📘 Commentaire biblique de l’abbé Léon Hamain
Première lecture : Deutéronome 10, 12-22
DU LIVRE DU DEUTERONOME
Texte
12 Et maintenant, Israël, que te demande Yahvé ton Dieu, sinon de craindre Yahvé ton Dieu, de suivre toutes ses voies, de l’aimer, de servir Yahvé ton Dieu de tout ton cœur et de toute ton âme,
13 de garder les commandements de Yahvé et ses lois que je te prescris aujourd’hui pour ton bonheur ?
14 C’est bien à Yahvé ton Dieu qu’appartiennent les cieux et les cieux des cieux, la terre et tout ce qui s’y trouve.
15 Yahvé pourtant ne s’est attaché qu’à tes pères, par amour pour eux, et après eux il a élu entre toutes les nations leur descendance, vous-mêmes, jusqu’aujourd’hui
16 Circoncisez votre cœur et ne raidissez plus votre nuque,
17 car Yahvé votre Dieu est le Dieu des dieux et le Seigneur des seigneurs, le Dieu grand, vaillant et redoutable, qui ne fait pas acception de personnes et ne reçoit pas de présents.
18 C’est lui qui fait droit à l’orphelin et à la veuve, et il aime l’étranger, auquel il donne pain et vêtement.
19 Aimez l’étranger car au pays d’Égypte vous fûtes des étrangers.
20 C’est Yahvé ton Dieu que tu craindras et serviras, t’attachant à lui et jurant par son nom.
21 C’est lui que tu dois louer et c’est lui ton Dieu : il a accompli pour toi ces choses grandes et redoutables que tes yeux ont vues ;
22 et, alors que tes pères n’étaient que soixante-dix quand ils sont descendus en Égypte, Yahvé ton Dieu t’a rendu aussi nombreux à présent que les étoiles des cieux.
Commentaire
1. Situation
Le Deutéronome est le 5ème et le dernier des 5 premiers livres de l’Ancien Testament, série connue sous le nom de Pentateuque ou encore appelée la Torah (Loi). Ce Livre, comme ceux qui le précèdent, est attribué à Moïse, c’est-à-dire qu’il reprend des traditions qui remonteraient jusqu’à lui.
En sa forme actuelle, ce Livre a été composé au terme de toute une évolution. Au-delà des différentes théories qui s’opposent sur la genèse et la composition de ce Livre, on s’accorde toutefois à penser qu’il est une relecture du Livre de la Loi trouvé dans le Temple à l’époque de Jérémie et sous le règne de Josias en Juda. (2 Rois, 22, 3 - 10). A cette époque se mettait en route un mouvement de réforme religieuse, qui se manifeste à travers le courant, ou l’école dite “Deutéronomiste”, à laquelle on doit, outre l’essentiel de ce Livre, une part importante de la composition des Livres de Josué, des Juges, de Samuel et des Rois, ensemble qu’on appelle “les premiers prophètes”. Ce mouvement réformiste, qui commence au 7ème siècle, marquera l’histoire d’Israël au moins pendant 2 siècles.
Ce Livre du Deutéronome consiste surtout en 3 discours de Moïse, dont les 2 premiers se suivent (1,1 - 4, 49 et 5, 1 - 11, 32). Une relecture de la Loi (12, 1 - 26, 15), suivie d’une conclusion où les 2 parties concernées s’engagent à en faire la base de leur relation (26, 16 - 28, 69), sépare ces 2 premiers discours du 3ème discours de Moïse (29, 1 - 30, 20). Une dernière partie nous donne les dernières volontés de Moïse, son testament, et nous raconte sa mort (31, 1 - 34, 12).
Les principaux thèmes de ce livre sont les suivants :
- C’est d’abord un livre de la Loi que Dieu a donnée à son peuple. Il s’agit de régler la vie des croyants à mesure qu’ils se trouvent confrontés à des situations nouvelles, en les aidant à se situer face à l’exigence de Dieu en adaptant la Loi et en l’ouvrant de façon à ce qu’elle réponde aux circonstances nouvelles dans lesquelles ils se trouvent.
- Cette Loi du Deutéronome récapitule le message des grands prophètes : ne chercher que la justice et prendre en charge tous ceux qui sont démunis et désavantagés.
- La Loi est ce qui permet une vie morale de qualité en réponse à l’appel du Dieu d’Israël (4, 32 - 40).
- L’Alliance est formulée de façon quasi dérmitive dans ce livre, et présentée comme nouvelle quand le peuple se trouve aux confins de Moab (23, 69), pour répondre aux besoins d’une situation nouvelle.
- L’association entre le peuple et la terre que lui donne Yahvé-Dieu est très forte. A Dieu qui lui donne la terre, le peuple doit répondre par sa fidélité qui s’exprime spécifiquement dans sa prière et son obéissance (6, 4 - 9; 7, 6; 14, 2).
Ce livre peut, de façon plus caricaturale, se résumer ainsi : un Dieu, un peuple, un sanctuaire. Ce livre a toujours également été reconnu pour sa grande portée théologique.
Notre texte fait donc partie du 2ème Discours de Moïse et se situe dans un paragraphe où il est question de l’élection du Peuple par Dieu et de ses conséquences pour le peuple d’Israël (10, 12 - 11, 1).
2. Message
Dans cette page de dialogue en forme d’homélie, le peuple est interpellé : Yahvé, ton Dieu, attend de toi la fidélité, l’obéissance à ses commandements qu’il t’a donnés pour ton bonheur, que tu l’aimes donc et le suives de tout ton coeur et de toute ton âme. Telle est la seule attitude qui s’impose à toi dans ta situation.
Pourquoi cela ? Parce que Dieu, à qui l’univers entier appartient, a choisi de façon unique les Pères fondateurs d’Israël et leur descendance pour les aimer gratuitement, par une initiative qui ne tient qu’à lui.
Pratiquement, qu’est-ce que cela veut dire ? Face à ce Dieu de toute justice, qui prend soin de l’orphelin, de la veuve et de l’immigré, sois soumis, consacre-toi à lui dans une démarche de conversion, de retournement vers lui. Agis donc comme Dieu agit, aime tous ceux qui résident dans ton pays, ne sers que le Seigneur ton Dieu, comporte-toi en toutes choses en référence à lui qui t’a délivré de la servitude Egyptienne, après t’y avoir fait devenir une grande nation.
3. Decouvertes
Notons le contraste entre la puissance universelle de Dieu et son choix d’un peuple particulier, Israël. Nous retrouvons ici le thème développé tout au long du 2ème Livre d’Isaïe (Isaïe, 40 - 55).
Pour traduire la démarche de conversion demandée dans notre page, l’expression “circoncision du coeur” est utilisée. On perçoit ici l’influence probable de Jérémie, 4, 4 et 9, 26. Cette expression veut dire: ôtez de votre coeur (vos facultés spirituelles) ce qui l’empêche de correspondre aux volontés de Dieu. C’est le contraire d’avoir “la nuque raide”, autre expression, qui traduit l’entêtement indocile qui pousse à résister aux directives qui viennent de Dieu.
La grandeur unique de Dieu est manifestée dans l’expression utilisée au verset 17: “Yahvé votre Dieu, est le Dieu des dieux et le Seigneur des seigneurs”, donc absolument au-dessus de tout et de tous : voir le Psaume 136, 2 - 3.
Le chiffre 70, mentionné au verset 22, est un chiffre symbolique, comme en Genèse, 46, 27 et Exode, 1 5, et comme il l’est encore à propos des 70 anciens d’Israël en Exode, 24, 1 - 9 et en Nombres, 11, 16 - 25. Qu’Israël soit devenu si nombreux souligne l’accomplissement de la promesse faite par Dieu à Abraham (Genèse,15, 5 et Deutéronome, 1, 10).
4. Prolongement
Pour nous, avec le message et le témoignage de Jésus, ainsi que le don de son Esprit, l’exigence de Dieu, qui par Jésus fait alliance de façon défintive et absolue avec nous les croyants, s’identifie à son amour, qui, lui aussi, coïncide avec sa Vérité :
9 Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez en mon amour.
10 Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez en mon amour, comme moi j’ai gardé les commandements de mon Père et je demeure en son amour.
11 Je vous dis cela pour que ma joie soit en vous et que votre joie soit complète.
12 Voici quel est mon commandement : vous aimer les uns les autres comme je vous ai aimés.
13 Nul n’a plus grand amour que celui-ci : donner sa vie pour ses amis.
14 Vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande.
15 Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ; mais je vous appelle amis, parce que tout ce que j’ai entendu de mon Père, je vous l’ai fait connaître.
31 Que dire après cela ? Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ?
32 Lui qui n’a pas épargné son propre Fils mais l’a livré pour nous tous, comment avec lui ne nous accordera-t-il pas toute faveur ?
33 Qui se fera l’accusateur de ceux que Dieu a élus ? C’est Dieu qui justifie.
34 Qui donc condamnera ? Le Christ Jésus, celui qui est mort, que dis-je ? ressuscité, qui est à la droite de Dieu, qui intercède pour nous ?
35 Qui nous séparera de l’amour du Christ ? la tribulation, l’angoisse, la persécution, la faim, la nudité, les périls, le glaive ?
36 selon le mot de l’Écriture : A cause de toi, l’on nous met à mort tout le long du jour ; nous avons passé pour des brebis d’abattoir.
37 Mais en tout cela nous sommes les grands vainqueurs par celui qui nous a aimés.
38 Oui, j’en ai l’assurance, ni mort ni vie, ni anges ni principautés, ni présent ni avenir, ni puissances,
39 ni hauteur ni profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté dans le Christ Jésus notre Seigneur.
Prière
*Seigneur Jésus, de même que tu as sans cesse cherché à faire la volonté de Dieu ton Père, au point de dire que telle était ta nourriture, tu nous as déclare que ce n’est pas celui qui t’invoque en disant “Seigneur, Seigneur”, mais celui qui fait la volonté du Père, qui entrera dans le Royaume des cieux, et tu nous as précisé que, hors de cette attitude, notre existence ne pouvait se construire avec solidité : que le don de la création nouvelle en ta mort-résurrection, qu’inaugure en moi ton Esprit Saint, me transforme vraiment en ton image, de façon à ce que toute ma vie, en toutes ses formes d’expression et d’engagement, soit de plus en plus un authentique culte en esprit et en vérité, rendu au Père, par toi, dans le même Esprit Saint. AMEN.
11.08.2003.*
Évangile : Matthieu 17, 22-27
DE L’EVANGILE DE MATTHIEU
Texte
22 Comme ils se trouvaient réunis en Galilée, Jésus leur dit : ” Le Fils de l’homme va être livré aux mains des hommes,
23 et ils le tueront, et, le troisième jour, il ressuscitera. ” Et ils en furent tout consternés.
24 Comme ils étaient venus à Capharnaüm, les collecteurs du didrachme s’approchèrent de Pierre et lui dirent : ” Est-ce que votre maître ne paie pas le didrachme ? ” -
25 ” Mais si ”, dit-il. Quand il fut arrivé à la maison, Jésus devança ses paroles en lui disant : ” Qu’en penses-tu, Simon ? Les rois de la terre, de qui perçoivent-ils taxes ou impôts ? De leurs fils ou des étrangers ? “
26 Et comme il répondait : ” Des étrangers ”, Jésus lui dit : ” Par conséquent, les fils sont exempts.
27 Cependant, pour ne pas les scandaliser, va à la mer, jette l’hameçon, saisis le premier poisson qui montera, et ouvre-lui la bouche : tu y trouveras un statère ; prends-le et donne-le-leur, pour moi et pour toi. “
Commentaire
1. Situation
Cet Evangile, qui reprend beaucoup de passages de l’Evangile de Marc (qui avait été écrit vers 65), mais en y ajoutant des éléments qu’il partage en grande partie avec Luc, a été très probablement rédigé entre les années 85 et 90.
A parcourir tout ce Livre, on peut se demander s’il a été composé pour des chrétiens d’origine Juive (Judéochrétiens), ou pour des chrétiens d’origine païenne, ou encore pour les deux. Néanmoins, même s’il a été d’abord écrit pour confirmer une communauté Judéochrétienne dans sa découverte de la Bonne Nouvelle de Jésus, cet Evangile est ouvert également à la mission universelle auprès des païens, et il se termine par un envoi en mission par le Christ ressuscité, avec ces paroles : “allez, de toutes les nations, faites des disciples” (28, 18).
On peut diviser cet Evangile en 11 parties, qui se répondent en sens inverse (la 1ère correspondant à la dernière, la 2ème, à l’avant-dernière, etc…), concentrées autour de la 6ème partie, le “Discours en paraboles”, qui sert en quelque sorte de “pivot”. Nous obtenons ainsi le découpage suivant :
- Naissance de Jésus et commencement de sa mission (1 - 4)
- Bénédictions et Discours sur la montagne (5 - 7)
- Manifestations de l’autorité de Jésus et de ses appels (8 - 9)
- Discours sur la mission (10)
- Jésus rejeté par “cette génération” (11 - 12 )
- Discours en paraboles (13)
- Jésus reconnu par ses disciples (14 - 17)
- Discours sur la manière de vivre en communauté de croyants (18)
- De nouveau, Jésus manifeste son autorité et ses appels (19 - 22)
- Proclamation de situations malheureuses et Discours sur la venue définitive du Royaume (23 - 24)
- Passion, mort et résurrection (26 - 28)
Cette présentation fait ressortir que cet Evangile est bien rythmé par 5 grands discours de Jésus, dans lesquels l’auteur a concentré la majeure partie de son enseignement. Les 5 discours ont souvent fait penser aux 5 livres de Moïse de l’Ancien Testament. On dit volontiers que, pour Matthieu, Jésus est le “Nouveau Moïse”.
Avec notre page, nous continuons d’accompagner Jésus dans sa 3ème grande mission apostolique, située dans l’Evangile de Matthieu, entre ses 3ème et 4ème grands discours, et au cours de laquelle il commence de se rapprocher de Jérusalem, tout en faisant découvrir à ses disciples le sens authentique, et inattendu pour eux, de sa mission, et en les préparant progressivement à son “heure” de passage au Père en sa passion-mort-résurrection.
Toute une suite de récits importants nous est ainsi présentée, parmi lesquels : la mort de Jean Baptiste (14, 1 - 12), la première multiplication des pains et la marche de Jésus sur la mer de Galilée (14, 13 - 33), le passage de Jésus en terre païenne avec la guérison de la fille de la femme Cananéenne et la seconde multiplication des pains (15, 21 - 39), la confession de Jésus-Messie par Pierre, suivie de la première annonce que Jésus fait de sa passion, mort, résurrection (16, 13 - 28), et la Transfiguration de Jésus sur la montagne (17, 1 - 13), qui précède des remarques fortes de Jésus sur la nécessité de la foi, lorsque ses disciples constatent leur impuissance à guérir un possédé épileptique.
2. Message
Jésus, toujours en Galilée, près de sa base de Capharnaüm, se tourne de plus en plus vers Jérusalem et la perspective de sa passion, qu’il annonce une seconde fois, comme une éventualité qui lui paraît certaine et dont il prend le risque.
A la question : faut-il payer l’impôt pour le Temple, Jésus répond en se situant comme celui qui accomplit la Loi sans l’abolir (Matthieu, 5, 17 - 19), tout en la dépassant. Au terme de sa mission, le Temple n’aura plus de raison d’être. Mais, pour le moment, Jésus se soumet, bien qu’étant le Fils de l’homme qui inaugure le Royaume de la fin des temps. Le geste miraculeux souligne le contraste entre les deux aspects de Jésus : à la fois Fils de l’homme et Juif pieux de son temps.
3. Decouvertes
Comme l’annoncera la dernière scène de l’Evangile de Matthieu (28,18), la clé définitive de l’interprétation de Jésus se situe à sa résurrection. Il pourra alors proclamer que toute autorité lui a été remise.
Pour le moment, il annonce qu’il va être livré à l’autorité des pécheurs. Dieu, d’une part, livre le Fils de l’homme, et, d’autre part, lui confère l’autorité suprême : deux démarches qui expriment le secret du mystère de Dieu, qui nous sauve, et dans lesquelles Jésus se situe totalement en vérité et dans l’obéissance.
Pour Jésus, la relation entre Dieu et Israël est celle d’un roi avec sa propre famille.
Sans s’opposer au culte du Temple, Jésus conteste la levée d’un impôt pour le soutenir. Jésus paye toutefois l’impôt pour ne pas scandaliser ceux qui y souscrivent de bonne foi. Mais, en se servant d’une pièce de monnaie perdue et retrouvée, Jésus refuse pratiquement l’obligation de cet impôt.
Par cet épisode qu’il est le seul à rapporter, Matthieu invite sa communauté de Judéo-chrétiens exclus de la Synagogue, à ne plus se sentir concernés par cette obligation vis-à-vis du culte Juif.
4. Prolongement
L’hymne de Paul aux Philippiens souligne bien ce contraste du Fils de l’homme à la fois “livré” et glorieux.
5 Ayez entre vous les mêmes sentiments qui sont dans le Christ Jésus :
6 Lui, de condition divine, ne retient pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu.
7 Mais il s’anéantit lui-même, prenant condition d’esclave, et devenant semblable aux hommes. S’étant comporté comme un homme,
8 il s’humilia plus encore, obéissant jusqu’à la mort, et à la mort sur une croix !
9 Aussi Dieu l’a-t-il exalté et lui a-t-il donné le Nom qui est au-dessus de tout nom,
10 pour que tout, au nom de Jésus, s’agenouille, au plus haut des cieux, sur la terre et dans les enfers,
11 et que toute langue proclame, de Jésus Christ, qu’il est SEIGNEUR, à la gloire de Dieu le Père.
Paul a repris et appliqué ce souci de Jésus de ne pas scandaliser :
10 Si en effet quelqu’un te voit, toi qui as la science, attablé dans un temple d’idoles, sa conscience à lui qui est faible ne va-t-elle pas se croire autorisée à manger des viandes immolées aux idoles ?
11 Et ta science alors va faire périr le faible, ce frère pour qui le Christ est mort !
12 En péchant ainsi contre vos frères, en blessant leur conscience, qui est faible, c’est contre le Christ que vous péchez.
13 C’est pourquoi, si un aliment doit causer la chute de mon frère, je me passerai de viande à tout jamais, afin de ne pas causer la chute de mon frère.
De même, Paul a insisté sur le caractère “volontaire” de la participation des chrétiens à la collecte qu’il organisait en faveur des frères pauvres de Jérusalem :
25 Mais maintenant je me rends à Jérusalem pour le service des saints :
26 car la Macédoine et l’Achaïe ont bien voulu prendre quelque part aux besoins des saints de Jérusalem qui sont dans la pauvreté.
27 Oui, elles l’ont bien voulu, et elles le leur devaient : si les païens, en effet, ont participé à leurs biens spirituels, ils doivent à leur tour les servir de leurs biens temporels.
Prière
*Seigneur Jésus, Dieu a voulu rejoindre les hommes dans leur péché, en t’envoyant proclamer l’étendue de sa miséricorde, dans la non-violence, et en prenant tous les risques, et c’est ainsi que tu t’es trouvé livré dans les mains des pécheurs et “fait péché pour nous”, dans le scandale et la folie de ta croix, afin que nous devenions “justice de Dieu” : aide-moi à ne jamais compter sur mes propres forces, mais à me remettre entre tes mains, de façon à ce que ma vie de faiblesse et de péché soit transformée par la tienne, que je ne vive plus à partir de moi-même, et que, saisi par ton Esprit Saint, je respecte comme toi la liberté et la différence des autres, en évitant que toute découverte de ta vérité devienne pour quiconque une occasion de scandale. AMEN.
12.08.2002.*