📘 Commentaire biblique de l’abbé Léon Hamain
Première lecture : Jérémie 1, 1-10
DU LIVRE DE JEREMIE
Texte
1 Paroles de Jérémie, fils de Hilqiyyahu, l’un des prêtres résidant à Anatot, en territoire de Benjamin.
2 A lui fut adressée la parole de Yahvé, aux jours de Josias, fils d’Amon, roi de Juda, la treizième année de son règne;
3 puis aux jours de Joiaqim, fils de Josias, roi de Juda, jusqu’à la fin de la onzième année de Sédécias, fils de Josias, roi de Juda, jusqu’à la déportation de Jérusalem, au cinquième mois.
4 La parole de Yahvé me fut adressée en ces termes
5 Avant même de te former au ventre maternel, je t’ai connu; avant même que tu sois sorti du sein, je t’ai consacré; comme prophète des nations, je t’ai établi.
6 Et je dis : “Ah! Seigneur Yahvé, vraiment, je ne sais pas parler, car je suis un enfant!“
7 Mais Yahvé répondit Ne dis pas : “Je suis un enfant!” car vers tous ceux à qui je t’enverrai, tu iras, et tout ce que je t’ordonnerai, tu le diras.
8 N’aie aucune crainte en leur présence car je suis avec toi pour te délivrer, oracle de Yahvé.
9 Alors Yahvé étendit la main et me toucha la bouche; et Yahvé me dit Voici que j’ai placé mes paroles en ta bouche.
10 Vois! Aujourd’hui même je t’établis sur les nations et sur les royaumes, pour arracher et renverser, pour exterminer et démolir, pour bâtir et planter.
Commentaire
1. Situation
Jérémie a vécu à l’une des périodes les plus troublées du Proche Orient. Il fut témoin de la chute d’un grand empire et de l’apparition d’un autre. Au milieu de cette tourmente, le royaume de Juda, aux mains de rois incapables, court à sa ruine pour n’avoir pas tenu compte de ces forces extérieures insurmontables de l’histoire, et y avoir résisté.
Le ministère de Jérémie a duré 40 ans environ, de 627 à 587, et s’adressait à Juda, ainsi qu’aux nations environnantes, pendant cette époque de convulsions politiques. Jérémie est intervenu très souvent. Il fallait, en effet, discerner la volonté de Dieu et chercher sa lumière dans des situations dramatiques.
Parmi tous les prophètes de son temps (Sophonie, Habakkuk, Nahum et Ezéchiel), il fut le seul à percevoir à quel point Dieu aimait son peuple, ainsi que les devoirs du peuple vis-à-vis de Dieu, dans le respect des termes de l’Alliance. Il eut un sens très aigu des différentes déviations qui existaient alors dans la manière du peuple de vivre sa foi en Yahvé.
Son message développait 2 aspects fondamentaux : quelle est la véritable manière de vivre selon Yahvé-Dieu ? Les aberrations des dirigeants de Juda ne pouvaient, selon lui, que le conduire à la catastrophe, pour n’avoir pas suivi le Seigneur dans un discernement des appels des signes des temps.
Son Livre commence par des oracles contre Juda et Jérusalem (1, 4 - 25, 13), et c’est dans cette première partie que nous trouvons le récit de la vocation du prophète, ainsi que ses doutes et états d’âme concernant sa mission, car ces oracles couvrent toute la période de l’histoire dont il fut le contemporain. Une 2ème partie de son Livre traite de la restauration d’Israêl (26,1 - 35, 19). Une 3ème partie nous raconte les persécutions prolongées qu’a subies le prophète vers la fin de sa mission et de sa vie, ainsi que son martyre (36, 1 - 45, 5). Son Livre se termine par une série d’oracles contre les nations (46, 1 - 51, 64).
Notre texte appartient au début de la 1ère partie de livre de Jérémie.
2. Message
L’appel de Jérémie à devenir prophète du Seigneur nous est relaté, comme s’étant déroulé sous la forme d’une vision, dans cet extrait du 1er chapitre de son livre.
Cette vocation prophétique fait partie intégrante du plan de Dieu concernant la mission d’Abraham et de sa descendance, et son salut proposé ainsi à toute l’humanité. C’est pourquoi Jérémie s’entend dire qu’il a été connu du Seigneur et consacré par lui, dès avant sa conception.
Puisqu’il en est ainsi, l’incapacité à remplir une telle mission, dont fait état le prophète, ne peut être un obstacle. Le Seigneur l’assure, en effet, qu’il sera avec lui, mettra ses paroles dans sa bouche, et lui donnera la force et l’autorité nécessaires pur accomplir son service, tout aussi difficile et dangereux qu’il puisse être.
3. Decouvertes
Le récit de la vocation de Jérémie déborde notre texte, va de 1, 4 à 1, 19, et comprend 2 visions complémentaires, écrites en prose (1, 11 - 12 et 1, 13 - 16), dont on pense qu’elles n’étaient pas d’abord liées à l’appel proprement dit du prophète.
Au cours de la vision principale, racontée en forme poétique dans notre passage, Jérémie nous rapporte ce qu’il entend du Seigneur et ses propres réponses.
La mission que reçoit Jérémie est d’être prophète du Seigneur pour les nations, afin d’y annoncer la réalisation du plan de Dieu, qui est de détruire et de reconstruire (1, 5 et 1, 10).
Le Seigneur passe outre aux objections de Jérémie, et lui promet son assistance, comme il l’avait déjà fait pour Moïse (Exode, 3, 11 et 4, 10), ainsi que pour le 1er Isaïe (Isaïe, 6, 5). L’on peut constater que ces récits de vocation nous sont ainsi présentés selon pratiquement un même schéma.
Le fait que le prophète ait été choisi par Dieu dès avant sa naissance, signifie que Dieu seul l’appelle, sans autre intermédiaire.
Pour ôter à Jérémie tout doute, s’il en est, sur sa vocation, le Seigneur lui touche la bouche et y place ses propres paroles.
Raconter ainsi sa vocation permet à Jérémie de justifier sa mission devant ses auditeurs et adversaires, et d’en témoigner avec force et conviction, de la part du Seigneur qui l’envoie.
4. Prolongement
L’envoi de Jésus à la plénitude des temps, ou aux derniers temps, achève définitivement le plan de Dieu, mis en route dans l’Ancien Testament :
4 Mais quand vint la plénitude du temps, Dieu envoya son Fils, né d’une femme, né sujet de la Loi,
5 afin de racheter les sujets de la Loi, afin de nous conférer l’adoption filiale.
1 Après avoir, à maintes reprises et sous maintes formes, parlé jadis aux Pères par les prophètes, Dieu,
2 en ces jours qui sont les derniers, nous a parlé par le Fils, qu’il a établi héritier de toutes choses, par qui aussi il a fait les siècles.
3 Resplendissement de sa gloire, effigie de sa substance, ce Fils qui soutient l’univers par sa parole puissante, ayant accompli la purification des péchés, s’est assis à la droite de la Majesté dans les hauteurs,
L’appel et l’envoi de ses disciples par Jésus leur transmet sa propre mission, qui continue par lui dans l’envoi de son Esprit, mais qu’ils doivent rendre visible aux différents moments de l’histoire, après son retour au Père en sa mort-résurrection (Matthieu, 4, 18 - 22 et 10, 1 - 42). De ce fait, les disciples se découvrent, comme Paul, inclus dans le plan éternel de Dieu, surtout lorsqu’ils sont, comme lui, appelés, à la façon de Jérémie, sans intermédiaire humain :
15 Mais quand Celui qui dès le sein maternel m’a mis à part et appelé par sa grâce daigna
16 révéler en moi son Fils pour que je l’annonce parmi les païens, aussitôt, sans consulter la chair et le sang,
17 sans monter à Jérusalem trouver les apôtres mes prédécesseurs, je m’en allai en Arabie, puis je revins encore à Damas.
Ce qui nous conduit, nous les croyants, à constater également, que, toujours dans ce dessein de salut de Dieu, nous avons, nous aussi, été choisis “de toute éternité” :
3 Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ, qui nous a bénis par toutes sortes de bénédictions spirituelles, aux cieux, dans le Christ.
4 C’est ainsi qu’Il nous a élus en lui, dès avant la fondation du monde, pour être saints et immaculés en sa présence, dans l’amour,
5 déterminant d’avance que nous serions pour Lui des fils adoptifs par Jésus Christ. Tel fut le bon plaisir de sa volonté,
6 à la louange de gloire de sa grâce, dont Il nous a gratifiés dans le Bien-aimé.
Prière
*Seigneur Jésus, en toi nous sommes devenus création nouvelle, notre existence est définie comme faisant partie d’un unique projet de Dieu, de nous partager sa qualité de vie éternelle, et c’est ainsi que nous sommes appelés à te suivre, et à rayonner ton image de fils, qu’il nous est donné de reproduire : aide-moi à ajuster toutes mes décisions libres, et tous mes choix d’homme ou de femme de ce monde, a cette vocation sublime, en laquelle seule se trouve le sens définitif de notre expérience humaine, et apprends-moi, tout au long de mon parcours terrestre, à rechercher, comme toi, la volonté du Père, en toutes circonstances, dans la force de ton Esprit. AMEN.
24.07.2002.*
Évangile : Matthieu 13, 1-23
DE L’EVANGILE DE MATTHIEU
Texte
1 En ce jour-là, Jésus sortit de la maison et s’assit au bord de la mer.
2 Et des foules nombreuses s’assemblèrent auprès de lui, si bien qu’il monta dans une barque et s’assit ; et toute la foule se tenait sur le rivage.
3 Et il leur parla de beaucoup de choses en paraboles. Il disait : ” Voici que le semeur est sorti pour semer.
4 Et comme il semait, des grains sont tombés au bord du chemin, et les oiseaux sont venus tout manger.
5 D’autres sont tombés sur les endroits rocheux où ils n’avaient pas beaucoup de terre, et aussitôt ils ont levé, parce qu’ils n’avaient pas de profondeur de terre ;
6 mais une fois le soleil levé, ils ont été brûlés et, faute de racine, se sont desséchés.
7 D’autres sont tombés sur les épines, et les épines ont monté et les ont étouffés.
8 D’autres sont tombés sur la bonne terre et ont donné du fruit, l’un cent, l’autre soixante, l’autre trente.
9 Entende qui a des oreilles ! “
10 Les disciples s’approchant lui dirent : ” Pourquoi leur parles-tu en paraboles ? ” -
11 ” C’est que, répondit-il, à vous il a été donné de connaître les mystères du Royaume des Cieux, tandis qu’à ces gens-là cela n’a pas été donné.
12 Car celui qui a, on lui donnera et il aura du surplus, mais celui qui n’a pas, même ce qu’il a lui sera enlevé.
13 C’est pour cela que je leur parle en paraboles : parce qu’ils voient sans voir et entendent sans entendre ni comprendre.
14 Ainsi s’accomplit pour eux la prophétie d’Isaïe qui disait : Vous aurez beau entendre, vous ne comprendrez pas ; vous aurez beau regarder, vous ne verrez pas.
15 C’est que l’esprit de ce peuple s’est épaissi : ils se sont bouché les oreilles, ils ont fermé les yeux, de peur que leurs yeux ne voient, que leurs oreilles n’entendent, que leur esprit ne comprenne, qu’ils ne se convertissent, et que je ne les guérisse.
16 ” Quant à vous, heureux vos yeux parce qu’ils voient ; heureuses vos oreilles parce qu’elles entendent.
17 En vérité je vous le dis, beaucoup de prophètes et de justes ont souhaité voir ce que vous voyez et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez et ne l’ont pas entendu !
18 ” Écoutez donc, vous, la parabole du semeur.
19 Quelqu’un entend-il la Parole du Royaume sans la comprendre, arrive le Mauvais qui s’empare de ce qui a été semé dans le cœur de cet homme : tel est celui qui a été semé au bord du chemin.
20 Celui qui a été semé sur les endroits rocheux, c’est l’homme qui, entendant la Parole, l’accueille aussitôt avec joie ;
21 mais il n’a pas de racine en lui-même, il est l’homme d’un moment : survienne une tribulation ou une persécution à cause de la Parole, aussitôt il succombe.
22 Celui qui a été semé dans les épines, c’est celui qui entend la Parole, mais le souci du monde et la séduction de la richesse étouffent cette Parole, qui demeure sans fruit.
23 Et celui qui a été semé dans la bonne terre, c’est celui qui entend la Parole et la comprend : celui-là porte du fruit et produit tantôt cent, tantôt soixante, tantôt trente. “
Commentaire
1. Situation
Cet Evangile, qui reprend beaucoup de passages de l’Evangile de Marc (qui avait été écrit vers 65), mais en y ajoutant des éléments qu’il partage en grande partie avec Luc, a été très probablement rédigé entre les années 85 et 90.
A parcourir tout ce Livre, on peut se demander s’il a été composé pour des chrétiens d’origine Juive (Judéochrétiens), ou pour des chrétiens d’origine païenne, ou encore pour les deux. Néanmoins, même s’il a été d’abord écrit pour confirmer une communauté Judéochrétienne dans sa découverte de la Bonne Nouvelle de Jésus, cet Evangile est ouvert également à la mission universelle auprès des païens, et il se termine par un envoi en mission par le Christ ressuscité, avec ces paroles : “allez, de toutes les nations, faites des disciples” (28, 18).
On peut diviser cet Evangile en 11 parties, qui se répondent en sens inverse (la 1ère correspondant à la dernière, la 2ème, à l’avant-dernière, etc…), concentrées autour de la 6ème partie, le “Discours en paraboles”, qui sert en quelque sorte de “pivot”. Nous obtenons ainsi le découpage suivant :
- Naissance de Jésus et commencement de sa mission (1 - 4)
- Bénédictions et Discours sur la montagne (5 - 7)
- Manifestations de l’autorité de Jésus et de ses appels (8 - 9)
- Discours sur la mission (10)
- Jésus rejeté par “cette génération” (11 - 12 )
- Discours en paraboles (13)
- Jésus reconnu par ses disciples (14 - 17)
- Discours sur la manière de vivre en communauté de croyants (18)
- De nouveau, Jésus manifeste son autorité et ses appels (19 - 22)
- Proclamation de situations malheureuses et Discours sur la venue définitive du Royaume (23 - 24)
- Passion, mort et résurrection (26 - 28)
Cette présentation fait ressortir que cet Evangile est bien rythmé par 5 grands discours de Jésus, dans lesquels l’auteur a concentré la majeure partie de son enseignement. Les 5 discours ont souvent fait penser aux 5 livres de Moïse de l’Ancien Testament. On dit volontiers que, pour Matthieu, Jésus est le “Nouveau Moïse”.
Avec notre page, nous commençons l’écoute du 3ème discours de Jésus, le discours en paraboles. Suite à sa 2ème mission en Galilée, au cours de laquelle Jésus a rencontré de plus en plus d’incompréhension et de difficultés de la part de ses contemporains, qu’il identifie sous le nom de “cette génération”, Jésus explique les raisons de cette contestation, et la situe dans la perspective de la réussite finale de sa mission et du plan de salut de Dieu.
2. Message
La fin de cette parabole, qui nous est développée en trois temps (la parabole propement dite : v. 1 - 9, la raison du choix par Jésus de ce type de langage : v. 10 - 17, interprétation de cette parabole relue en ses éléments détaillés, sous forme “d’allégorie” : v. 18 - 23), nous détaille les obstacles de la mission : l’action du diable, adversaire du plan de Dieu, le manque de force et de caractère de ceux qui suivraient volontiers Jésus, ou leur trop grand attachement aux richesses et aux soucis du monde. Mais est-ce vraiment l’échec de la mission de Jésus et du dessein de Dieu ?
Mais, avant cette dernière partie, il y en a deux autres. La parabole, proprement dite, d’abord, comme énigme sans aucune explication, porte en elle-même sa propre logique : en effet le semeur ne sortirait pas pour semer s’il n’était certain, qu’en dépit d’endroits où le terrain est mauvais, et des pertes qui en résultent, il va faire une récolte fructueuse. Sa démarche est donc une démarche de confiance. Ainsi en va-t-il de la mission de Jésus, de la Parole de Dieu, de son dessein de salut, malgré les difficultés et échecs rencontrés.
Dans la partie centrale, un peu surprenante, de notre page, Jésus nous donne la raison de son emploi des paraboles : c’est une manière de parler qui dévoile et cache à la fois, qui demande donc qu’on accepte de réfléchir sérieusement, de se remettre en cause, de changer de vie, donc , de se convertir. Cela signifie une intelligence d’abord du ” cœur ” avant de comprendre, c’est-à-dire une ouverture, une attente, une pauvreté.
3. Decouvertes
Dans ce discours, Jésus utilise le genre des paraboles. Sous ce nom l’on distingue 3 types de discours : d’abord, la parabole au sens brut, comme celle du semeur, dans les 9 premiers versets de notre page de ce jour, où il n’y a aucun point de comparaison, ni aucune ” clé ” d’interprétation, dans une ” histoire ” qui nous est racontée comme une énigme.
Ensuite, la parabole comme récit global, assorti d’une clé telle que : ” le royaume des cieux est semblable à… “.
Enfin, l’allégorie, qui est un récit où chaque élément est interprété comme signifiant une réalité bien spécifique. Ainsi en est-il dans l’explication que Jésus donne de la parabole du semeur, à la fin de notre page, où il identifie la semence comme la Parole de Dieu, et les différents types de terrains comme autant d’attitudes de ceux qui reçoivent cette Parole.
Une interprétation remarquable de la présente parabole du semeur, lue comme histoire énigmatique à comprendre dans sa globalité, nous est fournie dans un passage du 2ème prophète Isaïe, 55, 9 - 11, où nous est ainsi attestée l’efficacité du projet de Dieu, réalisée par Jésus, au cours de sa mission de la “fin des temps”, mission de prédication , de gestes de miséricorde, et de d’engagement dans son “Heure” de passage au Père en sa mort-résurrection-don de l’Esprit Saint.
4. Prolongement
La dernière partie explicative nous interpelle-t-elle directement et facilement en nous posant la question : quelle sorte de terrain suis-je face à la Parole de Dieu ? Ou quel genre de terrain suis-je devenu ? Car rien n’est jamais acquis définitivement, et nous n’avons jamais fini de progresser. S’arrêter d’avancer dans l’écoute de la Parole ce n’est plus être une bonne terre, c’est redevenir un terrain encombré, qui fait obstacle.
Ne faisons pas cependant l’impasse sur la grande question que nous pose la parabole elle-même, en la 1ère partie de cette page : avons-nous, aujourd’hui, confiance dans cette mission de Jésus en son Eglise? Que vaut notre espérance ? Douterions-nous de Dieu et de la présence de Jésus dans son Esprit Saint , dans nos personnes et nos communautés ?
10 De même que la pluie et la neige descendent des cieux et n’y retournent pas sans avoir arrosé la terre, sans l’avoir fécondée et l’avoir fait germer pour fournir la semence au semeur et le pain à manger,
11 ainsi en est-il de la parole qui sort de ma bouche, elle ne revient pas vers moi sans effet, sans avoir accompli ce que j’ai voulu et réalisé l’objet de sa mission.
Dans la partie centrale, apparaît une dernière question : si rien n’est évident, si rien n’est du ” tout cuit ”, dans le mystère de Dieu, qui suppose méditation priante, dans l’ouverture et la pauvreté du coeur, où en sont nos yeux et nos oreilles ? Est-ce que nous réfléchissons au sens de notre vie de chrétien, de notre action, de nos choix fondamentaux ? Sommes-nous des aveuglés ou des sourds, sûrs de nous-mêmes, ou, au contraire, des disciples, prêts à suivre Jésus de nouveau , ou de façon toujours renouvelée ?
Prière
*Seigneur Jésus, tu es venu en notre monde, comme Parole de Dieu faite chair, pour accomplir, jusqu’à son terme, la grande mission du salut de Dieu, et tu as vécu cet engagement d’obéissance dans une confiance absolue à Dieu ton Père, par delà tous les obstacles, difficultés, contestations ou rejets rencontrés : apprends-moi à ne jamais douter de ta victoire, que tu me communiques dans la force de ton Esprit, et donne-moi de demeurer toujours fidèle à ta Parole, d’en témoigner comme d’une grâce qui produit son fruit, d’abord dans mon humilité, et, ensuite, quand je l’annonce avec une espérance que rien ne saurait arrêter. AMEN.
26.07.2002.*