📘 Commentaire biblique de l’abbé Léon Hamain


Première lecture : Jérémie 26, 11-19

DU LIVRE DE JEREMIE

Texte

11 Alors prêtres et prophètes dirent aux princes et à tout le peuple : “C’est la mort que mérite cet homme, car il a prophétisé contre cette ville, ainsi que vous l’avez entendu de vos oreilles!“
12 Mais Jérémie répondit à tous les princes et à “tout le peuple C’est Yahvé qui m’a envoyé prophétiser contre le Temple et contre cette ville en prononçant toutes les paroles que vous avez entendues.
13 Maintenant donc, améliorez vos voies et vos œuvres, soyez attentifs à l’appel de Yahvé votre Dieu; alors ils se repentira du malheur qu’il a prononcé contre vous.
14 Pour moi, me voici entre vos mains. Faites de moi ce qui vous semble bon et juste.
15 Mais sachez bien que si vous me faites mourir, c’est du sang innocent que vous mettrez sur vous, sur cette ville et sur ses habitants. Car Yahvé m’a bel et bien envoyé vers vous, pour prononcer à vos oreilles toutes ces paroles.”
16 Alors les princes et le peuple entier dirent aux prêtres et aux prophètes : “Cet homme ne mérite pas la mort puisqu’il nous a parlé au nom de Yahvé notre Dieu.”
17 Et quelques-uns des anciens du pays se levèrent pour dire à tout le peuple assemblé
18 “Michée de Moréshèt, qui prophétisait aux jours d’Ezéchias, roi de Juda, a bien dit à tout le peuple de Juda : Ainsi parle Yahvé Sabaot Sion sera une terre de labour, Jérusalem un amoncellement de pierres et la montagne du Temple une hauteur boisée!
19 Est-ce que pour cela Ezéchias, roi de Juda, et tout Juda l’ont fait mourir? N’ont-ils pas plutôt ressenti la crainte de Yahvé et ne l’ont-ils pas imploré, de telle sorte que Yahvé se repentit du malheur qu’il avait prononcé contre eux? Et nous, nous nous chargerions d’un si grand crime!”

Commentaire

1. Situation

Jérémie a vécu à l’une des périodes les plus troublées du Proche Orient. Il fut témoin de la chute d’un grand empire et de l’apparition d’un autre. Au milieu de cette tourmente, le royaume de Juda, aux mains de rois incapables, court à sa ruine pour n’avoir pas tenu compte de ces forces extérieures insurmontables de l’histoire, et y avoir résisté.

Le ministère de Jérémie a duré 40 ans environ, de 627 à 587, et s’adressait à Juda, ainsi qu’aux nations environnantes, pendant cette époque de convulsions politiques. Jérémie est intervenu très souvent. Il fallait, en effet, discerner la volonté de Dieu et chercher sa lumière dans des situations dramatiques.

Parmi tous les prophètes de son temps (Sophonie, Habakkuk, Nahum et Ezéchiel), il fut le seul à percevoir à quel point Dieu aimait son peuple, ainsi que les devoirs du peuple vis-à-vis de Dieu, dans le respect des termes de l’Alliance. Il eut un sens très aigu des différentes déviations qui existaient alors dans la manière du peuple de vivre sa foi en Yahvé.

Son message développait 2 aspects fondamentaux : quelle est la véritable manière de vivre selon Yahvé-Dieu ? Les aberrations des dirigeants de Juda ne pouvaient, selon lui, que le conduire à la catastrophe, pour n’avoir pas suivi le Seigneur dans un discernement des appels des signes des temps.

Son Livre commence par des oracles contre Juda et Jérusalem (1, 4 - 25, 13), et c’est dans cette première partie que nous trouvons le récit de la vocation du prophète, ainsi que ses doutes et états d’âme concernant sa mission, car ces oracles couvrent toute la période de l’histoire dont il fut le contemporain. Une 2ème partie de son Livre traite de la restauration d’Israêl (26,1 - 35, 19). Une 3ème partie nous raconte les persécutions prolongées qu’a subies le prophète vers la fin de sa mission et de sa vie, ainsi que son martyre (36, 1 - 45, 5). Son Livre se termine par une série d’oracles contre les nations (46,1 - 51, 64).


Notre page se situe donc dans la 2ème partie du Livre de Jérémie.

2. Message

Un oracle, que vient de prononcer Jérémie, concernant la ruine de Jérusalem et de son Temple, a donc pour conséquence que les prêtres et les prophètes demandent aux chefs du peuple, ainsi qu’à tout le peuple, de le condamner à mort.

Jérémie, ainsi mis en accusation devant ce tribunal, maintient fermement devant tous qu’il a effectivement parlé au nom du Seigneur, et que seule une démarche réelle de repentir et de conversion, de leur part, pourrait empêcher les menaces contenues dans son oracle de s’accomplir.

Cela dit, Jérémie s’en remet entre les mains de ses juges, tout en leur confirmant son innocence et son envoi par le Seigneur.

Les chefs et tout le peuple se rallient à la position de Jérémie, qui se trouve confortée par le rappel de prophéties semblables, proférées avant lui, par Michée au siècle précédent, sans que cela ait entraîné la condamnation de ce prophète.

3. Decouvertes

A partir du chapitre 26 de ce Livre de Jérémie, le message du prophète ne vise plus, semble-t-il, à obtenir le repentir de Juda avant la carastrophe, qui ne manquera pas de se produire, mais d’aider le peuple à surmonter les épreuves qui viennent, sans perdre confiance dans le Seigneur et pour l’avenir qu’il leur réserve.

On admet généralement que ce passage, et les 10 versets qui le précèdent, reprennent l’épisode de Jérémie, 7, 1 - 8, 3, et en constituent une relecture en 3 points : le procès (26, 1 - 16), l’intervention des anciens (26, 17 - 23), la non condamnation de Jérémie (26, 24).

De fait, conclusion ambigüe, Jérémie nous est dit échapper à la mort en raison de la protection que lui accorde un homme influent. En effet, il est mentionné, dans les interventions des anciens, qu’un autre prophète, qui a proféré le même oracle que celui que l’on reproche ici à Jérémie, n’en a pas moins été assassiné (26, 20 - 24).

Il apparaît de façon claire, à travers cet épisode, à quel point le roi, les prêtres et les prophètes de Juda refusent la parole prophétique de Jérémie.

4. Prolongement

Jésus, au cours de son procès final, se comporte comme quelqu’un qui accepte d’être ainsi livré devant ses juges, mais n’en déclare pas moins toute sa vérité :

50 Mais Jésus lui dit (à Judas Iscariote) : ” Ami, fais ta besogne. ” Alors, s’avançant, ils mirent la main sur Jésus et l’arrêtèrent.

51 Et voilà qu’un des compagnons de Jésus, portant la main à son glaive, le dégaina, frappa le serviteur du Grand Prêtre et lui enleva l’oreille.

52 Alors Jésus lui dit : ” Rengaine ton glaive ; car tous ceux qui prennent le glaive périront par le glaive.

53 Penses-tu donc que je ne puisse faire appel à mon Père, qui me fournirait sur-le-champ plus de douze légions d’anges ?

54 Comment alors s’accompliraient les Écritures d’après lesquelles il doit en être ainsi ? ”

63 Mais Jésus se taisait. Le Grand Prêtre lui dit : ” Je t’adjure par le Dieu Vivant de nous dire si tu es le Christ, le Fils de Dieu. ”

64 ” Tu l’as dit, lui dit Jésus. D’ailleurs je vous le déclare : dorénavant, vous verrez le Fils de l’homme siégeant à droite de la Puissance et venant sur les nuées du ciel. ”

36 Jésus répondit (à Pilate) : ” Mon royaume n’est pas de ce monde. Si mon royaume était de ce monde, mes gens auraient combattu pour que je ne sois pas livré aux Juifs. Mais mon royaume n’est pas d’ici. ”

37 Pilate lui dit : ” Donc tu es roi ? ” Jésus répondit : ” Tu le dis : je suis roi. Je ne suis né, et je ne suis venu dans le monde, que pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité écoute ma voix. ”

9 Pilate entra de nouveau dans le prétoire et dit à Jésus : ” D’où es-tu ? ” Mais Jésus ne lui donna pas de réponse.

10 Pilate lui dit donc : ” Tu ne me parles pas ? Ne sais-tu pas que j’ai pouvoir de te relâcher et que j’ai pouvoir de te crucifier ? ”

11 Jésus lui répondit : ” Tu n’aurais aucun pouvoir sur moi, si cela ne t’avait été donné d’en haut ; c’est pourquoi celui qui m’a livré à toi a un plus grand péché. ”

18 Aussi vrai que Dieu est fidèle, notre langage avec vous n’est pas oui et non.

19 Car le Fils de Dieu, le Christ Jésus, que nous avons prêché parmi vous, Silvain, Timothée et moi, n’a pas été oui et non ; il n’y a eu que oui en lui.

20 Toutes les promesses de Dieu ont en effet leur oui en lui ; aussi bien est-ce par lui que nous disons l’” Amen ” à Dieu pour sa gloire.

Prière

*Seigneur Jésus, tu nous as dit : “la où je suis, la aussi sera mon serviteur”, ce qui signifie que nous avons, comme toi, à rendre compte de la vérité de notre envoi en mission, à ta suite, comme témoins de ta bonne nouvelle du salut de Dieu, accompli en ta vie, ta mort-résurrection et le don de l’Esprit Saint : accorde-moi de ne jamais “biaiser” où “m’esquiver” devant tous ceux qui me demandent la raison de l’espérance que ton Esprit Saint à inscrite en moi, avec la conviction d’être devenu fils du Père et frère (sœur) de tous, dans la foi et l’attente que soit manifesté en pleine lumière que, par toi, Dieu est tout en tous. AMEN.

03.08.2002.*

Évangile : Matthieu 14, 1-12

DE L’EVANGILE DE MATTHIEU

Texte

1 En ce temps-là, la renommée de Jésus parvint aux oreilles d’Hérode le tétrarque,
2 qui dit à ses serviteurs : ” Celui-là est Jean le Baptiste ! Le voilà ressuscité des morts : d’où les pouvoirs miraculeux qui se déploient en sa personne ! “
3 C’est qu’en effet Hérode avait fait arrêter, enchaîner et emprisonner Jean, à cause d’Hérodiade, la femme de Philippe son frère.
4 Car Jean lui disait : ” Il ne t’est pas permis de l’avoir. “
5 Il avait même voulu le tuer, mais avait craint la foule, parce qu’on le tenait pour un prophète.
6 Or, comme Hérode célébrait son anniversaire de naissance, la fille d’Hérodiade dansa en public et plut à Hérode
7 au point qu’il s’engagea par serment à lui donner ce qu’elle demanderait.
8 Endoctrinée par sa mère, elle lui dit : ” Donne-moi ici, sur un plat, la tête de Jean le Baptiste. “
9 Le roi fut contristé, mais, à cause de ses serments et des convives, il commanda de la lui donner
10 et envoya décapiter Jean dans la prison.
11 Sa tête fut apportée sur un plat et donnée à la jeune fille, qui la porta à sa mère.
12 Les disciples de Jean vinrent prendre le cadavre et l’enterrèrent ; puis ils allèrent informer Jésus.

Commentaire

1. Situation

Cet Evangile, qui reprend beaucoup de passages de l’Evangile de Marc (qui avait été écrit vers 65), mais en y ajoutant des éléments qu’il partage en grande partie avec Luc, a été très probablement rédigé entre les années 85 et 90.

A parcourir tout ce Livre, on peut se demander s’il a été composé pour des chrétiens d’origine Juive (Judéochrétiens), ou pour des chrétiens d’origine païenne, ou encore pour les deux. Néanmoins, même s’il a été d’abord écrit pour confirmer une communauté Judéochrétienne dans sa découverte de la Bonne Nouvelle de Jésus, cet Evangile est ouvert également à la mission universelle auprès des païens, et il se termine par un envoi en mission par le Christ ressuscité, avec ces paroles : “allez, de toutes les nations, faites des disciples” (28, 18).

On peut diviser cet Evangile en 11 parties, qui se répondent en sens inverse (la 1ère correspondant à la dernière, la 2ème, à l’avant-dernière, etc…), concentrées autour de la 6ème partie, le “Discours en paraboles”, qui sert en quelque sorte de “pivot”. Nous obtenons ainsi le découpage suivant :

  • Naissance de Jésus et commencement de sa mission (1 - 4)
  • Bénédictions et Discours sur la montagne (5 - 7)
  • Manifestations de l’autorité de Jésus et de ses appels (8 - 9)
  • Discours sur la mission (10)
  • Jésus rejeté par “cette génération” (11 - 12 )
  • Discours en paraboles (13)
  • Jésus reconnu par ses disciples (14 - 17)
  • Discours sur la manière de vivre en communauté de croyants (18)
  • De nouveau, Jésus manifeste son autorité et ses appels (19 - 22)
  • Proclamation de situations malheureuses et Discours sur la venue définitive du Royaume (23 - 24)
  • Passion, mort et résurrection (26 - 28)

Cette présentation fait ressortir que cet Evangile est bien rythmé par 5 grands discours de Jésus, dans lesquels l’auteur a concentré la majeure partie de son enseignement. Les 5 discours ont souvent fait penser aux 5 livres de Moïse de l’Ancien Testament. On dit volontiers que, pour Matthieu, Jésus est le “Nouveau Moïse”.


Avec notre page, qui se situe dans la 7ème division de l’Evangile de Matthieu (selon le schéma indiqué plus haut), nous avançons dans la partie du ministère de Jésus, au cours de laquelle il commence de se rapprocher de Jérusalem, tout en faisant découvrir à ses disciples le sens authentique, et inattendu pour eux, de sa mission, et en les préparant progressivement à son “heure” de passage au Père en sa passion-mort-résurrection.

2. Message

Après les gens de Nazareth, voici qu’Hérode, le Prince de Galilée, s’interroge à son tour, et sans plus de résultats, sur l’identité de Jésus, dont il entend parler des miracles qu’il effectue.

Comme ce roi meurtrier se met à identifier Jésus à Jean-Baptiste, qui serait ressuscité des morts, Matthieu nous raconte brièvement ce que fut le sort de Jean Baptiste, avec cependant beaucoup moins de détails que nous en fournit Marc dans son Evangile.

Cette page nous relate d’abord l’attitude courageuse de Jean, qui n’hésite pas à reprocher son adultère à ce roi, avant de nous montrer les conséquences de la légèreté d’Hérode, qui s’engage sous serment de façon inconditionnelle, et préfère ensuite ne pas perdre la face devant ses invités plutôt que de respecter la vie d’un Prophète qu’il savait pourtant être très populaire.

D’où cette exécution sommaire à la demande d’une femme vengeresse et sanguinaire.

Ce martyre de Jean Baptiste nous est raconté au moment où Jésus vient de se reconnaître publiquement prophète lors de son passage en son village de Nazareth, comme une sorte d’anticipation de ce que sera bientôt de destin terrestre de Jésus lui-même.

3. Decouvertes

Après nous avoir expliqué quelles étaient les racines de l’incroyance, à partir du discours en paraboles de Jésus, Matthieu nous montre, coup sur coup, dans le passage de Jésus à Nazareth, qui précède immédiatement notre page, comme dans cette page elle-même, jusqu’où le manque d’accueil et d’ouverture peut conduire, en matière d’aveuglement, de malentendu (prendre Jésus pour Jean Baptiste ressuscité), ou de meurtre.

Il existe beaucoup de parallélismes entre la mort de Jean Baptiste et celle de Jésus : - tous les deux sont saisis (14, 3 et 21, 46; 26, 50), - tous les deux sont liés (14, 3 et 27, 2), - tous les deux sont exécutés comme des criminels sur l’ordre d’un responsable officiel de gouvernement (Hérode et Pilate), qui se font forcer la main par d’autres et un peu malgré eux (14, 6 - 11 et 27, 11 - 26), - leur corps mort à l’un et à l’autre est ensuite récupéré par leurs disciples qui se chargent de leur inhumation, - tous les deux sont considérés comme prophètes par le peuple (14, 5 - 21, 46).

De plus, dans la mesure où, selon Matthieu (11, 14), Jean Baptiste est identifié à Elie qui serait de retour, selon la prophétie de Malachie en son chapitre 3 , nous rencontrons des situations semblables pour les deux prophètes Elie et Jean Baptiste : aux chapitres 17 - 19 du 1er Livre des Rois, Elie fait des reproches à Achab, tandis que la mauvaise et païenne reine Jézabel cherche à le faire périr, si bien que la comparaison va presque de soi entre Hérode et Achab, d’une part, ainsi qu’entre Hérodiade et Jézabel, d’autre part..

Et ce, d’autant plus que, dans le passage suivant de notre Evangile de Matthieu, Jésus va se comporter exactement comme le successeur d’Elie, le prophète Elisée, en multipliant les pains (14, 13 - 21 et 2 Rois, 4, 42 - 44).

4. Prolongement

De même que Jean Baptiste nous est présenté dans tous les Evangiles et les autres écrits du Nouveau Testament comme celui dont la mission prophétique était de préparer les chemins de Jésus le Messie, d’en anticiper le message par son invitation faite à tous de se convertir, comme d’en signifier la mort par sa propre mort de martyr, de même sommes-nous appelés, à notre tour, à reproduire en tous points l’image de Jésus, dans la force et la présence en nous de son Esprit Saint :

27 Jean répondit : ” Un homme ne peut rien recevoir, si cela ne lui a été donné du ciel.

28 Vous-mêmes, vous m’êtes témoins que j’ai dit : “Je ne suis pas le Christ, mais je suis envoyé devant lui. ”

29 Qui a l’épouse est l’époux ; mais l’ami de l’époux qui se tient là et qui l’entend, est ravi de joie à la voix de l’époux. Telle est ma joie, et elle est complète.

30 Il faut que lui grandisse et que moi je décroisse.

24 Jean, le précurseur, avait préparé son arrivée en proclamant à l’adresse de tout le peuple d’Israël un baptême de repentance.

25 Au moment de terminer sa course, Jean disait : “Celui que vous croyez que je suis, je ne le suis pas ; mais voici venir après moi celui dont je ne suis pas digne de délier la sandale. ”

28 Et nous savons qu’avec ceux qui l’aiment, Dieu collabore en tout pour leur bien, avec ceux qu’il a appelés selon son dessein.

29 Car ceux que d’avance il a discernés, il les a aussi prédestinés à reproduire l’image de son Fils, afin qu’il soit l’aîné d’une multitude de frères.

Prière

*Seigneur Jésus, tu nous as annoncé que là où tu serais, là aussi seraient tes serviteurs, et que la résistance et la persécution que tu avais rencontrées seraient également le lot de tous ceux qui te suivent, avec l’assurance toutefois que le Père et toi, dans l’Esprit, les accompagneraient et les rendraient forts en toutes circonstances : donne-moi de ne jamais reculer devant toutes les formes de témoignage que tu attends de moi, et de me laisser conduire, par toi, à proclamer la vérité toute entière de l’amour miséricordieux que tu es venu accomplir et révéler parmi nous, comme étant le secret le plus profond du Dieu vivant qui nous sauve. AMEN.

02.08.2003.*


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