📘 Commentaire biblique de l’abbé Léon Hamain
Première lecture : Osée 2, 14-23
DU LIVRE D’OSEE
Texte
14 (2:16) C’est pourquoi voici, je veux l’attirer et la conduire au désert, et je parlerai à son coeur.
15 (2:17) Là, je lui donnerai ses vignes et la vallée d’Acor, comme une porte d’espérance, et là, elle chantera comme au temps de sa jeunesse, et comme au jour où elle remonta du pays d’Égypte.
16 (2:18) En ce jour-là, dit l’Éternel, tu m’appelleras: Mon mari! et tu ne m’appelleras plus: Mon maître!
17 (2:19) J’ôterai de sa bouche les noms des Baals, afin qu’on ne les mentionne plus par leurs noms
.
18 (2:20) En ce jour-là, je traiterai pour eux une alliance avec les bêtes des champs, les oiseaux du ciel et les reptiles de la terre, je briserai dans le pays l’arc, l’épée et la guerre, et je les ferai reposer avec sécurité.
19 (2:21) Je serai ton fiancé pour toujours; je serai ton fiancé par la justice, la droiture, la grâce et la miséricorde;
20 (2:22) je serai ton fiancé par la fidélité, et tu reconnaîtras l’Éternel.
21 (2:23) En ce jour-là, j’exaucerai, dit l’Éternel, j’exaucerai les cieux, et ils exauceront la terre;
22 (2:24) la terre exaucera le blé, le moût et l’huile, et ils exauceront Jizreel.
23 (2:25) Je planterai pour moi Lo Ruchama dans le pays, et je lui ferai miséricorde; je dirai à Lo Ammi: Tu es mon peuple! et il répondra: Mon Dieu!
Commentaire
1. Situation
On ne connaît pratiquement rien de la vie d’Osée, sauf par des détails que l’on découvre dans son Livre. C’est ainsi que nous apprenons qu’il a exercé son ministère dans les dernières années de l’existence du royaume du Nord (Israël), avant l’invasion et la déportation Assyriennes, soit entre 750 et 732. Osée est contemporain d’Amos en Israël, et d’Isaïe et Michée en Juda.
Osée a dévoilé les infidélités d’Israël et annoncé les châtiments divins. De plus, il a maintenu que ce ne sont pas les Baals, ou dieux de la fertilité, qui régulent les semailles et récoltes en Israël, mais bien Yahvé, qu’il présente comme l’époux qui aime son peuple Israël.
En effet, aux chapitres 1 et 3 de ce Livre, l’on voit le prophète recevoir du Seigneur l’ordre d’épouser une prostituée qui, en plus, va devenir adultère en le trompant, mais qu’Osée parviendra finalement à ramener à lui. Le chapitre 2 nous en donne le sens théologique : Israël est l’épouse du Seigneur, qui se prostitue, commet l’adultère avec les divinités païennes, mais que Yahvé-Dieu finit par ramener à lui, et par lui rendre sa place après un temps d’épreuves.
On pense aujourd’hui que les oracles du livre d’Osée remontent à l’époque du prophète, même si l’on trouve, dans la version actuelle de ce Livre en nos Bibles, d’assez nombreux ajouts et corrections postérieurs.
Ce Livre se développe en 4 parties : - le mariage du prophète, image de l’échec des relations entre Dieu et Israêl (1, 2 - 3, 9), - condamnation, par le prophète, de ses contemporains (4, 1 - 9, 9), - le péché et l’histoire (9, 10 - 14, 1), - un épilogue, qui traite de la repentance et du salut (14, 2 - 9).
2. Message
Osée, cet homme trahi dans son amour conjugal, est appelé par le Seigneur à dénoncer l’infidélite d’Israël, peuple de Dieu défini ici sous l’image de l’épouse de Yahvé qui a abandonné son mari et s’est prostituée.
La gratuité et l’ampleur inégalables de l’amour de Dieu pour son peuple sont ici rendues manifestes par cette annonce et cette description d’un nouveau départ absolu sous la forme d’un remariage avec l’épouse infidèle reconduite au désert, lieu de sa jeunesse et de sa première union, pour y conclure une alliance renouvelée, toute de fraîcheur et de nouveauté, dans l’annulation et l’inversion de tous les malheurs prédits par Dieu à l’encontre de son épouse prostituée et adultère
Cette nouvelle alliance tiendra et réussira dans la mesure où la fidélité du peuple-épouse de Yahvé est présentée comme un cadeau, un don que lui fait le Seigneur en personne.
3. Decouvertes
Notons les termes du langage amoureux employés ici par Osée pour montrer la grande proximité de Dieu avec son peuple identifié comme son “épouse” : “séduire”, “parler à son coeur”.
La vigne, si souvent image de la fécondité divine bafouée et détournée par Israël idolâtre (4, 17 - 18 et 10, 1), ne pourra plus lui nuire, s’il se laisse revenir aux bonnes dispositions de sa jeunesse (verset 17).
Les cadeaux que Dieu apporteera à Israël en cette occasion seront d’ordre spirituel et se résument dans les termes de “fidélité” et de miséricorde”. Nous sommes désormais dans le cadre d’une relation pleine d’espérance pour l’avenir (versets 21 - 22).
Trois prédictions de Dieu à son peuple sont ici développées : - le peuple n’appellera plus Yahvé son “Baal”, mais son “époux”, et ce sera la fin des Baals (versets 18 - 19), - Dieu sera la médiateur d’uine alliance nouvelle avec les animaux, et Israël, épouse de son Dieu, ne connaîtra plus la guerre (verset 20), - les sens de rejet et de malheur des noms des trois enfants de Gomer, l’épouse infidèle d’Osée, seront complètement inversés, et désormais porteurs de vie et de fécondité (versets 23 - 25).
L’annonce des versets 18 - 19 semble bien indiquer qu’à l’époque d’Osée il existait en Israël un réel risque de confusion entre Yahvé et les Baals.
L’alliance conclue entre Dieu et les animaux sauvages mentionnée au verset 20 peut signifier deux choses : soit que Dieu bannisse tous ces animaux de la terre (voir Ezéchiel, 34, 25 - 28), soit qu’il effectue sur eux une transformation paradisiaque les rendant inoffensifs (voir Isaïe, 11, 6 - 9).
Aux versets 23 - 25, le sens des noms des fils de la femme d’Osée, Gomer, sera retourné : celui de “Izréel” (nom de ville associé dans l’histoire aux massacres sanguinaires de Jéhu (2 Rois, 9, 1 - 37 et 10, 1 - 11)) devient le symbole de la fertilité que Dieu sème, celui de “Lo Ruchama” (“pas de pitié”) signifiera désormais que Dieu fera miséricorde, et celui de “Lo Ammi” (“pas mon peuple”) voudra dire “tu es mon peuple”.
4. Prolongement
Paul reprend à plusieurs reprises l’image des épousailles de Dieu ou du Christ Jésus avec son peuple (image liée depuis l’Ancien Testament au thème de l’Alliance) pour symboliser les relations du Christ avec la ou les communauté(s) de disciples, de croyants en son Nom, et pour donner tout le sens de “mystère” ou de “sacrement” de l’union des époux chrétiens baptisés et croyants :
2 Corinthiens
11.1 Oh! si vous pouviez supporter de ma part un peu de folie! Mais vous, me supportez!
11.2 Car je suis jaloux de vous d’une jalousie de Dieu, parce que je vous ai fiancés à un seul époux, pour vous présenter à Christ comme une vierge pure.
11.3 Toutefois, de même que le serpent séduisit Eve par sa ruse, je crains que vos pensées ne se corrompent et ne se détournent de la simplicité à l’égard de Christ.
11.4 Car, si quelqu’un vient vous prêcher un autre Jésus que celui que nous avons prêché, ou si vous recevez un autre Esprit que celui que vous avez reçu, ou un autre Évangile que celui que vous avez embrassé, vous le supportez fort bien.
Ephésiens
5.22 Femmes, soyez soumises à vos maris, comme au Seigneur;
5.23 car le mari est le chef de la femme, comme Christ est le chef de l’Église, qui est son corps, et dont il est le Sauveur.
5.24 Or, de même que l’Église est soumise à Christ, les femmes aussi doivent l’être à leurs maris en toutes choses.
5.25 Maris, aimez vos femmes, comme Christ a aimé l’Église, et s’est livré lui-même pour elle,
5.26 afin de la sanctifier par la parole, après l’avoir purifiée par le baptême d’eau,
5.27 afin de faire paraître devant lui cette Église glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irrépréhensible.
5.28 C’est ainsi que les maris doivent aimer leurs femmes comme leurs propres corps. Celui qui aime sa femme s’aime lui-même.
5.29 Car jamais personne n’a haï sa propre chair; mais il la nourrit et en prend soin, comme Christ le fait pour l’Église,
5.30 parce que nous sommes membres de son corps.
5.31 C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair.
5.32 Ce mystère est grand; je dis cela par rapport à Christ et à l’Église.
5.33 Du reste, que chacun de vous aime sa femme comme lui-même, et que la femme respecte son mari.
Prière
*Seigneur Jésus, en répandant sur nous ton Esprit suite à ta résurrection d’entre les morts, tu as fait de nous une “création nouvelle”, qui nous a transformés en enfants de Dieu et cohéritiers avec toi de son Royaume : donne-moi de me laisser entièrement conquérir par cette dignité reçue gratuitement, et de laisser cette vie nouvelle qui vient de toi, et qui est associée à ta présence en mon coeur par la foi, produire tous les fruits de vérité, de justice, de lumière et d’amour que tu attends de moi. AMEN.
05.07.2004.*
Évangile : Matthieu 9, 18-26
DE L’EVANGILE DE MATTHIEU
Texte
18 Tandis qu’il leur parlait, voici qu’un chef s’approche, et il se prosternait devant lui en disant : ” Ma fille est morte à l’instant ; mais viens lui imposer ta main et elle vivra. “
19 Et, se levant, Jésus le suivait ainsi que ses disciples.
20 Or voici qu’une femme, hémorroïsse depuis douze années, s’approcha par derrière et toucha la frange de son manteau.
21 Car elle se disait en elle-même : ” Si seulement je touche son manteau, je serai sauvée. “
22 Jésus se retournant la vit et lui dit : ” Aie confiance, ma fille, ta foi t’a sauvée. ” Et de ce moment la femme fut sauvée.
23 Arrivé à la maison du chef et voyant les joueurs de flûte et la foule en tumulte, Jésus dit :
24 ” Retirez-vous ; car elle n’est pas morte, la fillette, mais elle dort. ” Et ils se moquaient de lui.
25 Mais, quand on eut mis la foule dehors, il entra, prit la main de la fillette et celle-ci se dressa.
26 Le bruit s’en répandit dans toute cette contrée.
Commentaire
1. Situation
Cet Evangile, qui porte le nom de Matthieu, trouve peut-être sa première source dans une collection de paroles de Jésus, écrites en Araméen et attribuées à l’apôtre Matthieu, par un Père de l’Eglise, Papias d’Alexandrie, vers 125.
Cet Evangile, qui reprend beaucoup de passages de l’Evangile de Marc (qui avait été écrit vers 65), mais en y ajoutant des éléments qu’il partage en grande partie avec Luc, a été très probablement rédigé entre les années 85 et 90.
A parcourir tout ce Livre, on peut se demander s’il a été composé pour des chrétiens d’origine Juive (Judéochrétiens), ou pour des chrétiens d’origine païenne, ou encore pour les deux. La position communément admise de nos jours est qu’il a été écrit pour une communauté Judéochrétienne qui s’est trouvée exclue du Judaïsme, suite à une décision par des rabbins Juifs non chrétiens de ne plus tolérer la double appartenance, à la fois Juive et chrétienne, de ces Judéochrétiens, qui avait été possible jusqu’à cette date. Rupture qui explique la dureté des propos mis dans la bouche de Jésus contre les Scribes et Pharisiens de son temps (Matth. chapitre 23).
Néanmoins, même s’il a été d’abord écrit pour confirmer une communauté Judéochrétienne dans sa découverte de la Bonne Nouvelle de Jésus, cet Evangile est ouvert également à la mission universelle auprès des païens, et il se termine par un envoi en mission par le Christ ressuscité, avec ces paroles : “allez, de toutes les nations, faites des disciples” (28, 18).
On peut diviser cet Evangile en 11 parties, qui se répondent en sens inverse (la 1ère correspondant à la dernière, la 2ème, à l’avant-dernière, etc…), concentrées autour de la 6ème partie, le “Discours en paraboles”, qui sert en quelque sorte de “pivot”. Nous obtenons ainsi le découpage suivant :
- Naissance de Jésus et commencement de sa mission (1 - 4)
- Bénédictions et Discours sur la montagne (5 - 7)
- Manifestations de l’autorité de Jésus et de ses appels (8 - 9)
- Discours sur la mission (10)
- Jésus rejeté par “cette génération” (11 - 12 )
- Discours en paraboles (13)
- Jésus reconnu par ses disciples (14 - 17)
- Discours sur la manière de vivre en communauté de croyants (18)
- De nouveau, Jésus manifeste son autorité et ses appels (19 - 22)
- Proclamation de situations malheureuses et Discours sur la venue définitive du Royaume (23 - 24)
- Passion, mort et résurrection (26 - 28)
Cette présentation fait ressortir que cet Evangile est bien rythmé par 5 grands discours de Jésus, dans lesquels l’auteur a concentré la majeure partie de son enseignement. Les 5 discours ont souvent fait penser aux 5 livres de Moïse de l’Ancien Testament. On dit volontiers que, pour Matthieu, Jésus est le “Nouveau Moïse”.
Avec notre page se poursuit une 3ème partie de cet Evangile. Après le défi qu’il a lancé en paroles tout au long de son premier discours, nous découvrons le défi semblable que Jésus lance maintenant par ses actions de miséricorde, accomplies surtout en faveur de personnes défavorisées, ou marginalisées par la société. Ces gestes, souvent spectaculaires, se trouvent regroupés en 3 triades de 3 miracles chacune, qui se déploient tout au long de cette partie de l’Evangile (en 8, 1 - 17; 8, 23 - 9, 8 et 9, 18 - 34), entourant quelques événements différents comme l’appel du disciple Matthieu (9, 4 -13) ou des prises de position de Jésus, comme celle sur les conditions nécessaires pour devenir ses disciples (8, 18 - 22) ou sur le jeûne (9, 14 - 17).
Dans notre page, Jésus effectue le premier miracle de la troisième série indiquée ci-dessus.
2. Message
Jésus guérit une femme prise d’hémorragie, qui le touche subrepticement, alors qu’il se rend chez un chef de synagogue, pour faire se relever sa fille qui vient de mourir. Une guérison miraculeuse se trouve ainsi incluse dans le déroulement d’un autre miracle.
Dans le premier cas, c’est quelqu’un qui met sa main sur le vêtement de Jésus, dans le second, c’est Jésus qui prend la fillette par la main pour la ressusciter.
Ces deux rencontres sont marquées par une grande foi en Jésus, manifestée dans la demande, pleine de confiance et de certitude, du chef de synagogue, ainsi que dans la pensée de la femme qui perd son sang, et au dialogue intérieur de laquelle Jésus répond à haute voix.
3. Decouvertes
Ce double miracle, qui, d’une certaine façon, n’en fait qu’un, est le 1er de la 3ème série de 3 miracles accomplis par Jésus, au cours de cette période de son ministère qui sépare ses deux premiers discours.
Cette résurrection de la fille du chef de synagogue permettra à Jésus de déclarer aux envoyés de Jean Baptiste, en 11, 5 : “les morts ressuscitent”.
Le chef de synagogue et la femme au flux de sang n’hésitent pas à croire que la puissance et la grâce de Dieu se manifestent personnellement en Jésus. Ils sont sûrs et certains que Jésus peut, et va, répondre à leur demande.
Interrompu dans sa conversation avec des disciples de Jean Baptiste, Jésus se met immédiatement en route à la sollicitation du chef de synagogue : manifester la miséricorde de Dieu est toujours pour lui une priorité.
A noter que le récit de notre page est beaucoup plus développé et détaillé dans la version de Marc (Marc, 5, 21 - 43).
4. Prolongement
Jésus, seule voie définitive pour recevoir, et atteindre, le salut que Dieu nous offre gratuitement, comme participation à sa propre vie. C’est ainsi qu’il s’est défini lui-même. C’est ainsi que les premers disciples l’ont perçu et nous l’ont transmis :
36 Mais j’ai plus grand que le témoignage de Jean : les œuvres que le Père m’a donné à mener à bonne fin, ces œuvres mêmes que je fais me rendent témoignage que le Père m’envoie.
37 Et le Père qui m’a envoyé, lui, me rend témoignage. Vous n’avez jamais entendu sa voix, vous n’avez jamais vu sa face,
38 et sa parole, vous ne l’avez pas à demeure en vous, puisque vous ne croyez pas celui qu’il a envoyé.
39 Vous scrutez les Écritures, parce que vous pensez avoir en elles la vie éternelle, et ce sont elles qui me rendent témoignage,
40 et vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie !
6 Jésus lui dit : ” Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie. Nul ne vient au Père que par moi.
6 Mais Pierre dit : ” De l’argent et de l’or, je n’en ai pas, mais ce que j’ai, je te le donne : au nom de Jésus Christ le Nazôréen, marche ! ”
7 Et le saisissant par la main droite, il le releva. A l’instant ses pieds et ses chevilles s’affermirent ;
10 sachez-le bien, vous tous, ainsi que tout le peuple d’Israël : c’est par le nom de Jésus Christ le Nazôréen, celui que vous, vous avez crucifié, et que Dieu a ressuscité des morts, c’est par son nom et par nul autre que cet homme se présente guéri devant vous.
11 C’est lui la pierre que vous, les bâtisseurs, avez dédaignée, et qui est devenue la pierre d’angle.
12 Car il n’y a pas sous le ciel d’autre nom donné aux hommes, par lequel nous devions être sauvés. ”
9 Aussi Dieu l’a-t-il exalté et lui a-t-il donné le Nom qui est au-dessus de tout nom,
10 pour que tout, au nom de Jésus, s’agenouille, au plus haut des cieux, sur la terre et dans les enfers,
11 et que toute langue proclame, de Jésus Christ, qu’il est SEIGNEUR, à la gloire de Dieu le Père.
Prière
*Seigneur Jésus, tu as les paroles de la vie éternelle, et tu t’es révélé, tout au long de ton ministère, comme le seul chemin définitif qui nous soit offert pour aller à Dieu notre Père, et recevoir de lui son salut en ton Royaume : rends-moi capable, par ton Esprit, de vraiment te recevoir comme le Seigneur de ma vie, et de te manifester ma confiance totale en la puissance de Dieu qui, par toi, me rejoint, et me donne la vie en abondance. AMEN.
08.07.2002.*