📘 Commentaire biblique de l’abbé Léon Hamain
Première lecture : Osée 11, 1-11
DU LIVRE D’OSEE
Texte
1 Quand Israël était jeune, je l’aimai, et d’Égypte j’appelai mon fils.
2 Mais plus je les appelais, plus ils s’écartaient de moi; aux Baals ils sacrifiaient, aux idoles ils brûlaient de l’encens.
3 Et moi j’avais appris à marcher à Éphraïm, je le prenais par les bras, et ils n’ont pas compris que je prenais soin d’eux!
4 Je les menais avec des attaches humaines, avec des liens d’amour; j’étais pour eux comme ceux qui soulèvent un nourrisson tout contre leur joue, je m’inclinais vers lui et le faisais manger.
5 Il ne reviendra pas au pays d’Égypte, mais Assur sera son roi. Puisqu’il a refusé de revenir à moi,
6 l’épée sévira dans ses villes, elle anéantira ses verrous, elle dévorera à cause de leurs desseins.
7 Mon peuple est cramponné à son infidélité. On les appelle en haut, pas un qui se relève!
8 Comment t’abandonnerais-je, Éphraïm, te livrerais-je, Israël ? Comment te traiterais-je comme Adma, te rendrais-je semblable à Çeboyim ? Mon cœur en moi est bouleversé, toutes mes entrailles frémissent.
9 Je ne donnerai pas cours à l’ardeur de ma colère, je ne détruirai pas à nouveau Éphraïm, car je suis Dieu et non pas homme, au milieu de toi je suis le Saint, et je ne viendrai pas avec fureur.
10 Derrière Yahvé ils marcheront, comme un lion il rugira; et quand il rugira, les fils viendront, tremblants, de l’Occident;
11 comme un passereau ils viendront en tremblant de l’Égypte, comme une colombe, du pays d’Assur, et je les ferai habiter dans leurs maisons, oracle de Yahvé.
Commentaire
1. Situation
On ne connaît pratiquement rien de la vie d’Osée, sauf par des détails que l’on découvre dans son Livre. C’est ainsi que nous apprenons qu’il a exercé son ministère dans les dernières années de l’existence du royaume du Nord (Israël), avant l’invasion et la déportation Assyriennes, soit entre 750 et 732. Osée est contemporain d’Amos en Israël, et d’Isaïe et Michée en Juda.
Osée a dévoilé les infidélités d’Israël et annoncé les châtiments divins. De plus, il a maintenu que ce ne sont pas les Baals, ou dieux de la fertilité, qui régulent les semailles et récoltes en Israël, mais bien Yahvé, qu’il présente comme l’époux qui aime son peuple Israël.
En effet, aux chapitres 1 et 3 de ce Livre, l’on voit le prophète recevoir du Seigneur l’ordre d’épouser une prostituée qui, en plus, va devenir adultère en le trompant, mais qu’Osée parviendra finalement à ramener à lui. Le chapitre 2 nous en donne le sens théologique : Israël est l’épouse du Seigneur, qui se prostitue, commet l’adultère avec les divinités païennes, mais que Yahvé-Dieu finit par ramener à lui, et par lui rendre sa place après un temps d’épreuves.
On pense aujourd’hui que les oracles du livre d’Osée remontent à l’époque du prophète, même si l’on trouve, dans la version actuelle de ce Livre en nos Bibles, d’assez nombreux ajouts et corrections postérieurs.
Ce Livre se développe en 4 parties : - le mariage du prophète, image de l’échec des relations entre Dieu et Israêl (1, 2 - 3, 9), - condamnation, par le prophète, de ses contemporains (4, 1 - 9, 9), - le péché et l’histoire (9, 10 - 14, 1), - un épilogue, qui traite de la repentance et du salut (14, 2 - 9).
2. Message
Plus que jamais, le Seigneur déclare son amour pour ce peuple d’Israël qu’il a appelé gratutitement, et que, depuis les origines, il accompagne tout au long de son histoire.
Cet amour est véritablement celui d’un “Père” tout de bonté pour son “enfant”, qu’il chérit et prend totalement en charge. Mais que faire quand cet enfant se rebelle et le rejette ?
La réponse du Seigneur, est, qu’au-delà de toute réaction d’appréciation et de vérité sur la gravité de la situation, la miséricorde l’emportera toujours finalement sur la rigueur du jugement et sur la colère. Et cela au nom de la sainteté même de Dieu, qui nous révèle ainsi un aperçu de son mystère.
3. Decouvertes
C’est là l’un des sommets du message de l’Ancien Testament que cet amour de Dieu qui demeure face à l’ingratitude continue de son peuple, peuple qu’il a libéré de la servitude Egyptienne, et avec lequel il a fait alliance en accomplissement de sa Promesse.
Même si, au nom de la logique de la vérité et de la justice, les versets 5 - 7 (qui manquent dans notre version liturgique) prophétisent le jugement de Dieu et l’exil que va connaître Israël, les versets 8 - 9 nous montrent à quel point cet amour infini de Dieu devient pour lui l’angoisse et la souffrance d’un amour blessé.
La solution de ce dilemme sera dans le retour d’exil (versets10 - 11) . En effet, quel que soit le mal que puisse faire un enfant à son père, un vrai père ne détruit pas son enfant. S’il y a jugement, ce jugement ne saurait être définitif (voir Osée, 14).
On a souvent noté de nos jours la dimension “maternelle” de ces sentiments paternels très engagés du Seigneur (voir aussi Isaïe, 49, 14 - 15 et 66, 12 - 13).
4. Prolongement
Le Nouveau Testament a repris ce thème de l’amour infini de Dieu pour tous les hommes et toutes les femmes de notre humanité, qu’il appelle au salut dans le partage de sa vie et de la gratuité de son don, aussi bien dans les paroles de Jésus, qui nous invite à être, comme lui, “fils” de ce “Père” qui est le sien,propre, que dans les relectures que nous en apportent, en particulier, les lettres de Paul et de Jean :
20 Il partit donc et s’en alla vers son père. ” Tandis qu’il était encore loin, son père l’aperçut et fut pris de pitié ; il courut se jeter à son cou et l’embrassa tendrement.
21 Le fils alors lui dit : “Père, j’ai péché contre le Ciel et envers toi, je ne mérite plus d’être appelé ton fils. ”
22 Mais le père dit à ses serviteurs : “Vite, apportez la plus belle robe et l’en revêtez, mettez-lui un anneau au doigt et des chaussures aux pieds.
23 Amenez le veau gras, tuez-le, mangeons et festoyons,
24 car mon fils que voilà était mort et il est revenu à la vie ; il était perdu et il est retrouvé ! ” Et ils se mirent à festoyer…
21 Mais maintenant, sans la Loi, la justice de Dieu s’est manifestée, attestée par la Loi et les Prophètes,
22 justice de Dieu par la foi en Jésus Christ, à l’adresse de tous ceux qui croient - car il n’y a pas de différence :
23 tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu -
24 et ils sont justifiés par la faveur de sa grâce en vertu de la rédemption accomplie dans le Christ Jésus :
25 Dieu l’a exposé, instrument de propitiation par son propre sang moyennant la foi ; il voulait montrer sa justice, du fait qu’il avait passé condamnation sur les péchés commis jadis
26 au temps de la patience de Dieu ; il voulait montrer sa justice au temps présent, afin d’être juste et de justifier celui qui se réclame de la foi en Jésus.
5 Et l’espérance ne déçoit point, parce que l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par le Saint Esprit qui nous fut donné.
6 C’est en effet alors que nous étions sans force, c’est alors, au temps fixé, que le Christ est mort pour des impies -;
7 à peine en effet voudrait-on mourir pour un homme juste ; pour un homme de bien, oui, peut-être osera-t-on mourir -;
8 mais la preuve que Dieu nous aime, c’est que le Christ, alors que nous étions encore pécheurs, est mort pour nous.
14 C’est pourquoi je fléchis les genoux en présence du Père
15 de qui toute paternité, au ciel et sur la terre, tire son nom.
16 Qu’Il daigne, selon la richesse de sa gloire, vous armer de puissance par son Esprit pour que se fortifie en vous l’homme intérieur,
17 que le Christ habite en vos cœurs par la foi, et que vous soyez enracinés, fondés dans l’amour.
18 Ainsi vous recevrez la force de comprendre, avec tous les saints, ce qu’est la Largeur, la Longueur, la Hauteur et la Profondeur,
19 vous connaîtrez l’amour du Christ qui surpasse toute connaissance, et vous entrerez par votre plénitude dans toute la Plénitude de Dieu.
20 A Celui dont la puissance agissant en nous est capable de faire bien au-delà, infiniment au-delà de tout ce que nous pouvons demander ou concevoir,
21 à Lui la gloire, dans l’Église et le Christ Jésus, pour tous les âges et tous les siècles ! Amen. (Voir aussi Ephésiens, 2, 4 - 10)
8 Celui qui n’aime pas n’a pas connu Dieu, car Dieu est Amour.
9 En ceci s’est manifesté l’amour de Dieu pour nous : Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde afin que nous vivions par lui.
10 En ceci consiste l’amour : ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, mais c’est lui qui nous a aimés et qui a envoyé son Fils en victime de propitiation pour nos péchés.
Prière
*Seigneur Jésus, en prenant tous les risques, jusqu’à la mort de la croix, pour nous révéler la miséricorde infinie de Dieu, non seulement tu nous as fait découvrir le mystère de Dieu qui est amour, mais encore tu nous as fait passer de la mort à la vie, en devenant vraiment enfants de Dieu : ouvre mes yeux, ouvre mon cœur à cet amour désormais fruit de la présence en moi de ton Esprit Saint, que cet amour me recrée, que, sans cesse, il illumine tous mes comportements, et rayonne ma nouvelle condition de membre de la famille de celui qui est ton Père et notre Père. AMEN.
11.07.2002.*
Évangile : Matthieu 10, 7-15
DE L’EVANGILE DE MATTHIEU
Texte
7 Chemin faisant, proclamez que le Royaume des Cieux est tout proche.
8 Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, expulsez les démons. Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement.
9 Ne vous procurez ni or, ni argent, ni menue monnaie pour vos ceintures,
10 ni besace pour la route, ni deux tuniques, ni sandales, ni bâton : car l’ouvrier mérite sa nourriture.
11 ” En quelque ville ou village que vous entriez, faites-vous indiquer quelqu’un d’honorable et demeurez-y jusqu’à ce que vous partiez.
12 En entrant dans la maison, saluez-la :
13 si cette maison en est digne, que votre paix vienne sur elle ; si elle ne l’est pas, que votre paix vous soit retournée.
14 Et si quelqu’un ne vous accueille pas et n’écoute pas vos paroles, sortez de cette maison ou de cette ville et secouez la poussière de vos pieds.
15 En vérité je vous le dis : au Jour du Jugement, il y aura moins de rigueur pour le pays de Sodome et de Gomorrhe que pour cette ville-là.
Commentaire
1. Situation
Cet Evangile, qui porte le nom de Matthieu, trouve peut-être sa première source dans une collection de paroles de Jésus, écrites en Araméen et attribuées à l’apôtre Matthieu, par un Père de l’Eglise, Papias d’Alexandrie, vers 125.
Cet Evangile, qui reprend beaucoup de passages de l’Evangile de Marc (qui avait été écrit vers 65), mais en y ajoutant des éléments qu’il partage en grande partie avec Luc, a été très probablement rédigé entre les années 85 et 90.
A parcourir tout ce Livre, on peut se demander s’il a été composé pour des chrétiens d’origine Juive (Judéochrétiens), ou pour des chrétiens d’origine païenne, ou encore pour les deux. La position communément admise de nos jours est qu’il a été écrit pour une communauté Judéochrétienne qui s’est trouvée exclue du Judaïsme, suite à une décision par des rabbins Juifs non chrétiens de ne plus tolérer la double appartenance, à la fois Juive et chrétienne, de ces Judéochrétiens, qui avait été possible jusqu’à cette date. Rupture qui explique la dureté des propos mis dans la bouche de Jésus contre les Scribes et Pharisiens de son temps (Matth. chapitre 23).
Néanmoins, même s’il a été d’abord écrit pour confirmer une communauté Judéochrétienne dans sa découverte de la Bonne Nouvelle de Jésus, cet Evangile est ouvert également à la mission universelle auprès des païens, et il se termine par un envoi en mission par le Christ ressuscité, avec ces paroles : “allez, de toutes les nations, faites des disciples” (28, 18).
On peut diviser cet Evangile en 11 parties, qui se répondent en sens inverse (la 1ère correspondant à la dernière, la 2ème, à l’avant-dernière, etc…), concentrées autour de la 6ème partie, le “Discours en paraboles”, qui sert en quelque sorte de “pivot”. Nous obtenons ainsi le découpage suivant :
- Naissance de Jésus et commencement de sa mission (1 - 4)
- Bénédictions et Discours sur la montagne (5 - 7)
- Manifestations de l’autorité de Jésus et de ses appels (8 - 9)
- Discours sur la mission (10)
- Jésus rejeté par “cette génération” (11 - 12 )
- Discours en paraboles (13)
- Jésus reconnu par ses disciples (14 - 17)
- Discours sur la manière de vivre en communauté de croyants (18)
- De nouveau, Jésus manifeste son autorité et ses appels (19 - 22)
- Proclamation de situations malheureuses et Discours sur la venue définitive du Royaume (23 - 24)
- Passion, mort et résurrection (26 - 28)
Cette présentation fait ressortir que cet Evangile est bien rythmé par 5 grands discours de Jésus, dans lesquels l’auteur a concentré la majeure partie de son enseignement. Les 5 discours ont souvent fait penser aux 5 livres de Moïse de l’Ancien Testament. On dit volontiers que, pour Matthieu, Jésus est le “Nouveau Moïse”.
Nous sommes entrés maintenant dans la 4ème partie de l’Evangile, le 2ème grand discours de Jésus, appelé Discours Apostolique ou Discours Missionnaire (10, 1 -42).
Jésus a commencé par faire venir près de lui les Douze pour leur donner pouvoir de chasser tous les esprits mauvais et de guérir toute maladie et toute infirmité. Apès avoir nommé, un par un, ces 12 Apôtres, Matthieu nous précise que Jésus les envoie en mission en terre d’Israël exclusivement, avant de nous faire découvrir les instructions que Jésus leur donne concernant justement cette mission.
2. Message
Jésus leur indique d’abord le contenu du message à proclamer : c’est celui qu’annonçait déjà Jean Baptiste (3, 2), et par lequel Jésus lui-même a commencé son ministère (4, 17). Il résume l’essentiel de la Bonne Nouvelle qui accompagne le passage de Jésus en notre monde : Le Règne de Dieu s’est approché de nous, il nous faut donc nous tourner résolument vers Dieu (conversion) pour accueillir son passage en et par Jésus.
Cependant ce message, comme c’est le cas pour Jésus, s’accompagne d’une attitude de miséricorde active qui révèle à quel point ce message est salut de Dieu offert à tout homme et à toute femme par des gestes de prise en charge miséricordieuse, gestes de guérison de maladies et de libération des esprits mauvais.
Cette annonce de l’Evangile, comme Bonne Nouvelle et don d’un salut agissant en nous par des actes de guérison-libération, est totalement gratuite, mais avec une dimension de partage : on rencontre les gens vers qui l’on va en acceptant d’être simplement accueilllis par eux, on “s’indigénise” auprès d’eux, à condition toutefois que, de leur côté, ils accueillent la paix qu’on leur apporte au nom de Jésus.
Telle est donc la mission par la parole et les actions de guérison-libération. Une mission qui n’a pas besoin de stratégie préétablie ni de moyens humains sophistiqués. La mission aux mains nues, sans argent, ni tunique de rechange, ni sac, ni provisions, ni sandales, ni bâton.
Du même coup, cette mission est transparente de vérité : on propose l’Evangile de la miséricorde de Jésus et de la vie qu’il faut changer pour aller vers Dieu qui nous offre son salut. Cela dit ou montré, on refuse toute compromission qui dénaturerait cette Bonne Nouvelle, et l’on s’en va le plus nettement possible, si l’on n’est pas normalement accueilli ou écouté.
3. Decouvertes
Pour le moment, Jésus demande à ses Apôtres de ne pas sortir des limites d’Israël. C’est d’ailleurs ce qu’il fait lui-même. A noter cependant qu’après sa résurrection, il les, et nous, enverra porter la Bonne Nouvelle au monde entier (28, 19), nous assurant de sa présence permanente à nos côtés (28, 20).
Paul dira à plusieurs reprises que le salut, ou la justice, de Dieu sont absolument gratuits (Romains, 3, 24), parce que proposition et communication de la mission de délivrance achevée par Jésus en son ministère, sa mort et sa résurrection.
Cette grâce du salut, reçue gratuitement par tous, implique que la mission est fondamentalement d’abord toute désintéressée (2 Corinthiens, 11, 7), car rien ne doit empêcher aucune personne de recevoir la Parole et l’appel au salut en et par Jésus. C’est seulement dans un second temps que l’Apôtre peut accepter d’être pris en charge par les destinataires et les auditeurs de sa Parole, prise en charge que Paul trouvait tout-à-fait normale, mais qu’il a, sauf cas exceptionnels, toujours refusée pour lui-même (1 Corinthiens, 9, 4 - 18).
4. Prolongement
Dès que nous devenons disciples, appelés à suivre Jésus, il devient la première valeur de toute notre existence : tout chrétien doit dès lor, à sa façon, tout quitter pour le suivre, exigence qui s’adresse à tous (Matthieu, 10, 37 - 39; 16, 24 - 26).
Quelle que soit notre vocation particulière : de prophète de l’absolu de la rencontre de Jésus (vie religieuse), ou présence, à la façon de Jésus au coeur des réalités humaines (vie de laïque engagée dans toutes les dimensions des réalités professionnelles, civiques, familiales), notre relation à Jésus, qui doit toujours avoir la première place, ne peut donc que rayonner, soit comme question posée par notre vie, soit par notre témoignage visible, selon notre choix d’existence avec et pour Jésus.
Prière
*Seigneur Jésus, toi qui nous as appelés à te suivre, à vivre de ton Evangile, et à recevoir le mystère de la présence de Dieu en notre vie par toi et en toi, tu nous envoies tous continuer ta mission dans le cadre de notre vocation particulière, et tu attends de nous que nous proclamions l’essentiel de ton message de conversion et d’accueil de la proximité du Royaume de Dieu, que nous rayonnions ta miséricorde envers toutes et tous, que nous sachions rencontrer vraiment ceux que nous trouvons sur nos chemins, en partageant leur existence concrète, que nous avons ainsi à découvrir de l’intérieur de leur expérience : renouvelle en mon coeur la capacité de vraiment me quitter, de me rendre disponible, de façon à ce que ta mission de salut passe au travers de toutes mes attitudes et engagements humains, comme une lumière qui rayonne sans cesse ton Evangile. AMEN.
10.07.2003.*