📘 Commentaire biblique de l’abbé Léon Hamain


Première lecture : 1 Samuel 18, 6 – 19, 7

DU 1er LIVRE DE SAMUEL

Texte

6 Comme ils revenaient, lors du retour de David après qu’il eut tué le Philistin, les femmes sortirent de toutes les villes d’Israël au-devant du roi Saül, en chantant et en dansant, au son des tambourins et des triangles, et en poussant des cris de joie.
7 Les femmes qui chantaient se répondaient les unes aux autres, et disaient: Saül a frappé ses mille, -Et David ses dix mille.
8 Saül fut très irrité, et cela lui déplut. Il dit: On en donne dix mille à David, et c’est à moi que l’on donne les mille! Il ne lui manque plus que la royauté.
9 Et Saül regarda David d’un mauvais oeil, à partir de ce jour et dans la suite.

1 Saül parla à Jonathan, son fils, et à tous ses serviteurs, de faire mourir David. Mais Jonathan, fils de Saül, qui avait une grande affection pour David,
2 l’en informa et lui dit: Saül, mon père, cherche à te faire mourir. Sois donc sur tes gardes demain matin, reste dans un lieu retiré, et cache-toi.
3 Je sortirai et je me tiendrai à côté de mon père dans le champ où tu seras; je parlerai de toi à mon père, je verrai ce qu’il dira, et je te le rapporterai.
4 Jonathan parla favorablement de David à Saül, son père: Que le roi, dit-il, ne commette pas un péché à l’égard de son serviteur David, car il n’en a point commis envers toi. Au contraire, il a agi pour ton bien;
5 il a exposé sa vie, il a tué le Philistin, et l’Éternel a opéré une grande délivrance pour tout Israël. Tu l’as vu, et tu t’en es réjoui. Pourquoi pécherais-tu contre le sang innocent, et ferais-tu sans raison mourir David?
6 Saül écouta la voix de Jonathan, et il jura, disant: L’Éternel est vivant! David ne mourra pas.
7 Jonathan appela David, et lui rapporta toutes ces paroles; puis il l’amena auprès de Saül, en présence de qui David fut comme auparavant

Commentaire

1. Situation

Les 2 Livres de Samuel s’occupent de la période durant laquelle deux événements importants se déroulent en Israël : l’un est l’apparition du prophétisme avec l’émergence de Samuel comme prophète pour tout le peuple d’Israël, l’autre est l’institution de la royauté.

Ainsi le 1er Livre commence immédiatement avec l’entrée en scène de Samuel, et le 2nd se termine juste à la veille du tansfert de la royauté de David à son fils Salomon, dans le cadre d’une succession dynastique.

Ce qui est en jeu dans ces 2 Livres, c’est, d’une part, la survivance et la stabilité d’Israël en tant que peuple unifié et nation, et, d’autre part, la continuité de la compréhension que ce peuple a de lui-même comme “peuple de Dieu”, porteur de la promesse de Dieu à Abraham et de l’Alliance conclue à l’époque de Moïse.

Ces Livres traitent successivement :

  • du changement qui se produit en Israël, lié à l’apparition de Samuel et au rôle que l’on veut faire jouer à l’Arche d’alliance (1 Samuel, 1, 1 - 7, 17),
  • de l’avènement de la royauté avec le choix de Saül (I Samuel, 8, 1 - 12, 25),
  • de la lente stabilisation de la royauté avec la décadence de Saül et la montée de David (1 Samuel,13, 1 - 2 Samuel, 5, 10),
  • de la centralisation du royaume sur Jérusalem (2 Samuel, 5, 11 - 12, 31),
  • des essais infructueux pour renverser David (2 Samuel, 13, 1 - 20, 25),
  • de la préparation par David de sa succession (2 Samuel, 21, 1 - 24, 25).

Nous continuons de lire la 3ème partie des Livres de Samuel, qui nous décrit la mise en place de la royauté en Israël (1 Samuel, 13, 1 - 2 Samuel, 5, 10), et où nous assistons à la décadence de Saül (1 Samuel, 13, 1 - 15, 35), et à la montée de David (1 Samuel, 16, 1 - 2 Samuel, 5, 10).

Poussé par le Seigneur, qui lui a reproché de pleurer Saül, Samuel est allé oindre le jeune David au milieu de ses frères (1 Samuel, 16, 1 - 13), et nous assistons maintenant à la démonstration du charisme de David (1 Samuel, 16, 4 - 18, 5), démonstration dans laquelle la victoire de David sur Goliath le Philistin tient une place centrale.

Mais depuis qu’il a rejeté Saül et choisi David, Dieu a mis son Esprit sur ce dernier et l’accompagne en toutes ses démarches, alors qu’il a laissé un mauvais esprit tourmenter Saül (16, 14) et le remplir de jalousie à l’encontre de David.

2. Message

La popularité de David, sauveur du peuple après sa victoire dur Goliath, suscite la jalousie de Saül qui le consdière désormais comme un rival plus populaire que lui et un prétendant au trône. Il prend donc rapidement la décision de le faire mourir.

Jonathan, fils aîné de Saül et héritier de son royaume, qui s’est lié par une grande amitié avec David, et a même scellé un pacte avec lui, parvient à persuader son père de ne pas agir ainsi à l’encontre de David.

Jonathan fait valoir à Saül l’innocence de David à qui l’on n’a strictement rien à reprocher, ainsi que les services qu’il a rendus à Saül en se proposant d’aller combattre le géant Philistin. Il souligne de même que Dieu était intervenu pour permettre à Davd de remporter sa victoire ce jour-là, suggérant ainsi discrètement que David est le protégé et le béni du Seigneur.

3. Decouvertes

Pour mesurer l’ampleur et la variété des premiers événements en cours dans cette rivalité entre Saül et David, une lecture complète des chapitres 18 et 19 s’impose, dont voici résumées les lignes de force.

Après avoir triomphé du Philistin, David est introduit à la cour de Saül, où il demeure en permanence en récompense de sa victoire, en réserve pour d’autres combats éventuels pour la cause de Saül et d’Israël, et sans doute également pour qu’il puisse être discrètement surveillé.

David est un homme populaire, loué par Saül, qui en fait le chef de ses armées, acclamé par la foule, et donc bien considéré par les courtisans.

Il s’est surtout attiré l’amitié de Jonathan, fils de Saül et héritier du trône, et avec qui il a conclu un pacte qui va beaucoup plus loin que leurs relations strictement personnelles d’amitié, et qui a des implications politiques : ce que suggère le fait que Jonathan fait don de son manteau et de ses armes à David, fait qu’on peut interpréter comme un transfert symbolique à ce dernier de son droit de succession à la royauté de son père.

La jalousie de Saül face à David semble être un mélange de haine et de respect, de reconnaissance de la valeur de David et de désir de le faire disparaître de la scène, tout en sachant que Dieu est avec David.

Ce qui explique les va-et-vient et les contradictions de Saül face à David : il lui donne une fille en mariage, et l’envoie au combat dans des situations périlleuses, caressant ainsi l’espoir qu’il y perdra la vie.

Tous ces projets de Saül à l’encontre de David sont cependant voués à l’échec, alors qu’à l’inverse David va de succès en succès, preuve que Dieu est avec lui, et que la mauvais esprit qui vient de Dieu pour troubler Saül est à l’oeuvre en lui.

C’est l’amitié de Jonathan et la loyauté de Michal, femme de David, qui permettent à ce dernier d’échapper à diverses machinations de Saül. Jonathan est ainsi amené à intervenir auprès de son père en faveur de David, ce qui apaise Saül, mais seulement pour un temps.

En effet, ce retour en faveur de David, dont parle notre passage de ce jour, sera de courte durée : Saül va essayer de transpercer David avec sa lance, et Michal, l’épouse de David, va savoir user de stratagèmes pour aider son époux à échapper aux émissaires de Saül qui le cherchent pour l’assassiner.

Jonathan tentera bien encore une nouvelle fois d’intervenir en faveur des son ami, mais pour constater que son père est fermement déterminé à faire périr David, qui va alors se trouver obligé de s’éloigner définitivement de la proximité et de l’entourage de Saül.

4. Prolongement

David n’est pas le seul élu de Dieu à devoirs’enfuir ou se cacher pour échapper à des adversaires ou ennemis. Ce sera également le cas de Jésus, et de Paul après lui, ainsi que de nombreux témoins du Christ à travers les âges : Jean 11

11.49 L’un d’eux, Caïphe, qui était souverain sacrificateur cette année-là, leur dit: Vous n’y entendez rien;

11.50 vous ne réfléchissez pas qu’il est dans votre intérêt qu’un seul homme meure pour le peuple, et que la nation entière ne périsse pas.

11.51 Or, il ne dit pas cela de lui-même; mais étant souverain sacrificateur cette année-là, il prophétisa que Jésus devait mourir pour la nation.

11.52 Et ce n’était pas pour la nation seulement; c’était aussi afin de réunir en un seul corps les enfants de Dieu dispersés.

11.53 Dès ce jour, ils résolurent de le faire mourir.

11.54 C’est pourquoi Jésus ne se montra plus ouvertement parmi les Juifs; mais il se retira dans la contrée voisine du désert, dans une ville appelée Éphraïm; et là il demeurait avec ses disciples.

11.55 La Pâque des Juifs était proche. Et beaucoup de gens du pays montèrent à Jérusalem avant la Pâque, pour se purifier.

11.56 Ils cherchaient Jésus, et ils se disaient les uns aux autres dans le temple: Que vous en semble? Ne viendra-t-il pas à la fête?

11.57 Or, les principaux sacrificateurs et les pharisiens avaient donné l’ordre que, si quelqu’un savait où il était, il le déclarât, afin qu’on se saisît de lui.

Actes 9

9.18 Au même instant, il tomba de ses yeux comme des écailles, et il recouvra la vue. Il se leva, et fut baptisé;

9.19 et, après qu’il eut pris de la nourriture, les forces lui revinrent. Saul resta quelques jours avec les disciples qui étaient à Damas.

9.20 Et aussitôt il prêcha dans les synagogues que Jésus est le Fils de Dieu.

9.21 Tous ceux qui l’entendaient étaient dans l’étonnement, et disaient: N’est-ce pas celui qui persécutait à Jérusalem ceux qui invoquent ce nom, et n’est-il pas venu ici pour les emmener liés devant les principaux sacrificateurs?

9.22 Cependant Saul se fortifiait de plus en plus, et il confondait les Juifs qui habitaient Damas, démontrant que Jésus est le Christ.

9.23 Au bout d’un certain temps, les Juifs se concertèrent pour le tuer,

9.24 et leur complot parvint à la connaissance de Saul. On gardait les portes jour et nuit, afin de lui ôter la vie.

9.25 Mais, pendant une nuit, les disciples le prirent, et le descendirent par la muraille, dans une corbeille.

2 Corinthiens 11

11.23 Sont-ils ministres de Christ? -Je parle en homme qui extravague. -Je le suis plus encore: par les travaux, bien plus; par les coups, bien plus; par les emprisonnements, bien plus. Souvent en danger de mort,

11.24 cinq fois j’ai reçu des Juifs quarante coups moins un,

11.25 trois fois j’ai été battu de verges, une fois j’ai été lapidé, trois fois j’ai fait naufrage, j’ai passé un jour et une nuit dans l’abîme.

11.26 Fréquemment en voyage, j’ai été en péril sur les fleuves, en péril de la part des brigands, en péril de la part de ceux de ma nation, en péril de la part des païens, en péril dans les villes,en péril dans les déserts, en péril sur la mer, en péril parmi les faux frères.

11.27 J’ai été dans le travail et dans la peine, exposé à de nombreuses veilles, à la faim et à la soif, à des jeûnes multipliés, au froid et à la nudité.

11.28 Et, sans parler d’autres choses, je suis assiégé chaque jour par les soucis que me donnent toutes les Églises.

Prière

*Seigneur Jésus, comme tu as donné l’assurance à tes disciples que tu serais avec eux lorsqu’ils seraient persécutés ou traduits devant les tribunaux, renforce ma confiance en la puissance de ta résurrection et la présence de ton Esprit, de façon à ce que je doute jamais de la force que tu me donnes et qui m’habite, lorsque tu m’envoies témoigner de ton Evangile, en paroles et en actes, au coeur de ce monde. AMEN.

22.01.2004.*

Évangile : Marc 3, 7-12

DE L’EVANGILE DE MARC

Texte

7 Jésus se retira vers la mer avec ses disciples. Une grande multitude le suivit de la Galilée;
8 et de la Judée, et de Jérusalem, et de l’Idumée, et d’au delà du Jourdain, et des environs de Tyr et de Sidon, une grande multitude, apprenant tout ce qu’il faisait, vint à lui.
9 Il chargea ses disciples de tenir toujours à sa disposition une petite barque, afin de ne pas être pressé par la foule.
10 Car, comme il guérissait beaucoup de gens, tous ceux qui avaient des maladies se jetaient sur lui pour le toucher.
11 Les esprits impurs, quand ils le voyaient, se prosternaient devant lui, et s’écriaient: Tu es le Fils de Dieu.
12 Mais il leur recommandait très sévèrement de ne pas le faire connaître.

Commentaire

1. Situation

L’Evangile de Marc est le plus ancien de nos 4 Evangiles. Un témoignage, datant du début du 2ème siècle, nous apprend que Marc aurait écrit son Evangile en qualité d’interprète de Pierre, avec qui il travaillait (voir 1 Pierre, 5, 13). Même si beaucoup pensent que Pierre n’a pas été l’unique source d’information de Marc, concernant les paroles et gestes de Jésus, l’on s’accorde aujourd’hui que cet Evangile a été écrit depuis Rome, par Marc, vers la fin des années 60, sans doute après la mort de Pierre (située vers 66 - 67).

Cet Evangile, centré sur le Règne de Dieu qui nous vient à travers la mission de Jésus, et que nous avons à accueillir en disciples de Jésus, se déroule en 6 grands épisodes, qui suivent le Prologue (1, 1 - 15). Ce Prologue nous présente la mission de Jean Baptiste, ainsi que le baptême, la tentation de Jésus, et son entrée dans son ministère, pour se conclure avec un résumé très synthétique du message de Jésus : “Les temps sont accomplis, le Règne de Dieu s’est approché. Convertissez-vous, et croyez à la Bonne Nouvelle”.

Ainsi se suivent ensuite les 6 grands épisodes :

  • Jésus se révèle avec autorité en Galilée (1, 16 - 3, 6),
  • Jésus est rejeté en Galilée (3, 7 - 6, 6a),
  • Les malentendus entre Jésus et ses disciples, en Galilée et ailleurs (6, 6b - 8, 21),
  • Jésus instruit ses disciples, alors qu’il monte vers Jérusalem (8, 22 - 10, 52),
  • Les premiers jours de la semaine, unique et finale, de Jésus à Jérusalem (11, 1 - 13, 37),
  • Fin de la semaine de Jésus à Jérusalem avec sa passion, sa mort et la découverte du tombeau vide (14, 1 - 16, 20).

A vec cette page, nous entrons dane le 2ème des 6 grands épisodes de l’Evangile de Marc, qu’on intitule souvent: “Jésus est rejeté en Galilée” (3, 7 - 6, 6a).

Titre qui se nuance très fortement si l’on suit le déroulement de l’Evangile tout au long de ce 2ème grand épisode.

En effet, L’Evangile enregistre d’abord un certain nombre de réponses positives à Jésus (3, 7

  • 19a, où se situe notre page), puis il fait état de réponses négatives (3, 19b - 35), avant de nous proposer tout un ensemble de pages sur les Paraboles de Jésus et leurs explications (4, 1
  • 34), de nous relater 3 actions miraculeuses (4, 35 - 5, 43), et de conclure très négativement sur le rejet de Jésus par son peuple (6, 1 - 6a).

2. Message

Dans le cadre des réponses positives évoquées ci-dessus, notre page nous montre l’engouement des foules, qui, de Palestine et d’au-delà du pays, se précipitent vers Jésus, au point qu’il ne peut parler à tous ces gens qu’en se mettant à distance, dans une barque au bord du lac.

La raison de cette attraction vers Jésus, est, sans aucun doute, la réputation de guérisseur de Jésus, ainsi que la libération de ceux qui sont possédés d’un esprit du Mal qui les habite, esprits auxquels Jésus défend, une fois de plus, de le faire connaître en qualité de “Fils de Dieu”.

On considère volontiers ce passage comme une transition tournée vers l’enseignement en paraboles, qui va bientôt suivre. Cependant, bien qu’il s’agisse d’un “sommaire”, ce passage est porteur d’un message important nous présentant l’origine des gens qui viennent à Jésus, et son interdiction renouvelée aux esprits mauvais de proclamer son identité véritable, qui ne sera affirmée publiquement qu’au moment de sa mort sur la croix par le témoignage du centurion romain présent à sa crucifixion (Marc, 15, 39).

3. Decouvertes

Au verset 7, dire que Jésus se retire ne signifie pas qu’il fuit la région, mais tout simplement qu’il se déplace hors de sa base de Capharnaüm, vers un autre endroit, près du lac.

Au verset 7, des gens viennent effectivement de partout, y compris des pays étrangers voisins. Seule la Samarie n’est pas mentionnée, et il sera question des villes de la Décapole en 5, 20. Il y avait, à cette époque, un certain nombre de Juifs qui résidaient dans les pays voisins.

Au verset 8, ce n’est plus Jésus qui va vers des hommes pour les rencontrer et les appeler, comme cela avait été le cas avec les premiers disciples. Il est maintenant le “centre d’attraction” pour tous ces gens.

Au verset 9, Il nous est précisé que Jésus a guéri “beaucoup” de malades, mais cela ne veut pas nécessairement dire “tous”.

A propos du verset 12, voir 1, 25. 39. Ce n’est pas la première fois que Jésus demande aux démons de se taire sur son identité.

4. Prolongement

Aujourd’hui, nous, les chrétiens, qui sommes désormais l’unique visibilité humaine de Jésus, comment attirons-nous vers son Evangile ?

Si nous rayonnons son message, et son image, dans une vie de foi qui agit par la charité (Galates, 5, 6), nous le rendons présent à travers nos gestes et comportements.

Donnons-nous assez de place, dans tous nos engagements d’hommes et de femmes, à l’originalité chrétienne qui nous anime intérieurement, et dont nous devons témoigner de façon claire et visible ?

Prière

*Seigneur Jésus, c’est parce que tu es venu à nous, pour nous conduire au Père, en nous délivrant de notre péché et de toute victoire du Mal dans notre existence, que tu es devenu celui qui nous attire de sa Lumière et de sa Vérité totales, et qui nous appelle à le rejoindre et à le suivre : mets en moi davantage de simplicité et d’ouverture du coeur, pour que je n’oublie jamais, au cours de mes journées, cette priorité absolue qui est de vivre avec toi et pour toi, qui t’es rendu le plus proche de moi, et demeure en moi par ton Esprit Saint. AMEN.

22.01.2004.*


La Bible commentée · Liturgie du jour