📘 Commentaire biblique de l’abbé Léon Hamain


Première lecture : 1 Thessaloniciens 2, 1-8

DE LA 1ère LETTRE DE PAUL AUX THESSALONICIENS

Texte

1 Vous-mêmes savez, frères, comment nous sommes venus chez vous, que ce ne fut pas en vain.
2 Nous avions, vous le savez, enduré à Philippes des souffrances et des insultes, mais notre Dieu nous a accordé de prêcher en toute hardiesse devant vous l’Évangile de Dieu, au milieu d’une lutte pénible.
3 En vous exhortant, nous ne nous inspirons ni de l’erreur ni de l’impureté, et nous ne tentons pas de ruser avec vous.
4 Seulement, Dieu nous ayant confié l’Évangile après nous avoir éprouvés, nous prêchons en conséquence, cherchant à plaire non pas aux hommes mais à Dieu qui éprouve nos cœurs.
5 Jamais non plus nous n’avons eu un mot de flatterie, vous le savez, ni une arrière-pensée de cupidité, Dieu en est témoin ;
6 ni recherché la gloire humaine, pas plus chez vous que chez d’autres,
7 alors que nous pouvions, étant apôtres du Christ, vous faire sentir tout notre poids. Au contraire, nous nous sommes faits tout aimables au milieu de vous. Comme une mère nourrit ses enfants et les entoure de soins,
8 telle était notre tendresse pour vous que nous aurions voulu vous livrer, en même temps que l’Évangile de Dieu, notre propre vie, tant vous nous étiez devenus chers.

Commentaire

1. Situation

La 1ère l.ettre de Paul aux Thessaloniciens est considérée non seulement comme la 1ère lettre de Paul, écrite en 50 ou 51, mais encore comme le 1er écrit du Nouveau Testament.

Puisque cette lettre utilise des données traditionnelles plus anciennes qu’elle, et, particulièrement, des formules résumant la foi chrétienne (1, 9 - 10; 4, 14; 5, 10), elle est un témoin de l’Evangile, tel qu’il a été proclamé et vécu entre les années 30 et 50, soit dans l’intervalle entre la mort-résurrection de Jésus et le reste des textes du Nouveau Testament. On constate immédiatement que cette lettre nous fournit le plus ancien témoignage écrit de l’importance attachée à la mort-résurrection du Christ par les toutes premières générations chrétiennes.

A l’époque de Paul, Thessalonique était une ville portuaire de Macédoine, située à quelque 150 kilomètres à l’Ouest de Philippes, et dont l’importance tenait de sa proximifé de la voie Romaine “Egnatienne”, qui traversait les Balkans. Cette ville jouait donc un rôle à la fois politique, économique et commercial très reconnu.

Paul a écrit cette lettre depuis Corinthe, presque aussitôt après l’arrivée de Timothée qui venait de Thessalonique, où Paul l’avait envoyé, alors qu’il se trouvait lui-même à Athènes, et dans l’impossibilité de pouvoir s’y rendre en personne. Timothée venait juste donc de lui apporter de bonnes nouvelles de cette jeune Eglise. ainsi que quelques questions que se posaient les Tbessaloniciens concernant le sort de ceux qui sont morts. En grande partie, les détails de cette Lettre correspondent aisément au compte-rendu que Luc, dans les Actes des Apôtres, donnera de la 2ème mission de Paul : re!ire Actes, 16, 16 - 40; 17, 1 - 15 et 18, 5.

Cette Lettre n’est ni doctrinale, ni axée sur des consignes de comportement moral : son style est celui d’une lettre personnelle, construite à la façon des lettres personnelles de l’époque. Seuls quelques versets, en 4, 13 - 18 et 5, 1 - 11, présentent un enseignement quelque peu étendu sur la question de la fin des temps, exprimé dans le langage imagé, caricatural et symbolique des récits apocalyptiques.

Après la salutation du premier verset, cette lettre traduit d’abord l’action de grâces de Paul pour ce qu’il constate de la vie chrétienne des Thessaloniciens (1, 2 - 3, 13). Elle prend ensuite le ton d’une exhortation familière (4, 1 - 12), puis répond aux questions que se posent les Thessaloniciens sur Ia fin des temps (4, 13 - 5, 11), avant de se terminer par une seconde exhortation (5, 12 - 22 ), suivie d’une finale (5, 23 - 28).


Avec cette page nous continuons la lecture de la 1ère partie de cette Lettre de Paul.

2. Message

Cette page nous propose une sorte de “portrait” que Paul trace de lui-même comme évangélisateur à l’image de Jésus, raison de son ministère fructeux :

  • Il annonce la Parole de Dieu concernant Jésus avec une force qui lui vient de Dieu, et en dépit des souffrances, insultes et luttes en tous genres qu’il a déjà dû supporter,
  • Il proclame l’Evangile de Dieu dans toute son authenticité, ainsi qu’ en langage direct et plein de droiture,
  • Il exerce sa mission pour plaire au Seigneur qui l’a mis, et continue de le mettre, à l’épreuve, ainsi que dans un désintéssement total, sans la moindre recherche de quelque honneur ou de quelque avantage,
  • A l’exemple du Christ, il pratique son ministère avec douceur, partageant tout ce qu’il est et tout ce qu’il vit en même temps que l’Evangile de Dieu, dans une grande intimité et unité spirituelles.

3. Decouvertes

Cet apostolat fructueux exercé à Thessalonique fait suite à une forte opposition rencontrée à Philippes, où , après avoir été fouettés et mis en prison, Paul et Sylvain furent libérés (Actes, 16, 25 - 40, et suivants), avant de gagner Thessalonique. Paul signale néanmoins que cette persécution ne l’a toutefois pas empêché de continuer son ministère dans des circonstances défavorables.

Pouquoi Paul prêche-t-il la Parole ? Tout simplement parce qu’il a été appelé et envoyé par Dieu, dont il agit selon la volonté, et pour lui plaire.

C’est en se comparant à une mère nourricière prenant soin de ses enfants que Paul définit les liens de communion profonde qui l’unissent aux Thessaloniciens, puisqu’il va jusqu’à leur partager son expérience et sa vie, en même temps que l’Evangile de Dieu.

4. Prolongement

Nous sommes toujours appelés à une communion intime avec le Christ, ainsi qu’à une communion profonde et très proche avec tous nos frères et soeurs en Eglise. Relisons quelques autres paroles de Paul, et quelques paroles de Jésus :

20 et ce n’est plus moi qui vis, mais le Christ qui vit en moi. Ma vie présente dans la chair, je la vis dans la foi au Fils de Dieu qui m’a aimé et s’est livré pour moi.

13 Or voici qu’à présent, dans le Christ Jésus, vous qui jadis étiez loin, vous êtes devenus proches, grâce au sang du Christ.

14 Car c’est lui qui est notre paix, lui qui des deux peuples n’en a fait qu’un, détruisant la barrière qui les séparait, supprimant en sa chair la haine,

15 cette Loi des préceptes avec ses ordonnances, pour créer en sa personne les deux en un seul Homme Nouveau, faire la paix,

16 et les réconcilier avec Dieu, tous deux en un seul Corps, par la Croix : en sa personne il a tué la Haine.

17 Alors il est venu proclamer la paix, paix pour vous qui étiez loin et paix pour ceux qui étaient proches :

18 par lui nous avons en effet, tous deux en un seul Esprit, libre accès auprès du Père.

19 Ainsi donc, vous n’êtes plus des étrangers ni des hôtes ; vous êtes concitoyens des saints, vous êtes de la maison de Dieu.

18 Comme tu m’as envoyé dans le monde, moi aussi, je les ai envoyés dans le monde.

19 Pour eux je me sanctifie moi-même, afin qu’ils soient, eux aussi, sanctifiés dans la vérité.

20 Je ne prie pas pour eux seulement, mais aussi pour ceux qui, grâce à leur parole, croiront en moi,

21 afin que tous soient un. Comme toi, Père, tu es en moi et moi en toi, qu’eux aussi soient en nous, afin que le monde croie que tu m’as envoyé.

22 Je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, pour qu’ils soient un comme nous sommes un :

23 moi en eux et toi en moi, afin qu’ils soient parfaits dans l’unité, et que le monde reconnaisse que tu m’as envoyé et que tu les as aimés comme tu m’as aimé.

Prière

*Seigneur Jésus, tui nous appelles à cette unité-intimité profonde de chaque instant avec toi, ainsi qu’avec toutes les personnes dont tu nous as fait de véritables frères et soeurs en toi : donne-moi de ne vivre désormais que pour toi, d’abord, en toutes circonstances, et de ne jamais oublier qu’avec mes frères et soeurs en toi, nous ne formons qu’un seul corps, dans la mesure où nous sommes vraiment tous attachés à toi, à ta Parole, et au partage de ta vie de ressuscité, dans l’Esprit Saint. AMEN.

26.08.2003.*

Évangile : Matthieu 23, 23-26

DE L’EVANGILE DE MATTHIEU

Texte

23 ” Malheur à vous, scribes et Pharisiens hypocrites, qui acquittez la dîme de la menthe, du fenouil et du cumin, après avoir négligé les points les plus graves de la Loi, la justice, la miséricorde et la bonne foi ; c’est ceci qu’il fallait pratiquer, sans négliger cela.
24 Guides aveugles, qui arrêtez au filtre le moustique et engloutissez le chameau.
25 ” Malheur à vous, scribes et Pharisiens hypocrites, qui purifiez l’extérieur de la coupe et de l’écuelle, quand l’intérieur en est rempli par rapine et intempérance !
26 Pharisien aveugle ! purifie d’abord l’intérieur de la coupe et de l’écuelle, afin que l’extérieur aussi devienne pur.

Commentaire

1. Situation

Cet Evangile, qui reprend beaucoup de passages de l’Evangile de Marc (qui avait été écrit vers 65), mais en y ajoutant des éléments qu’il partage en grande partie avec Luc, a été très probablement rédigé entre les années 85 et 90.

A parcourir tout ce Livre, on peut se demander s’il a été composé pour des chrétiens d’origine Juive (Judéochrétiens), ou pour des chrétiens d’origine païenne, ou encore pour les deux. Néanmoins, même s’il a été d’abord écrit pour confirmer une communauté Judéochrétienne dans sa découverte de la Bonne Nouvelle de Jésus, cet Evangile est ouvert également à la mission universelle auprès des païens, et il se termine par un envoi en mission par le Christ ressuscité, avec ces paroles : “allez, de toutes les nations, faites des disciples” (28, 18).

On peut diviser cet Evangile en 11 parties, qui se répondent en sens inverse (la 1ère correspondant à la dernière, la 2ème, à l’avant-dernière, etc…), concentrées autour de la 6ème partie, le “Discours en paraboles”, qui sert en quelque sorte de “pivot”. Nous obtenons ainsi le découpage suivant :

  • Naissance de Jésus et commencement de sa mission (1 - 4)
  • Bénédictions et Discours sur la montagne (5 - 7)
  • Manifestations de l’autorité de Jésus et de ses appels (8 - 9)
  • Discours sur la mission (10)
  • Jésus rejeté par “cette génération” (11 - 12 )
  • Discours en paraboles (13)
  • Jésus reconnu par ses disciples (14 - 17)
  • Discours sur la manière de vivre en communauté de croyants (18)
  • De nouveau, Jésus manifeste son autorité et ses appels (19 - 22)
  • Proclamation de situations malheureuses et Discours sur la venue définitive du Royaume (23 - 24)
  • Passion, mort et résurrection (26 - 28)

Cette présentation fait ressortir que cet Evangile est bien rythmé par 5 grands discours de Jésus, dans lesquels l’auteur a concentré la majeure partie de son enseignement. Les 5 discours ont souvent fait penser aux 5 livres de Moïse de l’Ancien Testament. On dit volontiers que, pour Matthieu, Jésus est le “Nouveau Moïse”.


Après son entrée à Jérusalem, ses démélés avec les autorités et les enseignements qu’il a donnés en ces occasions, Jésus, en prélude à son tout dernier discours dans l’Evangile de Matthieu, déclare malheureux ceux qui vivent la Loi Juive d’une manière qui les ferme à sa Bonne Nouvelle du Règne de Dieu. On a remarqué que ces déclarations de malheur, avant le Discours sur la fin des temps, correspondent aux déclarations de bonheur (les Béatitudes) qui avaient servi de prélude au premier discours de Jésus sur la Charte du Royaume.

Dans cette série de 7 proclamations de malheur à l’encontre des scribes et des Pharisiens, Jésus a déjà, à 3 reprises, lancé son “Malheureux êtes-vous, scribes et Pharisiens hypocrites”, appellation qui représente moins une déclaration de malédiction que celle d’une profonde douleur et d’une indignation correspondant à une mise en garde prophétique.

Les raisons de cette désignation par Jésus ont été jusqu’à maintenant : la constatation qu’il fait que, non seulement ils n’entrent pas dans le Royaume des cieux, mais qu’ils empêchent les autres d’y entrer, ensujte, qu’ils essayent de convertir des païens sympathisants à la foi Juive, mais selon leur stricte observance, et les rendent, de ce fait, deux fois pires qu’eux et dignes de la “Géhenne”, enfin, qu’ils inversent l’échelle des valeurs essentielles, considérant l’or comme plus important que le Temple qu’il décore et l’offrande plus importante que l’autel dont elle reçoit sa consécration (23, 13 - 22).

2. Message

Notre page nous présente les 4ème et 5ème manifestations de l’indignation de Jésus à l’égard de ces scribres et Pharisiens.

D’abord, en ce qui concerne le coeur de la Loi. En étendant la pratique de prescriptions comme la dîme dans les moindres petits détails des moindres petites substances, ils rendent la Loi impossible pour les gens, et surtout ils étouffent et négligent l’essentiel qui est ainsi perdu de vue : l’attitude du coeur devant Dieu chez celui ou celle qui essaye de vivre la justice, la miséricorde et la fidélité.

II est vrai que, selon Matthieu (qui s’adresse à des chrétiens issus du Judaïsme), Jésus dit qu’il faut pratiquer toute la Loi, mais en la considérant comme “accomplie” et ouverte à des exigences plus profondes et plus larges dont l’achèvement ne se mesure pas, car elles font toujours davantage appel à un réel dépassement.

On ne peut comprendre ces paroles de Jésus sur l’essentiel à mettre en premier lieu sans pour autant négliger l’accessoire (23, 23), qu’en allant relire le “passage-clé” dans lequel Jésus se situe face à la Loi en Matthieu, 5, 17- 20, et sans oublier de relire également les dépassements qu’il propose dans la charte du Royaume, dans les versets qui suivent ce passage. Notons ici la puissance de l’image employée par Jésus, et qui est très parlante : “filtrer le moucheron pour avaler le chameau” (23, 24).

Ensuite, Jésus reproche aux scribes et aux Pharisiens de ne pas mettre au premier plan l’attitude intérieure de conversion et de purification de soi dans l’humilité du coeur. La purification extérieure des marmites et des ustensiles ne sert à rien. Car, ce sont les hommes, avec leur valeur de personnes et leur conscience, qui importent. Marc, au chapitre 7 de son Evangile, nous rapporte un débat sur ce thème entre Jésus et des scribes et Pharisiens ainsi que la discussion qui s’ensuit entre Jésus et ses disciples. Débat dont Jésus conclut que c’est ce qui sort du coeur de l’homme qui souille l’homme. Cette priorité de l’homme à respecter et à accueillir, ou, plus encore, à aider, considérée comme plus importante que le Sabbat, ou cette priorité de valoriser ce que cherche à vivre tout homme ou toute femme au fond de soi-même face à Dieu et face aux autres, comme plus important que les rites, cette priorité est une constante dans l’enseignement de Jésus.

3. Decouvertes

Dans ces 7 “cris” de Malheur qu’il lance à l’encontre des scribes et des Pharisiens, Jésus unifie, en quelque sorte, tout ce qu’il reproche aux scribes et Pharisiens. Et derrière toutes ces accusations lourdes, se profile une condamnation centrale, celle de ne pas avoir accepté la mission de Jésus comme Christ-Messie, qui sauve par sa Parole et par ses actes.

Matthieu, de son côté, en regroupant ainsi la plupart des invectives de Jésus contre les scribes et les Pharisiens, vise également les opposants de l’Eglise pour laquelle il compose son Evangile. Mais, en même temps, il met son Eglise en garde contre la tentation de reprendre à son compte “l’esprit de complaisance et de satisfaction de soi” qui animait les scribes et les Pharisiens.

A noter que ces 7 invectives ne contiennent pas 2 autres condamnations de leur attitude que Jésus adresse à ses adversaires scribes et Pharisiens et qu’on trouve en Luc 20, 47 et Marc, 12, 40 : à savoir qu’ils dévorent les biens des veuves et affectent de faire de longues prières. La TOB, Matthieu, 23, 14, note “z”, précise qu’un verset 14 de ce chapitre, reprenant ces deux attitudes, avait été ajouté ici dans l’Evangile de Mattthieu, selon certains manuscrits.

4. Prolongement

Ce qui compte d’abord pour nous, face à Jésus Sauveur, c’est de nous reconnaÎtre pécheurs, ayant un besoin absolument nécessaire du salut qu’il nous apporte.

Puis, d’essayer de le suivre sur son chemin de l’accomplissement de l’Alliance que Dieu avait contractée avec son peuple, et dont les conditions se résument dans les Livres de la Loi et les Livres des Prophètes de l’Ancien Testament, qui soulignent l’expression incontournable de l’amour que représentent les 10 commandements, et l’attitude d’obéissance à Dieu et de miséricorde pour ses frères et soeurs, qui doit habiter chacun des croyants.

Tel est toujours le “centre” de notre foi : chercher à éviter la reprise en main par nous- mêmes de notre destin devant Dieu et devant nos frères et soeurs, en nous distrayant de l’essentiel, en ajoutant sans cesse des précisions dans les rites, et en nous créant des précepotes et des “règles” de vie plu ou moins inutiles.

Relire Osée, 6, 6 et Michée, 6, 8, textes qui nous concernent toujours tout autant que leurs premiers destinataires, et qu’a repris Jésus :

6 Car c’est l’amour qui me plaît et non les sacrifices, la connaissance de Dieu plutôt que les holocaustes.

8 - ” On t’a fait savoir, homme, ce qui est bien, ce que Yahvé réclame de toi : rien d’autre que d’accomplir la justice, d’aimer la bonté et de marcher humblement avec ton Dieu. “

Prière

*Seigneur Jésus, tu n’as jamais accepté qu’un commandement ou qu’une règlementation soit mis au-dessus des hommes qui font appel à toi dans leurs manques, leurs souffrances ou leurs misères, car pour toi, le Sabbat était fait pour l’homme, et non l’inverse, et, de la même façon, tu as proclamé que ce qui souille l’homme c’est ce qui, au plus profond de lui-même, ternit son coeur : renouvelle en moi le souci de ne jamais mettre mes “lois”, ou mes conditions de vie ou d’organistation, au-dessus du service immédiat à a rendre à mes frères et soeurs, apprends-moi à les mettre réellement debout par mon attitude ouverte et miséricordieuse, fondée sans cesse sur l’espérance. AMEN.

26.08.2003.*


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