📘 Commentaire biblique de l’abbé Léon Hamain


Première lecture : Isaïe 10, 5-16

DU LIVRE D’ISAÏE

Texte

5 Malheur à l’Assyrien, verge de ma colère! La verge dans sa main, c’est l’instrument de ma fureur.
6 Je l’ai lâché contre une nation impie, Je l’ai fait marcher contre le peuple de mon courroux, Pour qu’il se livre au pillage et fasse du butin, Pour qu’il le foule aux pieds comme la boue des rues.
7 Mais il n’en juge pas ainsi, Et ce n’est pas là la pensée de son coeur; Il ne songe qu’à détruire, Qu’à exterminer les nations en foule.
8 Car il dit: Mes princes ne sont-ils pas autant de rois?
9 N’en a-t-il pas été de Calno comme de Carkemisch? N’en a-t-il pas été de Hamath comme d’Arpad? N’en a-t-il pas été de Samarie comme de Damas?
10 De même que ma main a atteint les royaumes des idoles, Où il y avait plus d’images qu’à Jérusalem et à Samarie,
11 Ce que j’ai fait à Samarie et à ses idoles, Ne le ferai-je pas à Jérusalem et à ses images?
12 Mais, quand le Seigneur aura accompli toute son oeuvre Sur la montagne de Sion et à Jérusalem, Je punirai le roi d’Assyrie pour le fruit de son coeur orgueilleux, Et pour l’arrogance de ses regards hautains.
13 Car il dit: C’est par la force de ma main que j’ai agi, C’est par ma sagesse, car je suis intelligent; J’ai reculé les limites des peuples, et pillé leurs trésors, Et, comme un héros, j’ai renversé ceux qui siégeaient sur des trônes;
14 J’ai mis la main sur les richesses des peuples, comme sur un nid, Et, comme on ramasse des oeufs abandonnés, J’ai ramassé toute la terre: Nul n’a remué l’aile, Ni ouvert le bec, ni poussé un cri. -
15 La hache se glorifie-t-elle envers celui qui s’en sert? Ou la scie est-elle arrogante envers celui qui la manie? Comme si la verge faisait mouvoir celui qui la lève, Comme si le bâton soulevait celui qui n’est pas du bois!
16 C’est pourquoi le Seigneur, le Seigneur des armées, enverra Le dépérissement parmi ses robustes guerriers; Et, sous sa magnificence, éclatera un embrasement, Comme l’embrasement d’un feu.

Commentaire

1. Situation

Le 1er Prophète Isaïe, grand prophète du 8ème siècle, a exercé son ministère autour de Jérusalem, à l’époque de la très grande expansion de l’empire Assyrien, qui a entraîné la chute du Royaume de Nord et imposé une situation de vassal du Roi d’Assyrie aux Rois de Juda.

Son Livre, qui, selon une hypothèse admise par tous depuis quelques décennies mais qui se trouve désormais assez fortement contestée, se limite aux 39 premiers chapitres du Livre d’Isaïe de nos Bibles, dans lequel lui sont joints des recueils dits d’un 2ème Prophète Isaïe, du 6ème siècle (Isaïe, 40 - 55), et d’un 3ème Prophète Isaïe, de la première moitié du 5ème siècle (Isaïe, 56 - 66), nous propose toute une suite d’oracles. Après une collection d’oracles divers qui servent d’introduction (1, 1 - 31), nous pouvons lire une première série d’oracles sur Juda et Israël (2, 1 - 5, 30), puis toute une section concacrée aux “mémoires ” du Prophète (6, 1 - 9, 6). Une deuxième série d’oracles sur Juda et Israël (9, 7 - 12, 6) précède ensuite un ensemble d’oracles contre les nations (13, 10 - 23, 18), suivis d’une Apocalypse (24, 1 - 27, 13), d’une réinterprétation d’oracles prononcés au temps du roi Ezéchias (28, 1 - 33, 24), avant que nous parvenions à la fin du recueil avec un Jugement sur Edom et quelques récits divers (34, 1 - 39, 8).

Cette répartition du Livre d’Isaïe, attribuant les 39 premiers chapitres au grand prophète du 8ème siècle, dont on estime que le génie et le rayonnement furent tels que des prophètes plus tardifs se soient inscrits dans sa succession et son école, n’empêche pas pour autant que des passages, plus ou moins importants, de ces 39 premiers chapitres soient eux-mêmes d’origine beaucoup plus tardive, et considérés ainsi par la plupart des commentateurs et exégètes.

2. Message

Isaïe interprète les victoires de l’Assyrien (c’est-à-dire du roi d’Assyrie) comme autant de châtiments que Yahvé-Dieu envoie et applique contre les peuples pécheurs idolâtres et infidèles, et parmi eux, Israël et Juda. Ce roi barbare est ainsi perçu par le prophète comme un simple instrument dont Dieu se sert pour manifester sa colère.

Mais ce même Assyrien se trouve immédiatement condamné dans la mesure où il s’enorgueillit de ses conquêtes et succès militaires qu’il attribue à sa propre puissance, et à partir desquels il exalte uniquement sa propre gloire, en oubliant qu’il n’est qu’un simple instrument, sans plus.

Quoi qu’il en pense et dise, il n’est rien face à Yahvé, le Seigneur de l’Univers et il finira par connaître à son tour la ruine et la dévastation.

3. Decouvertes

Irrité contre son peuple, Yahvé se sert ainsi de l’Assyrien, ce mot résumant le roi ou la puissance de l’Assyrie, comme d’un “bâton” pour frapper son peuple. Comme ici Isaïe, Jérémie qualifiera plus tard Babylone en l’appelant “le marteau ” de Yahvé (51, 20).

Pour Isaïe, l’Assyrien attribue à sa seule valeur propre et à son intelligence ce que lui, le prophète, interprète comme une décision de Yahvé réalisée dans l’anéantissement des peuples que ce roi d’Assyrie conquiert.

Isaïe n’est pas le seul prophète à s’intéresser aux nations voisines d’Israël et de Juda autant qu’à ces derniers. La plupart des prophètes écrivains en font autant.

Isaïe veut également montrer en ce passage que la chute d’Israël et celle, à venir, de Juda, n’authentifient en rien les prétentions et les revendications de la puissance Assyrienne.

L’Assyrien, ainsi désigné par Isaïe comme un simple instrument de Dieu, est condamné à la fois pour son orgueil démesuré et pour sa méconnaissance de Jérusalem comme le lieu spécifique de la présence et du salut du seul et unique Dieu de l’univers (10, 10 - 11).

4. Prolongement

Paul demeure dans la même perspective de Dieu maître de l’histoire :

Romains

9.14 Que dirons-nous donc? Y a-t-il en Dieu de l’injustice? Loin de là!

9.15 Car il dit à Moïse: Je ferai miséricorde à qui je fais miséricorde, et j’aurai compassion de qui j’ai compassion.

9.16 Ainsi donc, cela ne dépend ni de celui qui veut, ni de celui qui court, mais de Dieu qui fait miséricorde.

9.17 Car l’Écriture dit à Pharaon: Je t’ai suscité à dessein pour montrer en toi ma puissance, et afin que mon nom soit publié par toute la terre.

9.18 Ainsi, il fait miséricorde à qui il veut, et il endurcit qui il veut.

9.19 Tu me diras: Pourquoi blâme-t-il encore? Car qui est-ce qui résiste à sa volonté?

9.20 O homme, toi plutôt, qui es-tu pour contester avec Dieu? Le vase d’argile dira-t-il à celui qui l’a formé: Pourquoi m’as-tu fait ainsi?

9.21 Le potier n’est-il pas maître de l’argile, pour faire avec la même masse un vase d’honneur et un vase d’un usage vil?

9.22 Et que dire, si Dieu, voulant montrer sa colère et faire connaître sa puissance, a supporté avec une grande patience des vases de colère formés pour la perdition,

9.23 et s’il a voulu faire connaître la richesse de sa gloire envers des vases de miséricorde qu’il a d’avance préparés pour la gloire?

9.24 Ainsi nous a-t-il appelés, non seulement d’entre les Juifs, mais encore d’entre les païens,

9.25 selon qu’il le dit dans Osée: J’appellerai mon peuple celui qui n’était pas mon peuple, et bien-aimée celle qui n’était pas la bien-aimée;

9.26 et là où on leur disait: Vous n’êtes pas mon peuple! ils seront appelés fils du Dieu vivant.

9.27 Ésaïe, de son côté, s’écrie au sujet d’Israël: Quand le nombre des fils d’Israël serait comme le sable de la mer, Un reste seulement sera sauvé.

9.28 Car le Seigneur exécutera pleinement et promptement sur la terre ce qu’il a résolu.

9.29 Et, comme Ésaïe l’avait dit auparavant: Si le Seigneur des armées Ne nous eût laissé une postérité, Nous serions devenus comme Sodome, Nous aurions été semblables à Gomorrhe.

Une telle manière de raisonner pour la relecture de l’histoire n’est possible qu’à partir du terme de ces événements dans lequel ils sont “accomplis”.

Notons encore qu’avec Jésus, qui a refusé toute violence défensive lors de son arrestation, il n’est plus question - sauf cas très rares de miracles toujours possibles, par hypothèse, - de telles interventions directes ou quasi directes de Dieu dans l’histoire ni d’interventions violentes du Seigneur de l’univers : Jésus, dans son attitude non violente, nous révèle la vérité, la miséricorde et le pardon de Dieu, ainsi que sa présence constante “avec-nous”, par lui-même, le Christ, dans l’Esprit Saint.

Le texte d’Isaïe est donc pour nous dépassé, même si nous comptons sur la présence du Christ à nos côtés, comme également aux côtés des acteurs des événements divers, politiques et économiques de l’histoire, avec une invitation faite à chacun, s’il veut bien l’écouter, de choisir le respect du “frère” dans la vérité et la miséricorde recherchées et pratiquées en toutes situations.

Prière

*Seigneur Jésus, quand nous relisons ou interpétons les événements de l’histoire des hommes, donne-nous d’y rechercher et découvrir les signes de ta présence “avec” tous ceux et toutes celles qui, à ton imitation, s’engagent comme témoins de ta recherche de la Vérité et du don de ta miséricorde à l’égard de tous les humains, à commencer en priorité par les plus petits, les plus faibles et les plus humiliés. AMEN.

14.07.2004.*

Évangile : Matthieu 11, 25-30

DE L’EVANGILE DE MATTHIEU

Texte

25 En ce temps-là Jésus prit la parole et dit : ” Je te bénis, Père, Seigneur du ciel et de la terre, d’avoir caché cela aux sages et aux intelligents et de l’avoir révélé aux tout-petits.
26 Oui, Père, car tel a été ton bon plaisir.
27 Tout m’a été remis par mon Père, et nul ne connaît le Fils si ce n’est le Père, et nul ne connaît le Père si ce n’est le Fils, et celui à qui le Fils veut bien le révéler.
28 ” Venez à moi, vous tous qui peinez et ployez sous le fardeau, et moi je vous soulagerai.
29 Chargez-vous de mon joug et mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez soulagement pour vos âmes.
30 Oui, mon joug est aisé et mon fardeau léger. “

Commentaire

1. Situation

Cet Evangile, qui porte le nom de Matthieu, trouve peut-être sa première source dans une collection de paroles de Jésus, écrites en Araméen et attribuées à l’apôtre Matthieu, par un Père de l’Eglise, Papias d’Alexandrie, vers 125.

Cet Evangile, qui reprend beaucoup de passages de l’Evangile de Marc (qui avait été écrit vers 65), mais en y ajoutant des éléments qu’il partage en grande partie avec Luc, a été très probablement rédigé entre les années 85 et 90.

A parcourir tout ce Livre, on peut se demander s’il a été composé pour des chrétiens d’origine Juive (Judéochrétiens), ou pour des chrétiens d’origine païenne, ou encore pour les deux. La position communément admise de nos jours est qu’il a été écrit pour une communauté Judéochrétienne qui s’est trouvée exclue du Judaïsme, suite à une décision par des rabbins Juifs non chrétiens de ne plus tolérer la double appartenance, à la fois Juive et chrétienne, de ces Judéochrétiens, qui avait été possible jusqu’à cette date. Rupture qui explique la dureté des propos mis dans la bouche de Jésus contre les Scribes et Pharisiens de son temps (Matth. chapitre 23).

Néanmoins, même s’il a été d’abord écrit pour confirmer une communauté Judéochrétienne dans sa découverte de la Bonne Nouvelle de Jésus, cet Evangile est ouvert également à la mission universelle auprès des païens, et il se termine par un envoi en mission par le Christ ressuscité, avec ces paroles : “allez, de toutes les nations, faites des disciples” (28, 18).

On peut diviser cet Evangile en 11 parties, qui se répondent en sens inverse (la 1ère correspondant à la dernière, la 2ème, à l’avant-dernière, etc…), concentrées autour de la 6ème partie, le “Discours en paraboles”, qui sert en quelque sorte de “pivot”. Nous obtenons ainsi le découpage suivant :

  • Naissance de Jésus et commencement de sa mission (1 - 4)
  • Bénédictions et Discours sur la montagne (5 - 7)
  • Manifestations de l’autorité de Jésus et de ses appels (8 - 9)
  • Discours sur la mission (10)
  • Jésus rejeté par “cette génération” (11 - 12 )
  • Discours en paraboles (13)
  • Jésus reconnu par ses disciples (14 - 17)
  • Discours sur la manière de vivre en communauté de croyants (18)
  • De nouveau, Jésus manifeste son autorité et ses appels (19 - 22)
  • Proclamation de situations malheureuses et Discours sur la venue définitive du Royaume (23 - 24)
  • Passion, mort et résurrection (26 - 28)

Cette présentation fait ressortir que cet Evangile est bien rythmé par 5 grands discours de Jésus, dans lesquels l’auteur a concentré la majeure partie de son enseignement. Les 5 discours ont souvent fait penser aux 5 livres de Moïse de l’Ancien Testament. On dit volontiers que, pour Matthieu, Jésus est le “Nouveau Moïse”.


Le deuxième discours de Jésus, portant sur la mission apostolique, une fois terminé, Matthieu nous donne un nouveau compte-rendu d’activités et paroles de Jésus (11, 1 - 12, 50).

Le thème global de cette partie intermédiaire entre les 2ème et 3ème discours de Jésus est la découverte que fait Jésus qu’il est plus ou moins rejeté par ses contemporains, et sa réaction à cet état de fait. C’est dire qu’il se trouve affronté à des refus de croire et des contestations grandissantes.

Jésus vient tout juste de répondre à la question que Jean Baptiste lui pose depuis sa prison en lui envoyant quelques disciples l’interroger. Jésus a poursuivi en faisant l’éloge de Jean Baptiste, tout en concluant que le plus petit dans le Royaume des cieux est plus grand que lui, et en ajoutant, en présentant la parabole des gamins mauvais joueurs sur la place, que la “génération présente” n’ a su accueillir ni Jean Baptiste, ni lui-même, Jésus.

Bien que Jésus agisse autrement que l’avait, semble-t-il, prévu Jean Baptiste, en insistant davantage sur la miséricorde que sur le jugement de Dieu qui purifie son “aire”, et bien qu’il prenne ainsi ses distances par rapport à Jean en signalant que les prédictions des prophètes de l’Ancien Testament sont accomplies par lui, il ne s’en daclare pas moins tout-à-fait solidaire de Jean Baptiste et de sa mission.

2. Message

Cette page fait suite à une réponse que Jésus vient de donner aux envoyés de Jean Baptiste, qui s’interroge sur son comportement, déroutant de miséricorde, de dépassement de la Loi, et d’une idée traditionnelle de la justice de Dieu.

Jésus, en trois temps, nous situe face à la révélation extraordinaire qu’il nous apporte de Dieu :

  • Dans sa prière il loue le Père et lui rend grâces d’avoir caché son mystère aux puissants et de l’avoir révélé aux pauvres de cœur.
  • Ensuite, il nous résume le contenu de ce mystère qu’il révèle et qui est la relation du Père à Jésus, et réciproquement, ce qui fait que Jésus est le seul authentique révélateur du Père.
  • Enfin, il nous invite, en allant à lui, à entrer toujours plus dans cette révélation, qui est toute de douceur, de paix, de repos (Hébreux, 4, 1 - 13) et proposition d’une exigence très réduite en quantité, mais de dimension infinie en qualité, dans la mesure où nous laissons la grâce de l’Esprit Saint l’assumer en nous.

3. Decouvertes

Dans ce message, Jésus continue d’accomplir tout le message qui s’est développé tout au long de l’Ancien Testament : Nouveau Moïse, il va beaucoup plus loin dans la connaissance et l’intimité de Dieu, qui était déjà remarquable (voir Exode 33, 12 - 14).

En effet, lui seul a vu Dieu et nous le fait connaître (Jean, 1, 1 - 18).

De plus il accomplit les prophètes, par exemple, Zacharie, 9, 9 - 10.

Egalement, il est en plénitude la Sagesse de Dieu, qui, dans le livre des Proverbes (8, 32 - 9, 6 : à relire), et, surtout, en Siracide 51, 1 - 30 (à relire également avec notre page), nous offrait cette richesse d’une manière de vivre selon Dieu.

4. Prolongement

Pour nous, 2 séries de questions :

A. Venant de chaque partie de cette page : sommes-nous assez ” pauvres ” pour accueillir cette révélation de Dieu en Jésus ? Jésus est-il vraiment pour nous ” LA REVELATION ” totale de Dieu, qui contient tout, ? Est-ce que nous retournons sans cesse, au delà de toutes nos méditations, à la contemplation de son mystère qui se déploie dans les évangiles, et que les autres textes du NT nous approfondissent ? Serions saturés de lui, alors que sans cesse il nous invite à jeter de nouveau notre existence en lui pour avoir la plénitude de vie ?

B. Venant de l’accomplissement : rencontrer ainsi Jésus, est-ce que cela unifie totalement notre existence et notre histoire en toutes ses expressions de paroles, de gestes, et d’engagements ? Notre dialogue contemplatif avec Jésus, en sa présence permanente, et en nos moments de silence face à lui, est-il le ” sommet ” de toute notre activité de chaque jour ? Cette démarche nous ” accomplit ” - elle réellement ? Notre vie serait-elle encore ” compartimentée ”, et donc divisée ?

Prière

*Seigneur Jésus, toi seul nous as révélé le secret de Dieu, ton Père, que nul, sinon toi, n’a jamais vu, et tu nous invites à nous rapprocher encore davantage de toi, pour découvrir l’accueil plein de douceur, d’humilité et de miséricorde, que le Père nous offre à travers toi, dans l’accomplissement de son projet de salut : aide-moi à ne plus compter sur moi, à devenir pauvre et petit, pour mieux recevoir le mystère de la révélation plénière de Dieu que tu nous apportes, et pour le connaître davantage, en me laissant prendre en charge totalement par toi, dans le don de ton Esprit Saint. AMEN.

  1. 07.2002.*

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