📘 Commentaire biblique de l’abbé Léon Hamain


Première lecture : Deutéronome 6, 4-13

DU LIVRE DU DEUTERONOME

Texte

4 Écoute, Israël : Yahvé notre Dieu est le seul Yahvé.
5 Tu aimeras Yahvé ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton pouvoir.
6 Que ces paroles que je te dicte aujourd’hui restent dans ton cœur !
7 Tu les répéteras à tes fils, tu les leur diras aussi bien assis dans ta maison que marchant sur la route, couché aussi bien que debout ;
8 tu les attacheras à ta main comme un signe, sur ton front comme un bandeau ;
9 tu les écriras sur les poteaux de ta maison et sur tes portes.
10 Lorsque Yahvé ton Dieu t’aura conduit au pays qu’il a juré à tes pères, Abraham, Isaac et Jacob, de te donner, aux villes grandes et prospères que tu n’as pas bâties,
11 aux maisons pleines de toutes sortes de biens, maisons que tu n’as pas remplies, aux puits que tu n’as pas creusés, aux vignes et aux oliviers que tu n’as pas plantés, lors donc que tu auras mangé et que tu te seras rassasié,
12 garde-toi d’oublier Yahvé qui t’a fait sortir du pays d’Égypte, de la maison de servitude.
13 C’est Yahvé ton Dieu que tu craindras, lui que tu serviras, c’est par son nom que tu jureras.

Commentaire

1. Situation

Le Deutéronome est le 5ème et le dernier des 5 premiers livres de l’Ancien Testament, série connue sous le nom de Pentateuque ou encore appelée la Torah (Loi). Ce Livre, comme ceux qui le précèdent, est attribué à Moïse, c’est-à-dire qu’il reprend des traditions qui remonteraient jusqu’à lui.

En sa forme actuelle, ce Livre a été composé au terme de toute une évolution. Au-delà des différentes théories qui s’opposent sur la genèse et la composition de ce Livre, on s’accorde toutefois à penser qu’il est une relecture du Livre de la Loi trouvé dans le Temple à l’époque de Jérémie et sous le règne de Josias en Juda. (2 Rois, 22, 3 - 10). A cette époque se mettait en route un mouvement de réforme religieuse, qui se manifeste à travers le courant, ou l’école dite “Deutéronomiste”, à laquelle on doit, outre l’essentiel de ce Livre, une part importante de la composition des Livres de Josué, des Juges, de Samuel et des Rois, ensemble qu’on appelle “les premiers prophètes”. Ce mouvement réformiste, qui commence au 7ème siècle, marquera l’histoire d’Israël au moins pendant 2 siècles.

Ce Livre du Deutéronome consiste surtout en 3 discours de Moïse, dont les 2 premiers se suivent (1,1 - 4, 49 et 5, 1 - 11, 32). Une relecture de la Loi (12, 1 - 26, 15), suivie d’une conclusion où les 2 parties concernées s’engagent à en faire la base de leur relation (26, 16 - 28, 69), sépare ces 2 premiers discours du 3ème discours de Moïse (29, 1 - 30, 20). Une dernière partie nous donne les dernières volontés de Moïse, son testament, et nous raconte sa mort (31, 1 - 34, 12).


Notre passage se situe dans le 2ème Discours de Moïse que nous rapporte le Deutéronome, et il en consitue même le tout début pour tous ceux qui placent ce discours entre 6, 4 et 11, 25 (à la différence du découpage présenté ici plus haut).

2. Message

Tel est le commandement fondamental d’aimer Dieu de tout son coeur, de toute son âme, de toutes ses forces.

Commandement fondé sur la conviction que le Seigneur (Yahvé) est le seul Dieu, lui qui s’est engagé dans sa promesse à Abraham, Isaac et Jacob de leur donner la terre de Palestine, promesse qui est en train de se réaliser.

Cette conviction, qui implique ainsi notre amour de Dieu, doit animer notre existence en ses différents moments, et s’y exprimer. Elle est de même à transmettre à ceux qui nous suivent : Dieu est bien le seul qui compte, qu’il faut craindre et vénérer, il est également le seul par qui nous puissions nous engager en prêtant serment.

3. Decouvertes

Ce deuxième discours de Moïse, dont le thème est notre obéissance à la Loi, contient donc cette confession centrale de la foi d’Israël. (6, 4 - 9), suivie, dans un deuxième temps, d’une mise en garde contre le risque d’oublier le Seigneur et tout ce qu’il a fait pour nous (6, 10 - 19).

Cette confession centrale commence par le mot “écoute” (“shema”, d’où tout ce passage tient son nom), et a joué un rôle important dans la liturgie. Voir également 11, 13 - 21 et Nombres, 15, 37 - 41.

Confesser ainsi que “le Seigneur est Dieu, et lui seul” implique une relation particulière d’Israël avec lui, qui exclut totalement toute autre divinité.

Cette confession sera reprise trout au long de l’histoire d’Israël : voir, par exemple, entre autres, Josué, 24; Michée, 6, 6 - 8; Zacharie, 14, 9.

C’est la totalité de notre être humain, avec toutes ses composantes, qui doit être engagée, dans cette relation très forte d’amour envers Dieu.

A partir du verset 6, le ton de notre page devient moral. Pour le Deutéronome, la prise de possession de la terre promise risque de faire diminuer la foi d’Israël en Yahvé-Dieu, dans l’oubli du don qu’il avait fait de la promesse, de la descendance, de la libération de l’esclavage et de la terre offerte gratuitement.

Au moment où le Deutéronome a été composé, l’histoire d’Israël avait montré que ce risque d’oublier Yahvé avait bien été une réalité. D’où toutes les condamnations plus ou moins violentes des prophètes : voir, par exemple, Osée, 2, 13; 8, 14; 13, 6; Jérémie, 2, 32; 13, 25; 18, 15; 23, 27. D’où, également, la mention de la possibilité que Dieu détrusie Israël (6, 15), ce qui a bien failli arriver lors de la destruction de Jérusalem au moment de l’exil Babylonien (597 et 587).

4. Prolongement

Jésus a repris cette confession cenrale de la foi d’Israël, comme le 1er volet de son “plus grand commandement”, auquel il a joint, mais dans une unité indissociable, le commandement d’amour du prochain, repris du Lévitique, 19, 18. Et comme c’est cela qu’il a lui-même vécu, il a pu parler ailleurs d’un “commandement nouveau” : celui de nous aimer les uns les autres comme il nous a aimés, car il nous a aimés de la façon dont le Père l’a aimé lui-même (Jean, 13, 34 - 35 et 15, 9 - 10), si bien que cette attitude d’amour est bien celle de Dieu lui -même, dont Paul a écrit qu’elle a été mise en nos coeurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné (Romains, 5, 5) :

28 Un scribe qui les avait entendus discuter, voyant qu’il leur avait bien répondu, s’avança et lui demanda : ” Quel est le premier de tous les commandements ? ”

29 Jésus répondit : ” Le premier c’est : Écoute, Israël, le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur,

30 et tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force.

31 Voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là. ”

Paul, de son côté, en docteur Juif qu’il avait été, reprend totalement à son compte le message de notre passage dans son Evangile sur Jésus unique Sauveur et Christ :

4 Donc, pour ce qui est de manger des viandes immolées aux idoles, nous savons qu’une idole n’est rien dans le monde et qu’il n’est de Dieu que le Dieu unique.

5 Car, bien qu’il y ait, soit au ciel, soit sur la terre, de prétendus dieux - et de fait il y a quantité de dieux et quantité de seigneurs -,

6 pour nous en tout cas, il n’y a qu’un seul Dieu, le Père, de qui tout vient et pour qui nous sommes, et un seul Seigneur, Jésus Christ, par qui tout existe et par qui nous sommes.

Prière

*Seigneur Jésus, aimer Dieu de tout ton coeur et de toutes tes forces signifiait, pour toi, ne chercher qu’à faire, en toutes tes paroles, démarches et actions, la volonté du Père qui t’avait envoyé en mission, et tu nous montrais par là qu’aimer Dieu en vérité, c’est bien nous conformer, dans l’obéissance du coeur, à ce qu’il veut pour nous, et que, dans une telle disponibilité à sa volonté, nous sommes à même d’accueillir en nous, par toi, dans l’Esprit Saint, sa manière et sa capacité d’aimer gratuitement : renouvelle en moi la grâce d’essayer, en vérité, et dans les circonstances qui sont les miennes aujourd’hui, de t’imiter en tous tes comportements, et de rayonner ainsi ta présence. AMEN.

09.08.2003.*

Évangile : Matthieu 17, 14-20

DE L’EVANGILE DE MATTHIEU

Texte

14 Comme ils rejoignaient la foule, un homme s’approcha de lui et, s’agenouillant, lui dit :
15 ” Seigneur, aie pitié de mon fils, qui est lunatique et va très mal : souvent il tombe dans le feu, et souvent dans l’eau.
16 Je l’ai présenté à tes disciples, et ils n’ont pas pu le guérir. ” -
17 ” Engeance incrédule et pervertie, répondit Jésus, jusques à quand serai-je avec vous ? Jusques à quand ai-je à vous supporter ? Apportez-le-moi ici. “
18 Et Jésus le menaça, et le démon sortit de l’enfant qui, de ce moment, fut guéri.
19 Alors les disciples, s’approchant de Jésus, dans le privé, lui demandèrent : ” Pourquoi nous autres, n’avons-nous pu l’expulser ? ” -
20 ” Parce que vous avez peu de foi, leur dit-il. Car, je vous le dis en vérité, si vous avez de la foi comme un grain de sénevé, vous direz à cette montagne : Déplace-toi d’ici à là, et elle se déplacera, et rien ne vous sera impossible

Commentaire

1. Situation

Cet Evangile, qui reprend beaucoup de passages de l’Evangile de Marc (qui avait été écrit vers 65), mais en y ajoutant des éléments qu’il partage en grande partie avec Luc, a été très probablement rédigé entre les années 85 et 90.

A parcourir tout ce Livre, on peut se demander s’il a été composé pour des chrétiens d’origine Juive (Judéochrétiens), ou pour des chrétiens d’origine païenne, ou encore pour les deux. Néanmoins, même s’il a été d’abord écrit pour confirmer une communauté Judéochrétienne dans sa découverte de la Bonne Nouvelle de Jésus, cet Evangile est ouvert également à la mission universelle auprès des païens, et il se termine par un envoi en mission par le Christ ressuscité, avec ces paroles : “allez, de toutes les nations, faites des disciples” (28, 18).

On peut diviser cet Evangile en 11 parties, qui se répondent en sens inverse (la 1ère correspondant à la dernière, la 2ème, à l’avant-dernière, etc…), concentrées autour de la 6ème partie, le “Discours en paraboles”, qui sert en quelque sorte de “pivot”. Nous obtenons ainsi le découpage suivant :

  • Naissance de Jésus et commencement de sa mission (1 - 4)
  • Bénédictions et Discours sur la montagne (5 - 7)
  • Manifestations de l’autorité de Jésus et de ses appels (8 - 9)
  • Discours sur la mission (10)
  • Jésus rejeté par “cette génération” (11 - 12 )
  • Discours en paraboles (13)
  • Jésus reconnu par ses disciples (14 - 17)
  • Discours sur la manière de vivre en communauté de croyants (18)
  • De nouveau, Jésus manifeste son autorité et ses appels (19 - 22)
  • Proclamation de situations malheureuses et Discours sur la venue définitive du Royaume (23 - 24)
  • Passion, mort et résurrection (26 - 28)

Cette présentation fait ressortir que cet Evangile est bien rythmé par 5 grands discours de Jésus, dans lesquels l’auteur a concentré la majeure partie de son enseignement. Les 5 discours ont souvent fait penser aux 5 livres de Moïse de l’Ancien Testament. On dit volontiers que, pour Matthieu, Jésus est le “Nouveau Moïse”.


Avec notre page, nous continuons d’accompagner Jésus dans sa 3ème grande mission apostolique, située dans l’Evangile de Matthieu, entre ses 3ème et 4ème grands discours, et au cours de laquelle il commence de se rapprocher de Jérusalem, tout en faisant découvrir à ses disciples le sens authentique, et inattendu pour eux, de sa mission, et en les préparant progressivement à son “heure” de passage au Père en sa passion-mort-résurrection.

Toute une suite de récits importants nous est ainsi présentée, parmi lesquels : la mort de Jean Baptiste (14, 1 - 12), la première multiplication des pains et la marche de Jésus sur la mer de Galilée (14, 13 - 33), le passage de Jésus en terre païenne avec la guérison de la fille de la femme Cananéenne et la seconde multiplication des pains (15, 21 - 39), la confession de Jésus-Messie par Pierre, suivie de la première annonce que Jésus fait de sa passion, mort, résurrection (16, 13 - 28), et la Transfiguration de Jésus sur la montagne, qui précède immédiatement notre texte (17, 1 - 13), pour ne citer que les principaux épisodes.

La tonalité générale de cet ensemble est bien, semble-t-il, la reconnaissance de la personne et de la mission de Jésus par ses disciples, qui contraste avec le rejet qu’avait connu Jésus de la part de “cette génération” dans les récits qui nous sont ont été proposés entre le 2ème et le 3ème discours de Jésus 11, 1 - 12, 50).

2. Message

En descendant de la montagne de la Transfiguration, Jésus est immédiatement interpellé dans son ministère. Un homme lui demande à genoux la guérison de son enfant épileptique, guérison qu’il n’a pu obtenir des disciples de Jésus.

Jésus guérit l’enfant, en chassant l’esprit mauvais qui est en lui, mais non sans d’abord réagir sur le manque de foi de ceux qui l’entourent.

Ce qui nous vaut un dialogue de grand intérêt entre Jésus et ses disciples qui l’interrogent sur leur impuissance à guérir cet enfant.

A propos de la foi, Jésus fait remarquer à ses disciples que la foi ne consiste pas seulement à accueillir et comprendre les gestes de Jésus, comme révélation du salut que Dieu propose, mais demande également une attitude de remise de soi totale à Dieu et une confiance non moins totale en lui.

D’où l’importance de la prière (et du jeûne, selon ce qu’ajoutent quelques manuscrits) qui traduisent cette attitude, et dont Jésus parle dans le verset suivant que n’a pas repris notre texte liturgique (Matthieu, 17, 21), ce verset, ayant, semble-t-il, été rajouté là après coup (voir TOB, Matthieu, 17, 21, note “g”).

3. Decouvertes

Il s’agit ici d’un enfant “épileptique”, maladie attribuée alors à l’influence des phases de la lune, ou encore à un esprit mauvais, ce dernier cas étant plus attesté dans Marc, 9, 14 - 29 et Luc, 9, 37 - 43. Matthieu n’en fait ici mention qu’après coup, au moment où Jésus guérit le malade en expulsant le démon. A norter que le récit de Matthieu, par rapport à celui de Marc, dont on peut dire qu’il s’est inspiré, est très abrégé.

La réaction brutale de Jésus sur l’incrédulité de “cette génération incrédule et pervétie” (17, 17) ne peut viser le père de l’enfant, qui a fait, au contraire, une démarche de confiance en Jésus et ses disciples. Elle viserait plutôt à la fois la foule et les disciples présents, et par delà eux, tous ceux qui cherchent Jésus. Voir à ce propos, Deutéronome, 32, 5 et 20.

Le verset 16 indique, ou tout au moins suggère, que les disciples seraient moins efficaces que Jésus pour pratiquer de telles guérisons. Voir cependant ce que Jésus leur dit en Jean, 14, 12, quand il leur annonce qu’ils accompliront des oeuvres plus grandes que les siennes. A condition toutefois qu’ils se situent dans une relation de foi avec Jésus qui soit du même ordre que celle de Jésus avec le Père.

Pour l’image du grain de moutarde, voir également Luc, 17, 6. Quant à l’image du déplacement de la montagne qui se jette dans la mer, elle se retrouve en Marc 11, 23, et en écho à l’affirmation de Jésus : “tout est possible à celui qui croit”, en Marc, 9,23. Si l’on compare cette image avec Isaïe, 40, 4, il apparaît clairement que la foi donne au croyant de se mettre tout-à-fait du côté de Dieu (qui, dans Isaïe, 40, aplanit les obstacles pour le retour d’exil de son peuple, selon sa Parole). A noter que Matthieu reprendra cette image en 21, 21, à propos du figuier desséché, mais sans l’associer cette fois à l’image du grain de moutarde.

L’expression “déplacer les montagnes” est une expression de type proverbial, pour traduire la difficulté d’une démarche à accomplir, et que la foi permet de réaliser.

4. Prolongement

La foi que Jésus demande ici est l’attitude de base de toute notre expérience chrétienne, et elle sous-tend toutes nos démarches. C’est comme l’ont vécu les anciens croyants d’Israël, qui s’en remettaient à Dieu, envers et contre tout, dans la confiance, et comme l’a vécu, à son tour, à la perfection, Jésus, que nous avons à vivre tous nos engagements d’hommes et de femmes, pour Dieu, par lui, avec lui et en lui.

Pour bien saisir ce que cela implique, relire Hébreux, 11, 1 - 12, 4, texte toujours à retrouver lorsque nous voulons situer notre attitude de foi.

Nous souvenir également de cette brève affirmation de Paul en Galates, 5, 5 - 6 :

5 Car pour nous, c’est l’Esprit qui nous fait attendre de la foi les biens qu’espère la justice.

6 En effet, dans le Christ Jésus ni circoncision ni incirconcision ne comptent, mais seulement la foi opérant par la charité.

De même, relire Romains, 3, 21 - 27, texte, sans doute, un peu difficile à comprendre du premier coup, mais essentiel :

21 Mais maintenant, sans la Loi, la justice de Dieu s’est manifestée, attestée par la Loi et les Prophètes,

22 justice de Dieu par la foi en Jésus Christ, à l’adresse de tous ceux qui croient - car il n’y a pas de différence :

23 tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu -

24 et ils sont justifiés par la faveur de sa grâce en vertu de la rédemption accomplie dans le Christ Jésus :

25 Dieu l’a exposé, instrument de propitiation par son propre sang moyennant la foi ; il voulait montrer sa justice, du fait qu’il avait passé condamnation sur les péchés commis jadis

26 au temps de la patience de Dieu ; il voulait montrer sa justice au temps présent, afin d’être juste et de justifier celui qui se réclame de la foi en Jésus.

27 Où donc est le droit de se glorifier ? Il est exclu. Par quel genre de loi ? Celle des œuvres ? Non, par une loi de foi.

Prière

*Seigneur Jésus, C’est dans la mesure où nous croyons en toi que nous avons part à ta victoire, c’est-à-dire au don rayonnant de ton salut, en ton Esprit Saint, qui transfigure nos existences : donne-moi cette attitude de pauvreté-disponibilité-abandon, par laquelle je me remets au Père, par toi, dans l’Esprit Saint, et qui me permet de faire de mes paroles et engagements humains en tous genres, le lieu de ton Evangile, de ta présence et de ta rencontre. AMEN.

09 08.2003.*


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