📘 Commentaire biblique de l’abbé Léon Hamain
Première lecture : Exode 2, 1-15
DU LIVRE DE L’EXODE
Texte
1 Un homme de la maison de Lévi s’en alla prendre pour femme une fille de Lévi.
2 Celle-ci conçut et enfanta un fils. Voyant combien il était beau, elle le dissimula pendant trois mois.
3 Ne pouvant le dissimuler plus longtemps, elle prit pour lui une corbeille de papyrus qu’elle enduisit de bitume et de poix, y plaça l’enfant et la déposa dans les roseaux sur la rive du Fleuve.
4 La sœur de l’enfant se posta à distance pour voir ce qui lui adviendrait.
5 Or la fille de Pharaon descendit au Fleuve pour s’y baigner, tandis que ses servantes se promenaient sur la rive du Fleuve. Elle aperçut la corbeille parmi les roseaux et envoya sa servante la prendre.
6 Elle l’ouvrit et vit l’enfant : c’était un garçon qui pleurait. Touchée de compassion pour lui, elle dit : ” C’est un des petits Hébreux. “
7 La sœur de l’enfant dit alors à la fille de Pharaon : ” Veux-tu que j’aille te chercher, parmi les femmes des Hébreux, une nourrice qui te nourrira cet enfant ?8 Va ”, lui répondit la fille de Pharaon. La jeune fille alla donc chercher la mère de l’enfant.
9 La fille de Pharaon lui dit : ” Emmène cet enfant et nourris-le moi, je te donnerai moi-même ton salaire. ” Alors la femme emporta l’enfant et le nourrit.
10 Quand l’enfant eut grandi, elle le ramena à la fille de Pharaon qui le traita comme un fils et lui donna le nom de Moïse, car, disait-elle, ” je l’ai tiré des eaux “.
11 Il advint, en ces jours-là, que Moïse, qui avait grandi, alla voir ses frères. Il vit les corvées auxquelles ils étaient astreints ; il vit aussi un Égyptien qui frappait un Hébreu, un de ses frères.
12 Il se tourna de-ci de-là, et voyant qu’il n’y avait personne, il tua l’Égyptien et le cacha dans le sable.
13 Le jour suivant, il revint alors que deux Hébreux se battaient. ” Pourquoi frappes-tu ton compagnon ? ” dit-il à l’agresseur.
14 Celui-ci répondit : ” Qui t’a constitué notre chef et notre juge ? Veux-tu me tuer comme tu as tué l’Égyptien ? ” Moïse effrayé se dit : ” Certainement l’affaire se sait. “
15 Pharaon entendit parler de cette affaire et chercha à tuer Moïse. Moïse s’enfuit loin de Pharaon ; il se rendit au pays de Madiân et s’assit auprès d’un puits.
Commentaire
1. Situation
Deuxième des 5 premiers livres de l’Ancien Testament rattachés à la tradition de Moïse, le Livre de l’Exode nous relate deux étapes de l’histoire d’Israël : - Les Hébreux esclaves se libèrent de la tutelle de Pharaon (1, 1 - 18, 27), - Le peuple d’Israël au Sinaï (19, 1 - 40, 38).
La 1ère partie nous montre d’abord les dangers que Pharaon fait courir au peuple d’Israël en Egypte (1, 1 - 2, 22), puis nous fait découvrir la nission que Dieu confie à Moise de faire sortir le peuple d’Egypte (2, 23 - 7, 7). Au nom du Seigneur, le Dieu d’Israël, Moïse va infliger les 10 plaies sur l’Egypte (7, 8 - 13, 16) puis conduire le peuple hors d’Egypte, en lui faisant traverser la mer des Roseaux dans laquelle sera détruite l’armée égyptienne (13, 17 - 15, 21).
Dans la 2nde partie, nous verrons comment, ayant ainsi vaincu ce Pharaon et libéré son peuple, Dieu va, au désert du Sinaï, confirmer Moïse comme le chef de son peuple, leur donner une Loi ou règle de vie, établir le signe et le lieu de sa présence au milieu d’eux, et les mettre en route, en dépit de leurs résistances et de leurs révoltes, vers la terre de Canaan (avec toute une série de séquences très détaillées : la conclusion de l’Alliance avec Dieu, qui donne les 10 commandements, les directives de Dieu concernant l’Arche, le culte et le sacerdoce, l’apostasie du peuple et le renouvellement de l’Alliance, la construction de la “Demeure”).
Mais, avant tous ces événements si importants, Moïse, serviteur de Dieu, aura anticipé dans sa propre histoire le déplacement du peuple, depuis l’Egypte jusqu’au Sinaï (chapitres 2 - 4). L’Exode (la sortie d’Egypte) va révéler Moïse grand serviteur de Dieu et le modèle à imiter pour les grandes figures bibliques qui le suivront : Josué, Jérémie, le 2nd Prophète Isaïe, et, pour nous, Jésus, qui nous sera présenté, entre autres figures, comme “le nouveau Moïse”. Partageant la souffrance du peuple, Moïse est en même temps proche de Dieu, et, par sa médiation, arrivera à maintenir le peuple en bons termes avec Yahvé son Dieu.
Faisant suite au Livre de la Genèse, le Livre de l’Exode commence donc par nous faire retrouver les descendants de Jacob dans une terre étrangère, l’Egypte. Ils ont, semble-t-il, perdu mémoire des promesses de Dieu faites à leurs pères et sont opprimés par un Pharaon cruel qui se prend pour “Dieu” face à eux, règle tous les aspects de leur vie et les utilise comme esclaves à son service. C’est dans cette situation que Moïse vient au monde, après que Pharaon ait tout juste décidé que tous les enfants mâles des Hébreux seraient jetés au Nil.
2. Message
Par l’astuce de sa mère et un merveilleux concours de circonstances, le petit Hébreu de la tribu de Lévi qui va recevoir le nom de Moïse échappe à la mort en raison de la compassion de la fille de Pharaon qui adopte cet enfant perdu destiné à périr, et le confie à une nourrice, qui n’est autre que la mère de cet enfant, et qu’elle va rémunérer pour ce service !
Elevé à la façon des Hébreux au temps de sa tendre enfance, et ayant alors découvert et appris la solidarité pour ses frères de race, Moîse sera ensuite formé à la cour du Pharaon, ce qui lui vaudra certainement une capacité de discerner l’importance des événements, ainsi que l’acquisition d’une capacité de chef.
Ce n’est pourtant pas en se permettant de tuer un Egyptien qu’il prend sur le fait en train de brutaliser fortement un Hébreu ou en essayant de jouer un rôle d’arbitre entre deux de ses frères Hébreux qui se querellent, qu’il pourra libérer son peuple réduit en esclavage.
En effet, le voici pratiquement obligé de partir en exil, loin des siens : apparemment son aventure commence mal.
3. Decouvertes
Ce récit de sauvetage du bébé Moïse est très ressemblant à celui qui concerne le roi Sargon de Akka vers 2700 avant Jésus Christ.
La double éducation de Moïse, né Hébreu et d’abord élevé comme tel, avant de rejoindre la cour de Pharaon où prend soin de lui sa mère adoptive, fille du Pharaon, permet de comprendre son rôle futur de “leader”, “chef” de son peuple.
Le nom de “Moïse” vient très probablement d’un mot Egyptien que l’on trouve dans de nombreux nom de personnes, comme celui du Pharaon “Thumosis”. Il reçoit cependant dans la Bible un sens dérivé, devenant ” Moshe”, qui signifie “tiré de “.
Les versets 11 - 15 posent la question suivant à laquelle aucune réponse n’est cependant apportée : est-il juste que des opprimés se fassent justice de leur propre initiative et par eux-mêmes ? Ce récit nous montre cependant : d’abord que Moïse est passionné de justice tout en se comportant de façon imprudente, et, ensuite, que, sans une initiative divine et une force qui vient de Dieu, aucune entreprise de libération ne pourra réussir.
Dieu va cependant venir à la recontre de Moïse et l’appeler à une grande mission au pays lointain de Madian où Moïse a dû s’enfuir et se réfugier après avoir tué un Egyptien.
4. Prolongement
Une fois de plus, des événements sont présentés ici comme autant de “lieux” où Dieu se rend mystérieusement présent et agit, nous donnant l’impression qu’il conduit notre histoire.
Ce qui compte cependant, ce n’est pas de le considérer comme celui qui provoquerait directement de tels événements qui nous sont présentés soit comme une chance ou un pari réussi (le bébé Moïse déposé après trois mois dans une corbeille parmi les roseaux), soit comme des faits ayant un impact très négatif (le meurtre d’un Egyptien par Moïse, qui se voit ensuite contraint à un exil lointain), mais comme celui qui , dans le contexte de ces événements, n’en continue pas moins de tirer parti de tout pour son oeuvre de salut, dans la mesure où il accompagne des hommes qu’il a choisis pour agir en son Nom, dans le cadre de son projet.
Prière
*Seigneur Jésus, lancés comme toi au gré des situations et événements de notre histoire, qu’il soient dûs à la liberté des hommes ou à des jeux plus ou moins fortuits de circonstances non maîtrisables ni prévisibles, nous avons à y discerner ce que Dieu notre Père attend de nous, sachant qu’il est toujours “avec nous”, par toi, dans l’Esprit Saint, comme il a toujours été auprès de toi dans ton parcours terrestre : apprends-moi à essayer sans cesse de me situer en sa présence, avec un esprit d’obéissance filiale et d’amour, à ne chercher qu’à lui plaire en t’imitant dans ton comportement de serviteur de mes frères et soeurs, et en ne reculant jamais devant la vérité à faire, dans la mesure où je cherche à le regarder avec foi comme Celui dont le sens de toutes choses dépend, car il est le Créateur, et vers qui tout doit converger, car il nous appelle par toi à la gloire partagée de son Règne. AMEN.
15.07.2003.*
Évangile : Matthieu 11, 20-24
DE L’EVANGILE DE MATTHIEU
Texte
20 Alors il se mit à invectiver contre les villes qui avaient vu ses plus nombreux miracles mais n’avaient pas fait pénitence.
21 ” Malheur à toi, Chorazeïn ! Malheur à toi, Bethsaïde ! Car si les miracles qui ont lieu chez vous avaient eu lieu à Tyr et à Sidon, il y a longtemps que, sous le sac et dans la cendre, elles se seraient repenties.
22 Aussi bien, je vous le dis, pour Tyr et Sidon, au Jour du Jugement, il y aura moins de rigueur que pour vous.
23 Et toi, Capharnaüm, crois-tu que tu seras élevée jusqu’au ciel ? Jusqu’à l’Hadès tu descendras. Car si les miracles qui ont eu lieu chez toi avaient eu lieu à Sodome, elle subsisterait encore aujourd’hui.
24 Aussi bien, je vous le dis, pour le pays de Sodome il y aura moins de rigueur, au Jour du Jugement, que pour toi. “
Commentaire
1. Situation
Cet Evangile, qui porte le nom de Matthieu, trouve peut-être sa première source dans une collection de paroles de Jésus, écrites en Araméen et attribuées à l’apôtre Matthieu, par un Père de l’Eglise, Papias d’Alexandrie, vers 125.
Cet Evangile, qui reprend beaucoup de passages de l’Evangile de Marc (qui avait été écrit vers 65), mais en y ajoutant des éléments qu’il partage en grande partie avec Luc, a été très probablement rédigé entre les années 85 et 90.
A parcourir tout ce Livre, on peut se demander s’il a été composé pour des chrétiens d’origine Juive (Judéochrétiens), ou pour des chrétiens d’origine païenne, ou encore pour les deux. La position communément admise de nos jours est qu’il a été écrit pour une communauté Judéochrétienne qui s’est trouvée exclue du Judaïsme, suite à une décision par des rabbins Juifs non chrétiens de ne plus tolérer la double appartenance, à la fois Juive et chrétienne, de ces Judéochrétiens, qui avait été possible jusqu’à cette date. Rupture qui explique la dureté des propos mis dans la bouche de Jésus contre les Scribes et Pharisiens de son temps (Matth. chapitre 23).
Néanmoins, même s’il a été d’abord écrit pour confirmer une communauté Judéochrétienne dans sa découverte de la Bonne Nouvelle de Jésus, cet Evangile est ouvert également à la mission universelle auprès des païens, et il se termine par un envoi en mission par le Christ ressuscité, avec ces paroles : “allez, de toutes les nations, faites des disciples” (28, 18).
On peut diviser cet Evangile en 11 parties, qui se répondent en sens inverse (la 1ère correspondant à la dernière, la 2ème, à l’avant-dernière, etc…), concentrées autour de la 6ème partie, le “Discours en paraboles”, qui sert en quelque sorte de “pivot”. Nous obtenons ainsi le découpage suivant :
- Naissance de Jésus et commencement de sa mission (1 - 4)
- Bénédictions et Discours sur la montagne (5 - 7)
- Manifestations de l’autorité de Jésus et de ses appels (8 - 9)
- Discours sur la mission (10)
- Jésus rejeté par “cette génération” (11 - 12 )
- Discours en paraboles (13)
- Jésus reconnu par ses disciples (14 - 17)
- Discours sur la manière de vivre en communauté de croyants (18)
- De nouveau, Jésus manifeste son autorité et ses appels (19 - 22)
- Proclamation de situations malheureuses et Discours sur la venue définitive du Royaume (23 - 24)
- Passion, mort et résurrection (26 - 28)
Cette présentation fait ressortir que cet Evangile est bien rythmé par 5 grands discours de Jésus, dans lesquels l’auteur a concentré la majeure partie de son enseignement. Les 5 discours ont souvent fait penser aux 5 livres de Moïse de l’Ancien Testament. On dit volontiers que, pour Matthieu, Jésus est le “Nouveau Moïse”.
Le deuxième discours de Jésus, portant sur la mission apostolique, une fois terminé, Matthieu nous donne un nouveau compte-rendu d’activités et paroles de Jésus (11, 1 - 12, 50).
Le thème global de cette partie intermédiaire entre les 2ème et 3ème discours de Jésus est la découverte que fait Jésus qu’il est plus ou moins rejeté par ses contemporains, et sa réaction à cet état de fait. C’est dire qu’il se trouve affronté à des refus de croire et des contestations grandissantes.
Jésus vient tout juste de répondre à la question que Jean Baptiste lui pose depuis sa prison en lui envoyant quelques disciples l’interroger. Jésus a poursuivi en faisant l’éloge de Jean Baptiste, tout en concluant que le plus petit dans le Royaume des cieux est plus grand que lui, et en ajoutant, en présentant la parabole des gamins mauvais joueurs sur la place, que la “génération présente” n’ a su accueillir ni Jean Baptiste, ni lui-même, Jésus.
Bien que Jésus agisse autrement que l’avait, semble-t-il, prévu Jean Baptiste, en insistant davantage sur la miséricorde que sur le jugement de Dieu qui purifie son “aire”, et bien qu’il prenne ainsi ses distances par rapport à Jean en signalant que les prédictions des prophètes de l’Ancien Testament sont accomplies par lui, il ne s’en daclare pas moins tout-à-fait solidaire de Jean Baptiste et de sa mission.
2. Message
Jésus se lamente ici sur trois villes de Galilée qu’il interpelle selon un même schéma : - déclaration de malheur, - explication de cette déclaration,
- comparaison avec d’autres villes.
La raison de cette lamentation de Jésus, ce sont les puissantes actions de salut de ses miracles, qui auraient dû conduire ces villes à la repentance et à la conversion. Dans la même situation, déclare-t-il, les villes païennes mentionnées auraient réagi autrement, et de façon positive, y compris la ville maudite de Sodome.
En ce qui concerne Capharnaüm, ville où réside habituellement Jésus (Matthieu, 4, 13), on perçoit que le ton émotionnel de Jésus s’amplifie. Jésus s’adresse à cette ville, aussi directement, mais avec plus de force, rappelant Isaïe, 14, 13 - 15 et Ezéchiel, 26, 20.
Les miracles de Jésus auraient dû provoquer un sursaut national de conversion dans tout le pays de Palestine. Mais cela n’a pas eu lieu, et, en ce sens, le ministère de Jésus paraît être un échec. D’où la réaction de Jésus, de souffrance, de lamentation et d’invectives, ce qui prend d’autant plus de force dans ses propos qu’il interpelle toutes ces villes comme s’il s’adressait à des personnes.
3. Decouvertes
Chorazin et Bethsaïda sont deux villes toutes proches de la Mer de Galilée. Elles sont actuellement en ruines, bien qu’on puisse encore y voir la synagogue de Chorazin : lire TOB, Matthieu, 11, 21, note “b”.
Tyr et Sidon sont d’importantes cités païennes de Phénicie, déjà très explicitement condamnées par des prophètes tels que Isaïe, 23, 1 - 8, et Ezéchiel, 26 - 28.
Le sort de Sodome nous est relaté dans l’histoire des Ancêtres d’Israël, d’Abraham en l’occurrence, au Livre de la Genèse, 19, 24 - 28.
4. Prolongement
La comparaison établie par Jésus entre ces villes du bord de la Mer de Galilée, qui ont été des témoins privilégiés de tant de puissants signes de Jésus et ne se sont pas converties, et des villes maudites comme Sodome, ou fortement condamnées par les Prophètes, telles que Tyr et Sidon, nous donne à réfléchir.
Cela nous invite à relire le court petit livre de Jonas où la grande ville païenne de Ninive se convertit immédiatement dès l’audition du message de Jonas.
La fréquence du message entendu, une certaine accoutumance à Jésus, à ses actions, à sa Parole, sont autant de risques de nous faire banaliser l’événement unique de Jésus le Christ, qui doit toujours plus nous faire vivre, avec lui et pour lui, dans la mesure où nous en percevons la nouveauté radicale sans cesse renouvelée :“Le Royaume de Dieu s’est approché, convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle”.
La Lettre aux Hébreux et l’Apocalypse du Nouveau Testament nous fournissent des textes très durs contre les “tièdes” et les “endormis” de la foi. Il nous faut relire Hébreux, 5, 12 - 6, 12 et Apocalypse, 3, 14 - 21.
Où en sommes-nous de notre conversion à Jésus et à sa Parole, alors que tout nous a été donné, et que Dieu a fait l’au-delà du maximum pour nous Romains, 5, 6 - 11 et 8, 31 - 32) ? Où en sommes-nous de notre “OUI” dans l’Esprit ?
Prière
*Seigneur Jésus, il ne sous suffit pas de vivre dans la proximité de ton action de salut, dans la méditation quasi constante de ta Parole, ou de reconnaître de nos lèvres que tu es le “Seigneur”, pour te suivre en toute vérité, car tu attends de chacune et de chacun de nous que nous vivions en conformité avec ton enseignement, et que nous te suivions dans la fidélité et avec constance, dans des engagements concrets qui traduisent l’authenticité du “OUI” que nous devons dire au Père, par toi et dans l’Esprit : donne-moi ce dépouillement de moi-même et cette réelle pauvreté du coeur qui me permettent d’exprimer, en toutes circonstances, que c’est en étant attaché à toi que je marche vers le Père sur l’unique chemin que tu es en plénitude. AMEN.
15.07.2003.*