partie, le “Discours en paraboles”, qui sert en quelque sorte de “pivot”. Nous obtenons ainsi le découpage suivant :
- Naissance de Jésus et commencement de sa mission (1 - 4)
- Bénédictions et Discours sur la montagne (5 - 7)
- Manifestations de l’autorité de Jésus et de ses appels (8 - 9)
- Discours sur la mission (10)
- Jésus rejeté par “cette génération” (11 - 12 )
- Discours en paraboles (13)
- Jésus reconnu par ses disciples (14 - 17)
- Discours sur la manière de vivre en communauté de croyants (18)
- De nouveau, Jésus manifeste son autorité et ses appels (19 - 22)
- Proclamation de situations malheureuses et Discours sur la venue définitive du Royaume (23 - 24)
- Passion, mort et résurrection (26 - 28)
Cette présentation fait ressortir que cet Evangile est bien rythmé par 5 grands discours de Jésus, dans lesquels l’auteur a concentré la majeure partie de son enseignement. Les 5 discours ont souvent fait penser aux 5 livres de Moïse de l’Ancien Testament. On dit volontiers que, pour Matthieu, Jésus est le “Nouveau Moïse”.
Avec notre page se poursuit une 3ème partie de cet Evangile. Après le défi qu’il a lancé en paroles tout au long de son premier discours, nous découvrons le défi semblable que Jésus lance maintenant par ses actions de miséricorde, accomplies surtout en faveur de personnes défavorisées, ou marginalisées par la société. Ces gestes, souvent spectaculaires, se trouvent regroupés en 3 triades de 3 miracles chacune, qui se déploient tout au long de cette partie de l’Evangile : en 8, 1 - 17; 8, 23 - 9, 8 et 9, 18 - 34. Mais Jèsus, pour autant, ne cesse pas de répondre, en paroles et en actes appropriés, aux événements qu’il rencontre. Nous assistons, en cette page, au deuxième miracle de la deuxième des trois séries.
2. Message
Jésus continue de manifester son autorité en actes, tant sur les situations de souffrance humaine que sur les démons.
Cette autorité, il l’exprime tout autant quand des païens sont concernés, s’il lui arrive d’en rencontrer : ce qu’il avant déjà fait, en guérissant le fils (ou le serviteur) du centurion, en 8, 5 - 13.
Les démons l’appellent “Fils de Dieu”, reconnaissant la puissance de Dieu qui agit en lui, et lui avouent leur impureté en demandant à aller dans les porcs, animaux considérés comme impurs par les Juifs.
Cette guérison des 2 démoniaques n’apportent rien à la cause de Jésus : au contraire son geste de libération dans la miséricorde génère de l’hostilité à son égard.
3. Decouvertes
Jésus se trouve donc dans territoire païen identifié, et dans lequel on élève des porcs. Dans ces terriroires voisins de la terre d’Israël, la population était souvent mixte, faite de païens et de Juifs. Mais Jésus, qui déclare n’être envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël, intervient à l’occasion auprès des païens (15, 21 - 28).
Ces hommes sont impurs parce que possédés par des esprits impurs. Ils habitent des lieux impurs, que sont des tombeaux, et les démons demandent à aller dans des animaux impurs, les porcs. En libérant les possédés, Jésus les rend purs.
“Es-tu venu ici pour nous tourmenter avant le temps ?” demandent les démons. “Ici” (même en terre païenne), “avant le temps” (du jugement final qui rendra impuissant les démons). Par ses exorcismes, Jésus anticipe ce temps final, donc à un moment où, selon les idées alors reçues, on pensait que les démons pouvaient agir à leur guise.
Jésus envoie les démons dans l’eau, comme une punition : il est écrit ailleurs qu’ils préféraient les endroits secs (12, 43).
Pour les Juifs, les porcs étaient des anuimaux impurs (Luc, 15, 15 - 16; Matthieu, 7, 6; 2 Pierre, 2, 22) et drôles. Les païens d’ailleurs taquinaient les Juifs à cause de leur horreur des porcs. On découvre une pointe d’humour dans cet épisode.
Dans le récit parallèle de Marc (Marc, 5, 1 - 20), il n’y a qu’un possédé, qui, une fois guéri, veut suivre Jésus comme un disciple, et que Jésus renvoie témoigner chez les siens.
4. Prolongement
Autorité de Jésus et victoire de Jésus sur les forces du mal.
19 Jésus reprit donc la parole et leur dit : ” En vérité, en vérité, je vous le dis, le Fils ne peut rien faire de lui-même, qu’il ne le voie faire au Père ; ce que fait celui-ci, le Fils le fait pareillement.
20 Car le Père aime le Fils, et lui montre tout ce qu’il fait ; et il lui montrera des œuvres plus grandes que celles-ci, à vous en stupéfier.
21 Comme le Père en effet ressuscite les morts et leur redonne vie, ainsi le Fils donne vie à qui il veut.
22 Car le Père ne juge personne ; il a donné au Fils le jugement tout entier,
18 S’avançant, Jésus leur dit ces paroles : ” Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre.
19 Allez donc, de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit,
20 et leur apprenant à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici que je suis avec vous pour toujours jusqu’à la fin du monde. ”
h 2:9- Aussi Dieu l’a-t-il exalté et lui a-t-il donné le Nom qui est au-dessus de tout nom,
10 pour que tout, au nom de Jésus, s’agenouille, au plus haut des cieux, sur la terre et dans les enfers,
11 et que toute langue proclame, de Jésus Christ, qu’il est SEIGNEUR, à la gloire de Dieu le Père.
13 Or voici qu’à présent, dans le Christ Jésus, vous qui jadis étiez loin, vous êtes devenus proches, grâce au sang du Christ.
14 Car c’est lui qui est notre paix, lui qui des deux peuples n’en a fait qu’un, détruisant la barrière qui les séparait, supprimant en sa chair la haine,
15 cette Loi des préceptes avec ses ordonnances, pour créer en sa personne les deux en un seul Homme Nouveau, faire la paix,
16 et les réconcilier avec Dieu, tous deux en un seul Corps, par la Croix : en sa personne il a tué la Haine.
17 Alors il est venu proclamer la paix, paix pour vous qui étiez loin et paix pour ceux qui étaient proches :
18 par lui nous avons en effet, tous deux en un seul Esprit, libre accès auprès du Père.
30 Nous savons maintenant que tu sais tout et n’as pas besoin qu’on te questionne. A cela nous croyons que tu es sorti de Dieu. ”
31 Jésus leur répondit : ” Vous croyez à présent ?
32 Voici venir l’heure - et elle est venue - où vous serez dispersés chacun de votre côté et me laisserez seul. Mais je ne suis pas seul : le Père est avec moi.
33 Je vous ai dit ces choses, pour que vous ayez la paix en moi. Dans le monde vous aurez à souffrir. Mais gardez courage ! J’ai vaincu le monde. “
Prière
*Seigneur Jésus, par toi, en toi, et avec toi, nous sommes nés de Dieu, donc, à ce titre, comme toi, vainqueurs du monde, et notre victoire, c’est notre foi, qui nous permet de témoigner de toi avec autorité, de t’imiter en toutes nos démarches, et ainsi d’agir en ton Nom : apprends-moi, chaque jour de nouveau, à vivre dans la logique de ta victoire, qui est soumission totale à la volonté du Père, que tu laisses pleinement agir en toi, nous demandant, à notre tour, de te laisser pleinement agir en nous, et transformer notre existence concrète en lieu de ta victoire, de la confession de ton Nom, ainsi que de ta présence toujours agissante à travers toutes nos expressions humaines. AMEN.
03.07.2002.*