📘 Commentaire biblique de l’abbé Léon Hamain


Première lecture : 1 Timothée 1, 1-17

DE LA 1ère LETTRE DE PAUL A TIMOTHEE

Texte

1 Paul, apôtre de Jésus Christ, par ordre de Dieu notre Sauveur et de Jésus Christ notre espérance,
2 à Timothée, mon enfant légitime en la foi: que la grâce, la miséricorde et la paix, te soient données de la part de Dieu le Père et de Jésus Christ notre Seigneur!

12 Je rends grâces à celui qui m’a fortifié, à Jésus Christ notre Seigneur, de ce qu’il m’a jugé fidèle,
13 en m’établissant dans le ministère, moi qui étais auparavant un blasphémateur, un persécuteur, un homme violent. Mais j’ai obtenu miséricorde, parce que j’agissais par ignorance, dans l’incrédulité;
14 et la grâce de notre Seigneur a surabondé, avec la foi et la charité qui est en Jésus Christ.
15 C’est une parole certaine et entièrement digne d’être reçue, que Jésus Christ est venu dans le monde pour sauver les pécheurs, dont je suis le premier.
16 Mais j’ai obtenu miséricorde, afin que Jésus Christ fît voir en moi le premier toute sa longanimité, pour que je servisse d’exemple à ceux qui croiraient en lui pour la vie éternelle.
17 Au roi des siècles, immortel, invisible, seul Dieu, soient honneur et gloire, aux siècles des siècles! Amen!

Commentaire

1. Situation

La Lettre à Tite, la 1ère Lettre à Timothée, et la 2ème Lettre à Timothée forment un ensemble qu’on appelle les Lettres Pastorales, attribuées à Paul, mais dont peu de spécialistes affirment aujourd’hui qu’elles ont été écrites par Paul. Si les contenus de Tite et 1ère à Timothée se ressemblent fort, le ton de la 2ème à Timothée paraît beaucoup plus intime et personnel, en conséquence, peut-être du fait que Paul déclare l’écrire depuis la prison où il se trouve.

Bien que ces 3 lettres se présentent on ne peut plus clairement comme ayant été écrites par Paul, elles font nettement allusion à des situations de vie en Eglise bien différentes, plus évoluées, et à une organisation plus développée, que celles qui correspondent au temps des grandes lettres de Paul qui sont considérées par tous comme authentiques.

On ne retrouve pas dans ces lettres la passion et le dynamisme des grandes lettres de l’Apôtre. D’autre part, les sujets qu y sont abordés concernent davantage l’organisation interne de la communauté qui favorise la piété, la bonne conscience, et l’image de l’Eglise dans le monde, que les grands thèmes théologiques de Paul : les développements sur la croix du Christ, l’Eglise comme corps du Christ, ou une nouvelle approche de la Loi, n’y sont pas repris.

Il semble bien, que, de la même façon que les Actes des Apôtres, ces lettres veulent attester la grandeur la figure de Paul dans l’Eglise de la fin du 1er siècle, importance qui explique que la plupart de ses idées sont reprises et interprétées dans les communautés de croyants qui se considèrent toujours disciples de Paul, même si elles ne l’ont pas, de fait, connu.

Ainsi perçu, le but de l’auteur serait de souligner à quel point est primordiale et nécessaire la transmission du véritable enseignement reçu des Apôtres, par des relais ou des intermédiaires, considérés comme proches de Paul et autorisés par lui, et de montrer ainsi comment la saine doctrine peut l’emporter sur les erreurs que certains développent.

En conséquence, mise à part une petite minorité de spécialistes, tous considèrent l’auteur de ces lettres comme un modeste “anonyme”, admirateur de Paul, et qui tient à en retransmettre le message, en soulignant ainsi l’ampleur de ce qu’a été la mission de Paul, et dans le but d’aider les communautés à tenir bon, ensemble, dans la foi.

A noter, toutefois, une tendance plus récente d’attribuer à Paul lui-même la 2nde Lettre à Timothée, différente des deux autres, et beaucoup plus proche des thèmes des Lettres que tous reconnaissent avoir été écrites par Paul.

Dans cette perspective, les notes “personnelles” au sujet de détails de la vie de Paul semblent, sauf peut-être dans la 2nde Lettre à Timothée, avoir été insérées dans ce recueil , soit à partir d’extraits de témoignages venant de Paul lui-même et inconnus par ailleurs, soit comme une manière pour l’auteur de rendre plus vraisemblable l’idée que Paul a bel et bien écrit ces lettres.

Compte tenu des différentes prises de position au sujet de l’auteur de ces lettres, on en situe la composition entre les années 60 et 160, la majorité préfèrant toutefois les dater des années 100 - 110.


Si le fait que les Pères de l’Eglise du 2ème siècle attribuent ces lettres à Paul lui-même pousse à les reconnaître comme authentiques, les grandes différences d’idées et de langue (un tiers des mots employés dans ces lettres ne se retrouvant pas dans les autres lettres attribuées à Paul), à côté néanmoins de nombreuses ressemblances, invitent finalement à les traiter comme une 3ème série des lettres de Paul, écrites par une autre génération de ses disciples et postérieurement à une 2ème série, dans laquelle on situe déjà les lettres aux Colossiens, aux Ephésiens et la 2de Lettre aux Thessaloniciens.

Cela n’empêche pas de reconnaître ces textes comme faisant partie intégralement des Ecritures du Nouveau Testament, et appartenant, au moins au sens large, à la pensée de Paul et celle de disciples se rattachant à lui, et faisant partie d’une école fidèle à son approche et à sa pensée.

2. Message

Au début de cette 1ère Lettre de Paul à Timothée, l’auteur qui écrit sous le nom de Paul salue Timothée présenté comme un très proche collaborateur de Paul, ce que les lettres authentiques de Paul laissent également entendre.

Contrairement à la plupart des Lettres de Paul, ou attribuées à lui, où l’Apôtre ouvre ses lettres en commençant par rendre grâces pour la foi et la vie chrétienne de ses destinataires, l’auteur rend grâces à la première personne pour la mission qui avait été confiée à Paul par le Christ, suite à la conversion radicale et absolue de ce dernier.

Cette transformation, vécue par l’Apôtre, qui l’a fait passer de sa situation de persécuteur des chrétiens à celle d’ardent propagateur de l’Evangile de Jésus-Christ, est bien reconnue ici comme l’oeuvre de la grâce toute puissante de Dieu.

Cependant, ce que Paul a ainsi vécu est un cas typique et exemplaire de l’action salvatrice de Jésus-Christ. La conversion de Paul montre bien ce qu’effectue la mission de Jésus-Christ, envoyé et venu dans le monde pour sauver les pécheurs.

Dans cette perspective, Paul se présente ici comme le premier pardonné et le premier témoin de cette générosité du Christ et de l’efficacité de la foi des croyants, appelés à la vie éternelle, don suprême de Dieu, dont la découverte ne peut que nous conduire à la louange et à l’action de grâces.

3. Decouvertes

La manière selon laquelle cette Lettre s’ouvre aux versets 1 et 2 est familière aux lecteurs d’épîtres du Nouveau Testament au 1er siècle, car elle ne fait que suivre les conventions épistolaires en usage.

A noter que cette Lettre, comme les deux autres épîtres pastorales publiées sous le nom de Paul, est adressée non pas à une communauté, mais à une personne, Timothée, bien connu par ailleurs dans plusieurs lettres de Paul et les Actes des Apôtres comme companion et collaborateur de Paul. Voir Romains, 16, 21; 1 Corinthiens, 4, 17 et 16, 10; Colossiens, 1, 1; 1 Thessaloniciens, 1, 1; Actes, 16, 1.

Les versets 12 - 17 illustrent l’incommensurable grâce de Dieu accordée à Paul. C’est sur un ton d’action de grâces qu’est racontée la volte-face de Paul, dans laquelle il est passé de persécuteur à grand témoin du Christ : voir Actes, 9, 1 - 22; 22, 3 - 21; 26, 9 - 20; 1 Corinthiens, 15, 8 - 10; Philippiens, 3, 1 - 5.

Cette conversion de Paul est présentée comme inséparable du salut de Dieu offert à tous.

Le point central du message offert à toutes celles et tous ceux qui suivent Jésus, à savoir que le Christ est venu en ce monde pour sauver les pécheurs, se trouve 5 fois dans les épîtres “pastorales” (1 Timothée, 1, 15; 3, 1; 4, 9; 2 Timothée, 2, 11; Tite, 3 - 8). Cette expression ainsi répétée ressemble beaucoup à un slogan.

La patience et la miséricorde de Dieu se retrouvent souvent mentionnées dans l’Ancien Testament (voir, par exemple, Ezéchiel, 34, 6 - 7), mais nous savons maintenant que c’est par, et dans, le Christ mort et ressuscité, que Dieu nous sauve.

4. Prolongement

Se convertir, c’est “se tourner vers Dieu”, ce qui peut se faire de façon dramatrique et soudaine, comme ce fut le cas pour Paul, mais aussi dans notre effort de chaque jour pour essayer de nous tourner vers Dieu le plus souvent possible et en toutes circonstances, même les plus profanes de notre emploi du temps. Mais, dans un cas comme dans l’autre, c’est d’abord Dieu qui s’est “tourrné” vers nous, “approché” de nous, le premier.

C’est ainsi que nous avons à reconnaître que Dieu vient à nous, qu’il est “avec-nous” en Jésus ressuscité, “l’Emmanuel” présent dans, et par, l’Esprit Saint au coeur de nos vies.

Paul nous peut, à nous aussi, servir d’exemple, car c’est de fait le seul auteur du Nouveau Testament qui nous partage sa vie de foi, son expérience au fil de ses lettres : en le lisant, nous sommes confrontés à un témon vivant du Seigneur Jésus.

Prière

*Seigneur Jésus, que ton Esprit Saint nous donne la grâce de chercher à t’imiter en tous tes comportements évangéliques, de façon à devenir de plus en plus les témoins rayonnants de ta Lumière, de ta Vérité, et de la Miséricorde infinie de Dieu qui appelle tous les hommes à être sauvés en toi et par toi. AMEN.

08.09.2005.*

Évangile : Luc 6, 39-42

DE L’EVANGILE DE LUC

Texte

39 Il leur dit encore une parabole : ” Un aveugle peut-il guider un aveugle ? Ne tomberont-ils pas tous les deux dans un trou ?
40 Le disciple n’est pas au-dessus du maître ; tout disciple accompli sera comme son maître.
41 Qu’as-tu à regarder la paille qui est dans l’œil de ton frère ? Et la poutre qui est dans ton œil à toi, tu ne la remarques pas !
42 Comment peux-tu dire à ton frère : “Frère, laisse-moi ôter la paille qui est dans ton œil”, toi qui ne vois pas la poutre qui est dans ton œil ? Hypocrite, ôte d’abord la poutre de ton œil ; et alors tu verras clair pour ôter la paille qui est dans l’œil de ton frère.

Commentaire

1. Situation

Luc est l’auteur d’une oeuvre en deux volumes qui se suivent, et sont écrits pour être lus en suivant : l’Evangile, et les Actes des Apôtres. Luc nous est régulièrement présenté comme disciple et accompagnateur de Paul, bien que nous ne trouvions rien dans son oeuvre des grands thèmes théologiques développés dans les Epîtres de Paul.

Luc a écrit ses 2 Livres entre les années 80 et 90 de notre ère, soit plus de 50 ans après la mort de Jésus, 30 ans après les lettres authentiques de Paul, et quelque 20 ans après l’Evangile de Marc. Ce qui ne veut pas dire que les traditions qu’il reprend ne sont pas aussi anciennes que celles de ceux qui ont écrit avant lui. Cela indique toutefois qu’il s’adresse à des communautés chrétiennes déjà différentes, pour leur annoncer la Bonne Nouvelle de Jésus.

Son Evangile se déroule en huit étapes :

  • un Prologue (Luc, 1, 1 - 4) au destinataire de cet Evangile, un certain Théophile, dont nous ne savons rien par ailleurs, Prologue auquel fait écho le Prologue des Actes des Apôtres (Actes, 1, 1 - 5).
  • un résumé de toute la Bonne Nouvelle de Jésus, en qui toutes les promesses de Dieu sont accomplies, autour du thème de son Enfance (Luc, 1, 5 - 2, 52).
  • la préparation de son ministère public (Luc, 3, 1 - 4, 13).
  • le ministère de Jésus en Galilée (Luc, 4, 14 - 9, 50).
  • le voyage de Jésus vers Jérusalem (Luc, 9, 51 - 19, 27).
  • le rejet de Jésus par Jérusalem (Luc, 19, 28 - 21, 38).
  • le dernier repas de Jésus et sa mise au rang des pécheurs dans sa condamnation et son éxécution (Luc, 22, 1 - 23, 56a).
  • la victoire décisive de Jésus, sa promesse de l’Esprit et son ascension (Luc, 23, 56b - 24, 53).

Nous continuons d’accompagner ici Jésus au cours de son ministère public en Galilée.

Depuis le verset 12 de ce chapitre 6, et jusqu’au verset 49, nous assistons à ce grand épisode du discours de Jésus dans la plaine, discours que Jésus a précédé du choix de ses Douze apôtres, entouré desquels il est descendu solennellement de la montagne où il venait de les désigner.

2. Message

Dans la continuité du discours que Luc lui fait prononcer dans la plaine (6, 12 - 49), Jésus nous propose maintenant deux paraboles : celle des deux aveugles qui ne peuvent se guider l’un l’autre, et celle de la paille et de la poutre.

On ne peut avancer sûrement sur un chemin que si l’on dispose de la lumière suffisante, et, si l’on est aveugle, que si l’on est guidé par quelqu’un qui voit suffisamment clair.

S’il est ainsi évident qu’un aveugle ne peut donc conduire un aveugle, il en va de même en ce qui concerne le Royaume de Dieu : un disciple ne peut sûrement guider un autre disciple et remplacer son maître, à moins qu’il n’ait été formé par ce dernier, et rendu capable de se substituer à lui.

De même, si l’on n’est pas capable de discerner la poutre dans notre oeil, ou quelque gros obstacle qui nous gêne, comment pouvons-nous prétendre discerner un infime détail, une “paille” dans l’oeil du voisin ? Prétention énormément ridicule et stupide de celui qui ne se rend pas compte qu’en réalité il est aveugle, ou ne veut pas le reconnaître, car telle est bien la vérité que Jésus cherche à nous faire comprendre : sur la route du Royaume qu’il nous annonce nous ne pouvons rien faire de nous-mêmes et sans lui, nous sommes aussi incapables d’avancer que des aveugles !

Il nous est donc toujours absolument interdit de juger qui que ce soit, car nous n’en avons pas la moindre capacité, le jugement, ou l’appréciation de ce qui est essentiel pour la qualité de la vie d’un homme, n’appartenant qu’à Dieu, qui seul peut sonder nos coeurs.

3. Decouvertes

Cette page nous confirme qu’il s’agit bien, dans tout ce discours, de chercher à vivre de la vie même de Jésus, donc de lui ressembler le plus possible, en se laissant former, transformer et conduire par sa Parole et son Esprit.

4. Prolongement

Ce message traverse tout le Nouveau Testament : de même que Jésus ne se situe que par rapport au Père, ne cherche que le vouloir du Père, ne fait rien de lui-même et reçoit tout du Père, il en va ainsi pour nous : hors de Jésus nous ne pouvons rien faire, et c’est par sa présence en nous de Ressuscité en son Esprit Saint que nous devons désormais vivre et avancer sur le chemin que lui seul “est” vers Dieu son Père et notre Père :

19 Jésus reprit donc la parole et leur dit : ” En vérité, en vérité, je vous le dis, le Fils ne peut rien faire de lui-même, qu’il ne le voie faire au Père ; ce que fait celui-ci, le Fils le fait pareillement.

20 Car le Père aime le Fils, et lui montre tout ce qu’il fait ; et il lui montrera des œuvres plus grandes que celles-ci, à vous en stupéfier.

21 Comme le Père en effet ressuscite les morts et leur redonne vie, ainsi le Fils donne vie à qui il veut.

22 Car le Père ne juge personne ; il a donné au Fils le jugement tout entier, …

30 Je ne puis rien faire de moi-même. Je juge selon ce que j’entends : et mon jugement est juste, parce que je ne cherche pas ma volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé.

39 Jésus dit alors : ” C’est pour un discernement que je suis venu en ce monde : pour que ceux qui ne voient pas voient et que ceux qui voient deviennent aveugles. ”

40 Des Pharisiens, qui se trouvaient avec lui, entendirent ces paroles et lui dirent : ” Est-ce que nous aussi, nous sommes aveugles ? ”

41 Jésus leur dit : ” Si vous étiez aveugles, vous n’auriez pas de péché ; mais vous dites : Nous voyons ! Votre péché demeure. ”

Il nous est donc absolument interdit de juger qui que ce soit d’entre nos frères ou nos soeurs, même s’il nous arrive de constater des comportements de leur part qui nous semblent objectivement répréhensibles :

1 Aussi es-tu sans excuse, qui que tu sois, toi qui juges. Car en jugeant autrui, tu juges contre toi-même : puisque tu agis de même, toi qui juges,

2 et nous savons que le jugement de Dieu s’exerce selon la vérité sur les auteurs de pareilles actions.

3 Et tu comptes, toi qui juges ceux qui les commettent et qui les fais toi-même, que tu échapperas au jugement de Dieu ?

4 Ou bien méprises-tu ses richesses de bonté, de patience, de longanimité, sans reconnaître que cette bonté de Dieu te pousse au repentir ?

4 Toi, qui es-tu pour juger un serviteur d’autrui ? Qu’il reste debout ou qu’il tombe, cela ne concerne que son maître ; d’ailleurs il restera debout, car le Seigneur a la force de le soutenir

5 Celui-ci préfère un jour à un autre ; celui-là les estime tous pareils : que chacun s’en tienne à son jugement

11 Ne médisez pas les uns des autres, frères. Celui qui médit d’un frère ou qui juge son frère, médit de la Loi et juge la Loi. Or si tu juges la Loi, tu n’es pas l’observateur de la Loi, mais son juge.

12 Il n’y a qu’un seul législateur et juge, celui qui peut sauver ou perdre. Et toi, qui es-tu pour juger le prochain ?

Prière

*Seigneur Jésus, tu n’as jamais cessé de regarder le Père, de ne parler et d’agir qu’à partir de lui, de ce qu’il te proposait ou te révélait de sa volonté et de son dessein de salut, qu’il t’avait chargé de mener à son terme définitif en manifestant, en tous tes comportements, à quel point Dieu savait se quitter, se donner, se mettre à notre niveau comme serviteur, selon une disponibilité-pauvreté qui représente sa suprême richesse : donne-moi de ne pas te quitter ni du regard ni de la pensée, et de chercher toujours à te suivre en tous points comme un disciple, toi dont je suis appelé à reproduire l’image de “fils” et de “frère” dans la force de ton Esprit Saint. AMEN.

12.09.2003.*


La Bible commentée · Liturgie du jour