📘 Commentaire biblique de l’abbé Léon Hamain
Première lecture : 2 Thessaloniciens 3, 6-18
DE LA 2ème LETTRE AUX THESSALONICIENS
Texte
6 nous vous recommandons, frères, au nom de notre Seigneur Jésus Christ, de vous éloigner de tout frère qui vit dans le désordre, et non selon les instructions que vous avez reçues de nous.
7 Vous savez vous-mêmes comment il faut nous imiter, car nous n’avons pas vécu parmi vous dans le désordre.
8 Nous n’avons mangé gratuitement le pain de personne; mais, dans le travail et dans la peine, nous avons été nuit et jour à l’oeuvre, pour n’être à charge à aucun de vous.
9 Ce n’est pas que nous n’en eussions le droit, mais nous avons voulu vous donner en nous-mêmes un modèle à imiter.
10 Car, lorsque nous étions chez vous, nous vous disions expressément: Si quelqu’un ne veut pas travailler, qu’il ne mange pas non plus.
11 Nous apprenons, cependant, qu’il y en a parmi vous quelques-uns qui vivent dans le désordre, qui ne travaillent pas, mais qui s’occupent de futilités.
12 Nous invitons ces gens-là, et nous les exhortons par le Seigneur Jésus Christ, à manger leur propre pain, en travaillant paisiblement.
13 Pour vous, frères, ne vous lassez pas de faire le bien.
14 Et si quelqu’un n’obéit pas à ce que nous disons par cette lettre, notez-le, et n’ayez point de communication avec lui, afin qu’il éprouve de la honte.
15 Ne le regardez pas comme un ennemi, mais avertissez-le comme un frère.
16 Que le Seigneur de la paix vous donne lui-même le paix en tout temps, de toute manière! Que le Seigneur soit avec vous tous!
17 Je vous salue, moi Paul, de ma propre main. C’est là ma signature dans toutes mes lettres; c’est ainsi que j’écris.
18 Que la grâce de notre Seigneur Jésus Christ soit avec vous tous!
Commentaire
1. Situation
La datation de la 2ème Lettre de Paul aux Thessaloniciens est très contestée. Jusqu’à il y a quelques années, on la considérait comme une Lettre n’ayant pas été écrite par Paul, et donc composée à la fin du 1er siècle, comme une sorte de relecture et de commentaire de la 1ère Lettre aux Thessaloniciens, ce qui permettait de mesurer les différences de ton et de style entre les deux.
Aujourd’hui, les avis sont de plus en plus partagés et des spécialistes ont récemment établi que la 1ère Lettre de Paul aux Thessaloniciens, que tout le monde reconnaît comme ayant été la toute 1ère Lettre écrite par Paul que nous ayons, était en fait composée de 2 Lettres : l’une, plus ancienne, appelée Lettre A, correspondant à 1 Thessaloniciens, 2, 13 - 4, 2, lettre très émouvante de Paul, écrite suite à des nouvelles qu’il avait reçues suite à la persécution dont avait été affectée dette Eglise, l’autre, appelée Lettre B, de quelques mois plus tardive, traitant de questions d’ordre théologique, et comportant le reste de notre 1ère lettre aux Thessaloniciens.
Et lorsque l’on compare notre 2ème Lettre aux Thessaloniciens, qui est en fait une 3ème Lettre, dans cette perspective, à la Lettre B mentionnée ci-dessus, l’on s’aperçoit d’une grande proximité, très Paulinienne , entre ces 2 textes, et l’on conclut aisément que notre 2ème Lettre aux Thessaloniciens aurait bien été écrite par Paul soit ver fin 50, soit au printemps 51, suite à des nouvelles reçues par Paul sur la façon dont certains chrétiens de Thessalonique avaient interprété la Lettre B.
2. Message
Lors de sa première Lettre aux Thessaloniciens au chapitre 4, 16 - 18, Paul avait laissé entendre à ses correspondants que le retour du Seigneur Jésus à la fin des temps et de l’histoire des hommes aurait lieu rapidement, et tout au plus, semble-t-il, après quelques décennies.
D’où la tentation pour certains de croire que la construction et la conduite du monde, dont Dieu le Créateur avait chargé l’homme (Genèse 1 - 2), n’avait plus désormais sa raison d’être.
Paul, qui a déjà réagi dans la présente Lettre (2, 1 - 3) à l’encontre de ceux qui avaient mal interprété sa 1ère Lettre canonique (ou lettre B : voir ci-dessus : “SITUATION”), et prétendaient que le Jour du Seigneur était arrivé, s’en prend maintenant à ceux qui vivent dans l’oisiveté.
L’apôtre fait donc appel à son propre exemple de mener une vie professionnelle tout en annonçant de toutes ses forces l’Evangile de Jésus Christ, et il demande aux Thessaloniciens de l’imiter sur ce point.
Après avoir omis les versets 11 - 15, notre lecture liturgique de l’Eglise Catholique Romaine nous donne la conclusion de cette lettre de Paul, où il nous est précisé qu’il a signé lui-même de sa main ce texte qu’il avait, selon la pratique de son temps, dicté à un scribe professionnel.
3. Decouvertes
Ceux qu’il faut éviter parce qu’ils vivent de manière désordonnée - pour reprendre les mots exacts de Paul - sont ceux qui ne vivent pas à sa façon de se prendre en charge soi-même en gagnant comme lui leur vie par leur travail.
Cette attitude d’oisiveté est expliquée par la plupart des commentateurs en raison de l’attente imminente du Jour du Seigneur. Cependant, pour quelques autres, elle serait dûe à la charité organisée en Eglise à l’égard des pauvres des villes, qui, se découvrant ainsi pris en charge, auraient cessé de travailler ou de chercher du travail.
L’invitation de Paul à l’imiter se retrouve dans plusieurs de ses lettres authentiques ( 1 Corinthiens, 4, 16 et 11, 1; Philippiens, 3, 17; 1 Thessaloniciens, 1, 6).
Après avoir, aux versets 11 - 12, dénoncé ceux qui se mêlent de tout au lieu de s’adonner à leur travail, Paul en arrive à la conclusion de sa lettre (versets 13 - 18).
Les versets 13 - 16 peuvent, à vrai dire, soit se rattacher à ceux qui les précèdent, auquel cas Paul y inviterait les Thessaloniciens à intervenir pour le bien de tous auprès des oisifs et des mêle-tout de leur coommunauté, soit ouvrir la conclusion avec une exhortation générale à faire le bien.
Paul ajoute également quelques mots de sa propre main en 1 Corinthiens, 16, 21; Galates, 6, 11 et Colossiens, 4, 18, pour autant que cette dernière lettre soit bien de lui, ce qui est fortmeentr contesté.
4. Prolongement
Ce que Paul déclare au verset 8b de notre passage est développé également en 1 Corinthiens, 9, 12 et 9, 15 - 18, ainsi qu’en 2 Corinthiens, 11, 7 - 8 et 12, 13, mais dans ces derniers cas Paul le fait dans un tout autre but : celui d’annuler tout soupçon qu’il prêcherait l’Evangile pour en tirer peronnellement profit, et pour montrer qu’il ne tient pas à dépendre des communautés qu’il a fondées en maintenant une certaine distance avec elles, situant ainsi ses rapports sur le plan du dépassement que suppose la communion en Christ : 1 Corinthiens
9.11 Si nous avons semé parmi vous les biens spirituels, est-ce une grosse affaire si nous moissonnons vos biens temporels.
9.12 Si d’autres jouissent de ce droit sur vous, n’est-ce pas plutôt à nous d’en jouir? Mais nous n’avons point usé de ce droit; au contraire, nous souffrons tout, afin de ne pas créer d’obstacle à l’Évangile de Christ.
9.13 Ne savez-vous pas que ceux qui remplissent les fonctions sacrées sont nourris par le temple, que ceux qui servent à l’autel ont part à l’autel?
9.14 De même aussi, le Seigneur a ordonné à ceux qui annoncent l’Évangile de vivre de l’Évangile.
9.15 Pour moi, je n’ai usé d’aucun de ces droits, et ce n’est pas afin de les réclamer en ma faveur que j’écris ainsi; car j’aimerais mieux mourir que de me laisser enlever ce sujet de gloire.
9.16 Si j’annonce l’Évangile, ce n’est pas pour moi un sujet de gloire, car la nécessité m’en est imposée, et malheur à moi si je n’annonce pas l’Évangile!
9.17 Si je le fais de bon coeur, j’en ai la récompense; mais si je le fais malgré moi, c’est une charge qui m’est confiée.
9.18 Quelle est donc ma récompense? C’est d’offrir gratuitement l’Évangile que j’annonce, sans user de mon droit de prédicateur de l’Évangile.
9.19 Car, bien que je sois libre à l’égard de tous, je me suis rendu le serviteur de tous, afin de gagner le plus grand nombre.
Paul tient aussi à nous rappeler que dans nos activités personnelles comme dans nos relations humaines entre croyants se trouve toujours le “tiers” qu’est le Seigneur Jésus lui-même ressuscité, présent en chacune et chacun de nous par son Esprit Saint, ce qui donne à tout ce que nous vivons une dimension de transcendance et d’ouverture à l’au-delà de la fin des temps inaugurée depuis la Pâque du Seigneur : Matthieu
6.33 Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu; et toutes ces choses vous seront données par-dessus.
Colossiens
3.16 Que la parole de Christ habite parmi vous abondamment; instruisez-vous et exhortez-vous les uns les autres en toute sagesse, par des psaumes, par des hymnes, par des cantiques spirituels, chantant à Dieu dans vos coeurs sous l’inspiration de la grâce.
3.17 Et quoi que vous fassiez, en parole ou en oeuvre, faites tout au nom du Seigneur Jésus, en rendant par lui des actions de grâces à Dieu le Père.
3.23 Tout ce que vous faites, faites-le de bon coeur, comme pour le Seigneur et non pour des hommes,
3.24 sachant que vous recevrez du Seigneur l’héritage pour récompense. Servez Christ, le Seigneur.
Philippiens
2.1 Si donc il y a quelque consolation en Christ, s’il y a quelque soulagement dans la charité, s’il y a quelque union d’esprit, s’il y a quelque compassion et quelque miséricorde,
2.2 rendez ma joie parfaite, ayant un même sentiment, un même amour, une même âme, une même pensée.
2.3 Ne faites rien par esprit de parti ou par vaine gloire, mais que l’humilité vous fasse regarder les autres comme étant au-dessus de vous-mêmes.
2.4 Que chacun de vous, au lieu de considérer ses propres intérêts, considère aussi ceux des autres.
2.5 Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus Christ,
Prière
*Seigneur Jésus, donne-nous de toujours chercher davantage à vivre selon la vérité de tout ce que nous avons reçu et des situations dans lesquelles nous nous trouvons, afin d’y témoigner de ton Evangile du Royaume et de reproduire davantage ton image que réalise en nous ton Esprit Saint. AMEN.
25.08.2004.*
Évangile : Matthieu 23, 27-36
DE L’EVANGILE DE MATTHIEU
Texte
27 ” Malheur à vous, scribes et Pharisiens hypocrites, qui ressemblez à des sépulcres blanchis : au-dehors ils ont belle apparence, mais au-dedans ils sont pleins d’ossements de morts et de toute pourriture ;
28 vous de même, au-dehors vous offrez aux yeux des hommes l’apparence de justes, mais au-dedans vous êtes pleins d’hypocrisie et d’iniquité.
29 ” Malheur à vous, scribes et Pharisiens hypocrites, qui bâtissez les sépulcres des prophètes et décorez les tombeaux des justes,
30 tout en disant : “Si nous avions vécu du temps de nos pères, nous ne nous serions pas joints à eux pour verser le sang des prophètes. “
31 Ainsi, vous en témoignez contre vous-mêmes, vous êtes les fils de ceux qui ont assassiné les prophètes !
32 Eh bien ! vous, comblez la mesure de vos pères !
33 ” Serpents, engeance de vipères ! comment pourrez-vous échapper à la condamnation de la géhenne ?
34 C’est pourquoi, voici que j’envoie vers vous des prophètes, des sages et des scribes : vous en tuerez et mettrez en croix, vous en flagellerez dans vos synagogues et pourchasserez de ville en ville,
35 pour que retombe sur vous tout le sang innocent répandu sur la terre, depuis le sang de l’innocent Abel jusqu’au sang de Zacharie, fils de Barachie, que vous avez assassiné entre le sanctuaire et l’autel !
36 En vérité, je vous le dis, tout cela va retomber sur cette génération !
Commentaire
1. Situation
Cet Evangile, qui reprend beaucoup de passages de l’Evangile de Marc (qui avait été écrit vers 65), mais en y ajoutant des éléments qu’il partage en grande partie avec Luc, a été très probablement rédigé entre les années 85 et 90.
A parcourir tout ce Livre, on peut se demander s’il a été composé pour des chrétiens d’origine Juive (Judéochrétiens), ou pour des chrétiens d’origine païenne, ou encore pour les deux. Néanmoins, même s’il a été d’abord écrit pour confirmer une communauté Judéochrétienne dans sa découverte de la Bonne Nouvelle de Jésus, cet Evangile est ouvert également à la mission universelle auprès des païens, et il se termine par un envoi en mission par le Christ ressuscité, avec ces paroles : “allez, de toutes les nations, faites des disciples” (28, 18).
On peut diviser cet Evangile en 11 parties, qui se répondent en sens inverse (la 1ère correspondant à la dernière, la 2ème, à l’avant-dernière, etc…), concentrées autour de la 6ème partie, le “Discours en paraboles”, qui sert en quelque sorte de “pivot”. Nous obtenons ainsi le découpage suivant :
- Naissance de Jésus et commencement de sa mission (1 - 4)
- Bénédictions et Discours sur la montagne (5 - 7)
- Manifestations de l’autorité de Jésus et de ses appels (8 - 9)
- Discours sur la mission (10)
- Jésus rejeté par “cette génération” (11 - 12 )
- Discours en paraboles (13)
- Jésus reconnu par ses disciples (14 - 17)
- Discours sur la manière de vivre en communauté de croyants (18)
- De nouveau, Jésus manifeste son autorité et ses appels (19 - 22)
- Proclamation de situations malheureuses et Discours sur la venue définitive du Royaume (23 - 24)
- Passion, mort et résurrection (26 - 28)
Cette présentation fait ressortir que cet Evangile est bien rythmé par 5 grands discours de Jésus, dans lesquels l’auteur a concentré la majeure partie de son enseignement. Les 5 discours ont souvent fait penser aux 5 livres de Moïse de l’Ancien Testament. On dit volontiers que, pour Matthieu, Jésus est le “Nouveau Moïse”.
Après son entrée à Jérusalem, ses démélés avec les autorités et les enseignements qu’il a donnés en ces occasions, Jésus, en prélude à son tout dernier discours dans l’Evangile de Matthieu, déclare malheureux ceux qui vivent la Loi Juive d’une manière qui les ferme à sa Bonne Nouvelle du Règne de Dieu. On a remarqué que ces déclarations de malheur, avant le Discours sur la fin des temps, correspondent aux déclarations de bonheur (les Béatitudes) qui avaient servi de prélude au premier discours de Jésus sur la Charte du Royaume.
2. Message
La première de ces 2 dernières des 7 déclarations de malheur, adressées par Jésus à l’encontre des Scribes et Pharisiens, constate la contradiction absolue entre ce que ces hommes sont, en réalité, et ce qu’ils manifestent, et font paraître, d’eux-mêmes.
La seconde vise le manque d’analyse et de réflexion sérieuse, en vérité, qu’ils montrent dans leur relecture de l’histoire du passé d’Israël.
En effet, tout en se prétendant non solidaires des crimes de leurs pères qui avaient assassiné les prophètes, et tout en traduisant cette “distance” qu’ils affectent de prendre, par la construction de tombeaux ou de mausolées en l’honneur des prophètes, ils ne s’interrogent pas sur la désobéissance de leurs pères, de façon à envisager comment leur attitude personelle profonde devrait être transformée.
En effet, en cherchant à faire “supprimer” Jésus, ils continuent d’agir “comme” leur pères.
3. Decouvertes
Notons la forte et rude comparaison des Scribes et des Pharisiens à des sépulcres, lieux que ces gens considéraient comme “impurs”. Encore une fois, ils sont le contraire de ce qu’ils prétendent et confesssent.
La dernière déclaration de malheur est la plus sérieuse, et ne peut se comprendre vraiment, si nous ne prolongeons pas, jusqu’au verset 36, le texte de notrre lecture liturgique, qui, lui, s’arrête au verset 32.
Le verset 33 rappelle les paroles que Jean Baptiste lançait aux Scribes et Pharisiens, en 3, 7 (“Engeance de vipères”). Jésus s’exprime ici encore avec la violence de Jean Baptiste : les Scribes et Pharisiens n’échapperont pas à la colère divine de la fin des temps (Apocalypse, 6, 15 - 17).
Depuis la prédication de Jean Baptiste jusqu’à la croix de Jésus, ils sont demeurés imperméables à toute conversion.
4. Prolongement
Jésus demande à ses disciples l’authenticité et la vérité, d’abord intérieures, au niveau de la sincérité profonde, et en vérité, de leur conscience :
18 Et il leur dit : ” Vous aussi, vous êtes à ce point sans intelligence ? Ne comprenez-vous pas que rien de ce qui pénètre du dehors dans l’homme ne peut le souiller,
19 parce que cela ne pénètre pas dans le cœur, mais dans le ventre, puis s’en va aux lieux d’aisance ” ainsi il déclarait purs tous les aliments .
20 Il disait : ” Ce qui sort de l’homme, voilà ce qui souille l’homme.
21 Car c’est du dedans, du cœur des hommes, que sortent les desseins pervers : débauches, vols, meurtres,
22 adultères, cupidités, méchancetés, ruse, impudicité, envie, diffamation, orgueil, déraison.
23 Toutes ces mauvaises choses sortent du dedans et souillent l’homme. ”
Paul écrit qu’il faut “vivre selon l’Esprit”, et non plus selon la “chair” (attitude de celui qui place toutes ses références en lui-même) :
22 - Mais le fruit de l’Esprit est charité, joie, paix, longanimité, serviabilité, bonté, confiance dans les autres,
23 douceur, maîtrise de soi : contre de telles choses il n’y a pas de loi.
24 Or ceux qui appartiennent au Christ Jésus ont crucifié la chair avec ses passions et ses convoitises.
25 Puisque l’Esprit est notre vie, que l’Esprit nous fasse agir.
26 Ne cherchons pas la vaine gloire, en nous provoquant les uns les autres, en nous enviant mutuellement
Prière
*Seigneur Jésus, en nous remettant à toi dans la foi, comme des pauvres, nous renonçons à tout jugement sur nous-mêmes, en nous confiant au tien, car toi seul, avec le Père, dans l’Esprit Saint, tu sondes nos coeurs en leur ultime profondeur, et peux faire totalement la vérité en nous : donne-moi de chercher sans cesse l’unité entre ce que je veux, je cherche, je pense, et ce que je laisse paraître de moi-même en mes paroles et mes gestes, apprends-moi à découvrir les véritables leçons de mon histoire, et à me tourner de façon nouvelle vers le Père, par toi, dans l’Esprit Saint, pour mieux accueillir en moi la grâce de ton salut, et en produire les fruits en vérité et transparence. AMEN.
28.08.2002.*