📘 Commentaire biblique de l’abbé Léon Hamain
Première lecture : Exode 14, 5-18
DU LIVRE DE L’EXODE
Texte
5 Lorsqu’on annonça au roi d’Égypte que le peuple avait fui, le cœur de Pharaon et de ses serviteurs changea à l’égard du peuple. Ils dirent : ” Qu’avons-nous fait là, de laisser Israël quitter notre service !“
6 Pharaon fit atteler son char et emmena son armée.
7 Il prit six cents des meilleurs chars et tous les chars d’Égypte, chacun d’eux monté par des officiers.
8 Yahvé endurcit le cœur de Pharaon, le roi d’Égypte, qui se lança à la poursuite des Israélites sortant la main haute.
9 Les Égyptiens se lancèrent à leur poursuite et les rejoignirent alors qu’ils campaient au bord de la mer - tous les chevaux de Pharaon, ses chars, ses cavaliers et son armée - près de Pi-Hahirot, devant Baal-Çephôn.
10 Comme Pharaon approchait, les Israélites levèrent les yeux, et voici que les Égyptiens les poursuivaient. Les Israélites eurent grand-peur et crièrent vers Yahvé.
11 Ils dirent à Moïse : ” Manquait-il de tombeaux en Égypte, que tu nous aies menés mourir dans le désert ? Que nous as-tu fait en nous faisant sortir d’Égypte ?
12 Ne te disions-nous pas en Égypte : Laisse-nous servir les Égyptiens, car mieux vaut pour nous servir les Égyptiens que de mourir dans le désert ? “
13 Moïse dit au peuple : ” Ne craignez pas !Tenez ferme et vous verrez ce que Yahvé va faire pour vous sauver aujourd’hui, car les Égyptiens que vous voyez aujourd’hui, vous ne les reverrez plus jamais;
14 Yahvé combattra pour vous ; vous, vous n’aurez qu’à rester tranquilles.
15 Yahvé dit à Moïse : ” Pourquoi cries-tu vers moi ? Dis aux Israélites de repartir.
16 Toi, lève ton bâton, étends ta main sur la mer et fends-la, que les Israélites puissent pénétrer à pied sec au milieu de la mer.
17 Moi, j’endurcirai le cœur des Égyptiens, ils pénétreront à leur suite et je me glorifierai aux dépens de Pharaon, de toute son armée, de ses chars et de ses cavaliers.
18 Les Égyptiens sauront que je suis Yahvé quand je me serai glorifié aux dépens de Pharaon, de ses chars et de ses cavaliers. “
Commentaire
1. Situation
Deuxième des 5 premiers livres de l’Ancien Testament rattachés à la tradition de Moïse, le Livre de l’Exode nous relate deux étapes de l’histoire d’Israël : - Les Hébreux esclaves se libèrent de la tutelle de Pharaon (1, 1 - 18, 27), - Le peuple d’Israël au Sinaï (19, 1 - 40, 38).
La 1ère partie nous montre d’abord les dangers que Pharaon fait courir au peuple d’Israël en Egypte (1, 1 - 2, 22), puis nous fait découvrir la nission que Dieu confie à Moise de faire sortir le peuple d’Egypte (2, 23 - 7, 7). Au nom du Seigneur, le Dieu d’Israël, Moïse va infliger les 10 plaies sur l’Egypte (7, 8 - 13, 16) puis conduire le peuple hors d’Egypte, en lui faisant traverser la mer des Roseaux dans laquelle sera détruite l’armée égyptienne (13, 17 - 15, 21).
Dans la 2nde partie, nous verrons comment, ayant ainsi vaincu ce Pharaon et libéré son peuple, Dieu va, au désert du Sinaï, confirmer Moïse comme le chef de son peuple, leur donner une Loi ou règle de vie, établir le signe et le lieu de sa présence au milieu d’eux, et les mettre en route, en dépit de leurs résistances et de leurs révoltes, vers la terre de Canaan (avec toute une série de séquences très détaillées : la conclusion de l’Alliance avec Dieu, qui donne les 10 commandements, les directives de Dieu concernant l’Arche, le culte et le sacerdoce, l’apostasie du peuple et le renouvellement de l’Alliance, la construction de la “Demeure”).
Mais, avant tous ces événements si importants, Moïse, serviteur de Dieu, aura anticipé dans sa propre histoire le déplacement du peuple, depuis l’Egypte jusqu’au Sinaï (chapitres 2 - 4). L’Exode (la sortie d’Egypte) va révéler Moïse grand serviteur de Dieu et le modèle à imiter pour les grandes figures bibliques qui le suivront : Josué, Jérémie, le 2nd Prophète Isaïe, et, pour nous, Jésus, qui nous sera présenté, entre autres figures, comme “le nouveau Moïse”. Partageant la souffrance du peuple, Moïse est en même temps proche de Dieu, et, par sa médiation, arrivera à maintenir le peuple en bons termes avec Yahvé son Dieu.
Toujours dans la première partie du Livre de l’Exode, qui traite de la libération des fils d’Israël de l’esclavage de Pharaon (Exode, 1, 1 - 15, 31), nous en sommes au moment où le grand tournant de cette aventure a été franchi. Après la 10ème plaie d’Egypte, concomitante de la célébration de la 1ère Pâque des Hébreux, la nuit du passage de Dieu qui les libère, Pharaon a donné l’ordre à Moïse et Aaron de faire sortir Israël du milieu de son peuple (12, 31 - 40). Et le peuple tout entier s’est mis en route sous la conduite de Moïse.
Nous entrons maintenant dans le dernier épisode de ce combat entre Dieu et Pharaon : Pharaon et son armée doivent être totalement anéantis dans une guerre sainte (14, 28), Et après cette victoire définitive, le peuple entier n’aura plus qu’à proclamer la louange de son Dieu par un grand cantique d’action de grâces (15, 1 - 21).
Auparavant, pour tendre un piège à Pharaon, et l’inviter à poursuivre Israël, Dieu ordonne à Moïse de changer d’itinéraire avec le peuple, en revenant sur le grand trajet normal et habituel, alors que c’est lui-même qui leur avait fait prendre une route différente de la plus courte et la plus directe (13, 17 - 18). Pharaon, ainsi provoqué, va croire Israël perdu et tournant en rond dans le désert, et il va entrer dans le piège qui lui est tendu. (14, 1 - 9).
2. Message
Voici donc le peuple d’Israël près de la mer, et qui voit s’approcher de lui les chars de Pharaon. En conséquence, le peuple prend peur, et reproche à Moïse de l’avoir emmené hors de l’Egypte. Pour toute réponse, Moïse leur demande de se préparer à assister à une guerre sainte que Dieu va mener contre ses adversaires, et bien entendu, avec succès, dans la mesure où il est le seul vrai Dieu (14, 5 - 14).La seule chose demandée au peuple est donc d’avoir confiance et de ne pas paniquer.
A partir du verset 15, la victoire se réalise par le passage de tout le peuple d’Israël à travers la mer des Roseaux. Si notre texte de ce jour s’arrête avant de nous décrire l’événement lui-même, il nous fait part, en détail, des ordres de Dieu qui demande à Moïse de lui servir de signe, en faisant, avec son bâton, des gestes sur la mer, et de relais, en demandant au peuple de traverser la mer. Dieu précise alors à Moïse que les Egyptiens vont les y suivre pour y être détruits par Dieu, qui, ainsi, manifestera sa gloire.
3. Decouvertes
Ce récit de la traverée de la mer des Roseaux est l’un des plus célèbres parmi les textes bibliques. Dieu y intervient de manière éclatante afin de libérer définitivement son peuple, au moment le plus délicat de l’Exode d’Egypte. et, avec cette intervention, s’achève l’action de Dieu qui met fin à l’esclavage Egyptien.
Le souvenir de cet épisode de gloire traverse toute l’histoire d’Israël, et toute la Bible, et dicte l’attitude du peuple à l’égard de Dieu Tout-Puissant {Deutéronome, 11, 4; Josué, 24, 6 - 7; Isaïe, 51, 10; Isaïe, 63, 11 - 13; Psaume 74, 13).
Le ton, déjà très dramatique et épique, de notre texte est bien plus accentué encore dans les psaumes qui chantent cet événement : Psaumes, 66, 6; 77, 15 - 21; 78, 13; 106, 7 - 12; 114, 1 - 6; 136, 11 - 15. A noter également sur ce point que c’est dans le livre le plus récent incorporé dans l’Ancien Testament de la Bible chrétienne par l’Eglise Catholique, livre écrit vers 70 seulement avant Jésus Christ, que ce ton dramatique atteint son point culminant (Sagesse, 10, 18 - 20 et 19, 7 - 9).
Le récit de la traversée de la mer, qui va suivre immédiatement notre page, est un mélange de traditions différentes. Selon l’une, Moïse fend la mer en deux avec son bâton, le peuple traverse à pieds secs entre deux murailles d’eau, et, quand le peuple est arrivé de l’autre côté, Moïse va, de même, refermer la mer, dont les murailles d’eau vont écraser les Egyptiens.
Selon une autre tradition, Dieu va faire se lever un vent qui fait reculer la mer suffisamment loin pour que peuple puisse la traverser, et, ensuite, il la fera revenir à son point de départ. Voir également le psaume 48, 5 - 8.
A remarquer que, quelle que soit la tradition constatée, si on accepte ces hypothèses, la victoire n’appartient qu’à Dieu (14, 19 - 31).
4. Prolongement
Pau] a “relu” cet événement de la traversée de la mer, ainsi que ceux qui l’ont suivi dans le désert du Sinaï, en 1 Corinthiens , 10, 1 - 13, pour nous inviter à nous comporter mieux que les membres du peuple d’Israël qui ne tarderont pas à murmurer souvent contre Dieu et contre Moïse à chaque difficulté rencontrée dans le désert :
1 Car je ne veux pas que vous l’ignoriez, frères: nos pères ont tous été sous la nuée, tous ont passé à travers la mer,
2 tous ont été baptisés en Moïse dans la nuée et dans la mer,
3 tous ont mangé le même aliment spirituel
4 et tous ont bu le même breuvage spirituel - ils buvaient en effet à un rocher spirituel qui les accompagnait, et ce rocher c’était le Christ.
5 Cependant, ce n’est pas le plus grand nombre d’entre eux qui plut à Dieu, puisque leurs corps jonchèrent le désert.
6 Ces faits se sont produits pour nous servir d’exemples, pour que nous n’ayons pas de convoitises mauvaises, comme ils en eurent eux-mêmes.
Pour nous, chrétiens, cette traversée de libération s’est accomplie définitivement, une fois pour toutes, par le passage victorieux de Jésus le Christ à travers la mort, et donc son entrée dans la résurrection qui le situe désormais à la droite de Dieu, passage qui nous est transmis comme naissance nouvelle et transfiguration dans notre baptême, reçu et vécu comme “plongée” dans la mort-résurrection de Jésus, et, par là, entrée dans une vie toute de nouveauté :
3 Ou bien ignorez-vous que, baptisés dans le Christ Jésus, c’est dans sa mort que tous nous avons été baptisés ‘!
4 Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême dans la mort, afin que, comme le Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, nous vivions nous aussi dans une vie nouvelle.
5 Car si c’est un même être avec le Christ que nous sommes devenus par une mort semblable à la sienne, nous le serons aussi par une résurrection semblable;
6 comprenons-le, notre vieil homme a été crucifié avec lui, pour que fût réduit à l’impuissance ce corps de péché, afin que nous cessions d’être asservis au péché.
7 Car celui qui est mort est affranchi du péché.
8 Mais si nous sommes morts avec le Christ, nous croyons que nous vivons aussi avec lui,
9 sachant que le Christ une fois ressuscité des morts ne meurt plus, que la mort n’exerce plus de pouvoir sur lui.
10 Sa mort fut une mort au péché, une fois pour toutes; mais sa vie est une vie à Dieu.
11 Et vous de même, considérez que vous êtes morts au péché et vivants à Dieu dans le Christ Jésus.
Prière
*Seigneur Jésus, puisqu’il nous est accordé, dans l’Esprit Saint, d’entrer dans le mystère de ton passage au Père en ta mort-résurrection, et d’être ainsi saisis dans l’Exode définitif que tu as ouvert à toute l’humanité, afin qu’elle pénètre, avec toi et en toi, dans la terre promise du Royaume de Dieu qui nous offre d’y partager sa gloire, : donne-moi de me laisser illuminer par cette extraordinaire Bonne Nouvelle du salut de Dieu accompli, et de me laisser conduire par toi, qui es pour toujours avec moi, sur la seule route qui compte, celle du Règne de Dieu en ma vie, dès aujourd’hui, et ce, à travers tous mes cheminements humains de chaque jour. AMEN.
21.07.2003.*
Évangile : Matthieu 12, 38-42
DE L’EVANGILE DE MATTHIEU
Texte
38 Alors quelques-uns des scribes et des Pharisiens prirent la parole et lui dirent : ” Maître, nous désirons que tu nous fasses voir un signe. “
39 Il leur répondit : ” Génération mauvaise et adultère ! elle réclame un signe, et de signe, il ne lui sera donné que le signe du prophète Jonas.
40 De même, en effet, que Jonas fut dans le ventre du monstre marin durant trois jours et trois nuits, de même le Fils de l’homme sera dans le sein de la terre durant trois jours et trois nuits.
41 Les hommes de Ninive se dresseront lors du Jugement avec cette génération et ils la condamneront, car ils se repentirent à la proclamation de Jonas, et il y a ici plus que Jonas !
42 La reine du Midi se lèvera lors du Jugement avec cette génération et elle la condamnera, car elle vint des extrémités de la terre pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici plus que Salomon !
Commentaire
1. Situation
Cet Evangile, qui porte le nom de Matthieu, trouve peut-être sa première source dans une collection de paroles de Jésus, écrites en Araméen et attribuées à l’apôtre Matthieu, par un Père de l’Eglise, Papias d’Alexandrie, vers 125.
Cet Evangile, qui reprend beaucoup de passages de l’Evangile de Marc (qui avait été écrit vers 65), mais en y ajoutant des éléments qu’il partage en grande partie avec Luc, a été très probablement rédigé entre les années 85 et 90.
A parcourir tout ce Livre, on peut se demander s’il a été composé pour des chrétiens d’origine Juive (Judéochrétiens), ou pour des chrétiens d’origine païenne, ou encore pour les deux. La position communément admise de nos jours est qu’il a été écrit pour une communauté Judéochrétienne qui s’est trouvée exclue du Judaïsme, suite à une décision par des rabbins Juifs non chrétiens de ne plus tolérer la double appartenance, à la fois Juive et chrétienne, de ces Judéochrétiens, qui avait été possible jusqu’à cette date. Rupture qui explique la dureté des propos mis dans la bouche de Jésus contre les Scribes et Pharisiens de son temps (Matth. chapitre 23).
Néanmoins, même s’il a été d’abord écrit pour confirmer une communauté Judéochrétienne dans sa découverte de la Bonne Nouvelle de Jésus, cet Evangile est ouvert également à la mission universelle auprès des païens, et il se termine par un envoi en mission par le Christ ressuscité, avec ces paroles : “allez, de toutes les nations, faites des disciples” (28, 18).
On peut diviser cet Evangile en 11 parties, qui se répondent en sens inverse (la 1ère correspondant à la dernière, la 2ème, à l’avant-dernière, etc…), concentrées autour de la 6ème partie, le “Discours en paraboles”, qui sert en quelque sorte de “pivot”. Nous obtenons ainsi le découpage suivant :
- Naissance de Jésus et commencement de sa mission (1 - 4)
- Bénédictions et Discours sur la montagne (5 - 7)
- Manifestations de l’autorité de Jésus et de ses appels (8 - 9)
- Discours sur la mission (10)
- Jésus rejeté par “cette génération” (11 - 12 )
- Discours en paraboles (13)
- Jésus reconnu par ses disciples (14 - 17)
- Discours sur la manière de vivre en communauté de croyants (18)
- De nouveau, Jésus manifeste son autorité et ses appels (19 - 22)
- Proclamation de situations malheureuses et Discours sur la venue définitive du Royaume (23 - 24)
- Passion, mort et résurrection (26 - 28)
Cette présentation fait ressortir que cet Evangile est bien rythmé par 5 grands discours de Jésus, dans lesquels l’auteur a concentré la majeure partie de son enseignement. Les 5 discours ont souvent fait penser aux 5 livres de Moïse de l’Ancien Testament. On dit volontiers que, pour Matthieu, Jésus est le “Nouveau Moïse”.
Avec notre page, nous continuons d’accompagner Jésus dans la partie de l’Evangile de Matthieu, concernant sa 2ème mission en Galilée, où il rencontre de plus en plus de refus et d’hostilité de la part de “cette génération” de ses contemporains.
2. Message
Jésus ne répond jamais directement aux demandes spécifiques de signes extraordinaires qui lui sont faites. En remettant debout malades et affligés, il propose, à sa façon, les signes du salut et de la miséricorde que Dieu nous offre.
Cependant, pour “signifier” le sens et le but final de sa mission, il cite l’Ecriture, et rappelle d’abord ce que le conte de Jonas nous dit du séjour de ce prophète dans le ventre du monstre marin. Il annonce ainsi le mystère de sa mort-résurrection, qui sera l’événement majeur de tout le plan de Dieu.
L’histoire de Jonas lui permet également de déclarer que si les gens de Ninive se sont convertis à la parole de Jonas, combien, à plus forte raison, tous devraient se mettre à l’écoute de sa parole à lui, Jésus.
De même, si, selon le Livre des Rois, la reine de Saba s’est déplacée pour aller rencontrer Salomon, combien, à plus forte raison, nous devrions nous précipiter vers lui, Jésus, qui est porteur de la Sagesse même de Dieu.
Jésus est bien Parole et Sagesse de Dieu lui-même.
3. Decouvertes
Jésus, tout en refusant le signe demandé, en offre un autre de la “fin des temps” à “cette génération mauvaise et infidéle”, qui se trouve ainsi mise en jugement par lui.
Ce “signe” extraordinaire et inattendu sera sa propre résurrection
Les contemporains de Jésus ressemblent bien aux membres du peuple de Dieu, qui, dans le désert de l’Exode de la sorte d’Egypte, grognaient sans cesse contre Dieu et Moïse (Deutéronome, 1, 35 et 32, 5).
Ces Ninivites, qui ont cru à la parole prophétique de Jonas, (Jonas, 3, 2), et la reine de Saba, qui s’est déplacée de si loin pour découvrir la sagesse de Salomon (1 Rois, 10, 1 - 10, récit repris en 2 Chroniques, 9, 1 - 9), serviront de référence, et de point fort de comparaison, lors du jugement final de la fin ultime des temps, pour manifester l’incroyance de “cette génération” des contemporains de Jésus.
4. Prolongement
Nous sommes appelés à une décision de foi en faveur de la mission, et de la personne, de Jésus, comme l’ont été ses premiers disciples après son discours sur le pain de vie dans l’ Evangile de Jean, et comme Paul le spécifie, de façon très nette, à tous les croyants que nous sommes, et devons toujours devenir davantage :
60 Après l’avoir entendu, beaucoup de ses disciples dirent : ” Elle est dure, cette parole ! Qui peut l’écouter ? ”
61 Mais, sachant en lui-même que ses disciples murmuraient à ce propos, Jésus leur dit : ” Cela vous scandalise ?
62 Et quand vous verrez le Fils de l’homme monter là où il était auparavant ?…
63 C’est l’esprit qui vivifie, la chair ne sert de rien. Les paroles que je vous ai dites sont esprit et elles sont vie.
64 Mais il en est parmi vous qui ne croient pas. ” Jésus savait en effet dès le commencement qui étaient ceux qui ne croyaient pas et qui était celui qui le livrerait.
65 Et il disait : ” Voilà pourquoi je vous ai dit que nul ne peut venir à moi, si cela ne lui est donné par le Père. ”
66 Dès lors, beaucoup de ses disciples se retirèrent, et ils n’allaient plus avec lui.
67 Jésus dit alors aux Douze : ” Voulez-vous partir, vous aussi ? ”
68 Simon-Pierre lui répondit : ” Seigneur, à qui irons-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle.
69 Nous, nous croyons, et nous avons reconnu que tu es le Saint de Dieu. ”
21 Mais maintenant, sans la Loi, la justice de Dieu s’est manifestée, attestée par la Loi et les Prophètes,
22 justice de Dieu par la foi en Jésus Christ, à l’adresse de tous ceux qui croient - car il n’y a pas de différence :
23 tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu -
24 et ils sont justifiés par la faveur de sa grâce en vertu de la rédemption accomplie dans le Christ Jésus :
25 Dieu l’a exposé, instrument de propitiation par son propre sang moyennant la foi ; il voulait montrer sa justice, du fait qu’il avait passé condamnation sur les péchés commis jadis
26 au temps de la patience de Dieu ; il voulait montrer sa justice au temps présent, afin d’être juste et de justifier celui qui se réclame de la foi en Jésus.
Prière
*Seigneur Jésus, à qui d’autre que toi pourrions-nous aller, puisque tu as les paroles de la vie éternelle, toi la Parole-Sagesse même de Dieu, faite chair en notre humanité, pour nous faire connaître les mystères de Dieu, ton Père et notre Père : donne-moi de croître dans la foi en ton Nom, manifesté à tous les croyants, qui est le seul par lequel nous puissions être sauvés, et de marcher ainsi résolument derrière toi, comme un vrai disciple, sur l’unique chemin de vie qui nous soit offert. AMEN.
22.07.2002.*