📘 Commentaire biblique de l’abbé Léon Hamain


Première lecture : Nombres 13, 1-35

DU LIVRE DES NOMBRES

Texte

1 Yahvé parla à Moïse et dit :
2 ” Envoie des hommes, un par tribu, pour reconnaître le pays de Canaan, que je donne aux Israélites. Vous enverrez tous leurs princes. “

25 Au bout de quarante jours, ils revinrent de cette reconnaissance du pays.
26 Ils allèrent trouver Moïse, Aaron, et toute la communauté d’Israël, dans le désert de Parân, à Cadès. Ils leur firent leur rapport, ainsi qu’à toute la communauté, et leur montrèrent les produits du pays.
27 Ils leur firent ce récit : ” Nous sommes allés dans le pays où tu nous as envoyés. En vérité, il ruisselle de lait et de miel ; en voici les produits.
28 Toutefois, le peuple qui l’habite est puissant ; les villes sont fortifiées, très grandes ; nous y avons même vu des descendants d’Anaq.
29 Les Amalécites occupent la région du Négeb ; les Hittites, les Jébuséens et les Amorites, la montagne ; les Cananéens, le bord de la mer et les rives du Jourdain. “
30 Caleb harangua le peuple assemblé près de Moïse : ” Il faut marcher, disait-il, et conquérir ce pays : nous en sommes capables. “
31 Mais les hommes qui l’avaient accompagné répondirent : ” Nous ne pouvons pas marcher contre ce peuple, car il est plus fort que nous.”
32 Et ils se mirent à décrier devant les Israélites le pays qu’ils avaient été reconnaître : ” Le pays que nous sommes allés reconnaître est un pays qui dévore ses habitants. Tous ceux que nous y avons vus sont des hommes de haute taille.
33 Nous y avons aussi vu des géants les fils d’Anaq, descendance des Géants . Nous nous faisions l’effet de sauterelles, et c’est bien aussi l’effet que nous leur faisions.
1 Alors toute la communauté éleva la voix ; ils poussèrent des cris ; et cette nuit-là le peuple pleura.

26 Yahvé parla à Moïse et à Aaron. Il dit :
27 ” Jusques à quand cette communauté perverse qui murmure contre moi ? J’ai entendu les plaintes que murmurent contre moi les Israélites.
28 Dis-leur : Par ma vie - oracle de Yahvé - je vous traiterai selon les paroles mêmes que vous avez prononcées à mes oreilles
29 Vos cadavres tomberont dans ce désert, vous tous les recensés, vous tous qu’on a dénombrés depuis l’âge de vingt ans et au-dessus, vous qui avez murmuré contre moi.
30 Je jure que vous n’entrerez pas dans ce pays où, levant la main, j’avais fait serment de vous établir. Mais c’est Caleb, fils de Yephunné, c’est Josué, fils de Nûn,
31 ce sont vos petits enfants dont vous avez dit qu’ils seraient livrés en butin, ce sont eux que j’y ferai entrer et qui connaîtront le pays que vous avez dédaigné.
32 Pour vous, vos cadavres tomberont dans ce désert,
33 et vos fils seront nomades dans le désert pendant quarante ans, portant le poids de votre infidélité, jusqu’à ce que vos cadavres soient au complet dans le désert.
34 Vous avez reconnu le pays pendant quarante jours. Chaque jour vaut une année : quarante ans vous porterez le poids de vos fautes, et vous saurez ce que c’est que m’abandonner.
35 J’ai parlé, moi, Yahvé ; c’est ainsi que je traiterai toute cette communauté perverse réunie contre moi. Dans ce désert même il n’en manquera pas un, c’est là qu’ils mourront. “

Commentaire

1. Situation

Le Livre des Nombres, est le 4ème des 5 Livres qui se rattachent à la tradition de Moïse. Comme les 4 autres, à partir de documents établis à différentes périodes de l’histoire d’Israël à partir de l’an 1000 environ, il a été mis en forme, en sa rédaction finale, après le retour de l’exil Babylonien. En plus de nous rapporter la tradition de Moïse, son but était d’aider la restauration du culte après l’exil, en reportant les ordonnances alors adoptées dans la tradition de Moïse.

Le message fondamental des Nombres est de nous montrer qu’il est possible de vivre en peuple de Dieu, même lorsqu’on pérégrine et marche dans un désert, loin de ses bases ou sans avoir encore de base, comme c’est le cas du peuple de l’Exode.

Ce livre traite successivement : - de l’organisation de la communauté au Sinaï, avant son départ (1, 1 - 10, 10), - de la marche dans le désert, depuis le Sinaï jusqu’aux plaines de Moab (10, 11 - 21, 35), - des préparatifs à l’entrée dans la terre promise, lorsque le peuple a atteint les plaines de Moab (22, 1 - 36, 13).

Notre page se situe au cours de la marche du peuple vers les plaines de Moab.

2. Message

Le message qui se dégage de ces morceaux de texte mis bout à bout est le suivant :

Après avoir souvent murmuré face aux difficultés de leur vie de liberté dans le désert, et regretté les quelques aspects confortables du point de vue alimentaire de leur dur esclavage en Egypte, voici que le peuple d’Israël refuse l’effort d’entrer dans la terre que Dieu avait promise à leurs pères et leur descendance, et qui est une terre où coulent vraiment le lait et le miel.

La délégation envoyée par Moïse, sur l’ordre de Dieu, pour reconnaître le pays, en rend compte de la fécondité remarquable, mais insiste, dans la majorité de ses membres, sur la taille et la force des habitants, qu’ils estiment trop puissants pour qu’une conquête éventuelle de ce pays puisse être envisagée.

En dépit de l’avis contraire et de l’insistance de Caleb, qui se déclare favorable à une conquête immédiate de la terre promise, l’ensemble d’Israël se met à gémir, envisage de se donner un autre chef pour retourner en Egypte, se montre agressif à l’encontre de Caleb et Josué, favorables à la conquête, attitude qui entraîne la colère de Dieu, qui décide de faire tourner le peuple en rond pendant 40 années dans le désert du Sinaï jusqu’à ce que toute la génération présente récriminante ait disparu complètement. Ce sont donc leurs descendants qui envahiront la Palestine.

3. Decouvertes

Différentes traditions se mêlent dans ces deux chapitres ici survolés, concernant les emplacements des populations de Canaan, les rôles et figures de Caleb et Josué.

Le peuple se rallie aux arguments négatifs du rapport des 12 éclaireurs envoyés par Moïse. Il refuse donc, de ce fait, la promesse que Dieu avait faite à leur ancêtre Abraham de donner cette terre à sa descendance. Ils se rebellent contre Moïse qu’ils veulent remplacer (14, 4), et menacent de lapider Caleb et Josué.

A noter les différentes dimensions de la réponse de Dieu :

  • Dieu se lamente, à la façon du psaume 13, 1 - 2, par exemple, devant cette réaction de refus manifestée par Israël.

  • Il se propose ensuite, une fois de plus, de lâcher, puis de détruire ce peuple, et de se refaire un peuple nouveau avec Moïse.

  • Dieu discute avec Moïse, qui lui rappelle sa promesse à Abraham, fait appel à sa gloire et à ce que deviendrait sa réputation auprès des Egyptiens et des Cananéens s’ils apprenaient qu’il avait abandonné son peuple qu’il avait si puissamment fait sortir d’Egypte, et lui demande de pardonner encore et de nouveau à ces Israélites si rebelles.

  • Suite à ces propos de Moïse, Dieu pardonne, accepte de ne pas détruire le peuple, mais il maintient que le peuple renégat aura à supporter les conséquences de son péché, péché qui n’est autre que le refus formel et direct du salut que Yahvé offre gratuitement : en raison de cela, la présente génération des Israélites mourra dans le désert, les éclaireurs ayant soutenu la thèse de la non-conquête de la Palestine vont mourir quasi immédiatement, (14, 33 - 37), seuls les jeunes de 19 ans et moins, ainsi que les clans de Caleb et Josué (14, 14. 30) entreront, le moment venu, dans la terre promise, car, d’ici là, le peuple va errer dans le désert autant d’années que les 40 jours de la mission de reconnaissance qui a échoué, c’est-à-dire le temps de la disparition d’une génération complète (14, 25 et 34).

Remarquons le “style”, le “langage” de la réaction divine : Dieu s’engage par serment (14, 21. 28), rend son jugement en termes moraux (14, 28 - 35), prend le peuple au mot, exauçant leur désir de mourir dans le désert (14, 2), comme leur refus d’entrer dans la terre promise, leur dit qu’ils paieront le prix de son “absence” (14, 8 - 9 et 39 - 45), son jugement étant ainsi en corrélation avec leur péche, car ce qu’ils refusent, ils ne l’auront certainement pas !

Lorsque, finalement, le peuple se prend à regretter son attitude et reparle d’entrer dans la terre promise à la fin du chapitre, Moïse leur dit qu’il est trop tard, et si certains s’y risquent malgré tout, c’est pour se trouver décimés par les habitants de cette terre, car Dieu ne les y accompagne pas (14, 39 - 45).

4. Prolongement

Cette unique question, en ses différentes formes, demeure posée à toutes les générations de croyants, et donc à nous aujourd’hui :

Comment accueillons-nous, dans notre existence concrète, le salut que Dieu nous propose dans le don de son Esprit Saint, salut qu’il a réalisé pour nous par le Christ Jésus , au terme de tout son temps d’accompagnement du peuple de la descendance d’Abraham ? Nous sommes-nous ouverts sérieusement à ce don de Dieu en toute son originalité ? En avons-nous découvert toute la perpétuelle nouveauté ? Nous laissons conduire et transformer par lui ? Avons-nous cet enthousiasme de Paul pour le recevoir, et en témoigner ?

10 Jésus lui répondit : ” Si tu savais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : Donne-moi à boire, c’est toi qui l’aurais prié et il t’aurait donné de l’eau vive. ”

11 C’est en lui que vous avez été circoncis d’une circoncision qui n’est pas de main d’homme, par l’entier dépouillement de votre corps charnel ; telle est la circoncision du Christ :

12 ensevelis avec lui lors du baptême, vous en êtes aussi ressuscités avec lui, parce que vous avez cru en la force de Dieu qui l’a ressuscité des morts.

13 Vous qui étiez morts du fait de vos fautes et de votre chair incirconcise, Il vous a fait revivre avec lui ! Il nous a pardonné toutes nos fautes !

1 Du moment donc que vous êtes ressuscités avec le Christ, recherchez les choses d’en haut, là où se trouve le Christ, assis à la droite de Dieu.

2 Songez aux choses d’en haut, non à celles de la terre.

3 Car vous êtes morts, et votre vie est désormais cachée avec le Christ en Dieu :

4 quand le Christ sera manifesté, lui qui est votre vie, alors vous aussi vous serez manifestés avec lui pleins de gloire.

5 Mortifiez donc vos membres terrestres : fornication, impureté, passion coupable, mauvais désirs, et la cupidité, qui est une idolâtrie ;

6 voilà ce qui attire la colère divine sur ceux qui résistent.

7 Vous-mêmes, vous vous conduisiez naguère de la sorte, quand vous viviez parmi eux.

8 Eh bien ! à présent, vous aussi, rejetez tout cela : colère, emportement, malice, outrages, vilains propos, doivent quitter vos lèvres ;

9 ne vous mentez plus les uns aux autres. Vous vous êtes dépouillés du vieil homme avec ses agissements,

10 et vous avez revêtu le nouveau, celui qui s’achemine vers la vraie connaissance en se renouvelant à l’image de son Créateur.

11 Là, il n’est plus question de Grec ou de Juif, de circoncision ou d’incirconcision, de Barbare, de Scythe, d’esclave, homme libre ; il n’y a que le Christ, qui est tout et en tout.

Prière

*Seigneur Jésus, nous sommes toujours, de nous-mêmes, tentés de reprendre notre vie entre nos mains, et d’avancer à partir de nos projets et de nos désirs, en essayant de récupérer Dieu à notre service, au lieu de nous laisser conduire, avec foi, par lui qui nous appelle à une autre qualité de vie, et qui nous donne, par sa grâce toute gratuite, la capacité d’y accéder : renouvelle en moi le désir profond de te suivre en toute confiance, et d’obéir ainsi à l’appel et à la volonté du Père qui m’invite, dès maintenant, en vivant selon ta Parole et ton exemple, à partager sa vie, avec toi et dans l’Esprit Saint. AMEN.

06.08.2003.*

Évangile : Matthieu 15, 21-28

DE L’EVANGILE DE MATTHIEU

Texte

21 En sortant de là, Jésus se retira dans la région de Tyr et de Sidon.
22 Et voici qu’une femme cananéenne, étant sortie de ce territoire, criait en disant : ” Aie pitié de moi, Seigneur, fils de David : ma fille est fort malmenée par un démon. “
23 Mais il ne lui répondit pas un mot. Ses disciples, s’approchant, le priaient : ” Fais-lui grâce, car elle nous poursuit de ses cris. “
24 A quoi il répondit : ” Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël. “
25 Mais la femme était arrivée et se tenait prosternée devant lui en disant : ” Seigneur, viens à mon secours ! “
26 Il lui répondit : ” Il ne sied pas de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens. ” -
27 ” Oui, Seigneur ! dit-elle, et justement les petits chiens mangent des miettes qui tombent de la table de leurs maîtres ! “
28 Alors Jésus lui répondit : ” O femme, grande est ta foi ! Qu’il t’advienne selon ton désir ! ” Et de ce moment sa fille fut guérie.

Commentaire

1. Situation

Cet Evangile, qui reprend beaucoup de passages de l’Evangile de Marc (qui avait été écrit vers 65), mais en y ajoutant des éléments qu’il partage en grande partie avec Luc, a été très probablement rédigé entre les années 85 et 90.

A parcourir tout ce Livre, on peut se demander s’il a été composé pour des chrétiens d’origine Juive (Judéochrétiens), ou pour des chrétiens d’origine païenne, ou encore pour les deux. Néanmoins, même s’il a été d’abord écrit pour confirmer une communauté Judéochrétienne dans sa découverte de la Bonne Nouvelle de Jésus, cet Evangile est ouvert également à la mission universelle auprès des païens, et il se termine par un envoi en mission par le Christ ressuscité, avec ces paroles : “allez, de toutes les nations, faites des disciples” (28, 18).

On peut diviser cet Evangile en 11 parties, qui se répondent en sens inverse (la 1ère correspondant à la dernière, la 2ème, à l’avant-dernière, etc…), concentrées autour de la 6ème partie, le “Discours en paraboles”, qui sert en quelque sorte de “pivot”. Nous obtenons ainsi le découpage suivant :

  • Naissance de Jésus et commencement de sa mission (1 - 4)
  • Bénédictions et Discours sur la montagne (5 - 7)
  • Manifestations de l’autorité de Jésus et de ses appels (8 - 9)
  • Discours sur la mission (10)
  • Jésus rejeté par “cette génération” (11 - 12 )
  • Discours en paraboles (13)
  • Jésus reconnu par ses disciples (14 - 17)
  • Discours sur la manière de vivre en communauté de croyants (18)
  • De nouveau, Jésus manifeste son autorité et ses appels (19 - 22)
  • Proclamation de situations malheureuses et Discours sur la venue définitive du Royaume (23 - 24)
  • Passion, mort et résurrection (26 - 28)

Cette présentation fait ressortir que cet Evangile est bien rythmé par 5 grands discours de Jésus, dans lesquels l’auteur a concentré la majeure partie de son enseignement. Les 5 discours ont souvent fait penser aux 5 livres de Moïse de l’Ancien Testament. On dit volontiers que, pour Matthieu, Jésus est le “Nouveau Moïse”.


Avec notre page, nous continuons d’accompagner Jésus dans sa 3ème grande mission apostolique, située dans l’Evangile de Matthieu, entre ses 3ème et 4ème grands discours, et au cours de laquelle il commence de se rapprocher de Jérusalem, tout en faisant découvrir à ses disciples le sens authentique, et inattendu pour eux, de sa mission, et en les préparant progressivement à son “heure” de passage au Père en sa passion-mort-résurrection.

2. Message

Jésus se retire en terre païenne. Interpellé par une Cananéenne qui le supplie de libérer sa fille d’un démon, il rappelle que sa mission historique ne s’adresse qu’à ceux qui, en Israël, ont besoin de son salut. Ce qu’il reprécise par sa distinction, choquante pour nous, entre les “enfants” (Israël) et les “chiens” (païens).

La grande foi de cette femme s’exprime par son insistance, l’intensité de sa supplication, son humilité, qui ne revendique que quelques miettes perdues.

Reconnaissant la grandeur de cette foi, Jésus guérit la fillette, anticipant la transmission de son salut à toutes les nations, après sa résurrection (Matthieu, 28, 18 - 20).

3. Decouvertes

Tyr et Sidon, ainsi que les Cananéens avaient une très mauvaise réputation (Ezéchiel, 28). La démarche de foi de cette femme n’en apparaît que plus contrastée.

Dans les pays païens limitrophes d’Israël résidaient également de nombreux Juifs. Ce qui explique que la renommée de Jésus y soit parvenue.

La femme s’adresse à Jésus en l’appelant “Seigneur” et “Fils de David”.

Le refus de Jésus, par son silence, et ensuite par ses paroles, est, à la fois, mise à l’épreuve de la foi de cette femme et rappel de l’élection d’Israël par Dieu, de la priorité de la mission du Messie à l’égard de son peuple, et de la fidélité de Dieu, face à l’incroyance d’Israël, que Jésus rencontre à son tour.

Cette priorité d’Israël dans le plan du salut de Dieu demeure dans la prédication apostolique, même si celle-ci s’exerce massivement auprès des païens : Actes, 13, 46; 18, 4 - 6; 28, 16 - 28; Romains, 1, 16; 2, 9 - 10; 11, 10 - 14; Ephésiens, 3, 4 - 6.

La réponse finale, astucieuse, de la Cananéenne reconnaît la priorité d’Israël, tout en demandant l’extension aux païens des biens du salut.

Le centurion de 8, 5 - 13 et cette Cananéenne sont les deux seuls cas où Jésus vante le degré de foi qu’il rencontre. Il guérit leur malade à distance. La qualité de la foi qu’ils manifestent l’un et l’autre leur fait ainsi recevoir le salut de Dieu par delà Israël.

4. Prolongement

Depuis la résurrection de Jésus, et la prédication exercée en son Nom à toutes les nations, car Dieu veut que tous les hommes soient sauvés (1 Timothée, 2, 4 - 6), notre foi est l’ouverture d’un coeur de pauvre au salut gratuit par grâce, que Dieu nous propose par Jésus, dans l’Esprit Saint.

Nous avons sans cesse à nous remettre entièrement entre les mains de Jésus, dans la confiance totale que hors de lui, nous ne pouvons rien faire (Jean, 15, 5 et Actes, 4, 12).

Prière

*Seigneur Jésus, tu nous appelles à croire en toi et en ta mission de Sauveur unique de toute l’humanité, au terme du grand projet de Dieu de conduire tous les hommes et toutes les femmes de tous les temps à partager sa gloire : viens augmenter ma foi, pour que le don de ton Esprit fructifie en moi, et que j’accepte de me laisser pénétrer par lui, en renonçant à la maîtrise de mon existence, et en me remettant sans cesse entre tes mains, dans l’attitude de celui qui se reconnaît, de lui-même, pauvre, impuissant, en manque de l’essentiel. AMEN.

07.08.2002.*


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