📘 Commentaire biblique de l’abbé Léon Hamain
Première lecture : 1 Corinthiens 1, 26-31
DE LA 1ère LETTRE AUX CORINTHIENS
Texte
26 Aussi bien, frères, considérez votre appel : il n’y a pas beaucoup de sages selon la chair, pas beaucoup de puissants, pas beaucoup de gens bien nés.
27 Mais ce qu’il y a de fou dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi pour confondre les sages ; ce qu’il y a de faible dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi pour confondre ce qui est fort ;
28 ce qui dans le monde est sans naissance et ce que l’on méprise, voilà ce que Dieu a choisi ; ce qui n’est pas, pour réduire à rien ce qui est,
29 afin qu’aucune chair n’aille se glorifier devant Dieu.
30 Car c’est par Lui que vous êtes dans le Christ Jésus qui est devenu pour nous sagesse venant de Dieu, justice, sanctification et rédemption,
31 afin que, comme il est écrit, celui qui se glorifie, qu’il se glorifie dans le Seigneur.
Commentaire
1. Situation
La 1ère Lettre de Paul aux Corinthiens a été écrite très probablement au printemps de l’année 54, en réponse à une lettre que les Corinthiens lui avaient adressée, concernant un certain nombre de problèmes à propos desquels ils sollicitaient son avis. D’autre part, Paul avait été informé de quelques fonctionnements de cette communauté, qui paraissaient problématiques à des visiteurs de passage à Corinthe.
D’où le plan extrêmement circonstantiel de cette lettre, qui traite successivement :
- de divisions dans la communauté de Corinthe (1, 10 -4, 21),
- de l’attitude des chrétiens face aux valeurs du corps humain (5, 1 - 6, 20),
- de réponses précises à des questions posées (7, 1 - 14, 40) : sur le statut social et le mariage, sur les relations avec la culture païenne, et particulièrement, à propos des viandes offertes aux idoles, sur les assemblées liturgiques (Eucharistie, dons de l’Esprit, partage des charismes dans l’Eglise-Corps du Christ),
- de la résurrection (15, 1 - 58),
sans oublier l’encadrement de toutes ces sections, entre une introduction (1, 1 - 9) et une longue conclusion, dans laquelle, entre autres choses, Paul parle de la collecte qu’il organise pour les pauvres de l’Eglise de Jérusalem et de ses projets de voyage (16, 1 - 24).
Notre page se situe tout au début de cette lettre, Paul y traite des partis et des factions dans l’Eglise de Corinthe.
2. Message
La communauté de Corinthe comprenait un noyau de notables et une grande majorité de gens du peuple, ou , tout au plus, de condition moyenne.
Pour Paul, l’appartenance à une classe sociale n’est pas une condition d’appartenance à la conmmunauté chrétienne, ouverte à tous.
Bien au contraire, Dieu choisit de préférence (comme Jésus l’avait fait avec ses apôtres : voir Actes, 4, 13) ceux qui sont faibles et sans position aux yeux du monde pour montrer la puissance en eux de la grâce et de la sagesse du Christ.
Ainsi, tous ceux qui sont tentés de placer leur confiance en eux-mêmes, ou leur valeur personnelle, seront confondus. Car notre seule valeur, c’est le Christ Seigneur, qui nous a été envoyé pour être notre sagesse, notre justice, notre sanctification, notre rédemption.
3. Decouvertes
Paul est informé des divisions et des partis dans l’Eglise de Corinthe. Les Corinthiens choisissent leurs référents chrétiens d’après des critères humains, tels que la culture, la sagesse ou l’éloquence.
Une telle manière de procéder est, pour lui, contraire à l’Evangile, qui renverse tous les codes humains de valeur.
La composition même de l’Eglise de Corinthe, avec son plus grand nombre d’hommes et de femmes “ordinaires”, correspond à un choix de Dieu et à son appel privilégié des pauvres et des petits.
En choisissant ce qui est faible ou qui n’est rien, il détruit ce qui est quelque chose. Le salut qu’il propose est ainsi une création nouvelle, à partir de rien. Tout au long de cette lettre, Paul s’en prend aux personnes de la communauté de Corinthe qui se vantent ou se montrent arrogants.
Il n’y a de salut qu’en Jésus Christ communiqué.
4. Prolongement
Paul a écrit, à trois ou quatre reprises, cette déclaration, tirée ici de sa lettre aux Colossiens :
10 et vous avez revêtu le nouveau, celui qui s’achemine vers la vraie connaissance en se renouvelant à l’image de son Créateur.
11 Là, il n’est plus question de Grec ou de Juif, de circoncision ou d’incirconcision, de Barbare, de Scythe, d’esclave, homme libre ; il n’y a que le Christ, qui est tout et en tout.
Paul se situe ainsi lui-même, face à son appel, son ministère, sa vie spirituelle :
7 Mais tous ces avantages dont j’étais pourvu, je les ai considérés comme un désavantage, à cause du Christ.
8 Bien plus, désormais je considère tout comme désavantageux à cause de la supériorité de la connaissance du Christ Jésus mon Seigneur. A cause de lui j’ai accepté de tout perdre, je considère tout comme déchets, afin de gagner le Christ,
9 Car Dieu, ce me semble, nous a, nous les apôtres, exhibés au dernier rang, comme des condamnés à mort ; oui, nous avons été livrés en spectacle au monde, aux anges et aux hommes.
10 Nous sommes fous, nous, à cause du Christ, mais vous, vous êtes prudents dans le Christ ; nous sommes faibles, mais vous, vous êtes forts ; vous êtes à l’honneur, mais nous dans le mépris.
6 En effet le Dieu qui a dit : Que des ténèbres resplendisse la lumière, est Celui qui a resplendi dans nos cœurs, pour faire briller la connaissance de la gloire de Dieu, qui est sur la face du Christ.
7 Mais ce trésor, nous le portons en des vases d’argile, pour que cet excès de puissance soit de Dieu et ne vienne pas de nous.
9 Mais il m’a déclaré : ” Ma grâce te suffit : car la puissance se déploie dans la faiblesse. ” C’est donc de grand cœur que je me glorifierai surtout de mes faiblesses, afin que repose sur moi la puissance du Christ.
10 C’est pourquoi je me complais dans les faiblesses, dans les outrages, dans les détresses, dans les persécutions et les angoisses endurées pour le Christ ; car, lorsque je suis faible, c’est alors que je suis fort.
Prière
*Seigneur Jésus, ta présence en nous, le salut que tu nous apportes, le partage de ton attitude fondamentale d’obéissance au Père, la communion à ton mystère de mort résurrection, sont notre seule valeur, et si nous sommes appelés à utiliser les capacités humaines que nous avons reçues ou acquises, c’est à la condition que nous les considerions comme ne nous appartenant pas, et les mettions au service de nos frères et sœurs dans le témoignage d’une vie selon ton Evangile : aide-moi à atteindre cette pauvreté de cœur, qui s’ouvre à la puissance de ton don, apprends-moi à vivre resolument à partir de toi, et de tout ce que tu nous proposes gratuitement de la part de Dieu. AMEN.
31.08.2002.*
Évangile : Matthieu 25, 14-30
DE L’EVANGILE DE MATTHIEU
Texte
14 ” C’est comme un homme qui, partant en voyage, appela ses serviteurs et leur remit sa fortune.
15 A l’un il donna cinq talents, deux à un autre, un seul à un troisième, à chacun selon ses capacités, et puis il partit. Aussitôt
16 celui qui avait reçu les cinq talents alla les faire produire et en gagna cinq autres.
17 De même celui qui en avait reçu deux en gagna deux autres.
18 Mais celui qui n’en avait reçu qu’un s’en alla faire un trou en terre et enfouit l’argent de son maître.
19 Après un long temps, le maître de ces serviteurs arrive et il règle ses comptes avec eux.
20 Celui qui avait reçu les cinq talents s’avança et présenta cinq autres talents : “Seigneur, dit-il, tu m’a remis cinq talents : voici cinq autres talents que j’ai gagnés. ” -
21 “C’est bien, serviteur bon et fidèle, lui dit son maître, en peu de choses tu as été fidèle, sur beaucoup je t’établirai ; entre dans la joie de ton seigneur”.
22 Vint ensuite celui qui avait reçu deux talents : “Seigneur, dit-il, tu m’as remis deux talents : voici deux autres talents que j’ai gagnés. ” -
23 “C’est bien, serviteur bon et fidèle, lui dit son maître, en peu de choses tu as été fidèle, sur beaucoup je t’établirai ; entre dans la joie de ton seigneur”.
24 Vint enfin celui qui détenait un seul talent : “Seigneur, dit-il, j’ai appris à te connaître pour un homme âpre au gain : tu moissonnes où tu n’as point semé, et tu ramasses où tu n’as rien répandu.
25 Aussi, pris de peur, je suis allé enfouir ton talent dans la terre : le voici, tu as ton bien. “
26 Mais son maître lui répondit : “Serviteur mauvais et paresseux ! tu savais que je moissonne où je n’ai pas semé, et que je ramasse où je n’ai rien répandu ?
27 Eh bien ! tu aurais dû placer mon argent chez les banquiers, et à mon retour j’aurais recouvré mon bien avec un intérêt.
28 Enlevez-lui donc son talent et donnez-le à celui qui a les dix talents.
29 Car à tout homme qui a, l’on donnera et il aura du surplus ; mais à celui qui n’a pas, on enlèvera ce qu’il a.
30 Et ce propre à rien de serviteur, jetez-le dehors, dans les ténèbres : là seront les pleurs et les grincements de dents. “
Commentaire
1. Situation
Cet Evangile, qui reprend beaucoup de passages de l’Evangile de Marc (qui avait été écrit vers 65), mais en y ajoutant des éléments qu’il partage en grande partie avec Luc, a été très probablement rédigé entre les années 85 et 90.
A parcourir tout ce Livre, on peut se demander s’il a été composé pour des chrétiens d’origine Juive (Judéochrétiens), ou pour des chrétiens d’origine païenne, ou encore pour les deux. Néanmoins, même s’il a été d’abord écrit pour confirmer une communauté Judéochrétienne dans sa découverte de la Bonne Nouvelle de Jésus, cet Evangile est ouvert également à la mission universelle auprès des païens, et il se termine par un envoi en mission par le Christ ressuscité, avec ces paroles : “allez, de toutes les nations, faites des disciples” (28, 18).
On peut diviser cet Evangile en 11 parties, qui se répondent en sens inverse (la 1ère correspondant à la dernière, la 2ème, à l’avant-dernière, etc…), concentrées autour de la 6ème partie, le “Discours en paraboles”, qui sert en quelque sorte de “pivot”. Nous obtenons ainsi le découpage suivant :
- Naissance de Jésus et commencement de sa mission (1 - 4)
- Bénédictions et Discours sur la montagne (5 - 7)
- Manifestations de l’autorité de Jésus et de ses appels (8 - 9)
- Discours sur la mission (10)
- Jésus rejeté par “cette génération” (11 - 12 )
- Discours en paraboles (13)
- Jésus reconnu par ses disciples (14 - 17)
- Discours sur la manière de vivre en communauté de croyants (18)
- De nouveau, Jésus manifeste son autorité et ses appels (19 - 22)
- Proclamation de situations malheureuses et Discours sur la venue définitive du Royaume (23 - 25)
- Passion, mort et résurrection (26 - 28)
Cette présentation fait ressortir que cet Evangile est bien rythmé par 5 grands discours de Jésus, dans lesquels l’auteur a concentré la majeure partie de son enseignement. Les 5 discours ont souvent fait penser aux 5 livres de Moïse de l’Ancien Testament. On dit volontiers que, pour Matthieu, Jésus est le “Nouveau Moïse”.
Jésus, dans cette 10ème partie de l’Evangile, selon le découpage proposé ci-dessus, est toujours à Jérusalem, où il a purifié le Temple, et s’est fait immédiatement prendre à partie par les chefs du peuple et les grands prêtres qui lui ont demandé les raisons de son comportement, et qu’il a, à son tour, vigoureusement mis en cause par quelques paraboles, avant de les contraindre au silence par les réponses impeccables qu’il a fournies à leurs questions-pièges (21 - 22), et de les prendre violemment à partie dans le prologue de son dernier discours (23).
Maintenant, avec ce chapitre 25, nous sommes dans le deuxième volet du dernier des 5 discours que Matthieu fait prononcer à Jésus dans son Evangile, le Discours sur la fin des temps.
En effet, après nous avoir annoncé son retour définitif comme le Fils de l’homme en gloire, dans un langage “apocalyptique” rempli d’images “caricaturalement” exagérées (pour souligner les dimensions uniques de cet événement et nous obliger à sortir des constructions courantes de notre imagination sur ce qui n’est en aucune façon “représentable”), Jésus nous invite à nous situer face à cet événement ultime, que sa résurrection a déjà inauguré, mais qui n’est pas achevé, par une série de quatre paraboles-allégories, composées d’éléments symboliques, et dont nous lisons ici la troisième.
2. Message
Cette parabole nous met en scène un maître qui confie une mission précise à ses serviteurs, pour qu’ils la remplissent, pendant qu’il est lui-même absent, en voyage, et auxquels il demande de lui en rendre compte à son retour.
A partir du rapport d’activité de chacun des trois serviteurs concernés, nous pouvons mesurer quel degré de responsabilité leur avait été accordé. Chacun d’entre eux avait reçu une somme d’argent en dépot à faire fructifier. Le contraste entre ce qu’ont réussi les deux premiers serviteurs, à savoir doubler la mise en obtenant une rendement de 100 % et l’absence de produits avouée par le troisième, fait ressortir la “fainéantise” de ce dernier, qui s’est contenté de conserver le dépot de son maître en lieu sûr, avant de le lui remettre en l’état, sans la moindre plus-value.
L’éloge rendu par le maître aux deux premiers serviteurs, ainsi que le jugement de condamnation totale qu’il porte à l’encontre du troisième, manifestent on ne peut plus clairement ce que ce maître attendait de chacun d’eux : qu’il assume sa responsabilité avec dynamisme et confiance, en osant prendre des risques pour obtenir un résultat, sans se replier sur soi dans la peur en ne cherchant qu’à préserver le dépot confié, dans la seule crainte qu’il puisse disparaître.
Cette parabole, comme les trois autres de la fin de ce dernier grand discours de Jésus en Matthieu, se présente, en même temps comme un allégorie, dont les principaux termes désignent chacun une réalité particulière de l’événement du retour du Fils de l’homme : le maître qui confie la mission à ses serviteurs, c’est Jésus lui-même lorsqu’il quitte ce monde après sa résurrection à venir, les serviteurs sont notre Eglise, la période de longue durée correspondant au temps du voyage du maître est celle qui sépare le départ de Jésus, lors de sa résurrection, du moment de l’entrée de toute l’humanité transformée dans cette même résurrection finale, le retour du maître signifie la phase finale de la mission de Jésus paraissant comme le Christ en gloire, c’est à dire l’heure justement du transfert de l’humanité dans la gloire de Dieu, au terme de l’histoire des hommes. La reddition des comptes évoque la dimension de jugement de cette phase ultime, avec, en récompense, le partage de la joie du Seigneur dans le banquet messianique et la communion avec Dieu dans la Jérusalem céleste, dont sont exclus ceux qui n’ont pas rempli leur mission.
Jésus nous a donc confié son message de salut et de conversion au Règne de Dieu, ainsi que la mémoire de tout ce qu’il a vécu dans son parcours terrestre jusqu’en sa mort-résurrection et le don de son Esprit, pour que nous en témoignions, comme lui, par notre parole, et l’engagement de toute notre existence, à sa façon, comme prophètes de son Royaume, pour les hommes et les femmes de notre temps de l’histoire, où il nous demande d’actualiser et de rendre présente, sa propre mission, en fonction des dons que nous avons reçus de Dieu.
3. Decouvertes
Les deux attitudes humaines profondes contrastées dans cette parabole sont celles de la peur, liée à la méfiance et au repli sur soi possessif, et celle de la confiance active et responsable, qui s’ouvre à l’avenir, en prenant des risques.
Ce qui est neuf dans cette parabole, par rapport aux autres paraboles sur la fin des temps, le retour du Seigneur, et notre vie écclésiale dans cet “entre deux” séparant la phase initiale et la phase finale de cette fin des temps, c’est que les chrétiens ont reçu une mission et des dons correspondant à leurs capacités (verset 15), et que c’est l’usage qu’ils ont fait de ces dons qui comptera à l’heure de la reddition des comptes du jugement final.
Le talent, valait plus de 6000 francs, ou environ 1000 dollars ou 1000 euros. Le lien établi, dans la présente parabole, entre le ou les “talents” confiés et les “capacités” de ceux qui les reçoivent, est, semble-t-il, à l’origine d’un nouveau sens du mot “talent”, comme synonyme de “don” ou “d’aptitude”, et d’une interprétation de cette parabole comme une invitation faite à tous, de la part de Jésus et de Dieu, de développer au mieux leurs capacités humaines en vue de réussir leur vie. Argument qui a souvent été utilisé dans le cadre de l’éducation des jeunes.
Cependant, le sens réel de cette parabole, qui utilise le mot “talent” dans sa signification monétaire et économique, se situe bien dans le sens de la mission confiée (liée au don du salut offert aux croyants, et des charismes divers qui peuvent l’accompagner) d’être, à la fois des disciples et des missionnaires engagés à la suite de Jésus, et pour la cause de l’Evangile de Jésus , actifs avec Jésus dans l’Esprit Saint, chargés simultanément d’être témoins et images du Christ et de transmettre aux autres ce qu’ils ont reçu. Et c’est au niveau de cette réponse que nous apportons au Christ qu’il nous appartient de vivre en mettant en valeur, pour lui et pour l’Evangile, et non plus pour nous, tout autant nos capacités humaines naturelles (intelligence théorique et pratique, savoir faire, force de caractère, maîtrises diverses acquises par l’éducation et la formation) que les charismes reçus de l’Esprit Saint dans notre adhésion au Christ par la foi qui agit dans l’amour (Galates, 5, 6).
On ne peut donc pas ne pas remarquer le langage “économique” utilisé par Jésus dans cette parabole-allégorie : faire fructifier une grande somme d’argent, placer en banque, rechercher et acquérir des produits financiers ou intérêts. Certains n’ont pas manqué d’y voir une justification de l’usure et d’un capitalisme modéré. A noter toutefois que la “Loi” de Moïse, dans l’Ancien Testament, interdisait nettement le prêt à intérêt (Exode, 22, 24; Lévitique 25, 35 - 38; Deutéronome, 23, 20 - 21).
On a vu dans cette parabole un commentaire de Marc, 4, 24 - 25, ainsi qu’un développement de Marc, 13, 34. On y a lu également un reproche à l’égard des Sadducéens, parti religieux qui regroupait de nombreux prêtres et grand prêtres, qui affichaient une conception “statique”, opposée à tout développement ou toute évolution, des traditions d’Israël.
4. Prolongement
24 Et il leur disait : ” Prenez garde à ce que vous entendez ! De la mesure dont vous mesurez, on mesurera pour vous, et on vous donnera encore plus.
25 Car celui qui a, on lui donnera, et celui qui n’a pas, même ce qu’il a lui sera enlevé. ”
34 Il en sera comme d’un homme parti en voyage : il a quitté sa maison, donné pouvoir à ses serviteurs, à chacun sa tâche, et au portier il a recommandé de veiller.
15 ” Méfiez-vous des faux prophètes, qui viennent à vous déguisés en brebis, mais au-dedans sont des loups rapaces.
16 C’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. Cueille-t-on des raisins sur des épines ? ou des figues sur des chardons ?
17 Ainsi tout arbre bon produit de bons fruits, tandis que l’arbre gâté produit de mauvais fruits.
18 Un bon arbre ne peut porter de mauvais fruits, ni un arbre gâté porter de bons fruits.
19 Tout arbre qui ne donne pas un bon fruit, on le coupe et on le jette au feu.
20 Ainsi donc, c’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez.
43 ” Aussi, je vous le dis : le Royaume de Dieu vous sera retiré pour être confié à un peuple qui lui fera produire ses fruits ”
22 - Mais le fruit de l’Esprit est charité, joie, paix, longanimité, serviabilité, bonté, confiance dans les autres,
23 douceur, maîtrise de soi : contre de telles choses il n’y a pas de loi.
5 Qu’est-ce donc qu’Apollos ? Et qu’est-ce que Paul ? Des serviteurs par qui vous avez embrassé la foi, et chacun d’eux selon ce que le Seigneur lui a donné.
6 Moi, j’ai planté, Apollos a arrosé ; mais c’est Dieu qui donnait la croissance.
7 Ainsi donc, ni celui qui plante n’est quelque chose, ni celui qui arrose, mais celui qui donne la croissance : Dieu.
8 Celui qui plante et celui qui arrose ne font qu’un, mais chacun recevra son propre salaire selon son propre labeur.
Prière
*Seigneur Jésus, au moment où tu nous prends en charge pour nous sauver et nous faire devenir de Dieu les enfants d’adoption, tu confies à chacun d’entre nous le soin de prolonger ta mission avec les dons de l’Esprit que tu nous as impartis, et que tu nous demandes de faire fructifier pour la cause de l’unique Règne de Dieu : donne-moi le sens du service de la volonté du Père et de la croissance de tous les hommes et de toutes les femmes que je rencontre, et auxquels tu m’as chargé d’annoncer ta Bonne Nouvelle et de faire découvrir ta présence active en leur vie, dès qu’ils s’ouvrent quelque peu à toi avec un coeur qui attend une valeur qui les dépasse. AMEN.
30.08.2003.*