📘 Commentaire biblique de l’abbé Léon Hamain
Première lecture : 1 Samuel 24, 2-22
DU 1er LIVRE DE SAMUEL
Texte
2 (24:3) Saül prit trois mille hommes d’élite sur tout Israël, et il alla chercher David et ses gens jusque sur les rochers des boucs sauvages.
3 (24:4) Il arriva à des parcs de brebis, qui étaient près du chemin; et là se trouvait une caverne, où il entra pour se couvrir les pieds. David et ses gens étaient au fond de la caverne.
4 (24:5) Les gens de David lui dirent: Voici le jour où l’Éternel te dit: Je livre ton ennemi entre tes mains; traite-le comme bon te semblera. David se leva, et coupa doucement le pan du manteau de Saül.
5 (24:6) Après cela le coeur lui battit, parce qu’il avait coupé le pan du manteau de Saül.
6 (24:7) Et il dit à ses gens: Que l’Éternel me garde de commettre contre mon seigneur, l’oint de l’Éternel, une action telle que de porter ma main sur lui! car il est l’oint de l’Éternel.
7 (24:8) Par ces paroles David arrêta ses gens, et les empêcha de se jeter sur Saül. Puis Saül se leva pour sortir de la caverne, et continua son chemin.
8 (24:9) Après cela, David se leva et sortit de la caverne. Il se mit alors à crier après Saül: O roi, mon seigneur! Saül regarda derrière lui, et David s’inclina le visage contre terre et se prosterna.
9 (24:10) David dit à Saül: Pourquoi écoutes-tu les propos des gens qui disent: Voici, David cherche ton malheur?
10 (24:11) Tu vois maintenant de tes propres yeux que l’Éternel t’avait livré aujourd’hui entre mes mains dans la caverne. On m’excitait à te tuer; mais je t’ai épargné, et j’ai dit: Je ne porterai pas la main sur mon seigneur, car il est l’oint de l’Éternel.
11 (24:12) Vois, mon père, vois donc le pan de ton manteau dans ma main. Puisque j’ai coupé le pan de ton manteau et que je ne t’ai pas tué, sache et reconnais qu’il n’y a dans ma conduite ni méchanceté ni révolte, et que je n’ai point péché contre toi. Et toi, tu me dresses des embûches, pour m’ôter la vie!
12 (24:13) L’Éternel sera juge entre moi et toi, et l’Éternel me vengera de toi; mais je ne porterai point la main sur toi.
13 (24:14) Des méchants vient la méchanceté, dit l’ancien proverbe. Aussi je ne porterai point la main sur toi.
14 (24:15) Contre qui le roi d’Israël s’est-il mis en marche? Qui poursuis-tu? Un chien mort, une puce!
15 (24:16) L’Éternel jugera et prononcera entre moi et toi; il regardera, il défendra ma cause, il me rendra justice en me délivrant de ta main.
16 (24:17) Lorsque David eut fini d’adresser à Saül ces paroles, Saül dit: Est-ce bien ta voix, mon fils David? Et Saül éleva la voix et pleura.
17 (24:18) Et il dit à David: Tu es plus juste que moi; car tu m’as fait du bien, et moi je t’ai fait du mal.
18 (24:19) Tu manifestes aujourd’hui la bonté avec laquelle tu agis envers moi, puisque l’Éternel m’avait livré entre tes mains et que tu ne m’as pas tué.
19 (24:20) Si quelqu’un rencontre son ennemi, le laisse-t-il poursuivre tranquillement son chemin? Que l’Éternel te récompense pour ce que tu m’as fait en ce jour!
20 (24:21) Maintenant voici, je sais que tu régneras, et que la royauté d’Israël restera entre tes mains.
21 (24:22) Jure-moi donc par l’Éternel que tu ne détruiras pas ma postérité après moi, et que tu ne retrancheras pas mon nom de la maison de mon père.
22 (24:23) David le jura à Saül. Puis Saül s’en alla dans sa maison, et David et ses gens montèrent au lieu fort.
Commentaire
1. Situation
Les 2 Livres de Samuel s’occupent de la période durant laquelle deux événements importants se déroulent en Israël : l’un est l’apparition du prophétisme avec l’émergence de Samuel comme prophète pour tout le peuple d’Israël, l’autre est l’institution de la royauté.
Ainsi le 1er Livre commence immédiatement avec l’entrée en scène de Samuel, et le 2nd se termine juste à la veille du tansfert de la royauté de David à son fils Salomon, dans le cadre d’une succession dynastique.
Ce qui est en jeu dans ces 2 Livres, c’est, d’une part, la survivance et la stabilité d’Israël en tant que peuple unifié et nation, et, d’autre part, la continuité de la compréhension que ce peuple a de lui-même comme “peuple de Dieu”, porteur de la promesse de Dieu à Abraham et de l’Alliance conclue à l’époque de Moïse.
Ces Livres traitent successivement :
- du changement qui se produit en Israël, lié à l’apparition de Samuel et au rôle que l’on veut faire jouer à l’Arche d’alliance (1 Samuel, 1, 1 - 7, 17),
- de l’avènement de la royauté avec le choix de Saül (I Samuel, 8, 1 - 12, 25),
- de la lente stabilisation de la royauté avec la décadence de Saül et la montée de David (1 Samuel,13, 1 - 2 Samuel, 5, 10),
- de la centralisation du royaume sur Jérusalem (2 Samuel, 5, 11 - 12, 31),
- des essais infructueux pour renverser David (2 Samuel, 13, 1 - 20, 25),
- de la préparation par David de sa succession (2 Samuel, 21, 1 - 24, 25).
Nous continuons de lire la 3ème partie des Livres de Samuel, qui nous décrit la mise en place de la royauté en Israël (1 Samuel, 13, 1 - 2 Samuel, 5, 10), et où nous assistons à la décadence de Saül (1 Samuel, 13, 1 - 15, 35), et à la montée de David (1 Samuel, 16, 1 - 2 Samuel, 5, 10).
Poussé par le Seigneur, qui lui a reproché de pleurer Saül, Samuel est allé oindre le jeune David au milieu de ses frères (1 Samuel, 16, 1 - 13), et nous assistons maintenant à la démonstration du charisme de David (1 Samuel, 16, 4 - 18, 5), démonstration dans laquelle la victoire de David sur Goliath le Philistin tient une place centrale.
Mais depuis qu’il a rejeté Saül et choisi David, Dieu a mis son Esprit sur ce dernier et l’accompagne en toutes ses démarches, alors qu’il a laissé un mauvais esprit tourmenter Saül (16, 14) et le remplir de jalousie à l’encontre de David., qui, sous la menace pour sa vie, a quitté l’environnement du roi pour se mettre à distance dans le pays, et que désormais Saül poursuit ouvertement avec son armée.
2. Message
Caché avec ses hommes au fond d’une grotte pour échapper à Saül, David voit soudain ce dernier s’isoler seul dans cette même grotte, donc sans défense, à portée de sa main. Belle occasion pour lui de mettre fin à ce combat inégal, en se débarrassant de Saül, ce qui lui permettrait de saisir la royauté.
David refuse de céder à la pression de ses hommes qui le poussent à en finir avec Saül, et se contente d’aller couper furtivement un morceau du manteau dui roi, comme pièce à conviction qu’il l’a bien épargné alors qu’il aurait pu le tuer.
En agissant ainsi, et en s’expliquant ensuite à distance avec Saül, David non seulement fait preuve de magnanimité, se montre respectueux du roi, l’oint du Seigneur, sur lequel il ne portera pas la main et peut clamer son innocence, en soulignant l’inutilité et la futilité de l’atttude du roi, dont il fait reproche à ce dernier en se remettant à l’arbitrage du Seigneur.
Saûl reconnaît avoir mal agi avec David, dont il se rend compte qu’il règnera un jour sur Israël, fait preuve d’une certaine émotion et s’en retourne chez lui.
3. Decouvertes
En 23, 29, il nous est dit que David s’était réfugié dans les collines autour de la Mer Morte à Engeddi. Saül, qui n’est plus pour le moment harcelé par les Philistins, peut consacrer tout son temps à la poursuite de David.
Il existe un autre récit, en 26, 1 - 26, où il nous est relaté également que David épargne la vie de Saül, et l’on se demande s’il n’y a pas une relation entre ces deux épisodes qui pourraient avoir appartenu à une même collection de textes.
L’attitude de David est chaque fois décrite comme exemplaire, alors que Saül nous y est présenté de façon tout-à-fait défavorable.
Pourquoi notre texte nous précise-t-il , au verset 5, qu’après avoir coupé un bout du manteau de Saül, le coeur de David lui battit ? Peut-être s’était-il d’abord avancé avec l’intention de supprimer Saül, ou a-t-il été tenté d’agir ainsi, avant de changer d’avis ?
Deux points sont fortement soulignés dans ce récit : - d’abord, que David aurait pu très facilement tuer Saül et s’emparer de la royauté (le fait qu’il ait réussi à couper un pan du manteau du roi en est bien la preuve), - ensuite, qu’il n’a pas cédé à la tentation de tuer l’oint du Seigneur, et a empêché ses hommes de se jeter sur Saül.
En réponse aux propos de David qui l’interpelle fortement à distance, Saül ne peut que reconnaître sa position de faiblesse : ses actions sont mauvaises et David est plus juste que lui, Et comme Jonathan l’avait déjà affirmé en 23, 17, il concède que David sera roi un jour, et le supplie de s’engager par serment devant Dieu à ne pas alors massacrer sa descendance. David prend cet engagement, comme il l’avait déjà fait avec Jonathan en 20, 14 - 15.
La rectitude de David dans son obéissance à Dieu est de nouveau bien affirmée en ce texte : le roi est toujours l’oint du Seigneur, qui ne peut être touché par des mains d’homme.
4. Prolongement
La magnanimité manifestée ici par David, qui s’en remet au jugement de Dieu, devient pardon et amour des ennemis dans l’enseignement et l’attitude de Jésus, qu’il nous faut suivre en ce domaine comme en tous les autres : Matthieu 5
5.43 Vous avez appris qu’il a été dit: Tu aimeras ton prochain, et tu haïras ton ennemi.
5.44 Mais moi, je vous dis: Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent,
5.45 afin que vous soyez fils de votre Père qui est dans les cieux; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes.
5.46 Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous? Les publicains aussi n’agissent-ils pas de même?
5.47 Et si vous saluez seulement vos frères, que faites-vous d’extraordinaire? Les païens aussi n’agissent-ils pas de même?
5.48 Soyez donc parfaits, comme votre Père céleste est parfait.
Luc 23
23.33 Lorsqu’ils furent arrivés au lieu appelé Crâne, ils le crucifièrent là, ainsi que les deux malfaiteurs, l’un à droite, l’autre à gauche.
23.34 Jésus dit: Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font.
Colossiens 3
3.12 Ainsi donc, comme des élus de Dieu, saints et bien-aimés, revêtez-vous d’entrailles de miséricorde, de bonté, d’humilité, de douceur, de patience.
3.13 Supportez-vous les uns les autres, et, si l’un a sujet de se plaindre de l’autre, pardonnez-vous réciproquement. De même que Christ vous a pardonné, pardonnez-vous aussi.
3.14 Mais par-dessus toutes ces choses revêtez-vous de la charité, qui est le lien de la perfection.
3.15 Et que la paix de Christ, à laquelle vous avez été appelés pour former un seul corps, règne dans vos coeurs. Et soyez reconnaissants.
3.16 Que la parole de Christ habite parmi vous abondamment; instruisez-vous et exhortez-vous les uns les autres en toute sagesse, par des psaumes, par des hymnes, par des cantiques spirituels, chantant à Dieu dans vos coeurs sous l’inspiration de la grâce.
3.17 Et quoi que vous fassiez, en parole ou en oeuvre, faites tout au nom du Seigneur Jésus, en rendant par lui des actions de grâces à Dieu le Père.
Prière
*Seigneur Jésus, rends-moi capable, dans la force et la présence en moi de ton Esprit Saint, de me montrer sans cesse de plus en plus miséricordieux face à toutes les personnes qu’il m’est donné de rencontrer dans mon existence d’homme en ce monde, et fais en sorte qu’ainsi je témoigne de ta miséricorde qui n’est autre que celle du Père, qui par toi nous fait don de son Amour, de sa Lumière et de sa Vérité. AMEN.
23.01.2004.*
Évangile : Marc 3, 13-19
DE L’EVANGILE DE MARC
Texte
13 Puis il gravit la montagne et il appelle à lui ceux qu’il voulait. Ils vinrent à lui,
14 et il en institua Douze pour être ses compagnons et pour les envoyer prêcher,
15 avec pouvoir de chasser les démons.
16 Il institua donc les Douze, et il donna à Simon le nom de Pierre,
17 puis Jacques, le fils de Zébédée, et Jean, le frère de Jacques, auxquels il donna le nom de Boanergès, c’est-à-dire fils du tonnerre,
18 puis André, Philippe, Barthélemy, Matthieu, Thomas, Jacques, le fils d’Alphée, Thaddée, Simon le Zélé,
19 et Judas Iscariote, celui-là même qui le livra.
Commentaire
1. Situation
L’Evangile de Marc est le plus ancien de nos 4 Evangiles. Un témoignage, datant du début du 2ème siècle, nous apprend que Marc aurait écrit son Evangile en qualité d’interprète de Pierre, avec qui il travaillait (voir 1 Pierre, 5, 13). Même si beaucoup pensent que Pierre n’a pas été l’unique source d’information de Marc, concernant les paroles et gestes de Jésus, l’on s’accorde aujourd’hui que cet Evangile a été écrit depuis Rome, par Marc, vers la fin des années 60, sans doute après la mort de Pierre (située vers 66 - 67).
Cet Evangile, centré sur le Règne de Dieu qui nous vient à travers la mission de Jésus, et que nous avons à accueillir en disciples de Jésus, se déroule en 6 grands épisodes, qui suivent le Prologue (1, 1 - 15). Ce Prologue nous présente la mission de Jean Baptiste, ainsi que le baptême, la tentation de Jésus, et son entrée dans son ministère, pour se conclure avec un résumé très synthétique du message de Jésus : “Les temps sont accomplis, le Règne de Dieu s’est approché. Convertissez-vous, et croyez à la Bonne Nouvelle”. Ainsi se suivent ensuite les 6 grands épisodes : - Jésus se révèle avec autorité en Galilée (1, 16 - 3, 6), - Jésus est rejeté en Galilée (3, 7 - 6, 6a), - Les malentendus entre Jésus et ses disciples, en Galilée et ailleurs (6, 6b - 8, 21), - Jésus instruit ses disciples, alors qu’il monte vers Jérusalem (8, 22 - 10, 52), - Les premiers jours de la semaine, unique et finale, de Jésus à Jérusalem (11, 1 - 13, 37), - Fin de la semaine de Jésus à Jérusalem avec sa passion, sa mort et la découverte du tombeau vide (14, 1 - 16, 20).
Notre passage se situe au début de la 2ème étape du ministère de Jésus, qui se déroule toujours en Galilée, où Jésus va se trouver de plus en plus rejeté.
2. Message
Suite au sommaire, qu’il vient de donner (3, 7 - 12) des activités de Jésus qui l’ont rendu immensément populaire au cours de sa première mission en Galilée, Marc nous le montre maintenant accomplissant l’une des démarches les plus importantes de tout son ministère.
Démarche dont l’Evangéliste souligne l’entière liberté avec laquelle Jésus procède : il appelle ceux qu’il veut, et leur demande de le rejoindre sur la montagne. Et là, il institue les Douze, pour qu’ils soient avec lui.
Jésus leur confie ainsi en partage sa propre mission, de prêcher, et de pratiquer ses propres gestes de guérison, de miséricorde, et de purification.
La liste des Douze nous propose, en premier lieu, les quatre premiers disciples qu’il avait appelés au bord du Lac. A part le cas de Matthieu - si on l’identifie à Lévi le publicain, que Jésus est allé chercher derrière son comptoir de percepteur d’impôts (2, 13 - 14) - , nous n’avons aucune trace de l’appel initial des autres membres de cette liste.
A noter particulièrement la présence dans ce groupe d’un “Zélote” (résistant de tendance plutôt révolutionnaire face à l’occupant Romain), et, en dernier lieu, le nom de celui qui livrera Jésus aux autorités qui cherchent à le faire mourir. De plus, deux d’entre eux, André et Philippe, portent des noms grecs. Ces variations nous indiquent que Jésus s’est choisi des proches collaborateurs, bien différents, semble-t-il, les uns des autres.
Parmi les quatre premiers appelés, et cités dans cette liste, trois voient leur nom changé par Jésus.
3. Decouvertes
La désignation par Jésus d’un groupe de Douze disciples, dont il fait ses plus proches collaborateurs, est bien attestée, non seulement dans les Evangiles, mais dès les traditions les plus anciennes du Nouveau Testament (1 Corinthiens, 15, 5).
Le chiffre Douze est une allusion aux douze tribus d’Israël. Ces Douze sont donc le noyau d’un nouveau “peuple de Dieu” que Jésus rassemble autour de lui.
A bien remarquer que Jésus n’est pas lui-même l’un des Douze, et qu’il se situe à un autre niveau, celui de créateur et d’inaugurateur d’un Israël nouveau.
Jésus a-t-il employé le terme “apôtre”, qui ne figure pas dans cette page, mais que l’on trouve ailleurs (Matthieu, 10, 2 et Luc, 6, 13) ? On en doute fort. Ce terme semble avoir été surtout utilisé après sa résurrection pour désigner les premiers “leaders” chrétiens.
4. Prolongement
De même que l’accent est ici placé sur les Douze comme un ensemble d’hommes autour de Jésus, symbolisant et signifiant un peuple nouveau, de même, dans nos communautés de croyants, ce qui est premier c’est que nous formons un seul corps en Christ, résumant toute l’humanité qui cherche Dieu et reçoit de lui son salut, qui nous permet ensuite de vivre notre “OUI” personnel en toute vérité devant Dieu et nos frères et soeurs :
12 De même, en effet, que le corps est un, tout en ayant plusieurs membres, et que tous les membres du corps, en dépit de leur pluralité, ne forment qu’un seul corps, ainsi en est-il du Christ.
13 Aussi bien est-ce en un seul Esprit que nous tous avons été baptisés en un seul corps, Juifs ou Grecs, esclaves ou hommes libres, et tous nous avons été abreuvés d’un seul Esprit.
10 Il me transporta donc en esprit sur une montagne de grande hauteur, et me montra la Cité sainte, Jérusalem, qui descendait du ciel, de chez Dieu,
11 avec en elle la gloire de Dieu. Elle resplendit telle une pierre très précieuse, comme une pierre de jaspe cristallin.
12 Elle est munie d’un rempart de grande hauteur pourvu de douze portes près desquelles il y a douze Anges et des noms inscrits, ceux des douze tribus des Israélites ;
13 à l’orient, trois portes ; au nord, trois portes ; au midi, trois portes ; à l’occident, trois portes.
14 Le rempart de la ville repose sur douze assises portant chacune le nom de l’un des douze Apôtres de l’Agneau.
Prière
*SEIGNEUR JESUS, NOUS SOMMES TON PEUPLE, LE PEUPLE DE LA NOUVELLE ALLIANCE, PEUPLE DE CEUX QUI VIVENT DE TOI, PAR TOI, POUR TOI, ET QUI SONT APPELES A CONTINUER TA MISSION EN LA RENDANT VISIBLE, ET EN L’EXPRIMANT DANS LE LANGAGE DE TOUTES LES GENERATIONS QUI T’ONT SUIVI JUSQU’A NOUS, ET QUI CONTINUERONT APRES NOUS : APPROFONDIS EN MOI L’ENJEU ET LE SENS DE MON APPARTENANCE A UNE OU PLUSIEURS COMMUNAUTES DE CROYANTS, OU NOUS CONSTITUONS ENSEMBLE LE “LIEU” DE TA RENCONTRE, DU PARTAGE DE TA PAROLE, ET DES GESTES QUE TU NOUS, AS LAISSES POUR RENDRE PRESENT EN NOS VIES L’EVENEMENT DE TON “HEURE” DE PASSAGE AU PERE, ET OU NOUS CONTRIBUONS, LES UNS ET LES AUTRES, SELON LA DIVERSITE DE NOS APPELS ET DE NOS MISSIONS, A NE FORMER QU’UN SEUL CORPS DE CEUX QUE TU RASSEMBLES DANS LE MYSTERE DE TA PRESENCE DE RESSUSCITé, DANS L’ESPRIT SAINT. AMEN.
24.01.2003.*