📘 Commentaire biblique de l’abbé Léon Hamain
Première lecture : Jérémie 2, 1-13
DU LIVRE DE JEREMIE
Texte
1 La parole de l’Éternel me fut adressée, en ces mots:
2 Va, et crie aux oreilles de Jérusalem: Ainsi parle l’Éternel: Je me souviens de ton amour lorsque tu étais jeune, De ton affection lorsque tu étais fiancée, Quand tu me suivais au désert, Dans une terre inculte.
3 Israël était consacré à l’Éternel, Il était les prémices de son revenu; Tous ceux qui en mangeaient se rendaient coupables, Et le malheur fondait sur eux, dit l’Éternel.
4 Écoutez la parole de l’Éternel, maison de Jacob, Et vous toutes, familles de la maison d’Israël!
5 Ainsi parle l’Éternel: Quelle iniquité vos pères ont-ils trouvée en moi, Pour s’éloigner de moi, Et pour aller après des choses de néant et n’être eux-mêmes que néant?
6 Ils n’ont pas dit: Où est l’Éternel, Qui nous a fait monter du pays d’Égypte, Qui nous a conduits dans le désert, Dans une terre aride et pleine de fosses, Dans une terre où règnent la sécheresse et l’ombre de la mort, Dans une terre par où personne ne passe, Et où n’habite aucun homme?
7 Je vous ai fait venir dans un pays semblable à un verger, Pour que vous en mangiez les fruits et les meilleures productions; Mais vous êtes venus, et vous avez souillé mon pays, Et vous avez fait de mon héritage une abomination.
8 Les sacrificateurs n’ont pas dit: Où est l’Éternel? Les dépositaires de la loi ne m’ont pas connu, Les pasteurs m’ont été infidèles, Les prophètes ont prophétisé par Baal, Et sont allés après ceux qui ne sont d’aucun secours.
9 C’est pourquoi je veux encore contester avec vous, dit l’Éternel, Je veux contester avec les enfants de vos enfants.
10 Passez aux îles de Kittim, et regardez! Envoyez quelqu’un à Kédar, observez bien, Et regardez s’il y a rien de semblable!
11 Y a-t-il une nation qui change ses dieux, Quoiqu’ils ne soient pas des Dieux? Et mon peuple a changé sa gloire contre ce qui n’est d’aucun secours!
12 Cieux, soyez étonnés de cela; Frémissez d’épouvante et d’horreur! dit l’Éternel.
13 Car mon peuple a commis un double péché: Ils m’ont abandonné, moi qui suis une source d’eau vive, Pour se creuser des citernes, des citernes crevassées, Qui ne retiennent pas l’eau.
Texte Bible Louis Segond
Commentaire
1. Situation
Jérémie a vécu à l’une des périodes les plus troublées du Proche Orient. Il fut témoin de la chute d’un grand empire et de l’apparition d’un autre. Au milieu de cette tourmente, le royaume de Juda, aux mains de rois incapables, court à sa ruine pour n’avoir pas tenu compte de ces forces extérieures insurmontables de l’histoire, et y avoir résisté.
Le ministère de Jérémie a duré 40 ans environ, de 627 à 587, et s’adressait à Juda, ainsi qu’aux nations environnantes, pendant cette époque de convulsions politiques. Jérémie est intervenu très souvent. Il fallait, en effet, discerner la volonté de Dieu et chercher sa lumière dans des situations dramatiques.
Parmi tous les prophètes de son temps (Sophonie, Habakkuk, Nahum et Ezéchiel), il fut le seul à percevoir à quel point Dieu aimait son peuple, ainsi que les devoirs du peuple vis-à-vis de Dieu, dans le respect des termes de l’Alliance. Il eut un sens très aigu des différentes déviations qui existaient alors dans la manière du peuple de vivre sa foi en Yahvé.
Son message développait 2 aspects fondamentaux : quelle est la véritable manière de vivre selon Yahvé-Dieu ? Les aberrations des dirigeants de Juda ne pouvaient, selon lui, que le conduire à la catastrophe, pour n’avoir pas suivi le Seigneur dans un discernement des appels des signes des temps.
Son Livre commence par des oracles contre Juda et Jérusalem (1, 4 - 25, 13), et c’est dans cette première partie que nous trouvons le récit de la vocation du prophète, ainsi que ses doutes et états d’âme concernant sa mission, car ces oracles couvrent toute la période de l’histoire dont il fut le contemporain. Une 2ème partie de son Livre traite de la restauration d’Israêl (26,1 - 35, 19). Une 3ème partie nous raconte les persécutions prolongées qu’a subies le prophète vers la fin de sa mission et de sa vie, ainsi que son martyre (36, 1 - 45, 5). Son Livre se termine par une série d’oracles contre les nations (46, 1 - 51, 64).
Notre texte appartient au début de la 1ère partie de livre de Jérémie.
2. Message
Au nom du Seigneur Jérémie fait une relecture globale de l’histoire d’Israël sous une forme de condamnation.
Selon le prophète, c’est seulement au temps de l’Exode et de la marche au désert que les relations entre Yahvé-Dieu et Israël ont été excellentes.
En effet, dès l’entrée dans la terre promise de Canaan, tout s’est gâté, et depuis lors tous les responsables et représentants qualifiés du peuple se sont toujours montrés infidèles à leur mission de service d’un peuple avec lequel Dieu avait fait alliance.
C’est là une immense catrastrophe que traduit l’image de l’abandon par le peuple de la source d’eau vive qu’est Dieu pour aller se creuser des citernes lézardées qui ne contiennent ni ne retiennent l’eau.
3. Decouvertes
A noter que ce message, le Prophète est invité à le crier.
Cette relecture que fait Jérémie des grandes périodes de l’histoire d’Israël se fait sur le thème de l’Alliance, et avec l’image des relations matrimoniales entre Dieu et son peuple, image que le prophète Osée avait inaugurée et développée avec vigueur dans son langage prophétique un siècle auparavant.
La section 2, 1 - 4, 2 du Livre de Jérémie traite du mariage rompu, brisé, entre Dieu et son peuple.
Pour Jérémie comme pour Osée (Osée, 2, 16; 9, 10 et 13, 5), le séjour du peuple au désert de la presqu’île du Sinaï représente la période idéale des relations de Yahvé avec le peuple. Tel ne sera plus l’avis d’Ezéchiel (Ezéchiel, 20, 13. 16. 20. 24), pour qui Israël aussi bien que Juda n’ont cessé d’être infidèles depuis le ler jour de la sortie d’Egypte.
A noter cependant qu’en d’autres endroits de son livre (Jérémie, 3, 25; 22, 21; 31, 19 et 32, 13), Jérémie déclare qu’Israël a été pécheur dès sa jeunesse.
Les questions de Yahvé aux versets 5 et 6 face à cette infidélité d’Israël n’ont pas été reprises dans la version liturgique de l’Eglise Catholique Romaine. Il en va de même pour les versets 9 - 11 qui traduisent l’absurdité de la conduite d’Israël, qui préfère choisir le “rien” plutôt que ce qui peut contribuer à la gloire de Dieu.
4. Prolongement
Jésus se présente comme la véritable et définitive source d’eau vive : Jean
7.37 Le dernier jour, le grand jour de la fête, Jésus, se tenant debout, s’écria: Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et qu’il boive.
7.38 Celui qui croit en moi, des fleuves d’eau vive couleront de son sein, comme dit l’Écriture.
7.39 Il dit cela de l’Esprit que devaient recevoir ceux qui croiraient en lui; car l’Esprit n’était pas encore, parce que Jésus n’avait pas encore été glorifié.
Il adresse à ses auditeurs scribes et Pharisiens des reproches semblables à ceux prononcés par Jérémie et que relate notre texte : Jean
5.37 Et le Père qui m’a envoyé a rendu lui-même témoignage de moi. Vous n’avez jamais entendu sa voix, vous n’avez point vu sa face,
5.38 et sa parole ne demeure point en vous, parce que vous ne croyez pas à celui qu’il a envoyé.
5.39 Vous sondez les Écritures, parce que vous pensez avoir en elles la vie éternelle: ce sont elles qui rendent témoignage de moi.
5.40 Et vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie!
5.41 Je ne tire pas ma gloire des hommes.
5.42 Mais je sais que vous n’avez point en vous l’amour de Dieu.
5.43 Je suis venu au nom de mon Père, et vous ne me recevez pas; si un autre vient en son propre nom, vous le recevrez.
5.44 Comment pouvez-vous croire, vous qui tirez votre gloire les uns des autres, et qui ne cherchez point la gloire qui vient de Dieu seul?
Prière
*Seigneur Jésus, même si nous ne sommes pas appelés par toi à stigmatiser par des cris les infidélités du Nouveau Peuple de Dieu que nous formons en Eglise, tu attends de notre témoignage en paroles et en actes que nous reproduisions ton image à la fois de Vérité totale et de miséricorde, pour qu’à travers notre existence ta Vie soit manifestée : apprends-moi à reconnaître mes faiblesses et à me laisser saisir et transformer par toi en toute pauvreté et humilité de coeur afin que je puisse rayonner ta présence et ta Parole. AMEN.
22.07.2004.*
Évangile : Matthieu 13, 10-17
DE L’EVANGILE DE MATTHIEU
Texte
10 Les disciples s’approchant lui dirent : ” Pourquoi leur parles-tu en paraboles ? ” -
11 ” C’est que, répondit-il, à vous il a été donné de connaître les mystères du Royaume des Cieux, tandis qu’à ces gens-là cela n’a pas été donné.
12 Car celui qui a, on lui donnera et il aura du surplus, mais celui qui n’a pas, même ce qu’il a lui sera enlevé.
13 C’est pour cela que je leur parle en paraboles : parce qu’ils voient sans voir et entendent sans entendre ni comprendre.
14 Ainsi s’accomplit pour eux la prophétie d’Isaïe qui disait : Vous aurez beau entendre, vous ne comprendrez pas ; vous aurez beau regarder, vous ne verrez pas.
15 C’est que l’esprit de ce peuple s’est épaissi : ils se sont bouché les oreilles, ils ont fermé les yeux, de peur que leurs yeux ne voient, que leurs oreilles n’entendent, que leur esprit ne comprenne, qu’ils ne se convertissent, et que je ne les guérisse.
16 ” Quant à vous, heureux vos yeux parce qu’ils voient ; heureuses vos oreilles parce qu’elles entendent.
17 En vérité je vous le dis, beaucoup de prophètes et de justes ont souhaité voir ce que vous voyez et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez et ne l’ont pas entendu !
Commentaire
1. Situation
Cet Evangile, qui reprend beaucoup de passages de l’Evangile de Marc (qui avait été écrit vers 65), mais en y ajoutant des éléments qu’il partage en grande partie avec Luc, a été très probablement rédigé entre les années 85 et 90.
A parcourir tout ce Livre, on peut se demander s’il a été composé pour des chrétiens d’origine Juive (Judéochrétiens), ou pour des chrétiens d’origine païenne, ou encore pour les deux. Néanmoins, même s’il a été d’abord écrit pour confirmer une communauté Judéochrétienne dans sa découverte de la Bonne Nouvelle de Jésus, cet Evangile est ouvert également à la mission universelle auprès des païens, et il se termine par un envoi en mission par le Christ ressuscité, avec ces paroles : “allez, de toutes les nations, faites des disciples” (28, 18).
On peut diviser cet Evangile en 11 parties, qui se répondent en sens inverse (la 1ère correspondant à la dernière, la 2ème, à l’avant-dernière, etc…), concentrées autour de la 6ème partie, le “Discours en paraboles”, qui sert en quelque sorte de “pivot”. Nous obtenons ainsi le découpage suivant :
- Naissance de Jésus et commencement de sa mission (1 - 4)
- Bénédictions et Discours sur la montagne (5 - 7)
- Manifestations de l’autorité de Jésus et de ses appels (8 - 9)
- Discours sur la mission (10)
- Jésus rejeté par “cette génération” (11 - 12 )
- Discours en paraboles (13)
- Jésus reconnu par ses disciples (14 - 17)
- Discours sur la manière de vivre en communauté de croyants (18)
- De nouveau, Jésus manifeste son autorité et ses appels (19 - 22)
- Proclamation de situations malheureuses et Discours sur la venue définitive du Royaume (23 - 24)
- Passion, mort et résurrection (26 - 28)
Cette présentation fait ressortir que cet Evangile est bien rythmé par 5 grands discours de Jésus, dans lesquels l’auteur a concentré la majeure partie de son enseignement. Les 5 discours ont souvent fait penser aux 5 livres de Moïse de l’Ancien Testament. On dit volontiers que, pour Matthieu, Jésus est le “Nouveau Moïse”.
Matthieu nous a maintenant fait entrer dans le 3ème grand discours qu’il fait prononcer à Jésus, et qui ne comporte qu’une suite structurée de paraboles (13, 1 - 52).
A regarder de près la construction symétrique de tout cet Evangile de Matthieu, l’on s’aperçoit que ce discours en constitue en quelque sorte le pivot central, autour duquel toutes les autres parties de l’Evangile se répondent en ordre inversé (c’est-à-dire : la première partie correspond à la dernière, la deuxième à l’avant-dernière, etc.).
Ce discours parabolique ne comprend donc que des paraboles, et qui nous sont présentées selon 2 types de déroulement :
- la parabole du semeur et celle de l’ivraie et du bon grain, d’abord racontées et ensuite réinterprétées de façon allégorique (attribuant une signification à chaque détail), mais après une réflexion de Jésus sur la raison pour laquelle il se sert de ce langage,
- des petites paraboles non suivies d’explication : celles du grain de sénevé, du levain dans la pâte, du trésor caché, de la perle précieuse et du filet.
De façon plus précise, à propos des 2 paraboles sur le semeur et l’ivraie et le bon grain, on a noté également qu’elles se déroulaient selon un schéma en 3 temps : - histoire - demande des disciples - explication.
Notre page de ce jour suit le récit proprement dit qu’a fait Jésus de l’activité du semeur. Il est à remarquer que cette première parabole est abordée par Jésus de façon “absolue”, sans qu’il ait précisé au départ que “le Royaume des cieux est semblable à…” N’oublions pas toutefois que l’image de la semence pour traiter de la Parole de Dieu remonte à l’ Ancien Testament (Zacharie, 6, 12 - 13). Paul l’utilise également pour rendre compte de son activité ministérielle et apostolique (1 Corinthiens, 3, 6 - 9).
2. Message
Notre page constitue ainsi le 2ème temps de l’ensemble de la parabole du semeur, et Jésus y répond à une question de ses disciples sur le “pourquoi” d’un tel langage.
Matthieu suit ici de très près le texte plus ancien de Marc, 4, 10 - 12, mais en adoucissant les angles, et sans préciser que Jésus est seul avec ses disciples quand ceux-ci l’interrogent. Ce qui laisse à entendre que les gens de la foule ont pu, eux aussi, écouter les remarques de Jésus.
La réponse de Jésus, à première vue dure et choquante, indique bien que ceux-là seuls qui suivent Jésus dans la foi pourront recevoir et comprendre le sens total des paraboles. En effet, l’ouverture du coeur, nécessaire pour être un disciple authentique, conduit à la réception du message de salut en sa plénitude, tandis que l’attitude inverse de fermeture, en repliant l’homme sur lui-même, va jusqu’à lui faire oublier les propositions qui lui ont été offertes. En d’autres termes, dès que l’on se met en route pour suivre Jésus sérieusement, on se risque derrière lui et l’on comprend son message, car on s’est rendu disponible pour l’entendre.
C’est donc une grâce reçue et accueillie, et une béatitude, que de s’ouvrir à Jésus, à sa Parole, à sa proclamation et à son inauguration du Règne de Dieu. Celui qui cherche la vérité du sens de sa vie et du monde, avec un coeur de pauvre, est en mesure de recevoir et de comprendre les mystères du Royaume.
3. Decouvertes
Là où Marc parlait du “mystère” du Royaume, au singulier, Matthieu parle des “mystères” au pluriel, en reprenant le sens biblique de ce mot, utilisé en particulier dans le Livre, de genre apoca:lyptique, de Daniel: il s’agit des plans secrets de Dieu dans l’histoire des hommes, et particulièrement pour la fin des temps, où est envisagé l’établissement du Règne de la justice de Dieu, accompagné de la destruction des forces du mal.
La TOB (Matthieu, 13, 11, note “v”) donne aux “mystères” ici évoqués un triple sens possible: soit le Royaume en lui-même, soit le secret de Jésus comme inaugurateur du Royaume, soit le caractère secret et caché du Royaume.
La citation d’Isaïe, 6, 9 - 10 indique bien que celui qui ne discerne pas le secret du Royaume devient de plus en plus aveugle face à ce Royaume de Dieu. Car l’accès, et l’exclusion, du Royaume dépendent d’abord de l’accueil ou du refus que chacune ou chacun lui accorde. Il faut donc s’engager en vérité face au Royaume, car nous ne pouvons rester neutres. Cependant, la dernière phrase de la citation d’Isaïe rappelle l’intention du Seigneur, qui, peut-être, risque de ne pas aboutir à cause de notre refus de croire en lui. Cette intention est bien toujours de “guérir”, c’est-à-dire de “sauver”.
La “béatitude” du verset 16 souligne bien le rôle unique et privilégié des premiers disciples de Jésus, qui est d’abord d’être des “témoins oculaires” de sa personne, de sa mission, de son engagement suprême d’obéissance dans l’événement de sa mort - résurrection (voir, par exemple, 1 Jean, 1, 1- 5).
4. Prolongement
Le Règne de Dieu est une réalité qui demeure toujours au-delà de toutes nos approches : on ne le possède pas, on ne le domine pas, on ne le conquiert pas, on le reçoit, tel que Jésus nous le présente, et avec une attitude de foi qui attend, de façon toujours renouvelée, la redécouverte de ce que Dieu nous offre.
D’où l’importance du langage des paraboles, qui nous accule à nous interroger en profondeur en nous “ouvrant”, et en nous “sortant de nous-mêmes” devant le message de Jésus, qui est d’une richesse qui nous dépasse, et qui suppose, pour que nous le comprenions davantage, que nous nous dépouillions davantage de nous-mêmes, en nous remettant entièrement à lui.
Prière
*Seigneur Jésus, en nous invitant à découvrir les enjeux du Règne de Dieu en nos vies, à partir de situations humaines concrètes sur lesquelles tu nous demandes de réfléchir en faisant appel à notre expérience, tu nous invites à une démarche de sérieux, de méditation, d’accueil , et d’ouverture, avec un coeur et un regard en attente, à une réalité qui nous dépasse, tout en étant inscrite au centre de notre existence : donne-moi, par ton Esprit Saint et ta présence qui demeure en moi, d’avoir part à ta Sagesse, qui est celle du Père et qui rayonne de ta Parole et de toutes tes attitudes de miséricorde et de prise en charge de ceux qui viennent à toi, et rends-moi ainsi capable de discerner les signes des valeurs et des exigences du Royaume de Dieu dans les circonstances concrètes de notre histoire d’aujourd’hui. AMEN.
24.07.2003.*