📘 Commentaire biblique de l’abbé Léon Hamain


Première lecture : Deutéronome 31, 1-8

DU LIVRE DU DEUTERONOME

Texte

1 Moïse vint adresser ces paroles à tout Israël :
2 ” J’ai aujourd’hui cent vingt ans. Je ne puis plus agir en chef, et Yahvé m’a dit : Tu ne passeras pas ce Jourdain.
3 C’est Yahvé ton Dieu qui passera devant toi, c’est lui qui détruira ces nations devant toi pour les déposséder. C’est Josué qui passera devant toi, ainsi que l’a dit Yahvé.
4 Yahvé les traitera comme il a traité Sihôn et Og, rois amorites, et leur pays : il les a détruits.
5 Yahvé vous les livrera et vous les traiterez en tout point selon les commandements que je vous ai prescrits.
6 Soyez forts et tenez bon, ne craignez pas et ne tremblez pas devant eux, car c’est Yahvé ton Dieu qui marche avec toi : il ne te délaissera pas et ne t’abandonnera pas. “
7 Puis Moïse appela Josué et il lui dit aux yeux de tout Israël : ” Sois fort et tiens bon : tu entreras avec ce peuple au pays que Yahvé a juré à leurs pères de leur donner, et c’est toi qui les en mettras en possession.
8 C’est Yahvé qui marche devant toi, c’est lui qui sera avec toi ; il ne te délaissera pas et ne t’abandonnera pas. Ne crains pas, ne sois pas effrayé. “

Commentaire

1. Situation

Le Deutéronome est le 5ème et le dernier des 5 premiers livres de l’Ancien Testament, série connue sous le nom de Pentateuque ou encore appelée la Torah (Loi). Ce Livre, comme ceux qui le précèdent, est attribué à Moïse, c’est-à-dire qu’il reprend des traditions qui remonteraient jusqu’à lui.

En sa forme actuelle, ce Livre a été composé au terme de toute une évolution. Au-delà des différentes théories qui s’opposent sur la genèse et la composition de ce Livre, on s’accorde toutefois à penser qu’il est une relecture du Livre de la Loi trouvé dans le Temple à l’époque de Jérémie et sous le règne de Josias en Juda. (2 Rois, 22, 3 - 10). A cette époque se mettait en route un mouvement de réforme religieuse, qui se manifeste à travers le courant, ou l’école dite “Deutéronomiste”, à laquelle on doit, outre l’essentiel de ce Livre, une part importante de la composition des Livres de Josué, des Juges, de Samuel et des Rois, ensemble qu’on appelle “les premiers prophètes”. Ce mouvement réformiste, qui commence au 7ème siècle, marquera l’histoire d’Israël au moins pendant 2 siècles.

Ce Livre du Deutéronome consiste surtout en 3 discours de Moïse, dont les 2 premiers se suivent (1,1 - 4, 49 et 5, 1 - 11, 32). Une relecture de la Loi (12, 1 - 26, 15), suivie d’une conclusion où les 2 parties concernées s’engagent à en faire la base de leur relation (26, 16 - 28, 69), sépare ces 2 premiers discours du 3ème discours de Moïse (29, 1 - 30, 20). Une dernière partie nous donne les dernières volontés de Moïse, son testament, et nous raconte sa mort (31, 1 - 34, 12).


Les principaux thèmes de ce livre sont les suivants :

  • C’est d’abord un livre de la Loi que Dieu a donnée à son peuple. Il s’agit de régler la vie des croyants à mesure qu’ils se trouvent confrontés à des situations nouvelles, en les aidant à se situer face à l’exigence de Dieu en adaptant la Loi et en l’ouvrant de façon à ce qu’elle réponde aux circonstances nouvelles dans lesquelles ils se trouvent.
  • Cette Loi du Deutéronome récapitule le message des grands prophètes : ne chercher que la justice et prendre en charge tous ceux qui sont démunis et désavantagés.
  • La Loi est ce qui permet une vie morale de qualité en réponse à l’appel du Dieu d’Israël (4, 32 - 40).
  • L’Alliance est formulée de façon quasi dérmitive dans ce livre, et présentée comme nouvelle quand le peuple se trouve aux confins de Moab (23, 69), pour répondre aux besoins d’une situation nouvelle.
  • L’association entre le peuple et la terre que lui donne Yahvé-Dieu est très forte. A Dieu qui lui donne la terre, le peuple doit répondre par sa fidélité qui s’exprime spécifiquement dans sa prière et son obéissance (6, 4 - 9; 7, 6; 14, 2).

Ce livre peut, de façon plus caricaturale, se résumer ainsi : un Dieu, un peuple, un sanctuaire. Ce livre a toujours également été reconnu pour sa grande portée théologique.

Avec notre texte nous entrons dans la dernière partie de ce Livre du Deutéronome, qui traite de la fin de la mission de Moïse, et de tous les événements qui l’environnent.

2. Message

Moïse fait part à tout le peuple d’Israël du message qu’il a reçu du Seigneur : sa mission est désormais terminée, maintenant que le terre promise est en vue.

Que Moïse soit là ou non, c’est Dieu qui continuera d’agir et passera devant le peuple pour anéantir les nations païennes et venir à bout des difficultés rencontrées, comme il l’a fait sans cesse depuis le début de l’Exode. Mais c’est avec Josué, et par lui, qu’il agira désormais.

Moïse n’en affirme pas moins sa certitude et sa conviction de la victoire du Seigneur contre toutes les forces hostiles à Israël, et il invite de nouveau le peuple à répondre, par sa propre obéissance aux commandements du Seigneur, à la fidélité constante de Dieu.

Il termine en invitant Josué à entrer dans sa mission nouvelle de chef d’Israël, que Dieu va accompagner de sa toute-puissance, pour la conquête de la terre promise.

3. Decouvertes

Ce texte fait partie d’un ensemble qui traite du départ de Moïse, (31, 1 - 34, 12), dans lequel nous lisons l’investiture de Josué (31, 1 - 8), la codification de la Loi et l’annonce du poème de Moïse (31, 9 - 30), le grand poème proprement dit de Moïse (32, 1 - 43), la montée de Moïse sur le Mont Nebo (32, 48 - 52), les bénédictions de Moïse, sa mort et son éloge (33, 1 - 34, 12).

Notre passage est une reprise de différents textes figurant déjà dans le Livre : sur les conseils à donner à Josué, le nouveau et futur chef du peuple (3, 27 - 29), ainsi que sur les victoires de Dieu sur les ennemis du peuple (7, 17 - 23).

4. Prolongement

C’est tout le discours-testament de Jésus à ses disciples la veille de sa mort, que nous relate l’Evangile de Jean, que nous pourrions reprendre ici, quand Jésus leur annonce son départ de ce monde, mais pour y revenir en son Esprit Saint, qui assurera sa présence permanente de Ressuscité au milieu de nous :

1 ” Que votre cœur ne se trouble pas ! vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi.

2 Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures, sinon, je vous l’aurais dit ; je vais vous préparer une place.

3 Et quand je serai allé et que je vous aurai préparé une place, à nouveau je viendrai et je vous prendrai près de moi, afin que, là où je suis, vous aussi, vous soyez.

15 Si vous m’aimez, vous garderez mes commandements ;

16 et je prierai le Père et il vous donnera un autre Paraclet, pour qu’il soit avec vous à jamais,

17 l’Esprit de Vérité, que le monde ne peut pas recevoir, parce qu’il ne le voit pas ni ne le reconnaît. Vous, vous le connaissez, parce qu’il demeure auprès de vous et qu’il est en vous.

18 Je ne vous laisserai pas orphelins. Je viendrai vers vous.

28 Vous avez entendu que je vous ai dit : Je m’en vais et je reviendrai vers vous. Si vous m’aimiez, vous vous réjouiriez de ce que je vais vers le Père, parce que le Père est plus grand que moi.

29 Je vous le dis maintenant avant que cela n’arrive, pour qu’au moment où cela arrivera, vous croyiez.

Le Christ Ressuscité nous renouvelle ce message d’adieux, et ce, à plusieurs reprises :

18 S’avançant, Jésus leur dit ces paroles : ” Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre.

19 Allez donc, de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit,

20 et leur apprenant à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici que je suis avec vous pour toujours jusqu’à la fin du monde.

7 Il leur répondit : ” Il ne vous appartient pas de connaître les temps et moments que le Père a fixés de sa seule autorité.

8 Mais vous allez recevoir une force, celle de l’Esprit Saint qui descendra sur vous. Vous serez alors mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre. ”

49 ” Et voici que moi, je vais envoyer sur vous ce que mon Père a promis. Vous donc, demeurez dans la ville jusqu’à ce que vous soyez revêtus de la force d’en-haut. ”

50 Puis il les emmena jusque vers Béthanie et, levant les mains, il les bénit.

51 Et il advint, comme il les bénissait, qu’il se sépara d’eux et fut emporté au ciel.

Sans oublier ce que Jésus a demandé le plus pour nous dans sa dernière grande prière :

14 Je leur ai donné ta parole et le monde les a haïs, parce qu’ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde.

15 Je ne te prie pas de les enlever du monde, mais de les garder du Mauvais.

16 Ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde.

17 Sanctifie-les dans la vérité : ta parole est vérité.

18 Comme tu m’as envoyé dans le monde, moi aussi, je les ai envoyés dans le monde.

19 Pour eux je me sanctifie moi-même, afin qu’ils soient, eux aussi, sanctifiés dans la vérité.

20 Je ne prie pas pour eux seulement, mais aussi pour ceux qui, grâce à leur parole, croiront en moi,

21 afin que tous soient un. Comme toi, Père, tu es en moi et moi en toi, qu’eux aussi soient en nous, afin que le monde croie que tu m’as envoyé.

Prière

*Seigneur Jésus, lorsque tu nous as dit, en ton apparition de Ressuscité : “comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie”, tu as fait de nous tous tes héritiers et successeurs dans le domaine de ta mission, nous affirmant une fois de plus que te suivre, c’est toujours nous laisser non seulement conduire, mais envoyer par toi : renouvelle en moi cette conviction que je dois proclamer ton Evangile et témoigner de ta manière de vivre, à temps et à contretemps, dans tous mes engagements et toutes mes relations. AMEN.

12.08.2003.*

Évangile : Matthieu 18, 1-14

DE L’EVANGILE DE MATTHIEU

Texte

1 A ce moment les disciples s’approchèrent de Jésus et dirent : ” Qui donc est le plus grand dans le Royaume des Cieux ? “
2 Il appela à lui un petit enfant, le plaça au milieu d’eux
3 et dit : ” En vérité je vous le dis, si vous ne retournez à l’état des enfants, vous n’entrerez pas dans le Royaume des Cieux.
4 Qui donc se fera petit comme ce petit enfant-là, celui-là est le plus grand dans le Royaume des Cieux.
5 ” Quiconque accueille un petit enfant tel que lui à cause de mon nom, c’est moi qu’il accueille.

10 ” Gardez-vous de mépriser aucun de ces petits : car, je vous le dis, leurs anges aux cieux voient constamment la face de mon Père qui est aux cieux
[
11 ].
12 ” A votre avis, si un homme possède cent brebis et qu’une d’elles vienne à s’égarer, ne va-t-il pas laisser les quatre-vingt-dix-neuf autres sur les montagnes pour s’en aller à la recherche de l’égarée ?
13 Et s’il parvient à la retrouver, en vérité je vous le dis, il tire plus de joie d’elle que des quatre-vingt-dix-neuf qui ne se sont pas égarées.
14 Ainsi on ne veut pas, chez votre Père qui est aux cieux, qu’un seul de ces petits se perde.

Commentaire

1. Situation

Cet Evangile, qui reprend beaucoup de passages de l’Evangile de Marc (qui avait été écrit vers 65), mais en y ajoutant des éléments qu’il partage en grande partie avec Luc, a été très probablement rédigé entre les années 85 et 90.

A parcourir tout ce Livre, on peut se demander s’il a été composé pour des chrétiens d’origine Juive (Judéochrétiens), ou pour des chrétiens d’origine païenne, ou encore pour les deux. Néanmoins, même s’il a été d’abord écrit pour confirmer une communauté Judéochrétienne dans sa découverte de la Bonne Nouvelle de Jésus, cet Evangile est ouvert également à la mission universelle auprès des païens, et il se termine par un envoi en mission par le Christ ressuscité, avec ces paroles : “allez, de toutes les nations, faites des disciples” (28, 18).

On peut diviser cet Evangile en 11 parties, qui se répondent en sens inverse (la 1ère correspondant à la dernière, la 2ème, à l’avant-dernière, etc…), concentrées autour de la 6ème partie, le “Discours en paraboles”, qui sert en quelque sorte de “pivot”. Nous obtenons ainsi le découpage suivant :

  • Naissance de Jésus et commencement de sa mission (1 - 4)
  • Bénédictions et Discours sur la montagne (5 - 7)
  • Manifestations de l’autorité de Jésus et de ses appels (8 - 9)
  • Discours sur la mission (10)
  • Jésus rejeté par “cette génération” (11 - 12 )
  • Discours en paraboles (13)
  • Jésus reconnu par ses disciples (14 - 17)
  • Discours sur la manière de vivre en communauté de croyants (18)
  • De nouveau, Jésus manifeste son autorité et ses appels (19 - 22)
  • Proclamation de situations malheureuses et Discours sur la venue définitive du Royaume (23 - 24)
  • Passion, mort et résurrection (26 - 28)

Cette présentation fait ressortir que cet Evangile est bien rythmé par 5 grands discours de Jésus, dans lesquels l’auteur a concentré la majeure partie de son enseignement. Les 5 discours ont souvent fait penser aux 5 livres de Moïse de l’Ancien Testament. On dit volontiers que, pour Matthieu, Jésus est le “Nouveau Moïse”.


Avec le début du chapitre 18 de l’Evangile de Matthieu, nous sommes entrés dans le 4ème grand discours que Matthieu fait prononcer à Jésus, le discours communautaire (18, 1 - 35).

Ce 4ème discours de Jésus est adressé à Pierre et aux autres apôtres, et traite des relations fraternelles à l’intérieur de la communauté des disciples de Jésus. Il nous propose des régles de fonctionnement des différents “lieux” de la Maison de Dieu, que sont nos communautés et Eglises, jusqu’à l’avènement du Royaume. Toute une série de situations y sont donc tout à tour examinées.

De ce 4ème discours nous avons ici les 5 premiers versets concernant la véritable grandeur que propose Jésus (18, 1 - 5), et la parabole de la brebis égarée (18, 10 - 14), le paragraphe intermédiaire (mettant en garde les responsables de la communauté, et tout disciple, qui causeraient la chute d’un des petits qui croient en Jésus) ayant été omis de notre lecture liturgique.

2. Message

Le paradoxe concernant la véritable grandeur dans le Royaume des cieux forme la 1ère partie de notre page de ce jour. D’abord, on ne peut entrer dnas le Royaume des cieux sans devenir “petit” comme un enfant. Ensuite, plus on se fait “petit” comme un enfant (qui est ici, par définition, vu comme dépendant, ne pouvant vivre par lui-même, et devant tout accueillir et recevoir), et plus on est grand dans le Royaume des cieux. Enfin, si accueillir un enfant au nom de Jésus, c’est l’accueillir lui-même, c’est que Jésus s’identifie aux plus “petits” et se reconnaît en eux.

La 2de partie de notre texte nous offre la parabole de la brebis égarée. Le message en est qu’aucune perte n’est autorisée dans la prise en charge des “petits”. Il faut absolument tout faire pour récupérer l’égaré. Pas question de faire la part du feu. D’où la grande joie lorsque l’égaré a été retrouvé au terme d’une recherche pour laquelle on a pris le grand risque de laisser les 99 autres brebis dans la montagne.

La raison profonde qui lie les 2 parties de notre page se trouve exprimée au verset 10 : les “petits” sont dignes des plus grands égards, car ils sont en réalité les plus grands, et l’égaré, de ce fait, devient la priorité absolue. Aussi, les anges qui veillent sur les “petits” sont-ils les seuls à se tenir en présence de Dieu (voir TOB, Matthieu, 18, 10, note “u”).

3. Decouvertes

Luc nous rapporte la même parabole (15, 4 - 6), mais, chez lui, la brebis est “perdue”, à l’image des publicains et des pécheurs que Jésus vient sauver et qu’on lui reproche de fréquenter. Pour Matthieu, la brebis égarée est un membre de la communauté des croyants qui s’égare à cause, par exemple, du mépris dont il (elle) est l’objet (18, 10), ou d’un excès de sévérité refusant le pardon (18, 21).

L’enfant, à l’époque de Jésus, n’était pas considéré, comme aujourd’hui, comme le symbole de l’innocence, de la pureté morale ou de la perfection de celui qui ne peut pas encore faire le mal. Les enfants étaient alors plutôt méprisés, sinon rejetés, vu leur incapacité d’apporter quoi que ce soit de positif dans la construction de la famille ou de la cité, en raison de leur trop jeune âge. L’accent est donc ici mis sur la situation de dépendance de l’enfant qui ne peut vivre ou survivre s’il n’est pas réellement pris en charge.

Bien noter que ce passage situe la place actuelle qu’on occupe dans la communauté des disciples par comparaison à la situation à venir dans le Royaume de Dieu. On s’est demandé si les disciples qui interrogent Jésus au verset 1, représentent toute la communauté ou simplement les responsables. En raison du contraste qui traverse tout ce discours de Jésus jusqu’au verset 21, entre les plus “petits”, c’est-à-dire les membres ordinaires, ou ceux marqués par une faiblesse ou une autre dans la communauté, et les autres, beaucoup estiment qu’en ce discours Jésus s’adresse aux responsables de la communauté, par delà les apôtres. Voir également Matthieu, 10, 42.

Dans la communauté de Matthieu, à laquelle il adresse son Evangile, il n’y avait pas, à proprement parler, semble-t-il, de “hiérarchie”, au sens moderne de ce terme. Il y existait cependant des responsables qualifiés: voir Matthieu, 23, 34. La réponse précise que Jésus apporte à la question posée au verset 1 se trouve ainsi donc dans le verset 4 : il n’y a qu’un chemin pour les disciples, c’est de se faire “petits” comme un enfant.

A propos du contexte de ce thème de la brebis égarée, et de la montagne où on laisse les autres paître pendant la recherche, relire Ezéchiel, 34, 12 - 16.

4. Prolongement

Jésus s’est révélé comme celui qui se fait pauvre et petit (2 Corinthiens, 8, 9), le plus humble et le plus obéissant possible, et qui, de ce fait, est “Celui qui a reçu le Nom au dessus de tout nom ” (Philippiens, 2, 6 - 11 ).

Relire à ce propos Matthieu, 20, 25 - 28, ainsi que Luc, 22, 25 -27, cité ci-dessous :

24 Il s’éleva aussi entre eux une contestation : lequel d’entre eux pouvait être tenu pour le plus grand ?

25 Il leur dit : ” Les rois des nations dominent sur elles, et ceux qui exercent le pouvoir sur elles se font appeler Bienfaiteurs.

26 Mais pour vous, il n’en va pas ainsi. Au contraire, que le plus grand parmi vous se comporte comme le plus jeune, et celui qui gouverne comme celui qui sert.

27 Quel est en effet le plus grand, celui qui est à table ou celui qui sert ? N’est-ce pas celui qui est à table ? Et moi, je suis au milieu de vous comme celui qui sert !

Prière

*Seigneur Jésus, comme l’écrit ton apôtre Paul, tu as choisi ce qui n’est pas pour confondre ce qui est, tu t’es fait toi-même pauvre pour nous enrichir de ta façon divine d’être pauvre, tu nous rappelles que tout disciple a énormément de prix à tes yeux, et que nous devons, toutes et tous, veiller les uns sur les autres, de façon à ce qu’aucun de ceux qui se rallient à toi ne vienne à se perdre : donne-moi le sens du service gratuit de tous mes frères et soeurs, apprends-moi l’humilité de celui qui découvre sans cesse de nouveau qu’il n’a rien qu’il n’ait reçu, et que sans toi il ne peut rien faire. AMEN.

12.08.2003.*


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