📘 Commentaire biblique de l’abbé Léon Hamain
Première lecture : Genèse 41, 5-57
DU LIVRE DE LA GENESE
Texte
55 Puis tout le pays d’Égypte souffrit de la faim et le peuple demanda à grands cris du pain à Pharaon, mais Pharaon dit à tous les Égyptiens : Allez à Joseph et faites ce qu’il vous dira. -
56 La famine sévissait par toute la terre. - Alors Joseph ouvrit tous les magasins à blé et vendit du grain aux Égyptiens. La famine s’aggrava encore au pays d’Égypte.
57 De toute la terre on vint en Égypte pour acheter du grain à Joseph, car la famine s’aggravait par toute la terre.
…
5 Les fils d’Israël allèrent donc pour acheter du grain, mêlés aux autres arrivants, car la famine sévissait au pays de Canaan.
6 Joseph - il avait autorité sur le pays - était celui qui vendait le grain à tout le peuple du pays. Les frères de Joseph arrivèrent et se prosternèrent devant lui, la face contre terre.
7 Dès que Joseph vit ses frères il les reconnut, mais il feignit de leur être étranger et leur parla durement. Il leur demanda : D’où venez-vous ? et ils répondirent : Du pays de Canaan pour acheter des vivres.
…
17 Et il les mit tous en prison pour trois jours.
18 Le troisième jour, Joseph leur dit : Voici ce que vous ferez pour avoir la vie sauve, car je crains Dieu :
19 si vous êtes sincères, que l’un de vos frères reste détenu dans votre prison; pour vous, partez en emportant le grain dont vos familles ont besoin.
20 Vous me ramènerez votre plus jeune frère; ainsi vos paroles seront vérifiées et vous ne mourrez pas. - Ainsi firent-ils. -
21 Ils se dirent l’un à l’autre : En vérité, nous expions ce que nous avons fait à notre frère : nous avons vu la détresse de son âme, quand il nous demandait grâce, et nous n’avons pas écouté. C’est pourquoi cette détresse nous est venue.
22 Ruben leur répondit : Ne vous avais-je pas dit de ne pas commettre de faute contre l’enfant ? Mais vous ne m’avez pas écouté et voici qu’il nous est demandé compte de son sang.
23 Ils ne savaient pas que Joseph les comprenait car, entre lui et eux, il y avait l’interprète.
24 Alors il s’écarta d’eux et pleura. Puis il revint vers eux et leur parla; il prit d’entre eux Siméon et le fit lier sous leurs yeux.
Commentaire
1. Situation
Le Livre de la Genèse est le premier livre de la Bible, et le premier des 5 livres attribués à la tradition de Moïse, et dont les différents éléments qui le composent se sont additionnés pendant plusieurs siècles jusqu’au temps de la rédaction finale, aux environs du 6ème siècle, et très probablement après le retour de l’exil Babylonien.
Ce livre nous présente d’abord une histoire des origines des nations, avec la création du monde (1, 1 - 2, 3), ainsi que de l’homme et de la femme, leur descendance et l’expansion de la civilisation (2,4 - 4, 24), la vie des générations d’avant le Déluge, le Déluge (4, 25 - 6, 8), et la repopulation jusqu’au moment de la dispersion (6, 9 - 9, 29), suite à l’orgueil manifesté par les hommes de la grande ville de Babel, avec sa tour (10, 1 - 11, 9).
Nous entrons ensuite - après un court interlude nous présentant la généalogie de Sem à Terah, le père d’Abraham (11, 10 -26) - dans une seconde grande partie, l’histoire des ancètres d’sraël (11, 27 - 50, 26), qui comprend le cycle d’Abraham et de Sarah (11, 27 - 25, 18), le cycle d’Isaac et Jacob (25, 19 - 36, 43), et, finalement, l’histoire de Joseph (37, 1 - 50, 26).
Continuant de parcourir à grands pas cette histoire des Ancêtres d’Israël, et en en sautant beaucoup de passages, nous nous retrouvons maintenant dans la 3ème partie de cette histoire. Bien qu’il y soit toujours question de Jacob et de ses fils, cette 3ème partie de l’histoire des Ancêtres d’Israël (37, 1 - 50, 26), dans le second grand volet du Livre de la Genèse, est considérée comme “l’Histoire de Joseph”, ce dernier en étant pour ainsi dire le pivot central qui en fait l’unité, même si les chapitres 37 et 39 - 45 sont les seuls qui le concernent entièrement et directement.
A la différence des récits concernant Abraham, Isaac et Jacob, qui constituent des cycles ou des chaînes d’événements, l’histoire de Joseph se déroule selon une intrigue bien menée qui l’anime de bout en bout, qui offre des analyses pénétrantes de la psychologie des différents personnages, et semble bien au fait, par ailleurs, des moeurs Egyptiennes.
Bien qu’on n’y rencontre pas de théophanies ou apparitions de Dieu, Dieu y est sans cesse à l’oeuvre à travers les actions, et même en dépit des péchés des hommes. Il y est présent avec sa capacité de bénédiction, tantôt d’une manière explicite dans l’interprétation des rêves et songes aux chapitres 40 et 41, mais, le plus souvent, de façon discrète et secrète qui ne sera révélée qu’au moment des interprétations qu’en fournira Joseph lui-même en 45, 5 - 8 et 50, 20 : Dieu a permis que tout concourt au bien présent et à venir de la descendance de Jacob à travers cette histoire de querelles et de jalousies entre frères. On peut donc dire que, de fait, Dieu a guidé toute cette aventure à sa façon.
On s’est demandé si, derrière cette histoire (qui ressemble quelque peu à un “roman” et a des ressemblances frappantes avec le genre des contes de sagesse), ne se posait pas la question de la monarchie en Israël à l’époque de sa mise en place au temps de Samuel. Une question est posée : un frère peut-il gouverner ses frères ? question que le 1er Livre de Samuel aborde avec ses deux approches contradictoires, l’une en faveur de la royauté, l’autre dans une attitude de refus face à la royauté.
Avec cette page, nous approchons de la fin de cette histoire de Joseph : vendu en esclavage par ses frères jaloux de lui, Joseph, suite à de nombreuses aventures où il réussit toujours, même en prison, (car partout l’on discerne ses qualités exceptionnelles de gestionnaire et d’organisateur), et, après avoir interprété les songes de deux officiers royaux et celui de Pharaon, est devenu le gouverneur de toute l’Egypte pendant une longue période de grande famine.
2. Message
Ainsi rejoignons-nous Joseph au sommet de sa gloire terrestre. Devenu Grand Vizir de Pharaon, il a organisé le stockage de tout le grain d’Egypte, en prévision des 7 années de famine dont il avait découvert l’annonce en interprétant un songe de Pharaon.
La famine s’étant répandue dans toute la région environnant l’Egypte, les frères de Joseph sont obligés de se rendre, à plusieurs reprises, se ravitailler en Egypte et y acheter du grain, et donc de s’adresser à Joseph qui contrôle de près toute distribution ou vente de grain.
Joseph, qui a reconnu ses frères, mais sans se faire d’abord reconnaître par eux, commence par les mettre à l’épreuve, avant de leur dire qui il est, et de leur pardonner.
3. Decouvertes
Joseph, comme personnage, est bien différent d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, en ce sens qu’il n’est pas porteur, comme eux, de la promesse reçue de Dieu. Lue dans le contexte du Livre de la Genèse tout entier, l’histoire de Joseph est celle du salut pour sa famille, qui est la descendance d’Abraham, famille qui est préservée de la faim.
De cette façon, Joseph contribue au maintien de la promesse faite à Abraham d’une descendance innombrable. Mais cela se fait au détriment de la terre, car Israël va devoir quitter Canaan pour l’Egypte, où l’attendra bientôt l’oppression d’un esclavage, dont Moïse devra ensuite, quelques siècles plus tard, le libérer.
L’histoire de Joseph, du point de vue du déroulement des événements du I.ivre de la Genèse, explique pourquoi et comment Jacob-Israêl est venu en Egypte et y a retrouvé son fils perdu. Du point de vue donc de la suite des événements, on aurait pu se contenter des chapitres 37 et 45 - 46, mis bout à bout, mais quelle richesse aurions-nous perdue en ne découvrant pas ce drame, ces jalousies, et l’action de Dieu qui demeure présent et agissant en dépit de tout cela !
D’où la grande importance de notre page, qui, dans les premières retrouvailles de Joseph et de ses frères, se trouve reliée directement à toute l’histoire antérieure des Patriarches.
4. Prolongement
C’est en fonction de la découverte de l’action de Dieu à travers tous ces événements heureux ou malheureux que cette histoire de Joseph est pour nous histoire sainte du salut de Dieu et donc “Ecriture”.
En 45, 5, au moment où il se fera reconnaître par ses frères lors de leur prochaine visite, Joseph leur déclarera : “c’est pour préserver vos vies que Dieu m’a envoyé en avant de vous”.
Cet argument sera repris par Pierre dans ses discours des Actes des apôtres, après la résurrection de Jésus, pour expliquer en quel sens ceux qui avaient fait condamner et mourir Jésus avaient accompli les Ecritures de l’Ancien Testament :
23 cet homme qui avait été livré selon le dessein bien arrêté et la prescience de Dieu, vous l’avez pris et fait mourir en le clouant à la croix par la main des impies,
24 mais Dieu l’a ressuscité, le délivrant des affres de l’Hadès. Aussi bien n’était-il pas possible qu’il fût retenu en son pouvoir ;
25 car David dit à son sujet : Je voyais sans cesse le Seigneur devant moi, car il est à ma droite, pour que je ne vacille pas.
26 Aussi mon cœur s’est-il réjoui et ma langue a-t-elle jubilé ; ma chair elle-même reposera dans l’espérance
27 que tu n’abandonneras pas mon âme à l’Hadès et ne laisseras pas ton saint voir la corruption.
13 Le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, le Dieu de nos pères a glorifié son serviteur Jésus que vous, vous avez livré et que vous avez renié devant Pilate, alors qu’il était décidé à le relâcher.
14 Mais vous, vous avez chargé le Saint et le Juste ; vous avez réclamé la grâce d’un assassin,
15 tandis que vous faisiez mourir le prince de la vie. Dieu l’a ressuscité des morts : nous en sommes témoins.
16 Et par la foi en son nom, à cet homme que vous voyez et connaissez, ce nom même a rendu la force, et c’est la foi en lui qui, devant vous tous, l’a rétabli en pleine santé.
17 ” Cependant, frères, je sais que c’est par ignorance que vous avez agi, ainsi d’ailleurs que vos chefs.
18 Dieu, lui, a ainsi accompli ce qu’il avait annoncé d’avance par la bouche de tous les prophètes, que son Christ souffrirait.
19 Repentez-vous donc et convertissez-vous, afin que vos péchés soient effacés,
En faisant ce qui était mal, lorsqu’ils ont vendu Joseph en esclavage, ses frères ont, sans le savoir, permis au dessein de salut de Dieu de continuer de se réaliser, même si cette évolution des événements ne supprime en rien ni leur faute ni leur responsabilité.
Prière
*Seigneur Jésus, quelle que soit la façon dont Dieu fait avancer son projet de salut pour tous les hommes, à travers, et par delà, nos réussites, nos échecs, nos attitudes de droiture ou notre péché, tu nous demandes de te suivre dans ta marche quotidienne dans l’obéissance à la volonté du Père, en essayant de toujours chercher en premier lieu les valeurs et la justice de ton Royaume ainsi que la gloire de Dieu : rends-moi plus docile à la force de ton Esprit, pour que je parvienne davantage à t’imiter en tous tes comportements de vérité et d’amour, de façon à rayonner davantage ta présence en ma vie et la fécondité de ton Evangile. AMEN.
09.07.2003.*
Évangile : Matthieu 10, 1-7
DE L’EVANGILE DE MATTHIEU
Texte
1 Ayant appelé à lui ses douze disciples, Jésus leur donna pouvoir sur les esprits impurs, de façon à les expulser et à guérir toute maladie et toute langueur.
2 Les noms des douze apôtres sont les suivants : le premier, Simon appelé Pierre, et André son frère ; puis Jacques, le fils de Zébédée, et Jean son frère ;
3 Philippe et Barthélemy ; Thomas et Matthieu le publicain ; Jacques, le fils d’Alphée, et Thaddée ;
4 Simon le Zélé et Judas l’Iscariote, celui-là même qui l’a livré.
5 Ces douze, Jésus les envoya en mission avec les prescriptions suivantes : ” Ne prenez pas le chemin des païens et n’entrez pas dans une ville de Samaritains ;
6 allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël.
7 Chemin faisant, proclamez que le Royaume des Cieux est tout proche.
Commentaire
1. Situation
Cet Evangile, qui porte le nom de Matthieu, trouve peut-être sa première source dans une collection de paroles de Jésus, écrites en Araméen et attribuées à l’apôtre Matthieu, par un Père de l’Eglise, Papias d’Alexandrie, vers 125.
Cet Evangile, qui reprend beaucoup de passages de l’Evangile de Marc (qui avait été écrit vers 65), mais en y ajoutant des éléments qu’il partage en grande partie avec Luc, a été très probablement rédigé entre les années 85 et 90.
A parcourir tout ce Livre, on peut se demander s’il a été composé pour des chrétiens d’origine Juive (Judéochrétiens), ou pour des chrétiens d’origine païenne, ou encore pour les deux. La position communément admise de nos jours est qu’il a été écrit pour une communauté Judéochrétienne qui s’est trouvée exclue du Judaïsme, suite à une décision par des rabbins Juifs non chrétiens de ne plus tolérer la double appartenance, à la fois Juive et chrétienne, de ces Judéochrétiens, qui avait été possible jusqu’à cette date. Rupture qui explique la dureté des propos mis dans la bouche de Jésus contre les Scribes et Pharisiens de son temps (Matth. chapitre 23).
Néanmoins, même s’il a été d’abord écrit pour confirmer une communauté Judéochrétienne dans sa découverte de la Bonne Nouvelle de Jésus, cet Evangile est ouvert également à la mission universelle auprès des païens, et il se termine par un envoi en mission par le Christ ressuscité, avec ces paroles : “allez, de toutes les nations, faites des disciples” (28, 18).
On peut diviser cet Evangile en 11 parties, qui se répondent en sens inverse (la 1ère correspondant à la dernière, la 2ème, à l’avant-dernière, etc…), concentrées autour de la 6ème partie, le “Discours en paraboles”, qui sert en quelque sorte de “pivot”. Nous obtenons ainsi le découpage suivant :
- Naissance de Jésus et commencement de sa mission (1 - 4)
- Bénédictions et Discours sur la montagne (5 - 7)
- Manifestations de l’autorité de Jésus et de ses appels (8 - 9)
- Discours sur la mission (10)
- Jésus rejeté par “cette génération” (11 - 12 )
- Discours en paraboles (13)
- Jésus reconnu par ses disciples (14 - 17)
- Discours sur la manière de vivre en communauté de croyants (18)
- De nouveau, Jésus manifeste son autorité et ses appels (19 - 22)
- Proclamation de situations malheureuses et Discours sur la venue définitive du Royaume (23 - 24)
- Passion, mort et résurrection (26 - 28)
Cette présentation fait ressortir que cet Evangile est bien rythmé par 5 grands discours de Jésus, dans lesquels l’auteur a concentré la majeure partie de son enseignement. Les 5 discours ont souvent fait penser aux 5 livres de Moïse de l’Ancien Testament. On dit volontiers que, pour Matthieu, Jésus est le “Nouveau Moïse”.
Avec notre page, nous entrons dans la 4ème partie de cet Evangile, le choix des Douze apôtres par Jésus, et leur envoi en mission, munis de toutes les directives que Jésus énonce dans le 2ème de ses 5 grands discours, appelé le discours apostolique ou encore le discours sur la mission.
2. Message
Au terme du récit de sa 1ère mission en Galilée, où il a manifesté son autorité, Jésus constate la misère des foules qui viennent à lui, et qu’il compare à des “brebis sans berger” (9, 36 - 38).
D’où l’appel, parmi ses disciples, de 12 hommes qu’il met à part, et envoie comme “apôtres” (c’est la seule fois où ce titre leur est donné dans cet Evangile), pour effectuer sa propre mission, avec les mêmes paroles et les mêmes gestes, auprès des “brebis perdues de la maison d’Israël”.
3. Decouvertes
Les disciples ne sont envoyés en mission que pour reproduire le message et les actions de miséricorde de Jésus : ils sont acteurs d’une seule et même mission, celle de Jésus lui-même, sans rien y ajouter.
La place des 12 apôtres dans la liste qui nous les présente correspond certainement à la “relecture” que l’Evangéliste en fait pour la ou les communauté(s) à laquelle, ou auxquelles, il s’adresse. A cette époque, la première place occupée par Pierre, fondée par ce qu’en disent tous les Evangiles, était bien assurée dans l’Eglise, et le fait de la “trahison” de Judas bien connu, ce qui explique sa situation de “dernier” de la liste.
Le nombre des 12 apôtres correspond à celui des 12 tribus d’Israël (Matthieu, 19, 28) : ils sont le symbole de la totalité de l’Israël Nouveau, rassemblé par Jésus en sa mission, sa mort et sa résurrection.
Dans l’Evangile de Matthieu, Jésus demeure à l’intérieur des frontières d’Israël, ne va jamais en Samarie, et s’il va à l’occasion dans des pays voisins, c’est pour y rencontrer des Juifs qui s’y trouvent, même si, exceptionnellement, il répond à la demande de païens (15, 24 - 28). Ce n’est qu’après sa résurrection qu’il enverra ses disciples jusqu’aux extrémités de la terre (28, 18 - 20).
4. Prolongement
Les Actes des Apôtres indiquent bien, de bout en bout,que Jésus ressuscité reste le seul Maître de cette mission qui demeure la sienne après son départ. C’est en son Nom que tout se dit ou se fait (Actes, 3, 6 - 8 et 7, 55 - 60), et sur son intitative que la mission progresse (par exemple lors de l’appel de Saul-Paul : Actes, 9, 15 - 16, la conversion du premier paîen par Pierre : Actes, 10, 1 - 11, 18, le passage de Paul en Europe : Actes, 16, 9 - 10). Quelques textes du Nouveau Testament sur cette mission des disciples qui reste toujours la mission de Jésus, et sur la place des 12 apôtres dans l’Israël Nouveau qu’est l’Eglise :
36 le moissonneur reçoit son salaire et récolte du fruit pour la vie éternelle, en sorte que le semeur se réjouit avec le moissonneur.
37 Car ici se vérifie le dicton : autre est le semeur, autre le moissonneur ;
38 je vous ai envoyés moissonner là où vous ne vous êtes pas fatigués ; d’autres se sont fatigués et vous, vous héritez de leurs fatigues. ”
6 Moi, j’ai planté, Apollos a arrosé ; mais c’est Dieu qui donnait la croissance.
7 Ainsi donc, ni celui qui plante n’est quelque chose, ni celui qui arrose, mais celui qui donne la croissance : Dieu.
8 Celui qui plante et celui qui arrose ne font qu’un, mais chacun recevra son propre salaire selon son propre labeur.
9 Car nous sommes les coopérateurs de Dieu ; vous êtes le champ de Dieu, l’édifice de Dieu.
10 Selon la grâce de Dieu qui m’a été accordée, tel un bon architecte, j’ai posé le fondement. Un autre bâtit dessus. Mais que chacun prenne garde à la manière dont il y bâtit.
11 De fondement, en effet, nul n’en peut poser d’autre que celui qui s’y trouve, c’est-à-dire Jésus Christ.
7 Au contraire, voyant que l’évangélisation des incirconcis m’était confiée comme à Pierre celle des circoncis -
8 car Celui qui avait agi en Pierre pour faire de lui un apôtre des circoncis, avait pareillement agi en moi en faveur des païens -
9 et reconnaissant la grâce qui m’avait été départie, Jacques, Céphas et Jean, ces notables, ces colonnes, nous tendirent la main, à moi et à Barnabé, en signe de communion : nous irions, nous aux païens, eux à la Circoncision ;
10 Il me transporta donc en esprit sur une montagne de grande hauteur, et me montra la Cité sainte, Jérusalem, qui descendait du ciel, de chez Dieu,
11 avec en elle la gloire de Dieu. Elle resplendit telle une pierre très précieuse, comme une pierre de jaspe cristallin.
12 Elle est munie d’un rempart de grande hauteur pourvu de douze portes près desquelles il y a douze Anges et des noms inscrits, ceux des douze tribus des Israélites ;
13 à l’orient, trois portes ; au nord, trois portes ; au midi, trois portes ; à l’occident, trois portes.
14 Le rempart de la ville repose sur douze assises portant chacune le nom de l’un des douze Apôtres de l’Agneau.
Prière
*Seigneur Jésus, dès que tu nous appelles comme disciples, et que nous te suivons dans la foi, tu nous envoies, avec la force de ton Esprit Saint, poursuivre ta propre mission dans la réalité de la vie des hommes et des femmes de notre temps : donne-moi de ne jamais chercher autre chose que d’annoncer ta Parole, et non la mienne, que de reproduire, à ta façon, tes gestes de miséricorde et de salut, que d’avancer chaque jour, avec toi qui m’accompagnes, sur mon propre parcours personnel, dans la foi qui agit par la charité. AMEN.
10.07.2002.*