📘 Commentaire biblique de l’abbé Léon Hamain


Première lecture : Exode 11, 1-14

DU LIVRE DE L’EXODE

Texte

10 Moïse et Aaron accomplirent tous ces prodiges devant Pharaon ; mais Yahvé endurcit le cœur de Pharaon et il ne laissa pas les Israélites partir de son pays.
1 Yahvé dit à Moïse et à Aaron au pays d’Égypte :
2 ” Ce mois sera pour vous en tête des autres mois, il sera pour vous le premier mois de l’année.
3 Parlez à toute la communauté d’Israël et dites-lui : Le dix de ce mois, que chacun prenne une tête de petit bétail par famille, une tête de petit bétail par maison.
4 Si la maison est trop peu nombreuse pour une tête de petit bétail, on s’associera avec son voisin le plus proche de la maison, selon le nombre des personnes. Vous choisirez la tête de petit bétail selon ce que chacun peut manger.
5 La tête de petit bétail sera un mâle sans tare, âgé d’un an. Vous la choisirez parmi les moutons ou les chèvres.
6 Vous la garderez jusqu’au quatorzième jour de ce mois, et toute l’assemblée de la communauté d’Israël l’égorgera au crépuscule.
7 On prendra de son sang et on en mettra sur les deux montants et le linteau des maisons où on le mangera.
8 Cette nuit-là, on mangera la chair rôtie au feu ; on la mangera avec des azymes et des herbes amères.
9 N’en mangez rien cru ni bouilli dans l’eau, mais rôti au feu, avec la tête, les pattes et les tripes.
10 Vous n’en réserverez rien jusqu’au lendemain. Ce qui en resterait le lendemain, vous le brûlerez au feu.
11 C’est ainsi que vous la mangerez : vos reins ceints, vos sandales aux pieds et votre bâton en main. Vous la mangerez en toute hâte, c’est une pâque pour Yahvé.
12 Cette nuit-là je parcourrai l’Égypte et je frapperai tous les premiers-nés dans le pays d’Égypte, tant hommes que bêtes, et de tous les dieux d’Égypte, je ferai justice, moi Yahvé.
13 Le sang sera pour vous un signe sur les maisons où vous vous tenez. En voyant ce signe, je passerai outre et vous échapperez au fléau destructeur lorsque je frapperai le pays d’Égypte.
14 Ce jour-là, vous en ferez mémoire et vous le fêterez comme une fête pour Yahvé, dans vos générations vous la fêterez, c’est un décret perpétuel

Commentaire

1. Situation

Deuxième des 5 premiers livres de l’Ancien Testament rattachés à la tradition de Moïse, le Livre de l’Exode nous relate deux étapes de l’histoire d’Israël : - Les Hébreux esclaves se libèrent de la tutelle de Pharaon (1, 1 - 18, 27), - Le peuple d’Israël au Sinaï (19, 1 - 40, 38).

La 1ère partie nous montre d’abord les dangers que Pharaon fait courir au peuple d’Israël en Egypte (1, 1 - 2, 22), puis nous fait découvrir la nission que Dieu confie à Moise de faire sortir le peuple d’Egypte (2, 23 - 7, 7). Au nom du Seigneur, le Dieu d’Israël, Moïse va infliger les 10 plaies sur l’Egypte (7, 8 - 13, 16) puis conduire le peuple hors d’Egypte, en lui faisant traverser la mer des Roseaux dans laquelle sera détruite l’armée égyptienne (13, 17 - 15, 21).

Dans la 2nde partie, nous verrons comment, ayant ainsi vaincu ce Pharaon et libéré son peuple, Dieu va, au désert du Sinaï, confirmer Moïse comme le chef de son peuple, leur donner une Loi ou règle de vie, établir le signe et le lieu de sa présence au milieu d’eux, et les mettre en route, en dépit de leurs résistances et de leurs révoltes, vers la terre de Canaan (avec toute une série de séquences très détaillées : la conclusion de l’Alliance avec Dieu, qui donne les 10 commandements, les directives de Dieu concernant l’Arche, le culte et le sacerdoce, l’apostasie du peuple et le renouvellement de l’Alliance, la construction de la “Demeure”).

Mais, avant tous ces événements si importants, Moïse, serviteur de Dieu, aura anticipé dans sa propre histoire le déplacement du peuple, depuis l’Egypte jusqu’au Sinaï (chapitres 2 - 4). L’Exode (la sortie d’Egypte) va révéler Moïse grand serviteur de Dieu et le modèle à imiter pour les grandes figures bibliques qui le suivront : Josué, Jérémie, le 2nd Prophète Isaïe, et, pour nous, Jésus, qui nous sera présenté, entre autres figures, comme “le nouveau Moïse”. Partageant la souffrance du peuple, Moïse est en même temps proche de Dieu, et, par sa médiation, arrivera à maintenir le peuple en bons termes avec Yahvé son Dieu.


Nos lectures liturgiques du livre de l’Exode font de sérieuses coupures à travers ce livre.

Depuis le temps où Dieu a entendu les clameurs de son peuple opprimé (2, 23 - 25), et où il a appelé Moïse, berger au Sinaï, pour lui confier la mission de faire sortir son peuple d’Egypte et de le ramener au Sinaï, première étape avant son entrée dans la terre promise de Canaan (3, 1 - 4, 13), Moïse est donc reparti vers l’Egypte, y a rencontré Aaron et les Anciens d’Israël, a eu une première entrevue avec Pharaon (4, 18 - 6, I), et, devant le refus, maintes fois confirmé, de ce dernier, de laisser partir le peuple selon l’ordre de Dieu, a frappé l’Egypte de 9 grandes épreuves ou “plaies”, au nom du Seigneur (6, 2 - 10, 29).

Nous en sommes maintenant à la phase finale de ce combat entre Dieu et ses représentants, Moïse et Aaron, d’une part, et Pharaon, ses dignitaires et ses magiciens, d’autre part (11, 1 -13, 1). Dès le verset 1 de ce chapitre 11, Dieu fait savoir à Moïse que, cette fois, après l’épreuve de la 10ème et dernière plaie (la mort de tous les premiers-nés des Egyptiens), Pharaon laissera enfin partir le peuple d’Israël.

2. Message

Avant que cette dernière plaie n’intervienne, qui sera le sommet de l’action libératrice de Dieu, qui va ainsi forcer Pharaon à laisser partir le peuple d’Israël, nous lisons dans notre page le message de Dieu à Moïse, lui détaillant le rite de l’immolation de l’agneau pascal (12, 3 - 13), et qui, ensuite, lui parlera du rite des pains sans levain ou azymes (12, 14 - 20).

Cette célébration de la Pâque, avec tous ces rites, est inséprable de tous les autres éléments qui forment l’ensemble des textes de l’Exode qui vont de Exode 12, 1 à Exode 13, 16, c’est- à-dire : le récit de la 10ème plaie d’Egypte et du départ des Iraélites (12, 29 - 42), la manducation de l’agneau pascal et des pains sans levain (12, 1 - 28), et la consécration des premiers-nés des Hébreux (12, 43 - 13, 16).

Ces lois rituelles nous font découvrir le caractère et l’esprit de la Pâque Juive, et elles en énoncent toutes les dispositions précises d’observance. Elles sont liées au récit de la nuit dramatique de la Pâque et au départ précipité du peuple (12, 29 - 42), parce que la célébration de la Pâque commémore à jamais la sortie d’Egypte et la délivrance d’Israël (12, 24 - 27; 13, 11 - 16).

Dans tout cet ensemble, rédigé après l’exil, et en tenant compte des traditions liturgiques d’Israël, se mêlent : - le souvenir d’une action éclatante de Dieu, en un certain printemps, pour libérer d’Egypte son peuple élu (12, 29 - 42), - le rituel du sacrifice de la Pâque, pour rappeler cet événement (12, 1 - 14, 43 - 50), - le rituel de la Fête de Azymes, (12, 15 - 20), fête agricole de printemps, qui marque le début de la moisson des orges, et se rattache à la Pâque, - la loi de l’offrande des premiers-nés (13, 1 - 2. 11 - 12) liée à la Pâque par le souvenir de la 10ème plaie, qui a frappé les premiers-nés des Egyptiens et épargné les premiers-nés des Hébreux.

3. Decouvertes

Tous ces rites sont considérés comme plus anciens que l’événement auquel ils ont été rattachés. Et l’on pense qu’à l’origine ils étaient totalement séparés les uns des autres.

Le rite de l’immolation d’un agneau était pratiqué par les gardiens des troupeaux, qui cherchaient ainsi à obtenir la protection de leurs dieux au moment où ils quittaient leurs pâturages d’hiver bien irrigués pour aller avec leurs troupeaux dens les steppes arides de la saison d’été.

Le rite des pains sans levain était une pratique de fermiers qui, une fois ran, renouvelaient totalement leur levain de l’année précédente.

Le livre de l’Exode lie le sacrifice de l’agneau à l’événement de la sortie d’Egypte (12, 11 - 13), et le rite des pains azymes y est présenté comme une action de cet exode dans le récit lui-même (12, 34) et comme un mémorial de la sortie d’Egypte dans l’instruction qui l’accompagne (13, 3 -10). En Exode, 12, 1 -20, c’est Dieu qui parle à Moïse, et, en 12, 21 - 27, c’est Moïse, qui, à son tour, transmet le message aux Anciens d’Israël.

D’autre part, les rites de l’agneau immolé et des pains azymes sont bien inclus dans la réalisation de la 10ème plaie d’Egypte.

4. Prolongement

Pour nous, l’Exode définitif de notre libération transformante est celui du passage de Jésus de ce monde au Père (Jean, 13, 1 - 5), en sa mort-résurrection-ascension-don de l’ Esprit.

Jésus, en son dernier repas, présenté, par les Evangiles de Marc, Matthieu et Luc, comme la célébration de la Pâque Juive, a transformé les gestes des bénédictions Juives, sur le pain et la coupe de vin, du début et de la fin des repas de fête, pour nous permettre de célébrer le mémorial de son Exode et de sa Pâque de Ressuscité.

Telle est notre eucharistie, célébrée en Eglise, depuis les origines, et dont Paul nous a expliqué le sens profond :

23 Pour moi, en effet, j’ai reçu du Seigneur ce qu’à mon tour je vous ai transmis : le Seigneur Jésus, la nuit où il était livré, prit du pain

24 et, après avoir rendu grâce, le rompit et dit: ” Ceci est mon corps, qui est pour vous; faites ceci en mémoire de moi. ”

25 De même, après le repas, il prit la coupe, en disant: ” Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang; chaque fois que vous en boirez, faites-Ie en mémoire de moi. ”

26 Chaque fois en effet que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne.

Prière

*Seigneur Jésus, de l’événement unique et défintif du salut de Dieu, effectué une fois pour toutes, en ta passion-mort-résurrection-ascension-don de l’Esprit, tu nous as laissé un mémorial, dans tes gestes de bénédiction du pain et de la coupe à partager ensuite entre nous, afin que, non seulement nous puissions recevoir les fruits de la vie nouvelle que tu nous offres, mais encore que nous puissions être réellement associés à ton attitude intérieure d’obéissance au Père, vécue dans le “OUI” consenti en ton “Heure” de passage de ce monde à Dieu, ce “OUI” que tu nous donnes à partager avec toi, et dans lequel nous devons inclure et laisser saisir le “OUI” de notre foi et de tous nos engagements d’hommes et de femmes : donne-moi l’ouverture du coeur qui me permet d’avoir part en pleine vérité d’attitude à ton obéissance, qui transfigure celle que je dois vivre chaque jour devant Dieu dans la foi, et devant mes frères et soeurs dans la charité. AMEN.

18.07.2003.*

Évangile : Matthieu 12, 1-8

DE L’EVANGILE DE MATTHIEU

Texte

1 En ce temps-là Jésus vint à passer, un jour de sabbat, à travers les moissons. Ses disciples eurent faim et se mirent à arracher des épis et à les manger.
2 Ce que voyant, les Pharisiens lui dirent : ” Voilà tes disciples qui font ce qu’il n’est pas permis de faire pendant le sabbat ! “
3 Mais il leur dit : ” N’avez-vous pas lu ce que fit David lorsqu’il eut faim, lui et ses compagnons ?
4 Comment il entra dans la demeure de Dieu et comment ils mangèrent les pains d’oblation, qu’il ne lui était pas permis de manger, ni à ses compagnons, mais aux prêtres seuls ?
5 Ou n’avez-vous pas lu dans la Loi que, le jour du sabbat, les prêtres dans le Temple violent le sabbat sans être en faute ?
6 Or, je vous le dis, il y a ici plus grand que le Temple.
7 Et si vous aviez compris ce que signifie : C’est la miséricorde que je veux, et non le sacrifice, vous n’auriez pas condamné des gens qui sont sans faute.
8 Car le Fils de l’homme est maître du sabbat. “

Commentaire

1. Situation

Cet Evangile, qui porte le nom de Matthieu, trouve peut-être sa première source dans une collection de paroles de Jésus, écrites en Araméen et attribuées à l’apôtre Matthieu, par un Père de l’Eglise, Papias d’Alexandrie, vers 125.

Cet Evangile, qui reprend beaucoup de passages de l’Evangile de Marc (qui avait été écrit vers 65), mais en y ajoutant des éléments qu’il partage en grande partie avec Luc, a été très probablement rédigé entre les années 85 et 90.

A parcourir tout ce Livre, on peut se demander s’il a été composé pour des chrétiens d’origine Juive (Judéochrétiens), ou pour des chrétiens d’origine païenne, ou encore pour les deux. La position communément admise de nos jours est qu’il a été écrit pour une communauté Judéochrétienne qui s’est trouvée exclue du Judaïsme, suite à une décision par des rabbins Juifs non chrétiens de ne plus tolérer la double appartenance, à la fois Juive et chrétienne, de ces Judéochrétiens, qui avait été possible jusqu’à cette date. Rupture qui explique la dureté des propos mis dans la bouche de Jésus contre les Scribes et Pharisiens de son temps (Matth. chapitre 23).

Néanmoins, même s’il a été d’abord écrit pour confirmer une communauté Judéochrétienne dans sa découverte de la Bonne Nouvelle de Jésus, cet Evangile est ouvert également à la mission universelle auprès des païens, et il se termine par un envoi en mission par le Christ ressuscité, avec ces paroles : “allez, de toutes les nations, faites des disciples” (28, 18).

On peut diviser cet Evangile en 11 parties, qui se répondent en sens inverse (la 1ère correspondant à la dernière, la 2ème, à l’avant-dernière, etc…), concentrées autour de la 6ème partie, le “Discours en paraboles”, qui sert en quelque sorte de “pivot”. Nous obtenons ainsi le découpage suivant :

  • Naissance de Jésus et commencement de sa mission (1 - 4)
  • Bénédictions et Discours sur la montagne (5 - 7)
  • Manifestations de l’autorité de Jésus et de ses appels (8 - 9)
  • Discours sur la mission (10)
  • Jésus rejeté par “cette génération” (11 - 12 )
  • Discours en paraboles (13)
  • Jésus reconnu par ses disciples (14 - 17)
  • Discours sur la manière de vivre en communauté de croyants (18)
  • De nouveau, Jésus manifeste son autorité et ses appels (19 - 22)
  • Proclamation de situations malheureuses et Discours sur la venue définitive du Royaume (23 - 24)
  • Passion, mort et résurrection (26 - 28)

Cette présentation fait ressortir que cet Evangile est bien rythmé par 5 grands discours de Jésus, dans lesquels l’auteur a concentré la majeure partie de son enseignement. Les 5 discours ont souvent fait penser aux 5 livres de Moïse de l’Ancien Testament. On dit volontiers que, pour Matthieu, Jésus est le “Nouveau Moïse”.


Avec notre page, nous continuons d’accompagner Jésus dans la partie de l’Evangile de Matthieu, concernant sa 2ème mission en Galilée, où il rencontre de plus en plus de refus et d’hostilité de la part de “cette génération” de ses contemporains.

2. Message

Un de ces épisodes où Jésus est contesté pour son apparente non-soumission à la loi du repos sabbatique, et où il proclame que lui, le Fils de l’homme, est le maître du Sabbat.

Face au reproche d’avoir laissé ses disciples arracher qulques épis le jour du sabbat pour apaiser leur faim, il invoque l’exemple de David, en fuite devant Saül, et la possiblité accordée aux prêtres de fonctionner dans le Temple le jour du Sabbat, pour déclarer que la nécessité dépasse toute loi et que lui-même est plus important que le Temple.

Puis, citant le prophète Osée, il rappelle que la miséricorde est plus importante que le culte des sacrifices et donc que les conclusions tirées d’ une interprétation trop littérale, et non circonstanciée, de la Loi, dont le but n’est que d’aider l’homme à obéir à Dieu en vérité.

3. Decouvertes

En critiquant ainsi Jésus, les Pharisiens se montrent plus stricts que d’autres, qui , en des circonstances exceptionnelles, autorisaient la non-observance de la Loi (1 Maccabées, 2, 39 - 41).

Dans la mesure où l’Ecriture de l’Ancien Testament ne condamne pas l’attitude de David en 1 Samuel, 21, Jésus refuse l’interprétation rigide de la Loi soutenue par les Pharisiens.

D’autre part, quand il y a conflit entrre deux commandements de la Loi, il est normal que l’on choisisse celui que l’on considère comme le plus important. et pour Jésus, dans la ligne d’Osée, 6, 6 (que Jésus a déjà cité en 9, 23), la pratique de la miséricorde a priorité sur la Loi du repos du Sabbat.

Enfin, si David pouvait invoquer la nécessité plus forte que la Loi, et si les prêtres peuvent exercer leurs fonctions dans le Temple le jour du Sabbat, à plus forte raison le Messie et le Fils de l’homme, qu’il est, peut-il le faire au nom de sa mission même, qui le situe au-dessus de David et du Temple.

4. Prolongement

Une fois de plus, Jésus n’abolit pas la Loi, mais la dépasse. Son critère de dépassement, c’est la double exigence indissociable de l’obéissance à Dieu et de la miséricorde à l’égard des personnes, allant jusqu’à aimer ses ennemis (5,17 - 20 et 5, 43- 45) et jusqu’au pardon aux bourreaux, qu’il a lui-même accordé (Luc, 23, 34).

N’oublions pas que Jésus a défendu son message en prenant tous les risques jusqu’à être rejeté par son peuple et mourir sur une croix pour nous révéler, et nous communiquer, l’insondable mystère de Dieu Amour et Vérité, source pour nous d’une manière de vivre selon Dieu, selon une nouvelle naissance dans l’Esprit qu’il nous a donné après sa résurrection.

Prière

*Seigneur Jésus, te suivre dans la foi, comme tu nous demandes de le faire, nous invite à rechercher nos valeurs vécues dans la direction que jalonnent les balises de la Loi, valeurs de la recherche, toujours plus grande, de la volonté de Dieu notre Père, et d’une miséricorde roujours croissante à l’égard de tous nos frères et soeurs : que ton commandement unique de l’amour fraternel, dans la fidélité au Père, qui contient, dans son exigence sans limites, tout ce que tu attends de nous, ne devienne jamais pour moi un moyen de me protéger dans un système clos, qui me dispenserait de l’obligation de grandir dans ta qualité de vie, ni, à plus forte raison, un moyen de dominer ou de juger les hommes et les femmes que tu as placés sur ma route. AMEN.

19.07.2002.*


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