📘 Commentaire biblique de l’abbé Léon Hamain
Première lecture : 1 Timothée 3, 1-13
DE LA 1ère LETTRE DE PAUL A TIMOTHEE
Texte
1 Elle est sûre cette parole : celui qui aspire à la charge d’épiscope désire une noble fonction.
2 Aussi faut-il que l’épiscope soit irréprochable, mari d’une seule femme, qu’il soit sobre, pondéré, courtois, hospitalier, apte à l’enseignement,
3 ni buveur ni batailleur, mais bienveillant, ennemi des chicanes, détaché de l’argent,
4 sachant bien gouverner sa propre maison et tenir ses enfants dans la soumission d’une manière parfaitement digne.
5 Car celui qui ne sait pas gouverner sa propre maison, comment pourrait-il prendre soin de l’Église de Dieu ?
6 Que ce ne soit pas un converti de fraîche date, de peur que, l’orgueil lui tournant la tête, il ne vienne à encourir la même condamnation que le diable.
7 Il faut en outre que ceux du dehors rendent de lui un bon témoignage, de peur qu’il ne tombe dans l’opprobre et dans les filets du diable.
8 Les diacres, eux aussi, seront des hommes dignes, n’ayant qu’une parole, modérés dans l’usage du vin, fuyant les profits déshonnêtes.
9 Qu’ils gardent le mystère de la foi dans une conscience pure.
10 On commencera par les mettre à l’épreuve, et ensuite, si on n’a rien à leur reprocher, on les admettra aux fonctions de diacres.
11 Que pareillement les femmes soient dignes, point médisantes, sobres, fidèles en tout.
12 Les diacres doivent être maris d’une seule femme, savoir bien gouverner leurs enfants et leur propre maison.
13 Ceux qui remplissent bien leurs fonctions s’acquièrent un rang honorable et une ferme assurance en la foi au Christ Jésus.
Commentaire
1. Situation
La Lettre à Tite, la 1ère Lettre à Timothée, et la 2ème Lettre à Timothée forment un ensemble qu’on appelle les Lettres Pastorales, attribuées à Paul, mais dont peu de spécialistes affirment aujourd’hui qu’elles ont été écrites par Paul. Si les contenus de Tite et 1ère à Timothée se ressemblent fort, le ton de la 2ème à Timothée paraît beaucoup plus intime et personnel, en conséquence, peut-être du fait que Paul déclare l’écrire depuis la prison où il se trouve.
Bien que ces 3 lettres se présentent on ne peut plus clairement comme ayant été écrites par Paul, elles font nettement allusion à des situations de vie en Eglise bien différentes, plus évoluées, et à une organisation plus développée, que celles qui correspondent au temps des grandes lettres de Paul qui sont considérées par tous comme authentiques.
On ne retrouve pas dans ces lettres la passion et le dynamisme des grandes lettres de l’Apôtre. D’autre part, les sujets qu y sont abordés concernent davantage l’organisation interne de la communauté qui favorise la piété, la bonne conscience, et l’image de l’Eglise dans le monde, que les grands thèmes théologiques de Paul : les développements sur la croix du Christ, l’Eglise comme corps du Christ, ou une nouvelle approche de la Loi, n’y sont pas repris.
Il semble bien, que, de la même façon que les Actes des Apôtres, ces lettres veulent attester la grandeur la figure de Paul dans l’Eglise de la fin du 1er siècle, importance qui explique que la plupart de ses idées sont reprises et interprétées dans les communautés de croyants qui se considèrent toujours disciples de Paul, même si elles ne l’ont pas, de fait, connu.
Ainsi perçu, le but de l’auteur serait de souligner à quel point est primordiale et nécessaire la transmission du véritable enseignement reçu des Apôtres, par des relais ou des intermédiaires, considérés comme proches de Paul et autorisés par lui, et de montrer ainsi comment la saine doctrine peut l’emporter sur les erreurs que certains développent.
En conséquence, mise à part une petite minorité de spécialistes, tous considèrent l’auteur de ces lettres comme un modeste “anonyme”, admirateur de Paul, et qui tient à en retransmettre le message, en soulignant ainsi l’ampleur de ce qu’a été la mission de Paul, et dans le but d’aider les communautés à tenir bon, ensemble, dans la foi.
A noter, toutefois, une tendance plus récente d’attribuer à Paul lui-même la 2nde Lettre à Timothée, différente des deux autres, et beaucoup plus proche des thèmes des Lettres que tous reconnaissent avoir été écrites par Paul.
Dans cette perspective, les notes “personnelles” au sujet de détails de la vie de Paul semblent, sauf peut-être dans la 2nde Lettre à Timothée, avoir été insérées dans ce recueil , soit à partir d’extraits de témoignages venant de Paul lui-même et inconnus par ailleurs, soit comme une manière pour l’auteur de rendre plus vraisemblable l’idée que Paul a bel et bien écrit ces lettres.
Compte tenu des différentes prises de position au sujet de l’auteur de ces lettres, on en situe la composition entre les années 60 et 160, la majorité préfèrant toutefois les dater des années 100 - 110.
Si le fait que les Pères de l’Eglise du 2ème siècle attribuent ces lettres à Paul lui-même pousse à les reconnaître comme authentiques, les grandes différences d’idées et de langue (un tiers des mots employés dans ces lettres ne se retrouvant pas dans les autres lettres attribuées à Paul), à côté néanmoins de nombreuses ressemblances, invitent finalement à les traiter comme une 3ème série des lettres de Paul, écrites par une autre génération de ses disciples et postérieurement à une 2ème série, dans laquelle on situe déjà les lettres aux Colossiens, aux Ephésiens et la 2de Lettre aux Thessaloniciens.
Cela n’empêche pas de reconnaître ces textes comme faisant partie intégralement des Ecritures du Nouveau Testament, et appartenant, au moins au sens large, à la pensée de Paul et celle de disciples se rattachant à lui, et faisant partie d’une école fidèle à son approche et à sa pensée.
2. Message
Paul donne ici à Timothée des directives précises concernant la mise en place de ministres de la communauté, les reponsables ou “épiscopes”, ainsi que les “diacres”, en insistant particulièrement sur le “profil” que doivent avoir ceux qui sont appelés à remplir de telles fonctions.
Notons d’abord ce qui est attendu de façon semblable de la part des futurs épiscopes ou des futurs diacres : ils doivent être des personnes bien enracinées dans une vie familiale solide, dirigeant bien leur foyer , leur maison et leur vie domestique, éduquant leurs enfants de façon convenable. De même, ils doivent donner la preuve d’une vie droite et équilibrée, ouverte, et sans excès, qu’il s’agisse de leur vie personnelle ou de leur vie relationnelle. A remarquer qu’il ne doivent avoir été mariés qu’une fois.
En ce qui les concerne plus spécifiquement, les épiscopes doivent être des chrétiens d’expérience, porteurs d’un bon témoignage. Ils peuvent se porter candidats pour cette fonction.
D’autre part, on attend des diacres qu’ils aient une bonne approche, selon une conscience pure, du mystère de la foi.
3. Decouvertes
Tout au début du verset 1, l’auteur qui parle au nom de Paul indique, sous la forme presque d’un dicton, qu’il aborde un sujet important, celui des personnes qui reçoivent une responsabilité particulière au service des communautés. Ce qui suppose que nous avons affaire ici à des communautés stables qui semblent désormais bien établies, et auxquelles il faut pourvoir à la direction, ainsi qu’à l’organisation.
A noter toutefois que notre passage ne traite que des qualités requises de “l’épiscope” ou du “surveillant” de la marche de la communauté, sans que rien ne nous soit dit exactement de sa charge ou de ses devoirs.
On peut toutefois, à partir des remarques du verset 5, où il est question de la direction qu’il a de sa “propre maison”, penser qu’une analogie nous est y suggérée avec la prise en charge de la communauté écclésiale confiée à cet “épiscope”, et ainsi considérée comme la “Maison de Dieu”.
L’auteur se réfère probablement également à la fonction des “chefs de synagogue”, qui devaient se montrer d’une grande probité et d’une excellente réputation, de façon à être reconnus aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur de la communauté qu’ils dirigeaient.
Ce qui nous est décrit des diacres, dont le nom signifie “serviteur” et porte donc en lui-même sa définition, suggère que cette fonction se trouvait bien précisée à l’époque où écrit l’auteur de cette Lettre, et que l’on recherchait des candidats adéquats et différents pour ces deux fonctions “d’épiscope” et de “diacre”.
La remarque du verset 11 concernant les femmes peut s’appliquer tout autant à des femmes diacres qu’à des épouses de diacres. Il n’en reste pas moins que “Phoebé”, en Romains, 16, 1, est nettement mentionnée comme étant une femme diacre.
4. Prolongement
A travers ces définitions de profils d’hommes chargés de la coordination ou du service des communautés, nous avons à rechercher quel esprit doit les animer.
Si le mot grec traduit par “diacre” signifie d’abord “Serviteur”, n’oublions pas que Jésus s’est défini lui-même comme tel :
42 Les ayant appelés près de lui, Jésus leur dit : ” Vous savez que ceux qu’on regarde comme les chefs des nations dominent sur elles en maîtres et que les grands leur font sentir leur pouvoir.
43 Il ne doit pas en être ainsi parmi vous : au contraire, celui qui voudra devenir grand parmi vous, sera votre serviteur,
44 et celui qui voudra être le premier parmi vous, sera l’esclave de tous.
45 Aussi bien, le Fils de l’homme lui-même n’est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour une multitude. ”
Paul s’est également considéré comme tel dans son appel par le Seigneur à répandre la Bonne Nouvelle de Jésus auprès des nations païennes :
5 Qu’est-ce donc qu’Apollos ? Et qu’est-ce que Paul ? Des serviteurs par qui vous avez embrassé la foi, et chacun d’eux selon ce que le Seigneur lui a donné.
6 Moi, j’ai planté, Apollos a arrosé ; mais c’est Dieu qui donnait la croissance.
7 Ainsi donc, ni celui qui plante n’est quelque chose, ni celui qui arrose, mais celui qui donne la croissance : Dieu. …
1 Qu’on nous regarde donc comme des serviteurs du Christ et des intendants des mystères de Dieu.
2 Or, ce qu’en fin de compte on demande à des intendants, c’est que chacun soit trouvé fidèle.
Dans un autre de ses propos Jésus ne nous demande-t-il pas, en outre, de nous considérer comme des “Serviteurs quelconques”, voire “inutiles” ?
7 ” Qui d’entre vous, s’il a un serviteur qui laboure ou garde les bêtes, lui dira à son retour des champs : “Vite, viens te mettre à table” ?
8 Ne lui dira-t-il pas au contraire : “Prépare-moi de quoi dîner, ceins-toi pour me servir, jusqu’à ce que j’aie mangé et bu ; après quoi, tu mangeras et boiras à ton tour” ?
9 Sait-il gré à ce serviteur d’avoir fait ce qui lui a été prescrit ?
10 Ainsi de vous ; lorsque vous aurez fait tout ce qui vous a été prescrit, dites : Nous sommes des serviteurs inutiles ; nous avons fait ce que nous devions faire. “
Prière
*Seigneur Jésus, dans les communautés que nous formons, et qui se réclament de ta mission, de ta présence de Ressuscité et de ton Evangile, certains de nos frères se trouvent appelés à des responsabilités ou des services, et nous devons, en outre, tous nous considérer comme chargés, d’une manière ou d’une autre, de tous nos frères et soeurs : réapprends moi sans cesse à devenir un authentique serviteur, me comportant à ton image, comme celui qui valorise, soutient et fait avancer sur ton chemin, tous ceux et toutes celles que tu lui donnes à rencontrer. AMEN.
16.09.2003.*
Évangile : Luc 7, 11-17
DE L’EVANGILE DE LUC
Texte
11 Et il advint ensuite qu’il se rendit dans une ville appelée Naïm. Ses disciples et une foule nombreuse faisaient route avec lui.
12 Quand il fut près de la porte de la ville, voilà qu’on portait en terre un mort, un fils unique dont la mère était veuve ; et il y avait avec elle une foule considérable de la ville.
13 En la voyant, le Seigneur eut pitié d’elle et lui dit : ” Ne pleure pas. “
14 Puis, s’approchant, il toucha le cercueil, et les porteurs s’arrêtèrent. Et il dit : ” Jeune homme, je te le dis, lève-toi. “
15 Et le mort se dressa sur son séant et se mit à parler. Et il le remit à sa mère.
16 Tous furent saisis de crainte, et ils glorifiaient Dieu en disant : ” Un grand prophète s’est levé parmi nous et Dieu a visité son peuple. “
17 Et ce propos se répandit à son sujet dans la Judée entière et tout le pays d’alentour.
Commentaire
1. Situation
Luc est l’auteur d’une oeuvre en deux volumes qui se suivent, et sont écrits pour être lus en suivant : l’Evangile, et les Actes des Apôtres. Luc nous est régulièrement présenté comme disciple et accompagnateur de Paul, bien que nous ne trouvions rien dans son oeuvre des grands thèmes théologiques développés dans les Epîtres de Paul.
Luc a écrit ses 2 Livres entre les années 80 et 90 de notre ère, soit plus de 50 ans après la mort de Jésus, 30 ans après les lettres authentiques de Paul, et quelque 20 ans après l’Evangile de Marc. Ce qui ne veut pas dire que les traditions qu’il reprend ne sont pas aussi anciennes que celles de ceux qui ont écrit avant lui. Cela indique toutefois qu’il s’adresse à des communautés chrétiennes déjà différentes, pour leur annoncer la Bonne Nouvelle de Jésus.
Son Evangile se déroule en huit étapes :
- un Prologue (Luc, 1, 1 - 4) au destinataire de cet Evangile, un certain Théophile, dont nous ne savons rien par ailleurs, Prologue auquel fait écho le Prologue des Actes des Apôtres (Actes, 1, 1 - 5).
- un résumé de toute la Bonne Nouvelle de Jésus, en qui toutes les promesses de Dieu sont accomplies, autour du thème de son Enfance (Luc, 1, 5 - 2, 52).
- la préparation de son ministère public (Luc, 3, 1 - 4, 13).
- le ministère de Jésus en Galilée (Luc, 4, 14 - 9, 50).
- le voyage de Jésus vers Jérusalem (Luc, 9, 51 - 19, 27).
- le rejet de Jésus par Jérusalem (Luc, 19, 28 - 21, 38).
- le dernier repas de Jésus et sa mise au rang des pécheurs dans sa condamnation et son éxécution (Luc, 22, 1 - 23, 56a).
- la victoire décisive de Jésus, sa promesse de l’Esprit et son ascension (Luc, 23, 56b - 24, 53).
La première grande étape du ministère de Jésus se situe en Galilée. Après son passage initial à Nazareth, où il avait proclamé le but essentiel de sa mission, qui est d’accomplir toute l’Ecriture pour tous les hommes (4, 16 - 30), et où les différents types d’accueil qu’il allait rencontrer étaient anticipés, Jésus avance sur son chemin de vérité, rencontrant des réponses positives (5, 1 - 11), n’hésitant pas à franchir les barrières des interdits (5, 12 - 16), se heurtant déjà à des oppositions lorsqu’il prétend remettre les péchés ou se déclare plus grand que le Sabbat (5,17 - 6, 11).
Cela se poursuit par l’appel des 12 apôtres et le grand discours de rassemblement d’Israël qu’il prononce dans la plaine (6, 12 - 49), ainsi que par une série d’épisodes (7,1 - 9, 6) où il rencontre beaucoup d’hommes et de femmes au delà des frontières du “pur” et de “l’impur”, frontières que défendent les Pharisiens dans une stricte application de leurs rites.
C’est dans cette série que nous le retrouvons alors qu’il croise un convoi funèbre, notre texte.
2. Message
Dans la composition de l’Evangile de Luc, cette scène de la résurrection du fils de la veuve de Nain semble bien préparer la réponse que Jésus donnera aux envoyés de Jean Baptiste dans le paragraphe suivant, en 7, 22, en précisant qu’entre autres fruits de sa mission, “les morts ressuscitent”.
Cette scène nous propose la découverte de la grande dimension prophétique de la mission de .Jésus. Le Dieu qu’il révèle en paroles et en actes est celui qui libère totalement tous les hommes, y compris ceux qui sont dans les prisons de la mort. Rien ne peut donc arrêter l’oeuvre de libération que Jésus accomplit.
.Jésus agit ici par pure et totale compassion : rien ne lui est demandé, et, de son côté, il ne demande aucune réponse, aucune confession de foi, aucune reconnaissance préalable de son identité ou de son pouvoir d’agir au nom de Dieu. Il intervient de façon purement gratuite, et avec une sobriété extraordinaire : une parole à la mère, une parole au cadavre, suivies du geste par lequel il rend le fils à sa mère. Il “passe” simplement, mais en apportant vie et libération.
De ce fait, Jésus est reconnu et proclamé comme prophète, à la façon d’Elie et d’Elisée, les seuls prophètes de l’Ancien Testament à avoir accompli des résurrections (1 Rois, 17, 17 - 20 et 2 Rois, 4, 18 - 37 et 13, 20 - 21), et dont il renouvelle et achève à sa façon les gestes qu’ils firent alors.
3. Decouvertes
Luc insiste sur des détails qu situent l’événement. Comme en 8, 42 et en 9, 38, il nous dit qu’il s’agit d’un fils “unique”, et, dans la mesure où cette femme est veuve, perdre son fils unique représente pour elle la fin de tout support masculin, ce qui la met dans une extrême détresse.
La compassion de Jésus ne se laisse arrêter par aucune règlementation de pureté rituelle. Il touche le cadavre, bien que cela lui soit interdit par la Loi (Nombres, 19, 11. 16). Rien ne saurait l’arrêter dans le service de l’homme, et c’est là une attitude constante chez lui.
Par plusieurs détails, ce récit rappelle des traits du miracle d’Elie (1 Rois, 17, 10. 12. 17 - 24), en particulier la phrase de Luc: “Jésus le rendit à sa mère”.
A noter que la qualité de”prophète” attribuée à Jésus est très fréquente dans l’Evangile de Luc. Il est clair qu’en beaucoup de ses actes il se comporte comme un prophète (par exemple en 9, 22 - 23). Parfois, Jésus s’applique ce titre à lui-même (4, 24 et 13, 33), parfois également, comme dans notre passage, ce titre lui est donné pour caractériser son action (7, 16 et 39; 9, 8 - 9. 11). Cependant, dans de nombreux cas, bien qu’il soit prophète, Jésus est rejeté.
Jésus est ici perçu comme “passage-présence” de Dieu qui, à travers lui, “visite” et sauve son peuple, dans l’accomplissement de ce que Zacharie déclarait dans son Cantique de l’Evangile de l’Enfance du Christ : Jésus est bien “l’astre levant” qui vient visiter Israêl (1, 78). Jésus donne l’ordre au mort de “se réveiller”, verbe qui veut dire à la fois “se lever” et “se réveiller”, et qui a été très souvent utilisé pour exprimer la résurrection. Voir TOB, Luc, 7, 14, note “v”.
4. Prolongement
La mission de Jésus est continuée par chaque chrétien croyant, qui, parce qu’il suit Jésus comme disciple, accepte d’être envoyé par lui. En ressuscitant 2 ou 3 morts, Jésus a signifié la libération totale qu’il apporte et qu’il réalisera dans son passage au Père en sa mort-résurrection.
Cela nous pose deux questions : - Nous considérons-nous vraiment, et totalement, libérés par Jésus (Galates. 5, 1. 5. 13 - 14. 22 - 25) ?
- Manifestons-nous les fruits de cette libération ?
Prière
*Seigneur Jésus, toi qui, sans cesse, nous communiques ta présence libératrice dans l’Esprit Saint, ouvre nos yeux à cette transformation que tu opères en nous, et apprends - nous à témoigner activement de ton oeuvre de salut dans ce monde où nous vivons et vers lequel tu nous envoies. AMEN”.
16.09.2003.*